Étiquette : interprétations

  • La discographie de Christoph Graupner s’étoffe : un volume II de ses « Solo & Dialog-Kantaten », par le Kirchheimer Bach-Consort, et les chanteurs Marie-Louise Werneburg et Dominik Wörner, vient de paraître pour le label cpo ; Christoph Graupner, compositeur de Cantates, et pas seulement d’Ouvertures-Suites orchestrales, une reconsidération bienvenue…

    Un volume II, le CD cpo 555 656-2 « Mein Jesus, name docs zu mir – Solo & Dialog-Kantaten II«  _ enregistré à Kirchheim les 26 et 27 août 2023, sous la direction cette fois-ci de Florian Heyerick ; regarder et admirer cette vidéo-ci (d’une durée de 3′ 49)… _ des « Solo & Dialog-Kantaten » de Christoph Graupner, par le Kirchheimer Bach-Consort,

    vient juste de paraître, ce mois de juillet 2024, pour le label cpo,

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    après un volume I, le double CD cpo 555 215-2 « Jesus est und bleibt mein Leben – Solo & Dialog-Kantaten«  _ enregistré à Kirchheim les 6 et 7 janvier 2018, sous la direction-alors de Rudolf Lutz ; regarder et admirer cette vidéo-ci (d’une durée de 7’05)… _, qui, dès sa parution en 2018, fait partie de ma discothèque personnelle :

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    les deux albums avec le même Kirchheimer Bach-Consort, et avec les mêmes chanteurs : Marie-Louise Werneburg, soprano, et Dominik Wörner, basse…

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    La découverte et la ré-écoute de ces trois CDs cpo du Kirchheimer Bach-Consort,

    mais aussi la eé-écoute du superbe CD Accent ACC  24 337 « Lass mein Herz – Cantatas et Ouvertures » de l’ensemble Harmonie universelle dirigé par Florian Deuter, avec la délicieuse Dorothée Mields, soprano _ un CD enregistré à Cologne les 15 et 16 mai 2017 ; cf mon article « «  en date du 20 septembre 2018 ; écouter ici ce podcast (d’une durée de 1′ 05)… _,

    m’amènent à revoir ma position à l’égard  cet important compositeur de l’ère baroque en Allemagne,

    que mon goût pour les « Ouvertures-Suites » orchestrales _ disons pour simplifier à la Telemann, son magistral représentant ! _ m’amenait à considérer d’abord, et quasi exclusivement, sous cet angle musical-là,

    sans prendre assez en compte son œuvre de cantates,

    pour lequel il avait été préféré à Johann-Sebastian Bach lui-même, en 1722, pour le poste de cantor à Leipzig :

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    Cf ceci :

    « Christoph Graupner joue un rôle important dans l’histoire de la musique. La situation financière peu favorable à Darmstadt vers 1720 entraîne une réduction de la vie musicale. Le théâtre de l’opéra est fermé et les salaires de plusieurs musiciens de cour, y compris Graupner, restent impayés. Après plusieurs tentatives pour obtenir son salaire, et ayant plusieurs enfants et une épouse à sa charge, Graupner postule en 1722 au poste vacant de Cantor à Leipzig _ suite au décès, le 5 juin 1722, du Cantor Johann Kuhnau (1660 – 1722), dont il avait été l’élève à Leipzig. Telemann est le premier choix pour cette position, mais il préfère un poste mieux payé à Hambourg. À la suite de l’audition du Magnificat, écrit dans le style de son maître Johann Kuhnau, Graupner obtient le poste. Cependant, son patron, le Landgrave Ernst Ludwig de Hesse-Darmstadt, n’accepte pas de résilier son contrat. Les arriérés de salaire de Graupner lui sont _ alors _ payés intégralement, son salaire est même augmenté, et son poste maintenu, même si la chapelle reste fermée. Dans des conditions aussi favorables, Graupner reste à Darmstadt, et sa défection fait que Jean-Sébastien Bach est finalement choisi comme cantor de Leipzig.

    Apprenant que Bach est élu à ce poste, le 4 mai 1723 Graupner écrit aimablement au conseil municipal en assurant que Bach est « un musicien aussi expert à l’orgue qu’en matière d’œuvres religieuses et de chapelle » et un homme qui « exécutera honnêtement et correctement les fonctions à lui confier » ».

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    Christoph Graupner (1683 – 1760), compositeur de « Cantates« ,

    et pas seulement _ ni peut-être surtout, comme je me le figurais jusqu’ici… _ d’ »Ouvertures-Suites » orchestrales… :

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    une reconsidération bienvenue _ pour ma modeste part, au moins _ grâce à ces 3 très réussis CDs-ci…

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    Ce lundi 29 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La rectitude musicale Poltéra : d’admirables « Cello Sonatas » de Brahms, avec la complicite au piano du vif compère Brautigam…

    Christian Poltéra _ né à Zurich en 1977 _ est un musicien dont je suis très attentivement, et avec une constante très grande satisfaction musicale, les successives prestations discographiques ;

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    cf par exemple mes récents articles des 23 décembre 2002 «  » et 6 février 2023 « « , et encore, tout récemment, celui du 18 juin dernier « « …

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    De même,

    après son CD BIS – 2617 – SACD « Poltéra plays Prokofiev – Symphony- Concerto – Sonatas« , avec le Lahti Symphony Orchestra placé sous la direction d’Anja Bihlmaier, et avec le concours du pianiste Juho Pohjonen,

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    je me suis procuré son CD BIS – 2427 – SACD « Brahms – Cello Sonatas – Schumann – Fünf Stücke im Volkston« , dans lequel le piano vif et direct de Ronald Brautigam _ que j’apprécie énormément lui aussi ; il est né à Amsterdam le 1er octobre 1954… _ se joint au violoncelle tout de classicisme juste de Christian Poltéra…

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    Et voici ce qu’en un article d’avant-hier mercredi 24 juillet, assez justement intitulé « Philologique ?« , l’excellent Jean-Charles Hoffelé en dit :

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    PHILOLOGIQUE ?

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    Plus encore que la copie d’un Streicher viennois de 1868 signée Paul McNulty pour Ronald Brautigam, ou le Stradivarius Mara auquel Christian Poltéra reste fidèle sans aller jusqu’à le monter de cordes en boyau, c’est la lecture si précise _ voilà _, surtout révélatrice dans la complexe Sonate en fa majeur, avec ses jeux de timbres, l’exactitude _ probe _ de ses accents et de ses articulations sans oublier la palette de nuances, qui offre à cette nouvelle proposition un ton si philologique _ de si profonde justesse musicale.

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    L’automne de la sombre Sonate en ré mineur, son caractère de lied, s’en trouve amplifié, mais c’est confirmer le visage classique _ oui ! _, connu, d’une œuvre qu’aucun violoncelliste ne peut affaiblir. Il suffit de chanter, Christian Poltéra y ajoute des mots malgré le jeu un peu sec, trop droit _ vraiment ? _ de Ronald Brautigam.

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    Les deux amis se retrouveront plus unis dans l’appassionato, les divagations lyriques, les audaces de la Sonate en fa majeur, le pianoforte littéralement dans l’archet du violoncelle.

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    Cette fusion produit une lecture serrée, d’une puissance quasi beethovenienne _ oui. Admirable simplement _ tout simplement _, comme les pièces de Schumann placées entre les deux Sonates, contes savoureux où Ronald Brautigam laisse le primus au violoncelle : Christian Poltéra y dessine des personnages hofmanniens, faisant le cycle plus noir qu’à l’accoutumée.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en mi mineur,
    Op. 38

    Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en fa majeur,
    Op. 99

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    Fünf Stücke im Volkston,
    Op. 102

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    Christian Poltéra, violoncelle
    Ronald Brautigam, piano (copie Streicher)

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    Un album du label BIS Records 2427
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    Photo à la une : le violoncelliste Christian Poltéra –
    Photo : © Irene Zandel

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    Bravo les artistes !

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    Et à suivre !

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    Ce vendredi 26 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La joie de retrouver et ré-écouter l’oeuvre musical de Jan Antonin Losy (C. 1650 – 1721) et le sublime « Tombeau sur la mort de M. Comte de Logy arrivée 1721 » du génial Sylvius Leopold Weiss…

    La parution et l’écoute du CD Supraphon SU 4343-2 « Losy – Jan Antonin Losy – Silvius Leopold Weiss – Lute Music in Prague & Vienna circa 1700« , par Jan Cizmar, luth, et le (oh!) Ensemble dirigé par Martyna Pastuszka _ enregistré à Mikolow (Pologne) de mai 2022 à mars 2024 _

    nous offrent une belle opportunité de retrouver et ré-écouter en notre discothèque personnelle les merveilleux CDs Bis CD-1534 « Silvius Weiss – Lute Music II » _ enregistré à Länna (Suède) au mois de novembre 2007 _, un CD comportant le justement célèbre « Tombeau sur la mort de M. Comte de Logy arrivée 1721 » ; et Bis 2462 SACD « Jan Antonin Losy – note d’oro » _ enregistré à Länna (Suède) au mois de septembre 2018 _, entièrement consacré, lui, à des Suites pour luth de Jan Antonin Losy, Comte de Losinthal, les deux sous les doigts magiciens du luthiste Jakob Lindberg ;

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    ainsi que le sublime CD d’Eduardo Egüez publié en 2009 par le label MA Recordings, le CD M087A _ enregistré en juin 2005 en l’église San Bernardino da Siena, à Piano Audi (ommune de Corio, dans le Piémont) _, intitulé « L’Infidèle » _ Lute works by Sylvius Leopold Weiss «, qui comporte lui aussi ce « Tombeau sur la mort de M. Comte de Logy arrivée 1721 » de Sylvius Leopold Weiss ;

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    et, bien sûr, l’interprétation somptueuse, magistrale, de ce « Tombeau » par Hopkinson Smith en son CD Astrée 8718 « Sylvius Leopold Weiss – Pièces de luth » _ enregistré à Saint-Lambert des Bois au mois de juin 1989 …

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    Et au passage je renvoie ici à quatre de mes précédents articles à propos de ces merveilleuses musiques (et interprétations) :

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    _ du 3 février 2020 : «  » ;

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    _ du 14 avril 2020 : «  » ;

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    _ du 3 mai 2022 : «  » ;

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    _ et du 28 février 2024 : « « .

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    Une musique d’une intimité profonde vraiment extraordinaire !

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    Ce jeudi 25 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ré-écouter « un disque de référence absolu » : le CD « Britten – Serenade – Les Illuminations – Nocturne » par Peter Pears…

    En découvrant hier soir 9 juillet l’article « Après Colmar » de Jean-Pierre Rousseau sur son impressionnant blog,

    j’ai un peu trop rpidement interprété son allusion à un disque (comportant la « Sérénade » et « Les Illuminations » de Benjamin Britten) qu’il qualifiait de « disque de référence absolu » _ mazettte ! rien moins… _

    comme se rapportant au CD London 436 395-2 « Britten – Serenade – Les Illuminations – Nocturne » par Peter Pears, Barry Tuckwell, le London Symphony Orchestra, l’English Chamber Orchestra, sous la direction de Benjamin Britten lui-même _ enregistré en septembre 1959 pour le « Nocturne » et décembre 1963 pour « Les Illuminations » et la « Sérénade« … _ que j’ai, pour mon ravissement au comble de l’admiration, immédiatement mis-remis sur ma platine…

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    Quelle merveilles, et d’œuvres ! et d’interprétation !

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    Alors que le CD auquel Jean-Pierre Rousseau, lui, renvoyait (et donnait aussi à écouter en podcasts sur son blog) était, me suis-je un peu plus tard aperçu, un tout autre CD, comportant bien, en effet, « Les Illuminations » Op. 18, de 1939, et la « Sérénade » Op. 31, de 1943, mais, en place du « Nocturne » Op. 60, de 1958, les « Quatre chansons françaises« , composées en 1928 _ Britten avait alors tout juste quatorze ans... _ :

    …

    le CD Chandos « Britten – Les Illuminations – Quatre Chansons Françaises, Serenade for Tenor, Horn & Strings » _ enregistré en 1989 ; écouter ici ! _, par Felicity Lott, Anthony Rolfe-Johnson, Michael Thomson, le Royal Scottish National Orchestra, sous la direction de Bryden ThompBryden son ;

    soit un CD qui ne figure pas dans ma discothèque personnelle, mais aux podcasts duquel on peut heureusement accéder par youtube :

    par exemple pour les « Quatre chansons françaises » : « Nuit de juin« , « Sagesse« , « L’Enfance« , et « Chanson d’automne« …

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    Cependant, en comparant les interprétations,

    ce sont bien celles de Peter Pears, plutôt que celles de Felicity Lott, qui me paraissent constituer, ici du moins, pour ces œuvres de Britten, une « référence absolue » dans la discographie…

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    Sinon, j’apprécie aussi beaucoup dans ce même répertoire des « Songs » de Britten, l’art impeccable de Ian Bostrige :

    _ dans le CD EMI Classics 56534 « Britten – Our Hunting Fathers – Quatre chansons françaises – Folksongs – Sinfonietta« , avec Daniel Harding dirigeant le Britten Sinfonia _ enregistré à Londres au mois d’août 1997 _ ;

    _ et dans le CD EMI Classics 58049 « Britten – Serenade for Tenor, Horn and Strings – Les Illuminations – Nocturne« , avec Radek Baborák, cor, et le Berliner Philharmoniker sous la direction de Simon Rattle  _ enregistré à Berlin au mois d’avril 2005.

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    Ce mercredi 10 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa