Étiquette : Jakintza

  • Au croisement de trois curiosités : de Manuel Cornejo, en ses deux éditions successives (2018 et 2025) de la Correspondance de Maurice Ravel ; de Francis Lippa, dans les articles de son blog « En cherchant bien » (depuis le 12 mars 2019, de son début de lecture de la Correspondance de Ravel abordée sous le prisme des liens affectifs de Maurice Ravel avec le Pays basque) ; de Guy Lalanne, le directeur de Jakintza, explorateur infatigable, fécond et plein de ressources de la terre basque : une coopération inventive fructueuse…

    C’est au croisement de trois ardentes et foisonnantes curiosités :

    celle infinie, infatigable, méthodique et rigoureuse de Manuel Cornejo, en ses deux éditions successives (2018, pour Le Passeur et 2025 ^pour Gallimard, la collection Tel) de la Correspondance de Maurice Ravel ;

    celle passionnée, tenace et minutieuse de Francis Lippa, alias Titus Curiosus, en les articles de son blog « En cherchant bien » – depuis celui du 12 mars 2019, suivant son début de lecture de la Correspondance de Ravel, abordée immédiatement sous le prisme très neuf des intenses et riches liens affectifs de Maurice Ravel avec son Pays basque natal – , consacrés à ce qu’il a très vite nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel – les cousinages cibouriens allaient bien sûrde soi, mais pas les cousinages luziens, découverts le 7 avril 2019, ainsi qu’en témoigne l’article crucial de ce jour, intitulé curieusement « « … –  , méconnus et ignorés jusqu’ici…  ;

    et celle de Guy Lalanne, l’hyper-actif président de Jakintza, explorateur infatigable, lui aussi, et profond, et futé et incroyablement fécond en ses réalisations, de la terre basque,

    qu’est né ce projet de réalisation de ce beau livre richement illustré « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel« …

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    Voilà.

    Il fallait ce croisement, et cette coopération-là, inventive et fructueuse, de ces trois curiosités passionnées, méthodiques et rigoureuses…

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    Ce jeudi 10 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Féconde virée hier et ce matin à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz dans la perspective du bouclage prochain de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel »…

    Très bonnes journées, et très fécondes, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz toute la journée d’hier vendredi 4 et de ce matin samedi 5 juillet dans la perspective exaltante du bouclage prochain de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel« , avec ce cher Guy Lalanne, pour Jakintza…
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    Ainsi ai-je pu compléter très concrètement, sur place, pas mal de blancs qui demeuraient dans mon repérage – maniaque ! – des domiciles de certains des cousins basques de Maurice Ravel nés et décédés au XXe siècle, en l’état d’absence – actuelle du moins, et bien dommageable… – d’accès par Internet à des actes d’état-civil (naissances, mariages, décès) postérieurs à l’année 1900 :
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    j’ai enfin pu obtenir – des dames qui me les ont aimablement recherchés et indiqués tant à la mairie de Saint-Jean-de-Luz qu’à celle de Ciboure vendredi après-midi  – la localisation des maisons où sont nés ou décédés après l’année 1900 bien des cousins cibouriens et luziens de Maurice Ravel – pas tous, cependant : pas ceux, et forcément !, qui sont vraisemblablement décédés ailleurs que dans ces deux localités, et à des dates que j’ignore aussi, bien sûr, encore pour le moment… – , soient des éléments de repérage géographique qui me manquaient jusqu’ici…
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    Je suis aussi content, sur une intuition qui m’est venue en marchant rue Gambetta, d’avoir découvert et pu explorer la ruelle – dépourvue de nom – qui sa cache derrière la maison qui fut celle des Dupous-Bibal-Gaudin du 49 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-là même où à diverses reprises, et dès son enfance, a séjourné Maurice Ravel – au domicile de Victoire Dupous-Bibal, puis sa fille Annette Bibal-Gaudin, à partir de juin 1903, les deux maîtresses successives de cette maison – , où Maurice Ravel, enfant puis adolescent, avait pu rendre plusieurs fois visite à la tante de sa mère, Engrace-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1818 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), qui était à demeure au moins depuis 1862 – au moment du décès, à Ciboure, le 2 décembre 1862, de son fils naturel Romain Billac, Engrace-Gachucha Billac était déclarée résider alors à Saint-Jean-de-Luz, quand son fils résidait, lui, à Ciboure ; et probablement dès 1855, suite au décès le 12 septembre 1855 de l’époux de Victoire Dupous, son mari Pierre Bibal, qui la laissait veuve à charge de leurs nombreux enfants vivants : la toute dernière, la petite Bernardire Bibal (dite plus tard par Maurice Ravel en ses lettres à Marie Gaudin, « Tante Bibi » : Ciboure, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luzn, 28 février 1843), venant tout juste de naître, le 22 août 1855 : et Victoire Dupous Bibal fut éternellement reconnaissante à Gachucha Billac de son indispensable et très efficace aide à la tenue de la maison… – la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin – après avoir été la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal en cette même demeure du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta, depuis 1855… – et cela jusqu’au mois de juillet 1924, c’est-dire au moment où Annette Bibal-Gaudin – qui a hérité de sa mère cette vaste maison de la rue Gambetta au décès, le 16 juin 1903, de Victoire Dupous-Bibal, en juin 1903 – vende cette belle maison, pour déménager, au mois de juillet, entre le 21 juin (lettre à Annie Courteault) et le 5 août 1924 (lettre à Marie Gaudin) à la Villa Mirentchu, rue du Midi…
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    J’ai ainsi pu mesurer l’épaisseur-profondeur de cette vaste demeure, entre la façade de la rue Gambetta et l’arrière de la demeure, donnant sur l’impasse-pare-feu de derrière, une maison bien plus profonde que celle de la belle maison, aussi, de l’actuel 41 rue Gambetta, au coin de la rue Bègue…
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    J’ai pu repasser aussi au coin de la rue Sopite et de la rue de la Corderie – c’est bien rue Corderie que se trouve l’inscription « Ongui Ethorri » qui demeure, et pas rue Sopite où je l’avais recherchée en vain la veille (en 1914, l’adresse mentionnéec par Ravel en sa Correspondance indique « 23 rue Sopite« ), même si la maison aujourd’hui n’abrite plus une pension… – afin de situer avec exactitude – j’en ressens toujours l’impérieux besoin ! – cette Pension Ongui Ethorri, où à  plusieurs reprises aussi, a séjourné Maurice Ravel, et où il a composé sur le piano dont il disposait là son merveilleux « Trio » – achevé de composer le 30 août 1914 – ainsi que les toutes premières pièces de son sublime « Tombeau de Couperin« , dont la « Forlane » sera dédiée au peintre luzien le lieutenant Gabriel Deluc, mort au combat le 15 septembre 1916 à Souain-Perthes-lès-Hurlus ; et le « Rigaudon » à ses quasi-frères Pierre et Pascal Gaudin, décédés à Oulches-Heurtebise le jour même de leur arrivée au  front, le 12 novembre 1914, tués ensemble par le même obus.
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    En une lettre à Roland-Manuel du 26 septembre 1914, rédigée en cette Pension Ongi Ethori, Ravel avait écrit : « Je vais me mettre à une suite de pièces pour piano« , satisfaisant ainsi un vœu qu’il savait cher à son éditeur Jacques Durand
    (cf sa significative lettre à Jacques Durand en date du 2 août 1914 : « C’est du devoir de reconnaissance qui me lie étroitement à vous que je veux parler. Il est le seul qui m’ordonne de m’incliner devant votre décision, quelle qu’elle soit : vous n’avez qu’un mot à m’envoyer ; j’abandonnerai aussitôt mon Trio – qui sera achevé un mois plus tard, le 30 août 1914 – , et les autres choses, et vous confectionnerai tant de morceaux de piano que vous désiriez. J’y mettrai assez de conscience, ou à défaut assez d’habileté pour que mon éditeur et ami ne soit pas trop mécontent » – voilà l’origine première de ce « Tombeau de Couperin« , destiné à l’éditeur de Ravel Jacques Durand… –) ;
    et en une autre lettre à Roland-Manuel, cette fois du 1er octobre 1914, Ravel précisait : « Je commence 2 séries de morceaux de piano : 1°, une suite française (…), et il y aura une forlane, une gigue…« .
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    Enfin, le 2 janvier 1915, en une lettre au pianiste et compositeur hongrois Theodor Szanto, rédigée à Paris au 4 Avenue Carnot, Ravel, donne un titre à cette « suite française » pour piano : « J’ai terminé mon Trio à Saint-Jean-de-Luz et voudrais achever Le Tombeau de Couperin avant mon départ » – qu’il espère toujours pour la guerre… ; le « Tombeau de Couperin » ne sera achevé à Lyons-la-Forêt que fin septembre 1917, et créé le 11 avril 1919, en même temps que le « Trio« …
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    Enfin – toute autre chose – ,
    j’ai pu rencontrer – et longuement échanger avec – la très compétente – et très sympathique – prochaine correctice de l’épreuve finale de notre livre à paraître cet automne – ce fut hier matin, en compagnie de Guy Lalanne – ;
    ainsi qu’échanger – ce fut ce matin à 10 heures – avec quelques uns des sympathiques membres de Jakintza, dont j’ai une nouvelle fois pu apprécier et la vraie culture – notamment musicale, ravelienne… – et la vraie curiosité !
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    Ce samedi 5 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel, à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel

    D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel.
     

    Au départ, au mois de mars 2019, à la lecture minutieuse de la première édition (au Promeneur) par Manuel Cornejo de la Correspondance integrale de Maurice Ravel – accessible désormais dans le coffret (très enrichi) de 2 volumes de la collection Tel Gallimard – ,

    c’est mon double attachement personnel à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et le pays basque, d’une part, et d’autre part à l’œuvre musical enchanteur de Maurice Ravel, qui m’a fait immédiatement relever minutieusement et exhaustivement tout ce qui, en cette Correspondance de Ravel – réunie par les soins infinis et inlassables de Manuel Cornejo – , concerne le pays basque, à l’occasion des diverses venues et séjours – 21 semble-t-il à partir de celui de 1901… – de Maurice Ravel, de ses rencontres avec des amis, tels que, au premier chef, les Gaudin, du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, ou bien des musiciens et artistes de sa connaissance…

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    Je me suis ensuite très vite intéressé aussi et surtout à la recherche des ancêtres cibouriens Delouart de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    ainsi sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), née de père inconnu ; sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), née elle aussi de père inconnu ; son arrière-grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) ; ainsi que les parents de cette dernière : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)… Gratien Delouart se révélant ainsi constituer le premier ancêtre masculin identifié en remontant cette généalogie Delouart de la branche maternelle de Maurice Ravel…
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    Ainsi qu’à la recherche de ce que j’ai très vite nommé, un peu plus tard, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, en redescendant cette fois, des sœurs et frères Delouart de son arrière-grand-mère Marie Delouart (1882 – 1855), aux successives générations des descendants, tant cibouriens que luziens, de ceux-ci :
    des cousinages auxquels nul jusqu’ici ne s’était – assez étonnamment pour moi ! – , avisé de poursuivre la moindre recherche, du fait probablement de cette a priori assez dissuasive généalogie marquée par plusieurs naissances d’enfants nés de père inconnu ; et m’étonnant aussi, un peu, de la sorte d’incuriosité de Maurice Ravel lui-même à l’égard de la parenté basque de sa mère, lors de ses divers séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, séjours évidemment dominés par le goût de la plage et de la natation, ainsi que des virées en voiture, parfois de plusieurs jours, vers l’intérieur du pays basque, surtout, ou, et à d’assez rares exceptions, le souci ultra-exigeant et presque permanent chez lui de la composition et de sa perfection (!), comme pour le « Trio » et le début du « Tombeau de Couperin », réalisés à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914, quand Ravel résidait rue Sopite, à la pension Ongi Ethori, comportant un piano…
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    Maurice Ravel ne cherchait donc pas à rencontrer les cousins basques de sa mère, même si il n’en ignorait pas l’existence ; ses liens affectifs – intenses et fidèles – étant réservés aux membres de la famille luzienne des Gaudin, au domicile desquels, et à diverses reprises, il a résidé, dès son enfance pour des vacances, où il rendait visite à sa chère grand-tante Gachucha Billac, leur domestique, en leur domicile du 41 rue Gambetta…
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    Effectuant alors des recherches généalogiques – notamment à la mairie de Ciboure où sont précieusement conservés les registres d’état-civil (naissances, mariages et décès) de la ville – , et les confrontant aux travaux sur les ascendants Delouart de Maurice Ravel réalisés par le chanoine Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Cambo, 16 août 1984) et le professeur de collège luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004),
    je me suis vite rendu compte que le chanoine Narbaitz s’intéressait surtout aux plus prestigieux des ancêtres Delouart des 16e, 17e et 18e siècles, riches capitaines de navires, et beaucoup moins aux branches secondaires pauvres des Delouart, aux XVIIIe et XIXe siècles, dont celle d’où est issu le simple marin qu’était Gratien Delouart (1748 – 1798), et à sa suite, sa descendance, via ses trois filles Marie Delouart et ses deux fils Jean Delouart…
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    Et j’ai aussi dû constater alors – ce fut le 7 avril 2019 : un tournant très précoce de mes recherches – que le très scrupuleux (et laïque) Jean-Noël Darrobers avait malencontreusement confondu les deux premières des trois filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, toutes les trois, il est vrai, prénommées Marie (ou Marie-Baptiste), nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, à Ciboure – les archives d’avant 1789 étant il est vrai de lecture-déchiffrage assez malcommode – :
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    _ Marie Delouart n° 1, l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel : née à Ciboure le 29 juin 1782, et qui décèdera à Ciboure le 23 août 1855, mère à Ciboure le 11 mars 1809 de sa fille aînée Sabine Delouart (née de père inconnu), puis épouse, à Ciboure le 14 septembre 1814, du marin cibourien Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), et mère alors de 4 enfants Billac :
    Marie-Baptiste Billac (née à Ciboure le 17 novembre 1815, et qui décèdera à Ciboure le 18 août 1855) ; Engrace-Gachucha Billac (née à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta – de ces Gaudin luziens dont Gachucha Billac était la domestique-gouvernante des 7 enfants – ; Pierre-Jacques Billac (né à Ciboure le 25 juillet 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ) ; et Gracieuse Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Ciboure le 24 décembre 1897 : celle qui assistera sa nièce Marie Delouart-Ravel en son accouchement en la maison Estebenia le 7 mars 1875, et qui sera la marraine du petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875 ;
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    _ Marie Delouart n° 2 : née à Ciboure le 17 juin 1784 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 du marin Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer, 15 novembre 1841), et mère d’une descendance luzienne (Etcheverry – Hiriart – Dargaignaratz, Gaudin…) demeurée méconnue de Jean-Noël Darrobers – je l’apprendrai le 29 mai 2019 à Maylen Gaudin-Lenoir qui ignorait ce cousinage effectif sien : via sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart-Gaudin, arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 – avec Maurice Ravel ; et elle en accusera aussitôt réception :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« … Et nous nous rencontrerons très amicalement à plusieurs reprises en son domicile à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    _ Marie Delouart n° 3 : née à Ciboure le 6 août 1786 et  qui décèdera à Ciboure le 15 décembre 1872, épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 12 novembre 1849), et mère de 3 enfants Goyenague : Simon Goyenague (né à Ciboure le 29 novembre 1829, et qui décèdera à Ciboure le 18 avril 1890 ; et c’est lui qui, aux côtés de Gracieuse Billac la marraine, a remplacé le parrain absent sur les fonts baptismaux lors de baptème du petit Maurice Ravel…) ; Jacques Goyenague (né à Ciboure le 16 octobre 1823) ; et Marie Goyenague (née à Ciboure le 28 juillet 1827, et qui épousera, à Ciboure le 17 juillet 1850, Martin Passicot (Ciboure, 24 octobre 1824 – Buenos-Aires, 22 octobre 1888) ;
    et quand dans sa lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 Maurice Ravel écrit « les Goyenague« , c’est au couple formé par les époux – à Ciboure le 20 août 1890 – en même temps que cousins Pierre-Paul Goyenague et Nicolasse Goyenague, résidant rue du Quai qu’il fait allusion : Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) est fils de ce Simon Goyenague et son épouse Josèphe-Joachine Albistur (Fontarabie, 4 février 1828 – ?) ; et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) est fille de ce Jacques Goyenague et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895).
     …
    Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague (1752 – 1845) ont aussi eu deux fils, tous deux prénommés Jean,
    nés respectivement en 1788 et 1790, à Ciboure :
    …
    _ Jean Delouart n° 1 : né à Ciboure le 26 août 1788 et qui décèdera à Ciboure le 21 septembre 1872, époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), et père de 3 enfants Delouart : Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et qui épousera à Ciboure le 12 août 1852 Bernard Cerciat (Ciboure, 9 octobre 1824 – noyé en mer, le 9 mars 1863) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et qui épousera à Ciboure le 21 décembre 1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 5 février 1825 – Ciboure, 22 mai 1872) ; et Jean Delouart (né à Ciboure le 3 juin 1833, et qui épousera à Ciboure le 13 novembre 1861 Dominique Etchepare (Ciboure, 12 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1899) ;
     …
    _ Jean Delouart n°2 : né à Ciboure le 4 octobre 1790 ; sans descendance semble-t-il…
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    Pour les plus curieux soucieux d’un peu de recul de synthèse sur l’historique de ma recherche, 
    voici les références à six commodes récents articles récapitulatifs de mon blog « En cherchant bien » à propos de ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel :
     
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    La mère de Maurice Ravel (1875 – 1937), Marie Delouart (1840 – 1917), petite-fille et fille de deux filles-mères, Marie Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874), de condition très modeste, n’a jamais beaucoup insisté sur son ascendance familiale Delouart, et, quasi analphabète, elle a probablement eu un certain mal, après son installation et son mariage à Paris le 3 avril 1873 avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908 : né à Versoix, le 19 septembre 1832, celui-ci décèdera à Levallois-Perret le 13 octobre 1908), à maintenir des liens – épistolaires (!) ainsi que physiques, à l’occasion d’éventuels voyages depuis ses successifs domiciles parisiens – avec les quelques membres de sa famille du pays basque :
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    _ d’abord avec les membres de sa fratrie Billac – à l’exception, probable, cependant, de Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, auprès de laquelle, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, Maurice enfant s’est à plusieurs reprises rendu – des anecdotes transmises dans la famille Gaudin (l’assiette ébréchée, le jeu des sauts de chat du petit Maurice sur le piano) en témoignent – à diverses reprises, donc, et probablement par le moyen du train, et y a séjourné lors de vacances… ; ce lien entre Marie Delouart-Ravel, puis son fils Maurice Ravel, avec la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819 – 1902), étant probablement lié à l’amitié de Marie Delouart (1840 – 1917) avec Annette Bibal (1845 – 1936) – fille de Victoire Dupous (1822 – 1903) et Pierre Bibal (1806 – 1855) – , la future « Madame Gaudin » – épouse d’Edmond Gaudin (1844 – 1920), fils de Catherine Goyetche (1799 – 1875) et Martin Gaudin (1788 – 1864) – , que Marie Delouart avait au pied levé remplacée, en 1872, au moment de partir accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui, chaque année, allant à Madrid présenter sa nouvelle collection de chapeaux, faisait halte à Saint-Jean-de-Luz, et se faisait accompagner à Madrid, afin de se faire assister, par la luzienne Annette Bibal, encore célibataire ; ce qui avait ainsi permis la rencontre – peut-être surprise… – , là-bas en Espagne, de Marie Delouart avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908), son futur mari : à Paris le 30 avril 1873… – ,
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    _ et ensuite avec ses cousins luziens Hiriart et Dargaignaratz – la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1900, épouse, puis veuve de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1865), était à son décès, en 1900, la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz ; et leur fille Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 et qui décèdera à Urrugne, Maison Elizartzea le 26 février 1943 : bonne pianiste, celle-ci possédait plusieurs très beaux pianos, m’a confié Maylen Gaudin-Lenoir, d’après les récits de son père Edmond Gaudin (1903 – 1988) et sa grand-mère Magdelaine Hiriart Gaudin (1875 – 1968) : la cousine Marie-Clotilde légua l’un d’entre eux à son cousin Edmond Gaudin, arrière-petit-fils de la première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), les parents de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) et grands-parents de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968)… – ,
    …
    _ de même qu’avec ses cousins cibouriens Goyenague – Marie Delouart les mentionne cependant oralement quand elle désire résider trois mois à Ciboure l’été 1911 : « nous préférerions que ce soit chez des parents », écrit, pour elle et sous sa dictée, son fils Maurice à la chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, « Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… », en une lettre qui débute très significativement ainsi : « Ma chère Marie, D’abord, veuillez prier Madame Gaudin – née Annette Bibal ; et la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, héritée en 1903 de sa mère Victoire Dupous… – d’excuser maman. Tous les jours elle a l’intention d’écrire à votre mère pour la remercier de sa gentille lettre dont elle a été très touchée. Mais elle a la flemme. A son âge, c’est excusable » (pages 401-402 de la Correspondance de Maurice Ravel) ; Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) ayant, lui, fini sa carrière directeur général du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et conseiller municipal – adjoint au maire de Ciboure, et propriétaire d’une des plus belles demeures du Quai… ;
    …
    _ et ses autres cousins cibouriens Delouart, Cerciat, Etchepare, Passicot…
    …
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    Quant à Maurice Ravel lui-même, « pudique de nature, n’aimant guère parler de lui-même et se mettre en avant », sollicité par Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique AEolian, de rédiger une autobiographie (artistique, musicale) aux alentours du 10 octobre 1928, il demanda à Roland-Manuel de lui faire office de secrétaire, à Montfort-l’Amaury, pour rédiger une « Esquisse autobiographique » (pages 2169 à 2176 de la Correspondance) ; mais il faut tout de suite remarquer que cette esquisse d’autobiographie s’en tient exclusivement aux œuvres musicales du compositeur…
    Et Maurice Ravel reconnait aussi quelque part n’avoir jamais procédé à des recherches généalogiques, tout particulièrement au pays basque, du côté de sa mère…
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    Et c’est à partir de ces recherches que j’ai menées menées depuis le mois de mars 2019, que j’ai pris l’habitude de venir les samedis de ma présence à Saint-Jean-de-Luz aux réunions de l’Association Jakintza, et d’en apprécier la très grande qualité des travaux…
    … 
    C’est donc ainsi qu’est né ce projet d’enquête-promenade (avec cartes et photographies à l’appui) sur les pas (et sur les traces) de la parenté basque – côté Delouart – de Maurice Ravel, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, avec le très efficace cibourien Guy Lalanne :
    avec notamment deux actives et très fécondes séances d’arpentage des rues de Ciboure (rue Pocalette et quartier de Bordagain), le jeudi 28 novembre 2024 – un grand moment de découvertes de terrain, pour moi ; avec notamment l’exploration, par Guy, des pierres tombales aux inscriptions à désenfouir et décrypter (!) du cimetière dit du Belvédère ! – , et de Saint-Jean-de-Luz (rue Gambetta, rue Saint-Jacques, Piace Ramiro Arrué), le vendredi 2 mai 2025 – avec en particulier la découverte-révélation (!) de l’adresse actuelle de l’ancienne maison des Gaudin, notée autrefois 41 rue Gambetta : là encore un extraordinaire moment de révélation…
    Et cela afin de repérer les demeures – ou emplacements des maisons pour celles qui ont été démolies et depuis reconstruites – des divers parents et cousins collatéraux de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, pour les photographier…
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    De même j’ai rencontré à diverses reprises en son domicile luzien Maylen Gaudin-Lenoir, à laquelle j’avais appris – le 29 mai 2019 ; nous nous sommes revus ensuite à diverses reprises et avons beaucoup échangé… – le cousinage parfaitement effectif – et pas seulement « affectif » – de sa grand-mère paternelle la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) et le cibourien Maurice Ravel (1875 – 1937), qui s’échangent des lettres de condoléances le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine », signé « Maurice Ravel », à l’occasion du décès de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’époux de Magdeleine Hiriart-Gaudin, et père d’Edmond Gaudin, aux pages 373 – 374 de la Correspondance ; et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice », signé « Votre cousine Madeleine ») à l’occasion des terribles décès conjoints à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914, des frères Gaudin Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914), les beaux-frères de Madeleine – auxquels Maurice Ravel dédie le très jubilatoire Rigaudon de son sublime « Tombeau de Couperin » – , aux pages 608 – 609…
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    Un cousinage étrangement consciemment dénié – j’ai abordé la question en mon blog « En cherchant bien » les 10 et 11 octobre 2021 – auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin et Maylen Gaudin-Lenoir, par leur père Edmond Gaudin (1903 – 1988)…
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    La recherche procède et avance nécessairement à partir de plus ou moins opportunes questions…
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    Ce dimanche 15 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Sur « pouvoir prendre du temps » : échange avec un ami à distance, à propos du temps nécessaire d’écoute de la vidéo de mon entretien avec Manuel Cornejo sur son édition complétée (coll. Tel, Gallimard) de la Correspondance de Maurice Ravel, appréhendée ici sous l’angle de l’ancrage basque (tant existentiel que musical) de Maurice Ravel, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Voici donc cet échange marquant de courriels des 8 et 9 mai derniers
    entre l’ami Eric Rouyer et moi-même, Titus Curiosus :
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    Cher Eric,
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    la question du temps dont chacun dispose (dans des conditions très très diverses socialement, économiquement, culturellement…) en recevant le cadeau de la vie – qui est bien évidemment mortelle, et pas perpétuelle (ne pas confondre avec la dimension d’éternité qu’affirme superbement en son « Ethique » le cher Spinoza : « Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels » : par exemple en l’expérience profonde et sublime de la musique à son plus haut et intense, justement !!… –
    est absolument fondamentale, 
    et est au cœur à la fois de mon souci philosophique – 42 ans, durant j’ai adoré enseigner mes élèves à philosopher, et la philosophie est une formidable clé d’intelligence du réel ; cf aussi mes entretiens avec ces philosophes éminents que sont Bernard Sève (vidéo), François Noudelmann (vidéo), Pascal Chabot (vidéo), Marie-José Mondzain (vidéo), etc. – et de ma pratique existentielle, échafaudée au long des années…
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    Avoir du temps, et en disposer à sa guise – quel luxe jouissif ! – , est tout simplement, et pour chacun d’entre nous, crucialissime – versus perdre son temps…
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    Et la musique est bien évidemment un art du temps : elle en a besoin pour, d’abord, avoir de quoi se déployer – même brève, elle n’est jamais instantanée – ,
    comme aussi, ensuite, pouvoir être écoutée, et surtout être « vraiment écoutée », pas superficiellement, à la va-vite, comme font la plupart du temps beaucoup de gens, qui, en la croisant ainsi superficiellement, lui passent ainsi – sans vraiment en avoir conscience – tout simplement à côté,
    l’ayant seulement furtivement vaguement croisée au passage, sans l’avoir réellement ni perçue ni reçue – Kairos, croisé toujours à l’improviste, n’a pas été saisi (aux cheveux) au passage, cueilli, ni encore moins accueilli ; et apprendre à cueillir et accueillir est humainement essentiel, fondamental même…
    Tout est alors hélas superficiel – en l’ère du nihilisme déferlant et noyant, où tout finissant par s’équivaloir, tout finit par ne plus rien valoir du tout : tel est le nihilisme qui fait déluge et noie tout, tout, tout, dans le rien…
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    Et il en va ainsi de tout – personnes comme choses, ainsi que paysages… – ,
    à commencer, et c’est très important, pour porter une vraie attention (et à quoi, et à qui, que ce soit : une réalité, une personne, un spectacle, un concert, un disque, etc.)
    et appréhender « vraiment » ce à quoi (ou à qui) on a à faire – ou affaire – , et porte un minimum d’intérêt ou de curiosité, ou, mieux encore, de possible passion – mais beaucoup craignent et redoutent la passion (qui polarise et accapare), et ils la fuient…
    …
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    Et plus encore en une époque où « Time is money » et « Money is time », convertibles quantitativement : et là est bien la fonction première de l’argent – équivalent général des marchandises…
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    Mais la valeur vraie d’une œuvre – d’art, ou pas – n’est pas, qualitativement du moins, convertible en monnaie, en un quelconque prix d’échange (de vente et d’achat) :
    car cette valeur-là n’est tout simplement pas convertible, pas échangeable, en – ni contre – quoi que ce soit : elle est plus que rare, elle est singulière et unique – cf aussi, en plus, l’important distinguo entre « valeur d’usage  » et « valeur d’échange« …
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    Une œuvre – et en cette occurrence-ci une œuvre musicale, telle qu’elle est interprétée et enregistrée, et disponible ensuite au disque – peut seulement être proposée (et donnée ainsi) à partager, par simple évocation langagière, tel un article donné à lire, par qui, le lecteur, à son tour, lui prêtera le temps (qui est son temps propre, et unique) de lecture et réception, puis d’écoute nécessaire à accueillir et recevoir « vraiment », ou pas, cette œuvre devenue accessible – et tant qu’elle est, aussi : ce n’est pas non plus perpétuel (il y a aussi obsolescence…), à portée de main : d’où mon propre attachement personnel au disque (CD) matériel… – sous forme de disque enregistré, et à portée de sa main.
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    La question de la qualité de notre attention (et du temps que nous lui accordons) est ainsi tout à fait décisive ; même si elle comporte aussi bien des degrés – nous ne sommes pas tout à fait, non plus, ici, dans l’ordre du tout ou rien…
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    Tout cela pour vous dire, cher Eric, que l’entretien que j’ai eu le bonheur d’avoir une heure et quart avec Manuel Cornejo, en une salle exprès vide de public (la Station Ausone de la librairie Mollat, jeudi 17 avril à 10h), à propos de la nouvelle édition (coll. Tel Gallimard, en 2 volumes) de la Correspondance de Maurice Ravel, par les soins – magnifiques ! – de Manuel Cornejo,
    est une merveille,
    dont l’écoute de la vidéo
    (d’une durée de 73’ 36) demande tout ce temps-là d’écoute attentive…
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    Mon angle de questionnement – et je prends presque trop le temps de l’expliquer en introduction à l’entretien, ainsi qu’un ami m’en a gentiment fait la remarque ; mais je l’assume ! Car c’est sous cet angle-là que, depuis le mois de mars 2019, je mène mon propre travail de recherche (à partir de ma lecture hyper-attentive et fouillée, méthodique, du travail de Manuel Cornejo) sur ce que j’ai très vite nommé les « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel : une réalité de généalogie basquaise à laquelle jusqu’ici nul ne s’était intéressé : on n’entrevoyait même pas l’existence de cousins basques de Maurice Ravel… – porte très précisément sur l’ancrage basque – familial d’abord, mais aussi amical… – , à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel (1875 – 1937) et sa mère Marie Delouart (1840 – 1917)
    – sur cet ancrage familial de Maurice Ravel d’abord à Ciboure, cf par exemple la très significative, et même décisive, lettre de Maurice Ravel à son amie luzienne (et presque-cousine…) Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 401 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo, quand Maurice se fait l’écho du désir de sa mère Marie Delouart, dont il exprime le vif désir de séjourner 3 mois à Ciboure l’été 1911 de préférence chez des parents à elle : « Nous préférerions que ce soit chez des parents » ; et Maurice Ravel de citer, sur la dictée phonétique de sa mère, « Sabadin Quinior » (qui est-ce ?), « Eslonta Maicourné » (qui est-ce ?), « Marie-Dominique Anchochury » (c’est chez elle qu’ils logeront), « les Goyenague » (Pierre-Paul et Nicolasse Goyenague, le fils et la belle-fille et nièce de son propre parrain Simon Goyenague (1821 – 1890).. : des cousins, donc, chez lesquels désire expressément séjourner Marie Delouart, en sa Ciboure natale ; et que Maurice Ravel charge Marie Gaudin, qui réside sur place, de trouver pareil logement chez des « parents » de sa mère Marie Delouart-Ravel…) – ,
    via, aussi, les chers amis Gaudin, et la grand-tante Gachucha Billac (1824 – 1902), la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin – nés entre le 19 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis…
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    C’est ainsi que j’ai appris, le 29 mai 2019, à Maylen Lenoir-Gaudin (née en 1942) – la petite-fille de Charles Gaudin (1875 – 1910) et son épouse Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – qu’elle était très effectivement cousine – par sa grand-mère Magdelaine Hiriart : cousine au troisième degré de Maurice Ravel… – avec Maurice Ravel,
    alors que le niait – un déni assez stupéfiant, et encore aujourd’hui inexpliqué !.. – son père Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de Charles Gaudin (1875 – 1910) et Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) :
    une Magdelaine et un Maurice, qui s’écrivaient pourtant « ma chère cousine », « mon cher cousin » : lire les lettres échangées entre eux le 8 octobre 1910 – à la page 373 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo – et le 24 novembre 1914 – à la page 608 du Tome I de cette Correspondance…
    …
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    De même,
    Guy Lalanne et moi-même, joignant nos connaissances – et cela dans le but de photographier les maisons (ou, à défaut, les emplacements des maisons disparues et remplacées par de nouvelles) de ces parents basques de Maurice Ravel, pour notre livre à paraître en septembre prochain aux Editions Jakintza – venons de découvrir sur le terrain même, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 2 mai dernier, c’est donc tout récent – et il pleuvait… – , que la maison des Gaudin du 41 rue Gambetta – et qui fut celle de leurs ancêtres Dupous en 1847 – , et où a séjourné de nombreuses fois, et cela depuis son enfance, Maurice Ravel, 
    a désormais une autre adresse, située un peu plus loin – 50, 100 mètres – , rue Gambetta !
    …
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    Une erreur issue des récits pas tout à fait assez rigoureux – et c’est tout de même un peu étrange ; à moins que ce soit l’interlocuteur recevant ses récits qui ait, lui, fait erreur… – de Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006), le frère aîné de Maylen,
    et amplement diffusée (photo erronée à l’appui hélas – trop efficace « choc des photos » versus « poids des mots« … – par le « Ravel – Portraits basques » d’Etienne Rousseau-Plotto,
    qui ne se donne pas la peine de chercher à vérifier systématiquement ce que d’autres lui disent, ou/et ont écrit avant lui…
    …
    …
    Voilà !
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    Vous apprendrez donc, cher Eric, beaucoup beaucoup de choses – et très fines – sur Ravel dans ce que dit d’expert ultra-compétent – et nul n’atteint maintenant seulement à sa cheville, en matière de compétence ravelienne vraiment sérieuse… – en cet entretien du 17 avril dernier enregistré à la Station Ausone, l’ami Manuel Cornejo,
    dont le travail formidablement patient de recherche – puis analyse infiniment rigoureuse, « scientifique« , des documents dénichés – , mené de par toute la planète, sur la correspondance de Ravel,
    fait de lui la personne qui aujourd’hui au monde en sait le plus et le mieux – voilà ! – sur Maurice Ravel :
    qu’on se le dise un peu largement – dans tout le Landerneau à prétention un peu culturelle !..
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    …
    Je ne crois donc pas, cher Eric, que vous perdrez complètement le temps – d’une heure et quart (73′ 36) – que vous accorderez – consacrerez, oserais-je même dire – à la vision-écoute de cette très très riche vidéo de notre entretien – Manuel Cornejo et votre serviteur – du 17 avril dernier – enregistré à la Station Ausone, à Bordeaux – , sur un compositeur aussi merveilleux – mais cela, vous le savez bien mieux que moi – que Maurice Ravel…
     …
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    Merci de tout cela, cher Eric,
    vous m’êtes un interlocuteur assurément très important : vos remarques comptent énormément pour moi,
    …
    …
    Francis
    …
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    Le 9 mai 2025 à 18:21, Eric Rouyer a écrit :
    …
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    Cher Francis, 
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    Pour être sincère, je n’ai pas osé ouvrir vos mails précédents, sachant leur mise en demeure bienveillante d’y accorder – voilà – une attention soutenue !
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    …
    Vous pardonnerez mes renoncements peu argumentés mais sincèrement impliqués auxquels je pourrai remédier en fin de semaine, notamment avec ce Dossier Ravel.
    …
    Sincères pensées
    …
    Eric
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    …
    Et, de fait, échanger ainsi est forcément très nourrissant…
    …
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    Ce dimanche 11 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa