Étiquette : interprétation

  • Pour mieux découvrir, et plus à fond, l’œuvre de Pomponio Nenna (Bari, 1556 – Rome, 1608), s’enchanter au magique CD Raum Klang « La Tavola Cromatica « de The Earle His Viols, avec la soprano Evelyn Tubb, paru en 2004 : un bijou de raffinement… 

    Pour mieux découvrirez plus à fond l’œuvre de Pomponio Nenna (Bari, 13 juin 1556 – Rome, 25 juillet 1608),

    j’ai commandé à mon disquaire préféré le CD Raum Klang RK 2302 » La Tavola  Cromatica – Un’accademia musicale dal Cardinale Barberini – Roma intorno al 1635 «  – enregistré à Rohrsdorf du 12 au 14 juin 2003 – ,  de  The Earle His Viols, avec la soprano Evelyn Tubb…

    Car le CD Ricercar RIC 488 « Pomponio Nenna – Il Primo Libro de Madrigali  » de l’Ensemble Comet Musicke – enregistré à Paris au mois de janvier 2025 – m’a, à la fois, mis l’eau à la bouche, et un peu laissé sur ma faim, parce qu’en ce « Libro Primo » paru à Venise en 1582 de ce CD Ricercar, Pomponio Nenna n’est pas encore à la plénitude qu’il affirmera un peu plus tard de son art…

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    Je désirais donc en découvrir bien davantage…

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    Et le CD Raum Klang RK 2302 » La Tavola  Cromatica – Un’accademia musicale dal Cardinale Barberini – Roma intorno al 1635 « de The Earle his Viols, avec Evelyn Tubb, m’a effectivement comblé !

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    Un bijou de raffinement !

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    Ce lundi 12 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Hors de mes sentiers battus, un vagabondage finnois : le très impressionnant « Targets » (de Vista, en 2019) de Kaija Saariaho (1952 – 2023), mais encore trop brut et froid, polaire, pour moi…

    Hors de mes sentiers battus, je me suis laissé tenter par un un vagabondage finnois, avec le CD Ondine ODE 1512-2 « Kaija Saariaho – Saarikoski Songs – Vista – Three Preludes« , avec Anu Komsi, soprano, le BBC Symphony Orchestra dirigé par Sakari Oramo, et Marzi Nyman à l’orgue ;

    et j’ai assez bien accroché au très très impressionnant « Targets » (de « Vista« , composé en 2019) de Kaija Saariaho (1952 – 2023), mais la pièce demeure encore un peu trop brute et froide, polaire, pour moi…

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    Faites-vous donc en ici, en 10′ 50, votre idée : c’est puissant, et assurément ça dépote…

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    Et Sakari Oramo est un très très grand chef…

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    Ce samedi 10 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand le génie de Bach se niche aussi ailleurs que dans ses œuvres magistrales universellement admirées, dans ses œuvres didactiques improvisées pour l’apprentissage de ses élèves, dès les années 1720 : l’éclairage simplement éblouissant de Pierre Hantaï en les 43 brèves pièces de son racinaire et fondamental, de fond, CD « Maître Bach », sur le génie de compositeur de Bach, saisi ainsi en sa fabrique basique…

    Quand le génie de Johann Sebastian Bach se niche aussi ailleurs que dans ses œuvres magistrales universellement admirées, dans ses « petites » œuvres didactiques improvisées pour l’apprentissage de ses élèves, dès les années 1720 : c’est là l’éclairage tout simplement éblouissant de Pierre Hantaï en les 43 brèves pièces de son merveilleux CD Mirare MIR 808 « Maître Bach » – enregistré à Poigny-la-Forêt du 10 au 13 juin 2025…

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    En forme de suite un peu élaborée et un peu détaillée à mon article d’hier 2 octobre « Le sublime « Maître Bach » de Pierre Hantaï en ligne directe avec l’essentiel de l’atelier à la fois de composition et d’enseignement de Johann Sebastian Bach : un choix-florilège magistral de 43 brèves pièces à destination première de ses élèves-apprentis, par un plus que jamais justissime et inspiré Pierre Hantaï, en état de grâce…« …

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    Inlassable bourreau de travail, Johann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1785, Leipzig, 28 juillet 1750) a assez peu daigné publier d’œuvres siennes de son vivant : l’opus 1 de Bach est en effet, en 1726, la – sublimissime – « Première Partita« …

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    Mais, à destination de ses nombreux élèves, au premier chef desquels ses fils, et tout d’abord Wilhelm Friedemann Bach (Weimar, 22 octobre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784), il compose sans relâche, et au fil des besoins de ses élèves singuliers, de très nombreuses pièces didactiques : par exemple le « Clavier-Büchlein for Wilhelm Friedemann Bach » commencé le 22 janvier 1720 ; le recueil des « Inventions & Sinfonias » de 1723 ; les « Petits Livres d’Anna Magdalena Bach » (née Anna Magdalena Wilcke : Zeitz, 22 septembre 1701 – Leipzig, 27 février 1760 ; seconde épouse du maître, celle-ci a épousé Johann Sebastian Bach à Köthen le 3 décembre 1721), commencés en 1722 et 1725 ; le « Clavier bien tempéré » commencé lui aussi en 1722 ; ou encore les divers « Petits Préludes et fugues » qui nous sont parvenus par de simples copies manuscrites et tardives de quelques uns de ses derniers élèves, dont Johann Christian Kittel (Erfurt, 18 février 1732 – Erfurt, 17 avril 1809) et Johann Peter Kellner (Gräfenroda, 28 septembre 1705 – Gräfenroda, 19 avril 1772)… 

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    C’est dans ce richissime et simplissime vivier-là – ainsi que le précise la remarquable présentation de Dennis Collins aux pages 4 à 7 du livret du CD – qu’est allé puiser pour composer merveilleusement le programme (de 43 pièces) de son éblouissant CD « Maître Bach« , l’admirable génie de Pierre Hantaï – qui n’est pas un fanatique de l’interprétation, ni au concert, ni au disque, d’œuvres intégrales des compositeurs : il leur préfère mille fois sa sélection personnelle de pièces de son choix, et présentées dans le CD dans l’ordre qui lui convient…

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    Le florilège qui en ressort est une splendeur musicale,

    et constitue une nouvelle preuve que le génie de Bach est dans la moindre de ses très brèves pièces, même fonctionnellement simplement didactiques…

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    Un autre chef d’œuvre de Bach, ainsi, racinaire, basique, fondamental et de fond, de son œuvre tout entier,

    et devant lequel s’incliner bien bas, dans l’enthousiasme absolu et enchanteur de l’écoute ainsi offerte à nous par ce disque fondamental, lui aussi, de Pierre Hantaï, si l’on veut…

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    Ce samedi 3 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir 12 très plaisants lieder d’Eusebius Mandyczewski (Czernowitz, 1857 – Vienne, 1929) grâce à un délicieux CD « Mélancolie » de Konstantin Krimmel, baryton, et Ammiel Bushakevitz au piano, qui accomplit le prodige de me faire apprécier, pour la toute première fois, des lieder de Johannes Brahms (Hambourg, 1833 – Vienne, 1897)…

    Découvrir 12 tout à fait plaisants lieder d’Eusebius Mandyczewski (Czernowitz, 1857 – Vienne, 1929), grâce à un délicieux CD Alpha 1258 « Mélancolie » de Konstantin Krimmel, baryton – né à Ulm le 16 janvier 1996 – , et Ammiel Bushakevitz – né à Jérusalem le 9 avril 1986 – au piano,  en un CD enregistré à Berlin au mois de novembre 2025,

    qui accomplit le prodige de me faire apprécier, pour la toute première fois (!), des lieder, au nombre ici de 14, de Johannes Brahms (Hambourg, 1833 – Vienne, 1897),  par la grâce inespérée de tels merveilleux interprètes…

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    Admirez ici la vidéo de ce très éloquent – et très convainquant musicalement – très réussi trailer (de 4′ 54)…

    Ainsi que ce délicieux Brahms-ci…

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    Je dois aussi préciser que n’aurait-ce été que ce titre – bien peu attirant – de « Mélancolie » choisi – et bien à tort ! – pour ce CD si plein de charmes, je ne l’aurais pas désiré acquérir… 

    Mais c’est mon absolue constante admiration pour Ammiel Bushakevitz qui m’a décidé !..

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    Le résultat de cette réalisation discographique est donc une splendide très heureuse surprise…

    Bravo !!!

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    Et à défaut de reproduire ici le vraiment parfait commentaire critique que donne de ce CD Sylvain Fort à la page 68 du numéro 759 de ce mois d’octobre 2026 du magazine Diapason,

    voici – et c’est une curiosité à expérimenter – un résumé de cet article tel que le propose l’IA :

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    Voici la teneur de la critique signée par Sylvain Fort dans le magazine Diapason, qui a décerné son célèbre Diapason d’Or à cet enregistrement :
    L’esprit de la critique :
    Sylvain Fort salue en premier lieu – et à très juste titre ! – l’intelligence de la programmation. Mettre en miroir l’immense Johannes Brahms et son ami proche Eusebius Mandyczewski (qui fut l’un des grands éditeurs de la société de musique de Vienne) permet une redécouverte majeure. Le critique souligne que les pièces de Mandyczewski – rarement enregistrées – ne souffrent d’aucun complexe d’infériorité – en effet ! – face à celles de Brahms.
    Ce qu’il dit des interprètes :
    Konstantin Krimmel : Le critique est impressionné par la plasticité de la voix du baryton allemand. Il met en avant sa diction impeccable et la façon dont il habite chaque syllabe. Krimmel, dont les racines maternelles plongent dans la culture germano-roumaine de Transylvanie, livre une interprétation idiomatique parfaite lorsqu’il bascule de l’allemand de Brahms au roumain des Cântece românești (Chants roumains) de Mandyczewski. Sa voix ductile et son timbre mordoré font merveille – absolument !

    Ammiel Bushakevitz : Sylvain Fort loue le pianiste comme un « formidable compagnon chambriste » – une nouvelle superbissime fois ! Le piano ne se contente pas d’accompagner, il tisse un véritable dialogue intime – oui – avec la voix, idéal pour restituer l’atmosphère feutrée du lied de salon viennois.
    Le verdict :
    Pour le critique, cet album réussit – très heureusement – à éviter le piège du récital austère – ce qui fait que le titre choisi de « Melancolie« , pour cet album,  est très impropre !.. Qui l’a donc si malencontreusement choisi ?.. Il le décrit comme une exploration poétique oscillant magnifiquement entre l’ombre et la lumière. C’est cette alliance de technique irréprochable et de profonde intériorité qui justifie pleinement sa note maximale – de Diapason d’or…

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    Une vraie découverte !

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    Ce mercredi 30 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa