Étiquette : interprétations

  • Admirer les Mazurkas de Karol Szymanowski : comparer quelques interprétations de cette sublime musique…

    L’immense admiration éprouvée à l’écoute du sublime CD « Bartok – Janacek – Szymanowski » de Piotr Anderszewki,

    soit le CD Warner Classics 5054197891274,

    exprimée en mon article «  » d’avant-hier samedi 27 janvier 2024,

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    m’a conduit à comparer l’écoute cette sublime _ de tendresse ! _ interprétation de Piotr Anderszewki _ enregistré à Berlin du 30 juillet au 2 août 2023 _ des Mazurkas n° 3 _ écoutez-la ici (3’03) : quel sublime toucher d’Anderszewki… _, 4 _ écoutez-la (2′ 34) _, 5 _ écoutez-la (3′ 17) _, 7 _ écoutez-la (1′ 44) _, 8 _ écoutez-la (3′ 26) _ et 10, extraites des « 20 Mazurkas » Op. 50 M.56 de Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1882 – Lausanne, 29 mars 1937) _ un compositeur que je chéris tout particulièrement, et dont j’essaie de suivre attentivement la parution des interprétations des œuvres en CDs… _,

    avec les interprétations d’autres pianistes se trouvant en divers CDs présents dans ma discothèque personnelle ;

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    soient par

    _ Martin Jones,

    pour la totalité des 20 Mazurkas Op. 50

    _ enregistrées à Monmouth au mois d’août 1993, dans le coffret de 4 CDs « Karol Szymanowski – Complete Piano Music« , Nimbus Records NI 1750 _ ;

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    _ Michal Wesolowki,

    pour les Mazurkas n° 13, 14, 15 et 16 de cet Op. 50

    _ enregistrées à Alfortville au mois de juin 1997, dans le CD « Karol Szymanowski – Masques Op. 34 – Four Mazurkas Op. 50« , Piano Vox PIA 509-2 _ ;

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    _ et Krystian Zimmerman,

    pour les Mazurkas n° 13, 14, 15 et 16 de cet Op. 50

    _ enregistrées à Fukuyama au mois juin 2022, dans le CD « Karol Szymanowski – Piano Works », Deutsche Grammophon 486 3007 …

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    Eh bien, même le grand Krystian Zimerman ici _ écoutez-les : la n°13 (3′ 22)), la n°14 (1′ 58), la n°15 (2′ 57) et la n°16 (3′ 38) _ me déçoit :

    pas assez chaleureuses…

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    Ce lundi 29 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter les stupéfiantes « Etudes » de Debussy par les magnifiques Steven Osborne et Philippe Bianconi…

    C’est la toute récente parution du CD Hyperion CDA 68409 « Debussy – Études pour le piano – Étude retrouvée – Berceuse héroïque – La Plus que lente » par l’excellent Steven Osborne _ qui achève ainsi en beauté sa superbe Intégrale Debussy pour le piano ; cf mes articles « «  du 23 janvier 2017 pour le CD CDA 68161 (enregistré à Londres du 31 octobre au 2 novembre 2016), avec « Images«  ; et « «  du 27 octobre 2022 pour le CD CDA 68390 « Early ans Late Piano Pieces » (enregistré à Londres du 2 au 4 août 2021)... ; quant à son CD CDA 67530 « Préludes«  paru en 2006 (enregistré à Londres du 6 au 8 janvier 2006), je n’en ai pas écrit d’article à sa sortie parce que mon blog « En cherchant bien«  n’existait pas encore ; il a débuté le 3 juillet 2008…  _

    qui m’a donné envie de me procurer aussi le CD LA Dolce Volta LDV 84 _ enregistré à Metz du 3 au 6 janvier 2020 _ « Debussy – 12 Études – Le Martyre de saint Sébastien » par l’excellent aussi Philippe Bianconi _ dont j’avais tant apprécié le double CD La Dolce Volta LDV 109.0 (enregistré à Metz du 11 au 18 avril 2022) « Philippe Bianconi – Ravel / L’Œuvre pour Piano » ; cf mes articles «  »  et «  » en date du 27 septembre et du 29 septembre 2023…

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    Quelles superbes merveilleuses interprétations de ces stupéfiantes « Études » de Claude Debussy !

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    Voici le très éloquent article « Les Études du Faune » de Jean-Charles Hoffelé paru hier 2 janvier sur son site Discophilia :

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    LES ETUDES DU FAUNE

    Le crayon et le pinceau. Steven Osborne bouclant son intégrale Debussy menée avec patience _ les 4 CDs Hyperion sont parus en 2006, 2017, 2022 et 2023 _ en aborde les Études comme un paradis sonore _ oui ! un Eden… _, couleurs jetées à baquet comme dans l’abondance faussement désordonnée d’une toile de Bonnard, échappées belles lyriques que des mains infiniment mobiles, des poignets souples décorent d’infinies nuances qui jamais ne distendent les rythmes.

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    Tout cela, dans un Steinway si opulent et si véloce, confine à un érotisme _ oui, paradoxalement… _ qu’avait déjà illustré avec cette même magnificence Joseph Moog. Ce sont les Études du Faune, lascives, sensuelles, flamboyantes _ voilà ! _, et soudain mystérieuses pour les échos des Sonorités opposées où rode un clairon fantomatique dans des écharpes de brume.

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    Admirable version _ oui ! _, qui ajoute après celle de Philippe Bianconi _ oui, oui !! _ un autre disque majeur consacré à cet opus fondateur _ voilà ! _ du piano moderne _ absolument ; au point que c’en est même fascinant… Steven Osborne donne aussi l’Étude retrouvée par Roy Howat en coda d’un album où il magnifie en trois poèmes poudreux ou fulgurants Pour le piano _ Prélude, Sarabande et Toccata… _, raffine La Plus que lente, et ose une lecture au noir, quasi tragique de la Berceuse héroïque.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Claude Debussy (1862-1918)

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    12 Études, Livres I & II,
    CD 143, L. 136

    Pour le piano, CD 95, L. 95
    La plus que lente, CD 128,
    L. 121

    Berceuse héroïque, CD 140,
    L. 132

    Étude retrouvée (reconstruction : Howat)

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    Steven Osborne, piano

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    Un album du label Hypérion CDA68409
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    Photo à la une : le pianiste Steven Osborne – Photo : © Benjamin Ealovega

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    Et voici le bel article « Philippe Bianconi magistral et poignant dans le Debussy des dernières années » de Pierre Carrive paru dans le numéro de Crescendo du 4 février 2021 :

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    Philippe Bianconi magistral et poignant dans le Debussy des dernières années

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    LE 4 FÉVRIER 2021 par Pierre Carrive
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    Claude Debussy (1862-1918) : Douze études ; Élégie ; Le Martyre de saint Sébastien (suite pour piano transcrite par André Caplet) ; « Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon ». Philippe Bianconi, piano. 2020. 71’29. Livret en français, en anglais, en japonais et en allemand. 1 CD La Dolce Vita. LDV 84.

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    Après un premier Debussy en 2012, un Chopin en 2014 (Joker Absolu de Crescendo) et un Schumann en 2016 (Joker Absolu de Crescendo), c’est le quatrième enregistrement de Philippe Bianconi pour La Dolce Vita.

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    Dans le passionnant texte de présentation (en réalité, assez concis, car le livret doit son épaisseur aux traductions, aux photos et à la mise en page) qui, comme toujours chez cet éditeur, consiste en un entretien avec l’interprète, le pianiste compare les Études de Debussy _ composées l’été 1915 _ à celles de Chopin, à qui elles sont dédiées _ oui. Philippe Bianconi voit celles de Chopin comme « un formidable outil pédagogique », mais déclare : « Chez Debussy, le but pédagogique ne me semble pas totalement atteint. » Il met plutôt l’accent sur l’acte créateur : « Je me plais à imaginer que Debussy s’est lancé à lui-même le défi de composer des pièces à partir d’un matériau élémentaire, comme un simple intervalle. » Et ce qui ressort à la lecture de ce texte, c’est la grande admiration, mêlée de crainte à cause de leur difficulté, pour ces Études…

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    En effet, le soin qu’il met à les jouer est éblouissant _ en effet. On admire son humour élégant dans Pour les « cinq doigts » – d’après Monsieur Czerny, sa souplesse voluptueuse dans Pour les tierces, son sens du mystère et du fantasque dans Pour les quartes, sa tendresse rêveuse dans Pour les sixtes, sa précision percussive dans Pour les octaves, et, pour finir le Livre I, sa légèreté fluide dans Pour les huit doigts. Dans le Livre II, Philippe Bianconi fait varier à l’infini les bruissements de toutes les bestioles volantes imaginables dans Pour les degrés chromatiques, se fait charmeur, avec beaucoup de chic, dans Pour les agréments, maîtrise magistralement la résonnance de son piano dans Pour les notes répétées, nous hypnotise dans le monde étrange et irréel de Pour les sonorités opposées, nous amuse, sans oublier pour autant de nous émouvoir, avec un sens particulièrement subtil de la parodie dans Pour les arpèges composés, et finalement nous convainc, dans les contrastes extrêmes de Pour les accords, que ces Études, d’un abord moins immédiat _ certes _ que bien des pièces pour piano de Debussy, peuvent être considérées, ainsi qu’il le dit dans l’entretien, comme le « suprême chef-d’œuvre pour piano » _ oui !!! _ de leur auteur.

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    Après une sombre et douloureuse Élégie, auquel Philippe Bianconi donne une certaine douceur, c’est Le Martyre de saint Sébastien. On n’attendait pas Debussy sur un sujet religieux. Il s’y est pourtant plongé tout entier. Mais les délais étaient si courts qu’il dût confier l’orchestration de son œuvre à André Caplet _ voilà. Souvent critiqué, on en joue de ce Mystère en cinq actes, sur un texte de Gabriele D’Annunzio, surtout quelques Fragments symphoniques. C’est encore André Caplet qui en a tiré la Suite pour piano de ce CD. C’est une excellente idée que d’y avoir inclus ces pièces, peu jouées et qui datent, comme le reste du programme, des terribles dernières années de Debussy _ en effet. Philippe Bianconi y fait à nouveau preuve de toutes les qualités que nous avons admirées précédemment, et il « raconte » ce Martyre avec toute sa science instrumentale et sa sensibilité discrète mais généreusement éloquente _ voilà.

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    Le CD se termine avec « Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon » (avec des guillemets, car c’est une citation du poème Le Balcon de Charles Baudelaire). Découverte tout récemment, c’est la toute dernière œuvre de Debussy. Les rares textes qui circulent sur cette pièce disent pudiquement qu’elle aurait été écrite pour remercier son marchand de charbon. En réalité, il se pourrait bien qu’elle ait été tout simplement un moyen de paiement dans ces années de guerre et de pénurie. Même en faisant abstraction du contexte de sa composition, c’est une œuvre bouleversante _ oui. Et Philippe Bianconi met dans ces deux minutes et demie tout son art de l’éloquence, tout en pudeur. Cet adieu de Debussy à la musique conclut magnifiquement un enregistrement où tout est savamment pensé, intimement senti, et poétiquement réalisé _ à la perfection, en effet.

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    Son : 10 – Livret : 10 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

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    Pierre Carrive

     

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    Deux réalisations discographiques stupéfiantes pour un sommet bouleversant et fascinant de l’œuvre pianistique de Debussy…

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    Ce mercredi 3 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La seule autre Intégrale jusqu’ici des 9 Livres de Madrigaux (entre 1587 et 1651) de Claudio Monteverdi, avant celle (1993 – 2021) du Concerto Italiano de Rinaldo Alessandrini : celle de la Venexiana (1998 – 2006) de Claudio Cavina, avec assez souvent les mêmes merveilleux chanteurs idoines (italiens)…

    Forcément,

    la parution le 17 décembre dernier de mon article « « , ainsi que celle d’hier 19 décembre de mon article « « ,

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    m’a vivement incité à aller jeter une oreille un peu attentive à l’unique intégrale des 9 Livres de Madrigaux de Claudio Monteverdi  (publiés entre 1587 et 1651) précédant celle (enregistrée entre 1993 et 2021) du Concerto Italiano de Rinaldo Alessandrini _ soit le coffret Naïve OP 7547 paru le 3 novembre 2023 _, je veux dire celle de La Venexiana sous la direction de Claudio Cavina (enregistrée entre 1998 et 2006),

    soit le coffret Glossa GCD 920929.

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    Puisque la merveilleuse Compagnia del Madrigale _ écoutez sa confondante Intégrale des Madrigaux de Carlo Gesualdo ! À faire pleurer de jouissance les pierres !!! _ de Daniele Carnovich et Giuseppe Maletto n’a enregistré qu’un unique CD, intitulé « Lagrime d’Amante« , de Madrigaux, choisis entre les Livres 1, 2, 3, 4, 5 et 6, de Claudio Monteverdi _ soit le CD Glossa GCD 922810, enregistré en septembre 2018 et juillet 2020, et paru en 2021…

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    Ce mercredi 20 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelle musique donc écouter pour supporter de succéder, avec tant soit peu de succès, à l’enchantement jouissif d’un pur chef d’oeuvre ?..

    Il est bien difficile, pour une œuvre à choisir d’écouter, de succéder, avec suffisamment de succès, au degré d’enchantement qui vient d’être éprouvé à la jouissance extatique _ voire orgasmique… _ d’un pur chef d’œuvre

    _ et d’interprétation aussi…

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    Ou encore :

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    comment réussir à composer _ pour un concert ou pour un disque _ un programme d’œuvres dans lequel ne soit pas éprouvée une trop forte dépressurisation _ vraiment trop déceptive… _ de l’auditeur ?..

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    Telle est la question que je me suis posée à la suite de mes écoutes successives de l’enchanteur Mozart de Francesco Piemontesi,

    d’une part _ cf mon article «  » du 31 octobre dernier… _ ;

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    et, d’autre part, du superlatif Vivaldi en 3 CDs de Giuliano Carmignola _ cf mes deux articles «  » et «   » des 1er et 2 novembre, avant-hier et hier 31 octobre derniers… _ qui ne cesse de me combler…

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    Quelle solution ai-je donc pu trouver à pareille nécessité de niveau de programme, ce jour ?..

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    Quel CD me suis-je proposé à écouter, face à tel danger/risque de dépressurisation de plaisir musical ?..

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    J’ai donc choisi d’une interprète violoniste elle aussi brillantissime, Isabelle Faust (), le CD « Solo » (Harmonia Mundi HMM 902678, enregistré à Berlin au mois d’avril 2020),

    recommandé à la fois par ce très fin mélomane qu’est mon gendre Sébastien,

    ainsi que par un Diapason d’Or du magazine Diapason n°727 de ce mois de novembre 2023, avec un article assez élogieux, à la page 98 de Jean-Christophe Pucek, qui a pris soin de comparer 5 des 6 morceaux choisis par Isabelle Faust avec des interprétations _ parues en des CDs de 1991, 2004, 2009, 2013 et 2023 _ d’autres violonistes :

     

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    _ de la « Fantasia » en la mineur (vers 1719) de Nicola Matteis le fils (ca. 1670 – 1737), une interprétation de Leila Schayegh, pour Glossa en 2023 _ Faust s’y montre « moins extravertie« , juge Pucek… _ ;

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    _ d’un choix d »Ayres for the violin » (de 1676) de Nicola Matteis le père (ca. 1650 – après 1713), une interprétation d’Hélène  Schmitt, pour Alpha en 2009 _ Faust s’y montre « moins contemplative« , juge Pucek... _ ;

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    _ de la « Sonate » en la mineur (vers 1725) de Johann-Georg Pisendel (1687 – 1755), une interprétation de Rachel Podger, pour Channel Classics en 2013 _ Faust s’y montre cette fois « plus solaire« , selon Pucek… _ ;

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    _ de la « Partita » n°5 en sol mineur (en 1715) de Johann-Joseph Vilsmayr (1663 – 1722), une interprétation de Gunar Letzbor, pour Arcana en 2004 _ et Faust s’y montre « plus flamboyante et relevée« , indique Pucek… _ ;

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    _ de la « Passacaille« en sol mineur dite « l’ange gardien« , extraite des fameuses « Sonates du Rosaire » (en 1684-1685) de Heinrich-Ignaz-Franz Biber (1644 – 1704), une interprétation de Reinhard Goebel, pour Archiv en 1991 _ Faust la joue « alla Goebel« , et y montre « un souffle et une ardeur invincibles« , pour Jean-Christophe Pucek, dans cet article de Diapason.

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    En revanche,

    Jean-Christophe Pucek ne dit rien des « Amusements pour violon seul« , Op. 18 (de 1762)  de Louis-Gabriel Guillemain (Paris, 15 novembre 1705 – Chaville, 1er octobre 1770), telles qu’elles ont été interprétées et enregistrées _ « en première mondiale« … _ en 2002 par Gilles Colliard, en un CD EMEC E-054 _ un CD que je possède :  en effet, c’est depuis bien longtemps que je m’intéresse aux violonistes français contemporains de Jean-Marie Leclair (Lyon, 1697 – Paris, 1764), dont fait partie Louis-Gabriel Guillemain, éléve comme Leclair, à Turin, de Giambattista Somis (Turin, 1686 –  Turin, 1763) ; et si Guillemain a peut-être été aussi des élèves de Jean-Marie Leclair, il en a été en tout cas un rival ; de même que fut aussi un rival de Leclar le turinois de naissance Jean-Pierre Guignon (Turin, 1702 – Versailles, 1774)… ; et ne perdons jamais de vue que le violon est bien une invention italienne !.. _, un CD que Pucek semble ignorer…

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    Alors, pour ce qu’il en est du passage du CD Mozart-Piemontesi de mon article du 31 octobre et des trois CDs Vivaldi-Carmignola de mes articles des 1er et 2 novembre derniers, à ce récital-ci « Solo » d’Isabelle Faust,

    disons que la redescente musicale se fait en très satisfaisant confort…

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    Quelle surprise discographique va donc bien pouvoir suivre ?…

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    Ce vendredi 3 novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa