Étiquette : intensité

  • En forme de pause musicale, un remarquable film-concert « Per l’orchestra di Dresda », sous la direction d’Alexis Kossenko…

    En forme de pause musicale,

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    pendant que je poursuis mes recherches attentives sur la liste des diverses maisons de Ciboure, telle qu’elle apparaît, exemplairement, dans le très remarquable « Ciboure, 400 ans d’histoire« , de Guy Lalanne (aux Éditions Jakintza, paru au mois de mai 2016), aux pages 111 à 126,

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    j’écoute (et regarde), au défilé du film d’une durée de 64′, le superbe film-documentaire, commenté par Alexis Kossenko, en même temps qu’il dirige la troupe musicienne de ses Ambassadeurs,

    consacré aux musiques « Per l’orchestra di Dresda« , au XVIIIe siècle…

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    Ces sublimes pièces données ici

    forment un superbe florilège musical de ce qui participe du meilleur (et plus jouissif) répertoire musical baroque ;

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    tout particulièrement les œuvres d’une profonde et formidablement intense jubilation du sublimissime Jan-Dismas Zelenka…

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    Ce samedi 20 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En forme de parenthèse, au réveil ce matin, l’enchanteresse pudeur délicatissime du piano de Maurice Ravel par Clément Lefebvre…

    L’article d’hier intitulé « Ravel danse« 

    que le toujours sagace Jean-Charles Hoffelé consacre au CD Ravel (le CD Evidence EVCD 083) de ce magicien justissime qu’est le pianiste Clément Lefebvre

    _ cf mon article du 9 juin 2018 : … _,

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    me donne l’idée de rechercher sur le web quelque podcast

    de ce nouvel enregistrement…

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    Et voici que, comme miraculeusement,  je tombe sur cette merveille-ci, délicatissime,

    d’une durée de 66′,

    à écouter et ré-écouter pour notre plus parfait enchantement…

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    Voici donc ce que, hier, Jean-Charles Hoffelé disait de cette interprétation du piano de Ravel par Clément Lefebvre,

    une magique expression de la pudeur, aux antipodes des hystéries expressionnistes, du parfait génie musical _ si parfaitement français… _ de Maurice Ravel :

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    RAVEL DANSE

    Quitte à pénétrer dans le mystère _ oui : d’une intensité légérissime… _ du piano de Ravel, Clément Lefebvre choisit l’entrée de la danse _ voilà… _ : même la Sonatine a son Menuet qu’il joue quasi en le chantant, troubadour à la fois émerveillé et nostalgique _ voilà qui est parfaitement exprimé. Les gris colorés _ un justissime oxymore _ du Modéré n’auront pas été moins émouvants _ oui _ sous des doigts aussi poétiques _ oui ! _, qui évoqueront, tout au long de ce disque au cours duquel on retient son souffle _ voilà, afin d’être le plus parfaitement en situation de percevoir les moindres subtilissimes nuances de ce chant si délicatement dansé… _, la sensualité _ oui, secrète… _ comme le deuil _ oui _, avec cette touche de pudeur _ oui _ qui est un des secrets _ mais oui ! _ de l’auteur de L’Enfant et les sortilèges.

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    Valses nobles plus interrogatives _ et rêveuses _ que brillantes (et dansées en doigts légers, avec des éclats de lumière _ toutes ces notations sont très justes… _), avec pour l’ultime ce retour des thèmes comme autant de fantômes _  oui : d’un romantisme aux antipodes d’un romantisme exacerbé… _ où il se souvient du ballet un peu fantasque _ oui : Ravel est un visionnaire cousin du classisisme toujours contenu de Chopin… _ qu’y évoquait Vlado Perlemuter, Pavane au tempo parfait qui en avive encore la touche élégiaque _ oui _, Menuet antique alerte, heureux, juste ombré comme il faut _ à la Watteau _ , et celui sur le nom de Haydn, touchant juste dans sa nostalgie souriante et pourtant mystérieuse _ à la François Couperin _, entendez l’assombrissement qu’enveloppe de sfumato un jeu de pédale savant ; quel dommage de ne pas y avoir ajouté en coda le petit Prélude qui contient la même nuance d’émotion.

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    Tout cela conduit à un Tombeau de Couperin ailé, volubile _ oui _, où le clavier ne pèse rien mais où tout chante _ oui _ comme du Mozart, la Forlane, le Menuet et ses regrets, et jusqu’aux feux d’artifice d’une Toccata où s’invite le souvenir de Mouvement de Claude Debussy.

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    Mais j’y pense !, ce piano lumineux et tendre _ voilà… _, capable de mystère et de sombre aussi _ mais oui _, irait comme un gant à l’auteur des Images. Demain peut-être, mais en attendant perdez-vous _ oui _ dans ce Ravel touché par la grâce et l’émotion _ oui…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Sonatine, M. 40
    Menuet sur le nom de Haydn, M. 58
    Valses nobles et sentimentales, M. 61
    Menuet antique, M. 7
    Pavane pour une infante défunte, M. 19
    Le tombeau de Couperin,
    M. 68

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    Clément Lefebvre, piano

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    Un album du label Evidence EVCD083
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    Photo à la une : le pianiste Clément Lefebvre – Photo : © Jean-Baptiste-Millot

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    Soit une forme d’enchanteresse récréation musicale, en quelque sorte apéritive pour la journée qui s’ouvre,

    au milieu de la poursuite de mes recherches ravéliennes cibouriennes…

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    Ce jeudi matin 18 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la vitalité profonde d’Antonin Dvorak, en son Quintette avec Piano n°2, Op. 81, en 1888

    L’œuvre d’Antonín Dvorák

    (Nelahozeves, 8 septembre 1841 – Prague, 1er mai 1904)

    sonne avec une merveilleuse vitalité, profonde.

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    Ainsi son brillant et intense Quintette avec Piano, en La Majeur, Op. 81,

    créé au Rudolfinum à Prague, le 8 janvier 1888.

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    J’ai choisi dans ma discothèque _ et recommande vivement _ 

    l’interprétation vive et incisive,

    heureuse,

    du Pavel Haas Quartet avec le pianiste Boris Giltburg,

    enregistrée au Rudolfinum de Prague les 26 et 27 juin 2017 ;

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    soit le CD Supraphon SU 4195-2.

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    Et en voici un podcast

    de toute aussi excellente facture

    par le Quatuor Takacs et le pianiste Andreas Haefliger,

    en une prise de 1998.

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    De quoi se réjouir en profondeur…

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    Ce mardi 16 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la somptueuse sensualité à vif de Karol Szymanowski, en son Quatuor à cordes n°2, op. 56, de 1927

    La somptueuse étourdissante sensualité

    de la musique de Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1982 – Lausanne, 29 mars 1937)

    nous irradie d’une incroyable chaleur,

    génératrice d’une joie intense, puissante,

    exacerbée à un incroyable point…
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    Par exemple, en son admirable Quatuor n°2, opus 56, 

    composé en 1927 ;

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    et tel que l’interprète, par exemple, l’excellent Quatuor Joachim,

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    composé de

    Zbigniew Kornowicz et Joanna Rezler, violons,

    Marie-Claire Méreaux, alto,

    et Laurent Rannou, violoncelle,

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    en le superbe CD Ravel – Szymanowski String Quartets, 

    le CD Calliope CAL 1747,

    paru en 2018 ;

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    CD qui comporte aussi le Quatuor n° 1, op. 37 , du même Karol Szymanowski,

    ainsi qu’une très belle interprétation du si beau Quatuor de Ravel.

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    Karol Szymanowski est l’auteur, aussi,

    du merveilleux opéra (sicilien), Le Roi Roger,

    achevé de composer le 9 août 1924.

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    Bien sûr,

    en ces lendemains de Première Guerre Mondiale

    _ un temps d’Entre-Deux-Guerres, en Europe,

    même si cela ne se savait pas ; ,

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    la saveur _ au présent du vécu à vif de la vie _ de la joie

    ne prend pas les mêmes couleurs

    que celles des Suites (de pur bonheur) de Telemann, au XVIIIe siècle…

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    La joie est ici

    celle d’un temps forcément bien plus tragique…

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    Mais joie incontestable,

    et savoureusement hypersensuelle, il y a bien,

    en cette si belle et forte musique…

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    Joie profondément charnelle

    de cette tourbillonnante et si enivrante musique

    dansée ainsi…

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    Et quelle merveilleuse justesse d’interprétation

    par le Quatuor Joachim !

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    Ce jeudi 4 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa