Étiquette : Jan Dismas Zelenka

  • Et ce samedi, une merveille de Messes (« Circumcisionis » et « Corporis Domini ») de Jan Dismas Zelenka, à Prague, par Vaclav Luks et son Collegium 1704 : les plus flamboyantes messes de musique du Baroque européen…

    Ce samedi,

    chez mon disquaire préféré m’attendait littéralement le CD Accent ACC 24416 « Missa Circumcisionis – Missa Corporis Domini «  du merveilleux Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745), par l’ensemble Collegium 1704, sous la direction de son magnifique chef Vaclav Luks – un CD enregistré à Prague au mois de mai 2025 – , qui me permet de compléter ma collection de presque 20 CDs consacrés aux merveilleuses splendides Messes de musique du génialissime Vaclav Zelenka, si incroyablement méconnues encore d’une grande partie des mélomanes !…

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    Et admirez-ici cette vidéo (de 56′ 42) de cette Missa Circumcisionis du Collegium 1704 dirigée par Vaclav Luks :

    https://www.youtube.com/watch?v=5m-zQGGWAiU…

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    Une incompréhensible méconnaissance, tant ces Messes de musique rivalisent entre elles de beauté !!!

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    Un compositeur absolument essentiel !

    Et pour des œuvres elles aussi essentielles – entre disons les Messes-chef d’œuvre de Josquin et celles de Haydn et Mozart…

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    Ce samedi 24 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’Oratorio « Serpentes ignei in deserto » (Venise, 1733/5) de Johann-Adolf Hasse, ou la confirmation par le double CD Erato des Accents, dirigés par Thibault Noally, de mon peu d’appétence pour l’œuvre musical de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783)…

    Décidément, je continue à avoir bien du mal avec l’œuvre de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783).

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    Alors que le double CD Erato 5021732399045 de l’Oratorio de Hasse « Serpentes ignei in deserto » est encensé par la critique discographique

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    je persiste, pour ma part, à ne pas accrocher du tout à l’œuvre de ce compositeur saxon, préféré à Dresde au génialissme Jan-Dismas Zelenka (1679 – 1745)…

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    Serpentes ignei in deserto, un éblouissant oratorio de Johann Adolph Hasse

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    Le 16 décembre 2024 par Jean Lacroix

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    Johann Adolf Hasse (1699-1783) : Serpentes ignei in deserto, oratorio biblique pour six voix et instruments.

    Philippe Jaroussky (Moyzes), Julia Lezhneva (Angelus), Jakub Józef Orliński (Nathanael), Bruno de Sá (Josue), Carlo Vistoli (Eleazar), David Hansen (Eliab) ; Les Accents, violon et direction Thibault Noally. 2023.

    Notice en français, en anglais et en allemand. Livret en latin, avec traductions anglaise et française.

    91’ 18’’. Un album Erato de deux CD 5021732399045.

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    Né à côté de Hambourg, à Bergedorf, Johann Adolf Hasse, fils d’organiste, étudie dans la ville portuaire hanséatique. Il se fait applaudir sur scène dans le répertoire italien pour ses qualités de ténor, notamment à Brunswick où il donne son premier opéra. Il a un peu plus de vingt ans lorsqu’il se rend à Naples pour se perfectionner auprès de Porpora, puis d’Alessandro Scarlatti. Il connaît le succès dans la cité du Vésuve avec ses opéras, bouffes ou sérieux, puis à Venise, où Farinelli créée son Artaserse. Il compose pour l’Ospedale degli Incurabili et se marie en 1730 avec la soprano Faustina Bordoni (1797-1781), qui devient son interprète principale. On le retrouve à Dresde pour diriger la musique de la Cour. Il se partage entre cette fonction et des séjours en Italie, en particulier dans la cité des Doges. Grand voyageur, ce créateur prolifique ira aussi se produire à Paris devant la dauphine. Il s’établira quelques années à Vienne, avant de se partager à nouveau entre Dresde et Venise, où il décèdera. C’est à l’Ospedale, établissement pour jeunes filles, qu’est destiné son oratorio sacré de 1733/35, Serpentes ignei in deserto, dont le message spirituel est précisé dans la notice : l’homme ne doit pas douter de la bienveillance divine qui pardonne le péché et assure sa grâce pour le salut.

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    Cette partition flamboyante est un pur joyau _ … _ , basé sur un bref épisode de l’Ancien Testament, extrait du Livre des Nombres (Nb 21, 4-9), dont s’est inspiré le librettiste Bonaventura Bonomo, décédé en 1740. Au cours de leur fuite d’Égypte, les Hébreux errent longtemps dans le désert. Le peuple s’épuise, perd courage et doute de Dieu et de Moïse. Pour le punir, Dieu envoie des serpents venimeux qui mordent et font périr. Après intercession de Moïse, Dieu lui dit de façonner un serpent d’airain qu’il fixera à un poteau. Tout être mordu sera guéri en le contemplant. Saint Jean s’en souviendra dans son Évangile (3, 14), le serpent devenant le symbole du Christ crucifié, signe de vie éternelle et de salut des hommes. C’est ce récit aux côtés magiques que Hasse met en musique de façon subtilement narrative, sans bruits ni fureur, dans une atmosphère de fines mélodies expressives, qui expriment des états d’âme, et de récitatifs virtuoses, avec six protagonistes vocaux comme intervenants, des cordes et un continuo récurrent.

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    Une remarquable version de ces « Serpents en feu dans le désert » existe depuis 2006, sous label Ambronay, Jérôme Corréas y dirigeant Les Paladins. L’œuvre étant destinée aux voix féminines de l’Ospedale, la distribution allait dans ce sens : Isabelle Poulenard, Valérie Gabail, Stéphanie d’Oustrac et Annette Markert, un contreténor, Robert Expert venant s’ajouter en Éléazar. Dans le présent enregistrement de juin 2023, l’option est différente. Une seule voix féminine est utilisée (Julia Lezhneva en Angelus), les cinq autres étant dévolues à quatre contreténors, et non des moindres, et au sopraniste Bruno de Sá, qui incarne Josué. Le plateau fait rêver lorsqu’on découvre la distribution. Le résultat est à la hauteur de l’attente : fascinant _ … L’inspiration de Hasse est à son comble, on est envoûté par cette avancée dramatique et par sa capacité narrative. Le texte latin étant joint, avec traduction française, on suit l’action avec un vif plaisir qui ne cesse de se renouveler.

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    Dans un entretien, Thibaut Noally, qui emmène ce récit biblique avec une réelle hauteur de vue, précise que l’écriture vocale des arias oscille entre virtuosité exacerbée et lyrisme belcantiste d’une grande profondeur et sobriété. Quatre personnages disposent d’un seul aria. Orliński est Nathanael, qui décrit les plaies horribles qui s’abattent sur le peuple hébreu ; Vistoli, en Eléazar, est dans l’imploration pour réclamer le pardon, alors que Josué/de Sá clame son espoir dans la fin de l’affliction. En Eliab, David Hansen exprime les angoisses face à un sort funeste qui fait souffrir. Tous quatre sont impeccables dans leur intervention, tout particulièrement le sopraniste Bruno de Sá, qui irradie de lumière. Le seul duo de l’oratorio, entre lui et Vistoli, est un moment de grâce.

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    Deux rôles bénéficient de deux arias. Philippe Jaroussky est Moïse, dont la voix, si elle n’est plus tout à fait au sommet, possède un métier qui lui permet de dominer la stature en termes de virtuosité. Son air d’entrée, qui tance l’ingratitude du peuple, de même que la péroraison, chant joyeux qui annonce la venue future du Christ, sont assumés avec musicalité. Reste la seule voix féminine, celle de la soprano russe Julia Lezhneva dans le rôle de l’Ange. Sans afféterie, elle déploie une belle éloquence, malgré quelques notes un peu dures. Son premier air, dans lequel elle souligne le mépris et l’impiété du peuple, et surtout « Aura beata, plaude jucunda », qui se réjouit de l’éloignement de la colère divine, sont remarquables d’intensité.

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    On souscrit tout à fait à la remarque de Thibault Noally, qui dirige ces Serpenti avec une ferveur communicative, lorsqu’il précise que la génération actuelle des contreténors offre la possibilité de rassembler des personnalités et des timbres vocaux tous très personnels, dont il résulte une grande variété de tempéraments et de couleurs. Le résultat est probant. Ce qui n’empêchera pas d’associer, dans une discothèque, la présente version à celle des voix féminines chez Ambronay. L’œuvre est digne d’être magnifiée par des qualités respectives.

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    Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Ce mercredi 18 décembre 20924, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La joie de retrouver le superbe et rayonnant František Ignác Antonín Tůma au disque, avec le CD « Tůma – Vesperae » du Czech Ensemble Baroque dirigé par Roman Valek…

    La joie de retrouver le superbe et rayonnant František Ignác Antonín Tůma (1704 – 1774) au disque _ cf l’enthousiasme de mon article récapitulatif « Revoir Tůma, ou plutôt redécouvrir et réécouter la splendide musique de František Ignác Antonín Tůma (Hradec Králové, 1704 – Vienne, 1774)… Revoir Tůma, ou plutôt redécouvrir et réécouter la splendide musique de František Ignác Antonín Tůma (Hradec Králové, 1704 – Vienne, 1774)… » du 26 décembre 2023  _,

    avec le magnifique et lumineux, à nouveau, CD Supraphon SU 4352-2 « Tůma – Vesperae« , du Czech Ensemble Baroque dirigé par Roman Valek _ enregistré à Znojmo du 23 au 26 mai 2023…

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    Ecoutez donc déjà ceci…

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    Un compositeur de première grandeur,

    dans la lignée du magique Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745)…

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    Ce mardi 3 décembre 2024, Ttitus Curiosus – Francis Lippa

  • Un magnifique double CD « Antonio Vivaldi – Concerti per una vita », du violon jubilatoire et sensible de Théotime Langlois de Swarte et son véloce et fruité Ensemble Le Consort…

    Ainsi qu’il l’avait récemment annoncé,

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    Théotime Langlois de Swarte _ avec son excellent ensemble fruité, véloce et sensible, Le Consort _, nous propose un magnifique double CD (de 148′) de « Violin Concertos » d‘Antonio Vivaldi _ le double album Harmonia Mundi HMM 902373.74 _,

    comportant un très significatif _ et très réussi _ choix de 12 Concerti complets _ les Concertos RV 37a, 171, 237, 250, 252, 256, 267a, 278, 315, 356, 569, 813 _ accompagné d’un riche choix d’autres mouvements empruntés à d’autres Concerti pour violon _ et même d’autres instruments _, d’autres œuvres de Vivaldi _  principalement et surtout lui… _,

    afin de nous faire bien ressentir, en un très judicieux programme, la très intéressante évolution des styles infiniment variés, toujours renouvelés, issus de l’invention jaillissante si merveilleusement féconde de ce compositeur génial tout au long de sa vie (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741)…

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    Le génie musical d’Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) est à entendre entre, en amont, celui de Claudio Monteverdi (Crémone, 15 janvier 1567 – Venise, 19 novembre 1643) _ et le chainon proprement vénitien que constitue Giovanni Legrenzi (Clusone, près de Bergame, 12 août 1626 – Venise, 27 mai 1690) _ et, en aval, celui de Joseph Haydn (Rohrau, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1802) _ ainsi, si l’on veut, que celui de Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791).

    Avec entretemps le génie musical de ses exacts contemporains, eux, Johann-Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750) et Jan-Dismas Zelenka (Lomovice, 16 octobre 1679 – Dresde, 23 décembre 1745) _ lesquels, s’ils n’ont physiquement pas fait le voyage de Venise, non plus que celui de Vienne, étaient parfaitement informés, et même imbibés, de ce qui s’y faisait de musicalement génial…

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    Auxquels j’ajouterai, un peu en amont, le génie musical _ violonistique _ d’Heinrich-Ignaz-Franz Biber (Wartemberg, 12 août 1644 – Salzbourg, 3 mai 1704), et, plus tard, un peu en aval, celui _ zelenkien, si l’on veut… _ de Frantisek Tuma (Kostelec, 2 octobre 1704 – Vienne, 3 février 1774)…

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    Quant au travail de Théotime ici, et avec Le Consort,

    il s’agissait pour lui, après ses précédents abords discographiques de l’œuvre (de concertos pour violon) vivaldien _ le Concerto « Madrilesco«  RV 129  dans le CD « 7 Particules » du label B Records LBM 014, enregistré live à Deauville le 21 avril 2018 à Deauville avec, déjà, Le Consort ; et puis les Concerti RV 179a et RV 384, cette fois avec Les Ombres de son frère Sylvain Sartre et Margaux Blanchard, dans le CD « Vivaldi – Leclair – Locatelli – Violin Concertos » du label Harmonia Mundi HMM 902 649, enrefistré à l’Arsenal de Metz en avril-mai 2021 _, d’apporter au public mélomane un panorama consistant et profond qui soit le sien ;

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    avec, aussi, les enregistrements des ultimes Concertos pour violon de Vivaldi qui étaient encore jusqu’ici demeurés inédits au disque (!) :

    soient les RV 37a (tout juste redécouvert en 2022), 250, 252, 267a et 315 (pour la version de Gênes), ainsi que le Recitativo du RV 212, la Ciaconna du RV 370, et l’Adagio du RV 768 _ et j’ignore pour quelles raisons précises ces 3 Concertos-là ne sont pas donnés ici en leur intégralité : n’en demeure-t-il donc que ces seuls fragments ? Ou bien s’agit-il d’un choix esthétique de la part de nos interprètes ? Ou bien encore d’une question de durée de disponibilité  de ce double album Harmonia Mundi ? Je ne le sais pas…

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    Ensuite,

    pour les Concerti pour violon seul non inédits au disque, que sont les RV 171, 237, 256, 278, 356, 569 et 813,

    il reste à éventuellement confronter à l’oreille cette interprétation-ci de Théotime Langlois de Swarte et Le Consort avec de précédentes interprétations, et notamment et surtout celle du magnifique Giuliano Carmignola, avec divers orchestres.

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    Il va me falloir m’y atteler, en recherchant ces CDs en ma discothèque vivaldienne personnelle…

    Et nous verrons bien alors ce qui en résultera.

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    Mais ce que je peux déjà avancer, c’est que l’approche jubilatoirement vivaldienne jusqu’en la bouleversante tendresse, mâtinée d’une ombre douce, voilée, de tragique, des sublimes Adagios de Vivaldi _ un des traits capitaux des souffles idiosyncrasiques de sa géniale musique _, de Théotime et du Consort, m’emballe ! Dès la première écoute. Et c’est déjà beaucoup…

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    Ce samedi 24 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa