Étiquette : Jacques Bordenave

  • Réception ce jour d’une photo de Frédéric-François Wachsner résidant en 1937, à Elbeuf, pour une demande de renouvellement de sa carte d’étranger en France : la fécondité des échanges de recherches de micro-histoire…

    Ce samedi 1er août 2026, Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, qui mène d’actives recherches sur le devenir après 1939 de l’avocat berlinois juif  Francois-Frédéric Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958), réfugié en France depuis 1933 afin de fuir les Nazis, et qu’elle savait avoir vécu en Normandie, à Elbeuf, puis, avoir été interné comme ressortissant allemand au moment de la déclaration de guerre à l’Allemagne, d’abord, en 1939, au camp de Vernuche (Nièvre) – celui-là même par lequel était passé lui aussi en 1939 Walter Benjamin (Berlin, 15 juillet 1940 – Port-ou, 26 septembre 1940) – , puis début 1940 au camp de Cepoy (Loiret) – après le passage au camp de Cepoy de Frédéric-François Wachsner, Marie Sanchez ignorait tout de son devenir ultérieur, et c’est mon mon blog qui, par hasard consulté par elle, venait tout juste de lui apprendre bien des éléments du devenir de celui-ci après Cepoy début 1940 : son déplacement et internement au camp de Gurs en 1940, puis, grâce à son ex-filtration de ce camp (grâce au commandant de GTE Marcel Brenot (Saint-Laurent-lès-Mâcon, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986)), sa vie à Navarrenx, auprès d’Henriette Verdalle (Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988), et cela afin de donner des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001), qui préparait le bac chez lui, au Vieux Logis, à Navarrenx ; puis sa fuite ultra-risquée en Espagne, d’où, après un internement au camp franquiste de Miranda de Ebro,  il avait réussi à rejoindre Londres ; et son retour, la guerre finie et remportée, à Navarrenx où il avait, le 8 décembre 1945 épousé Henriette Verdalle ; et, enfin, était décédé le 28 février 1958 : Henriette Verdalle étant désormais Henriette Wachsner-Verdalle… – , m’a adressé une photo de celui-ci prise en 1937 à Elbeuf, pour le renouvellement de sa carte de séjour de ressortissant étranger en France, délivrée par le préfet de l’Eure le 31 août 1937…

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    Une photo accompagnée de cet aimable message de Madame Sanchez :

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    « Je vous remercie pour vos efforts – de recherche complémentaires concernant François-Frédéric Wachsner. Ces photos – de 1939, de prisonniers républicains espagnols internés au camp de Gurs, après celui de Rivesaltes au terme de leur Retirada, que m’avait adressées l’ami oloronais Jacques Bordenave, féru de recherches historiques ainsi que d’archives photographiques, et que j’avais très volontiers communiquées à Marie Sanchez… – sont très belles et intéressantes. De mon côté, j’ai poursuivi mes recherches. Mon contact avec le centre de généalogie s’est avéré très fructueux. Madame Domecq de l’association, que vous connaissez peut-être, m’a fort gentiment numérisé et transmis des documents conservés aux Archives départementales 64. Parmi ces documents, il y avait une photocopie de la carte d’étranger de Fritz Wachsner. La qualité de la photo d’identité n’est pas formidable mais c’était inespéré.

     Je vous tiendrai au courant de mes découvertes« …

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    Voici donc, aussi, à titre documentaire, ces deux photos de prisonniers espagnols jouant de la musique au camp de Gurs en 1939 – peut-être, qui sait ?, des lecteurs de ce blog y reconnaitront-ils des parents… – :

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    Partager la moindre découverte de micro-histoire peut être riche de micro-développements du savoir…

    C’est du moins le pari de maints articles de ce blog…

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    Ce samedi 1er août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Courriel à Jacky Bordenave, béarnais d’Escout, à propos de la parution imminente de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    En réponse à un courriel de Jacky Bordenave, béarnais d’Escout, et ami,  concernant le village basque d’Irissary :

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    Bonsoir,

    En juillet dernier nous sommes allés voir l’expo « SALTVS VASCONVM » dans le petit village d’Irissarry. Je vous laisse le plaisir de visiter en détail le domaine du département et d’admirer la très belle restauration de cet Ospitaléa (XVIIé siècle). Je profite de cette News letter pour joindre les photos des 3 documents romains inscrits du PBN, rassemblés pour la première fois, suivants :

    1- Inscription d’Hasparren ;

    2- Autel votif de Tardets ;

    3- Plaque funéraire de Guéthary.

    (Je vous signale qu’un très bon restaurant « Art’ Zain » se trouve à la porte à côté)

    Bonnes vacances.

    Jacques B.

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    voici mon courriel en date du 12 août dernier :

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    Cher Jacques,

     
    Voici le lien tout neuf à mon blog tout relooké de frais : encherchantbien.fr …

     
    C’est toujours un plaisir renouvelé que de vous lire,
    ou d’entendre votre voix au téléphone…
     
    Et à la mi-septembre, pour les Journées du Patrimoine 2025,
    va paraître, édité par Jakintza, mon livre, avec Guy Lalanne, « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel »,
    réalisé à partir de mes recherches débutées au mois de mars 2019 – à la lecture de l’édition de la Correspondance de Maurice Ravel par Manuel Cornejo – ,
    comme en témoignent les articles suivis de mon blog…
     
    Le livre, de 104 pages, doit comporter de nombreuses photos des maisons, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, où ont résidé les ancêtres Delouart de Maurice Ravel
    ainsi que les cousins collatéraux de sa mère Marie Delouart (1840 – 1917)…
    Ce qui permettra la réalisation d’un parcours ravélien à suivre dans ces deux villes…
     
    Jusqu’ici nul ne s’était intéressé à ces cousins collatéraux de Marie Delouart
    principalement du fait que Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel, était fille et petite-fille de deux filles-mères ;
    sa mère Sabine Delouart (1809 – 1879) et sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855)…
    Le premier ancêtre masculin de cette branche maternelle Delouart étant l’arrière-grand-père de Marie Delouart, le cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798)…
     
    Marie Delouart ne criait pas sur les toits cette pauvre généalogie sienne ;
    et Maurice Ravel a respecté sa vie durant le silence douloureusement à vif de sa mère…
     
    Même après le décès de celle-ci, en 1917, et de retour à Saint-Jean-de-Luz après la guerrre,
    il n’a jamais recherché à connaîre ses cousins cibouriens, même si il connaissait fort bien l’existence de certains d’entre eux, tels ceux qu’il nomme, en une importante lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, « les Goyenague » , qui avaient pignon sur rue à Ciboure : une des belles maisons du Quai…
    Ses contacts étaient les amis luziens Gaudin, au premier chef desquels sa grande amie Marie Gaudin (1879 – 1976)…
     
    Et en effet j’ai mis au jour l’existence d’une lignée luzienne de cette famille Delouart : Etcheverry – Hiriart – Gaudin – Lenoir,
    ignorée jusqu’alors, et même carrément déniée par le pourtant cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988),
    alors que la mère de celui-ci, Madeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968), et Maurice Ravel (1875 – 1937), s’écrivaient « Mon cher cousin », « Ma chère cousine »…
    Mais mis en face de ces lettres échangées par les deux cousins au troisième degré qu’étaient sa mère Madeleine et Maurice Ravel,
    Edmond Gaudin a dit à ses enfants Charles-Paul (1938 – 2006) et Maylen (1942) que ces expressions de cousinage entre eux étaient seulement « affectives »…
     
    Un déni de cousinage qui demeure à ce jour inexpliqué…
     
    Et c’est moi qui au printemps 2019, le 29 mai, très exactement, ai appris à Maylen Gaudin-Lenoir que ce cousinage sien avec Maurice Ravel était bien effectif, et pas seulement « affectif »…
     
    Et j’ai contact régulier avec elle, très agréable,
    ainsi qu’avec son cousin Pascal Courteault (1944), fils de Jane Gaudin-Courteault (1880 – 1979), la sœur cadette de Marie Gaudin ;
    Maylen Gaudin-Lenoir étant la petite-fille de leur frère aîné Charles Gaudin (1875 -1910), le mari de la cousine Madeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968)…
     
    Ces Gaudin (Dupous-Bibal) chez lesquels était domestique-gouvernante des enfants Gachucha Billac (1819 – 1902), la grand-tante bien aimée de Maurice Ravel, car demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (1809 – 1874).
    Et  c’est en se rendant enfant et adolescent auprès de Gachucha Billac, la tante de sa mère Marie Delouart-Ravel, à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin 41 rue Gambetta,  que le petit Maurice a noué ces profonds liens affectifs avec tous les enfants Gaudin…
    Ainsi Marie Gaudin a-t-elle pu dire, en 1975, qu’elle considérait Maurice comme « le cinquième de ses frères »…
     
    Voilà…
     
    Merci encore de me donner régulièrement ainsi de vos nouvelles,
    et de vos riches explorations basco-béarnaises…
    Francis,
    à Bordeaux et Saint-Jean-de-Luz

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    Ce samedi 16 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa