Étiquette : Jean Paulhan

  • Superbe et très émouvant et très riche discours de réception à l’Académie de Bordeaux en tant que membre d’honneur du général d’armée François Lecointre, Grand chancelier de la Légion d’honneur : hauteur d’esprit et grandeur d’âme, ainsi que de cœur… Admiration !

    Hier jeudi 13 mars à 15 heures,

    à l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux,

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    superbe et très émouvant – et très riche, philosophiquement aussi : quelle hauteur d’esprit ! quelle grandeur d’âme ! C’est assez peu fréquent… – discours de réception, en tant que membre d’honneur, du général d’armée François Lecointre,
    Grand chancelier de la Légion d’honneur.
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    Un homme qui, par son intelligence de penser lumineuse – et très hautement cultivée, il faut y insister aussi : Dumézil, Lévinas, Paulhan, a-t-il très judicieusement cités (cf aussi ce que Platon dit de l’ordre juste, dans la cité comme dans la personne : « La République« , « Les Lois« )… ; François Lecointre vient aussi de publier un profond (à propos de l’office de soldat et du corps uni et fraternel que constitue ce corps qu’est aussi et d’abord , au premier chef, une armée…) « Entre guerres« , aux Editions Gallimard… – autant que par son courage héroïque au combat – au pont de Vrbanja, en Bosnie, et sur bien d’autres fronts : Guerre du Golfe, Somalie, Rwanda, Bosnie, Côte d’Ivoire… – , fait mieux qu’honneur aux très hauts postes successifs qui lui ont été confiés aux armées, ainsi qu’aux postes de conseils – remarquablement lucides et avisés – auprès des plus hautes instances de l’Etat…
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    Et qui ne manque ni d’élégance d’esprit, ni d’humour – François Lecointre a aussi des attaches béarnaises…
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    Une réception particulièrement intense et marquante – d’autant plus marquante en raison du contexte et conjoncture intensément tendus, tragiques, de la présente situation, jour par jour si peu prévisible (Trump…), des menaces (Poutine…) pour nous aussi (et pas seulement Zelinsky et les Ukrainiens), par nos hélas durables imprévisions militaires (à commencer par celles des stocks d’armes et munitions, ainsi que les formations de soldats : « Si vis pacem, para bellum« …), tant en Europe qu’en France même, de la si présente, donc, pour nous aussi, Européens et Français, guerre d’Ukraine –,
    à laquelle a aussi brillamment contribué par sa présentation excellemment détaillée le général Gilles Robert, membre résidant de l’Académie…
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    Un moment assurément mémorable, par conséquent, aussi, pour chacun d’entre nous qui écoutions,
    et admirions – et cela aussi est assez peu fréquent ; et « tout ce qui est beau est difficile autant que rare« , ainsi que clôt son « Ethique » le grand Spinoza…
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    Ce vendredi 14 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Intense admiration envers Georges Lambrichs, à l’issue de ma lecture du portrait de l’homme et son oeuvre (dont surtout « Le Chemin »..) que vient d’en tracer Arnaud Villanova en « Le Chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs », aux Editions Gallimard

    C’est une intense très vive admiration,

    tant à l’égard de l’homme _ « d’une entière droiture et d’une noblesse rare« , dixit parfaitement Jean Paulhan, comme il est rapporté à la page 107, du merveilleux chapitre (pages 104 à 120), intitulé « Le collectionneur« … _ Georges Lambrichs (Saint-Josse-ten-Noode, 5 juillet 1917 – Paris, 9 février 1992)

    qu’à l’égard de son œuvre d’éditeur

    (dont tout particulièrement _ principalement, mais pas exclusivement _ la formidable collection « Le Chemin« , qu’il fonde _ cf à la page 107 : « Gaston accepte finalement, poussé par son fils Claude et « un peu à titre de compensation » – pour ne pas, pas encore, avoir accepté de l’intégrer au comité de direction du mardi des Éditions Gallimard –, que Georges crée la – sa – collection « Le Chemin » »… _, au sein des Éditions Gallimard, au mois de septembre 1959),

    un éditeur si magnifiquement perspicace et extraordinairement fin _ et animateur profond (et convivial aussi, et même festif, et c’est très important : possiblement un trait de belgitude… – et c’est ce que m’avait répondu, à Saint-Émilion, l’ami Pascal Chabot, me présentant un de ses amis, bruxellois lui aussi, et éminemment sympathique, à ma question : à quoi tenait ce degré frappant de sympathie chaleureuse qui m’impressionnait en eux : « la belgitude !« , m’avait-il, avec son immense sourire, immédiatement répondu alors ! – ; cf, ce passage, aux page 143-144, dans le chapitre « Les Cahiers du Chemin«  : « Pour orienter ses Cahiers dans le sens de la discussion – dont Georges Lambrichs apprécie tant la fécondité des surprises ! –, Georges a l’idée de ritualiser les rencontres entre écrivains. Il se souvient des bistrots de la Grand-Place de Bruxelles _ voilà ! et Georges Lambrichs est éminemment sensible à la qualité singulière des « ambiances«  ; le mot revient à diverses reprises dans ce livre très fouillé et si riche d’Arnaud Villanova… _, où se mêlent les paroles et la rumeur, il voit depuis quelques années les bienfaits et la force _ voilà ! _ des déjeuners Chez Alexandre ou au café de l’Espérance, alors il se dit, allons-y, formalisons l’informel, embrassons notre liberté – et c’est là aussi un trait absolument décisif de la personnalité de Georges Lambrichs – finalement acquise. Dès 1967, sa femme – Gilberte – et lui décident désormais de recevoir chez eux, tous les mercredis, pour un déjeuner écho de la collection et de sa revue, c’est-à-dire sans cloison, sans préséance ni préjugé, simplement pour les discussions et les occasions de rencontres – et ce qui va en surgir. Le principe est simple, Gilberte prépare un plat de pâtes à la tomate, les invités apportent le vin, et la table est grande ouverte. Il y a un noyau d’habitués bien entendu, les Parisiens, et d’autres qui ne le sont pas, mais viennent de temps en temps, quand ils sont là, « tiens, untel est à Paris, proposons-lui de venir mercredi. (…) On se parlait, la parole voyageait (…) On paraissait tous revenir de voyage. Écrire, n’est-ce pas toujours voyager – par poïesis !… – en soi ? »« …) de la vie littéraire de la seconde partie du XXe siècle en France _,

    que je ressens à la lecture, ce jour, du passionnant travail d’enquête à lui _ et son œuvre surtout d’éditeur _ consacré par Arnaud Villanova en ce très riche, vaste et profond « Le Chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs » _ après, notamment, de très éclairants entretiens remarquablement fouillés avec J.M.G. La Clézio, Jean-Marie Laclavetine, Nathalie Lambrichs, Louise Lambrichs, Colette Lambrichs, Gérard Macé, Erik Orsenna, Claire Paulhan et Jacques Réda (ainsi que Arnaud Villanova  prend soin de le marquer en ses « Remerciements«  d’auteur à la page 18 de son livre) _ qui vient tout juste de paraître aux Éditions Gallimard le 16 février dernier _ ainsi que m’en avait avisé le 1er février dernier l’ami Pierre Coutelle alors que je lui parlais de l’« Ut musica, ut poiesis » de Michel Deguy (avec Bénédicte Gorrillot), que fait paraître, le 6 juin à venir, en ses Éditions du Canoë, Colette Lambrichs, la propre nièce, justement, de Georges Lambrichs, comme je l’ai appris alors à Pierre.

    Et le 20 mai 2014, c’était à la Librairie Mollat, et à propos de l’œuvre d’Imre Kertész, que j’avais rencontré Nathalie Georges-Lambrichs, la fille aînée de Georges, venue présenter un travail collectif intitulé « L’Homme Kertész : variations psychanalytiques sur le passage d’un siècle à un autre » ; et nous avions immédiatement sympathisé…

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    Ce dimanche 19 février 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa