Étiquette : Italie

  • Un compositeur à découvrir : Josef Myslivecek (1737 – 1781)

    Parmi les compositeurs contemporains _ de la génération précédente, et ami personnel _ de Mozart (1756 – 1791) à Vienne,

    le compositeur bohème Josef Myslivecek (1737 – 1781)

    est particulièrement intéressant.

    …

    Et c’est en Italie, à Bologne et Milan _ ainsi, aussi, qu’une dernière fois à Munich _, que Myslivecek et Mozart se rencontrèrent

    et développèrent une fidèle et musicale amitié.

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    …

    Or voici que paraît un double album _ Passacaille 1053 _

    consacré à un oratorio (de 1771) de Myslivecek

    _ donné à Florence en présence du Grand  Duc de Toscane, le futur empereur Leopold II : la création eut lieu le 24 mars 1771 _

    Adamo e Eva :

    …

    par Il Gardellino,

    dirigé par Peter van Heygen,

    avec Roberta Mameli (l’Ange de Justice), Alice Rossi (l’Ange de Miséricorde), Luciana Mancini (Eve) et Valerio Contaldo (Adam).

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    Un charme très prenant

    est ici présent

    au rendez-vous de notre écoute.

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    …

    Un très précieux gain de la discographie !

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    Et qui donne assurément envie d’en connaître bien davantage

    de l’œuvre de ce compositeur tchèque (dit « Il Boemo« ).

    …

    Notamment pour son œuvre d’oratorio et d’opéra.

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    Ce mardi 2 juillet, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’enchantement d’un merveilleux CD, avec cornet, d’Adrien Mabire et La Guilde des Mercenaires

    Dans un répertoire très proche _ du moins pour le lieu, l’époque et les compositeurs _

    des deux CDS que je viens de chroniquer

    hier et avant-hier,

    …

    voici,

    et cette fois avec une mise en valeur _ superbe _ du cornet,

    dont joue Adrien Mabire,

    qui dirige aussi son ensemble de La Guilde des Mercenaires,

    …

    un magnifique CD _ Encelade ECL 1703 _

    pour des œuvres d’autour, à nouveau 1600, et en Italie,

    …

    des compositeurs :

    Ippolito Tartaglino,

    Orlando di Lasso,

    Giovanni Battista Fontana,

    Giovanni Valentini,

    Giovanni Paolo Cima,

    Giovanni Pierluigi da Palestrina,

    Dario Castello,

    Cypriano de Rore,

    Biagio Marini,

    Giovanni Antonio Bertoli

    et Giovanni Antonio Ricci.

    …

    Il se trouve que ce jour ce CD reçoit une chronique extrêmement élogieuse

    _ et merveilleusement méritée _

    de Stéphane Reecht, sur le site Res Musica

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    intitulée La Guilde des Mercenaires, l’ampleur du geste

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    Mottetti et Canzoni virtuose

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    Œuvres d’Ippolito Tartaglino (c. 1539-c. 1582),

    Roland de Lassus (1532-1594),

    Giovanni Battista Fontana (c. 1571-1630),

    Giovanni Valentini (c. 1582-1649),

    Giovanni Paolo Cima (c. 1570-1622),

    Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525-c. 1617),

    Dario Castello (c. 1590-c. 1630),

    Cypriano de Rore (c. 1515-1565),

    Biagio Marini (1595-1663),

    Giovanni Antonio Bertoli (1605-1669)

    et Giovanni Antonio Riccio (c. 1600- après 1621).

    La Guilde des Mercenaires ;

    Adrien Mabire, cornet, flûte et direction.

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    1 CD Encelade.

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    Enregistré en juillet et août 2017

    en l’abbaye de Saint-Amant-de-Boixe.

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    Durée : 66:44

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    Après un premier disque _ déjà très réussi ! _ consacré à la musique instrumentale de Bassano, le jeune ensemble La Guilde des mercenaires continue à creuser le sillon de la musique italienne des XVIe et XVIIe siècles, avec une très grande réussite.

    …

    Ce programme vénitien qui va de Cipriano de Rore (mort en 1565) à Giovanni Antonio Bertoli (mort en 1669) et qui mêle voix et instruments, sacré et profane, est l’occasion pour le cornettiste Adrien Mabire _ excellent ! _ d’affirmer un ensemble d’idées fortes et tout à fait pertinentes : jouer la musique de cette époque dans une église, avec un orgue de tribune et une variété d’instruments au son ouvert, permet de lui redonner tout son lustre et son ampleur originels. Le projet d’enregistrer avec un orgue d’époque en Italie n’ayant pas pu être concrétisé, les musiciens se sont tournés vers l’abbatiale de Saint-Amant-de-Boixe en Charente et son orgue Renaissance de 2012 dû à Quentin Blumenroeder, bien connu du claveciniste et organiste Jean-Luc Ho et promu par le violoniste Guillaume Rebinguet-Sudre depuis le projet de sa construction. Le basson de Jérémie Papasergio, la bombardine d’Elsa Franck et la voix de Violaine Le Chenadec complètent _ parfaitement ! _ le dispositif, sachant que les trois instrumentistes à vent passent aussi à l’occasion à la flûte à bec renaissance.

    …

    Le résultat est absolument enthousiasmant _ mais oui ! Même une oreille habituée à la musique italienne de cette époque est immédiatement séduite par la variété et l’ampleur des sonorités et du jeu, la netteté des intentions et la force du discours. Le programme fait la part belle à des pièces pour soliste et orgue volontiers virtuoses, comme la Sonate pour cornet à bouquin et orgue de Biagio Marini, la Sonata prima de Bertoli prise au basson, ou encore des diminutions de Francesco Rognoni pour flûte soprano sur Ancor che col partire de Cipriano de Rore où Elsa Franck est époustouflante. Mais les ensembles, rutilants et flamboyants, impressionnent encore plus, comme dans la Canzon supra Susanna d’Ippolito Tartaglino avec cornet et deux bassons qui ouvre le disque, ou la Sonata sestadecima a tre de Giovanni Battista Fontana, la seule pièce du programme avec violon. Et quand ils intègrent la voix bien projetée de Violaine Le Chenadec et emplissent l’espace, ils produisent un effet tout aussi saisissant, notamment dans le motet Iubilent omnes de Giovanni Antonio Riccio. Les pièces vocales plus intimistes, religieuses comme Pulchra es amica mea de Palestrina avec trois flûtes à bec, ou profanes comme Susanne un jour dans un accompagnement pour orgue seul de Roland de Lassus, constituent quant à eux des moments de plénitude bienvenus.

    …

    Touchant un orgue muni pour l’heure de « seulement » une douzaine de jeux, Jean-Luc Ho quant à lui est à la base de la réussite de l’entreprise. Présent à chaque pièce, il sait trouver les bonnes combinaisons de registres au service à la fois de l’ampleur de la musique et de la variété des sonorités. La Sonata seconda de Dario Castello avec Adrien Mabire au cornet en est un excellent exemple, qui alterne les nuances et permet d’admirer des registres peu communs comme le nasard ou le tremblant.

    …

    En plus de donner une vision plus juste de ce qu’était la musique italienne de l’époque, sans distinction nette entre profane et sacré, cet enregistrement est un enchantement constant _ voilà ! _ pour l’auditeur et ne peut que donner envie de vivre l’expérience du concert en église.

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    Ce lundi 20 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirable « Regina Bastarda : The virtuoso viola da gamba in Italy around 1600 », par Paolo Pandolfo et La Pedrina

    Comme pour poursuivre l’enchantement du CD que j’ai célébré hier même

    _  _,

    …

    voici ce jour la grâce du CD

    de Paolo Pandolfo, à la viola bastarda, et de La Pedrina,

    soient les chanteurs Gabriel Jubin, Paolo Borgonovo, Matthias Deger, Raitis Grigalis et Matteo Bellotto,

    sous la direction de Francesco Saverio Pedrini,

    Regina Bastarda _ The virtuoso viola di gamba in Italy around 1600

    _ soit le CD Glossa GCD 922519 _,

    …

    qui nous offre un florilège de variations virtuoses _ avec diminutions _ sur la viola bastarda

    de divers compositeurs

    _ Oratio Bassani, Francesco Rognoni, Riccardo Rognoni, Diego Ortiz, Aurelio Virgiliano et Vincenzo Bonizzi _

    de chansons et madrigaux

    d’autres compositeurs leurs contemporains

    _ Giovanni Pierluigi da Palestrina, Cipriano de Rore, Girolamo dalla Casa, Thomas Crecquillon, Pierre Sandrin, Orlando di Lasso et Adrian Willaert _

    en Italie,

    au tournant de la Renaissance et du pré-Baroque.

    …

    C’est à nouveau une splendeur

    d’un ravissement _ d’une très grande intimité _ rare.

    …

    La nuit en est illuminée.

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    Ce dimanche 19 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une splendide redécouverte de Marco Horvat (et Faenza) : Charles Coypeau Dassoucy (1605 – 1677)

    Les Éditions Hortus nous font un splendide cadeau musical

    avec le merveilleux CD Hortus 169 des Airs à 4 Parties du Sieur Dassoucy,

    de l’Ensemble Faenza

    et son directeur Marco Horvat.

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    Airs à quatre parties du Sieur Dassoucy

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    …

     

    Jusqu’ici,

    Charles Coypeau Dassoucy (Paris, 16 octobre 1605 – Paris, 29 octobre 1677)

    demeurait un nom

     à peine entr’aperçu en quelques textes

    _ divers,

    y compris autobiographiques ! : Les Aventures, Les Aventures d’Italie, Les Pensées, La Prison de Dassoucy… ;

    ou de recueils poétiques siens : L’Ovide en belle humeur, Les Rimes redoublées…  _

    du XVIIe siècle ;

    …

    ou l’image d’un musicien itinérant, accompagnant quelque temps _ en Languedoc _,

    « un luth sur l’épaule et un sourire aux lèvres« , la troupe de L’Illustre Théâtre

    dans le _ marquant ! _ film Molière (en 1978) d’Ariane Mnouchkine…

    …

    …

    Et voici que,

    grâce à Marco Horvat,

    la musique Dassoucy nous parvient enfin !

    …

    …

    Ce qui me rappelle, très personnellement,

    ma propre joie _ alors que je ne suis même pas musicien ! _ d’avoir participé _ par mon travail de recherche, en 1994-95, pour La Simphonie du Marais _ à donner à entendre _ au CD, en 1996 _

    l’unique œuvre parvenue jusqu’ici _ un hapax donc ! _ d’un musicien contemporain de Dassoucy,

    et mieux encore, et surtout, ami de lui :

     

    …

    le luthiste et chanteur Pierre de Nyert !

    …

    Et ayant accompli, comme Dassoucy, le voyage d’Italie !

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    Et pour des raisons totalement musicales :

    y parfaire son art…

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    Pierre de Nyert fut aussi le maître de chant du grand Michel Lambert (1610 – 1696) _ le futur beau-père de Lully…

    …

    Ainsi que de la plupart des chanteurs de la cour…

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    Du bayonnais Pierre de Nyert

    (Bayonne, 1597 – Paris, 1682, premier valet de chambre des rois Louis XIII et Louis XIV,

    et choisi à ce poste par Louis XIII pour ses talents de luthiste et chanteur ! dont celui-ci désirait jouir en permanence auprès de lui),

    …

    il s’agissait

    de l’air Si vous voulez que je cache ma flamme,

    interprété par Bernard Deletré et La Simphonie du Marais, direction Hugo Reyne,

    en le CD EMI Virgin Un Portrait musical de Jean de La Fontaine, en 1996

    _ dont je suis pour une très large part, par mes recherches, l’auteur du programme…

    …

    …


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    …

    « Une redécouverte » :

    …

    ainsi intitule son texte de présentation dans le livret du CD Dassoucy

    Marco Horvat :

    …

    « Si nous avons bien vocation _ oui ! _, en tant qu’interprètes de musique ancienne, à redonner vie _ voilà ! _ à des musiques oubliées, il est bien rare que nous ayons le plaisir d’accéder à des corpus jamais étudiés ni interprétés. (… Et)

    la découverte d’œuvres non répertoriées est devenue rarissime. Quand cette découverte répond, de surcroît, à une attente de plusieurs décennies, l’émotion est alors à son comble.

    C’est pourquoi le jour où Frédéric Michel _ claveciniste, pédagogue et chercheur infatigable _ m’envoya une copie numérique du dessus manquant des Airs à 4 Parties du Sieur Dassoucy _ partie de dessus offerte en 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal par Jean-Robert Henry ; ce livre d’Airs était paru chez l’imprimeur Ballard, en 1653 _, mon sang ne fit qu’un tour et je sus immédiatement qu’à moins d’une mauvaise surprise sur la qualité de cette musique, je me devais, avec Faenza, d’en réaliser l’enregistrement.

    Le personnage de Dassoucy a _ en effet _marqué mon imaginaire d’adolescent, lorsque je l’ai « croisé » pour la première fois _ en 1978 _ dans le film Molière  d’Ariane Mnouchkine où on le voit accompagner quelque temps _ en 1655 _ la troupe de L’Illustre Théâtre, un luth sur l’épaule et un sourire aux lèvres« . (…)

    Il est bien difficile _ faute de documents autobiographiques _ de se faire une idée _ un peu précise et riche de détails _ du vécu d’un musicien de l’Ancien Régime. (…) Les données biographiques sont rarement suffisantes _ en effet _ pour nous ouvrir une fenêtre sur leur intimité _ voilà. S’il n’est pas indispensable de connaître la vie d’un compositeur pour comprendre sa musique, il n’est pas indifférent de savoir qui il était, comme c’est le cas pour Dassoucy, bon vivant, joueur, colérique, moqueur, froussard ou fidèle à ses amis.

    Il est _ ainsi _ plaisant de voyager avec lui _ en Languedoc, en Savoie, en Italie (Turin, Mantoue), à Rome _ d’auberges en demeures aristocratiques, passionnant de connaître _ aussi _ son avis sur d’autres compositeurs, ou son goût _ affirmé _ pour la musique populaire. (…)

    Dans de nombreux extraits de son autobiographie, en plus de nous amuser par des descriptions cocasses, Dassoucy nous renseigne sur les conditions d’interprétation _ voilà _ de la musique de son époque. Mais là où son apport littéraire devient particulièrement touchant, c’est lorsque, tel un compositeur romantique avant la lettre _ en effet _, il entrouvre _ aussi _ pour nous les arcanes de la création artistique et nous en révèle les affres. (…)

    Travailler sur les airs de Dassoucy tout en relisant ses mémoires m’a donné pendant quelques semaines l’illusion d’être plus proche de lui et a constitué un antidote au doute que je ressens bien souvent quant à la légitimité de nos interprétations, à nous musiciens du XXIe siècle qui ne pouvons (…) faire aux compositeurs du XVIIe siècle « l’honneur de les venir voir » » _ pour nous entretenir très pragmatiquement avec eux.

    …

    …

    Les 7 pages _ pages 7 à 13 du livret _ du texte « Charles Coypeau Dassoucy » de Nathalie Berton-Blivet

    sont bien sûr passionnantes

    par leur irremplaçables précisions musicales !

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    …

    On y découvre comment l’œuvre de Charles Coypeau Dassoucy (1605 – 1677)

    se situe entre celles de ses prédécesseurs

    que sont Pierre Guédron (1570 – 1620) et Antoine Boesset (1587 – 1643),

    ou contemporains, tel Étienne Moulinié (1599 – 1676),

    …

    et la musique qui va naître sous le règne de Louis XIV… 

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    …

    « L’enregistrement des Airs à quatre parties de Dassoucy que propose l’ensemble Faenza permet _ enfin _ de redécouvrir les talents d’un compositeur dont toutes les autres œuvres musicales sont aujourd’hui _ pour le moment _ perdues. Les Airs de 1653 virent le jour à une époque charnière _ voilà ! _, au cours de laquelle se généralisa la pratique de la basse continue _ c’est très important. Héritiers _ oui _ de la longue tradition de l’air de cour polyphonique, illustrée par des compositeurs tels que Pierre Guédron ou Antoine Boësset, certains airs comme Doux objets de mes sens ou le magnifique C’est trop délibérer, se caractérisent encore par une pensée contrapuntique. D’autres airs révèlent une pensée déjà plus harmonique, comme Vous m’ordonnez, belle Sylvie, une composition où les différentes voix évoluent de manière homophonique. Dassoucy, en musicien attentif au texte qu’il mettait en musique, veillait à ménager certains effets et savait particulièrement bien tirer parti de ces deux types d’écriture qui ne s’excluaient nullement. En témoigne l’air Il s’en va, l’amant infidèle, où la fuite est évoquée systématiquemùent dans la première partie par une écriture fortement contrapuntique, où les voix sont en décalage (Il s’en va, l’amant infidèle / Il fuit et sa rigueur cruelle), en fort contraste avec les affirmations Et vainement je suis ses pas / Refuse de voir mon trépas, lesquelles reposent sur une écriture plus harmonique. »

    …

    …

    Cela s’entend fort bien.

    …

    Et nous avons bien dans l’oreille diverses interprétations de ces compositeurs du premier dix-septième siècle ;

    ainsi, bien sûr, que de celles qui apparaissent en ce milieu du siècle en France,

    notamment à la Cour du jeune Louis XIV… 

    …

    …

    Un CD magnifique à tous égards

    que ce CD Dassoucy !

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    …

    Ce mercredi 13 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa