Étiquette : Jiri Belohlavek

  • Du trop injustement méconnu Bohuslav Martinu (1891 – 1959), deux pépites majeures dans le très beau coffret « Sir Charles Mackerras – Life with Czech Music – Janacek/Martinu » : sa « Messe au champ d’honneur » de 1939 et son « Double Concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales » de 1938 : deux absolus chefs d’oeuvre !

    C’est d’abord ma passion pour l’œuvre de Leos Janacek (1854 – 1928) _ surtout les sublimes Quatuors à cordes et l’œuvre de piano… _ qui m’a conduit a commander immédiatement le coffret Supraphon SU 4042-2 de quatre CDs et un DVD « Sir Charles Mackerras  – Life with Czech Music – Janacek/Martinu » que vient de publier le magnifique label tchèque _ c’est l’article « L’oeuvre d’une vie« , de Jean-Charles Hoffelé, en date du 6 juillet dernier, qui m’a fait connaître l’existence de cet important coffret  Supraphon ; mais lui parle d’« une lecture anguleuse du Double Concerto » de Bohuslav Martinu…

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    Mais  j’aime aussi beaucoup, beaucoup, l’œuvre encore trop injustement méconnu de Bohuslav Martinu (1891 – 1959) ; et c’est donc avec un très grand plaisir que j’ai pris acte de la présence en ce coffret d’un CD consacré à la musique de ce compositeur, Martinu, dont je m’empresse de me procurer les CDs à leur parution quand j’en ai la connaissance…

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    M’étant procuré ce mardi 23 juillet ce coffret Supraphon que j’avais commandé, j’ai donc commencé par l’écoute de ce CD Martinu ;

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    et des quatre œuvres qui y figurent, ma discothèque personnelle possédait jusqu’ici deux interprétations des « Fresques de Piero della Francesca » (H 355, de 1955), jointes, les deux fois, à des interprétations du « Double Concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales » (H. 271, de 1938) :

    _ en un CD BBC – Warner 2564 61951-2, paru en 2005  _ les « Fresques«  y sont interprétées par le BBC Symphony Orchestra placé sous la direction de Sir Andrew Davies ; et le « Double Concerto« , par le Prague Philharmonia, sous la direction de Jiri Belohlavek ; les deux enregistrés au Royal Albert Hall à Londres au mois de juillet 2004 _ :

    _ et en un double CD Praga Digitals PRD 250 389 Dual, paru en 2018 _ les « Fresques » y sont interprétées par le Royal Philharmonic Orchestra placé sous la direction de Raphael Kubelik, enregistrées à Londres, au Kingsway Hall, au mois de janvier 1957 ; et le « Double Concerto« , par le Czech Philharmonic Orchestra, sous la direction de Karel Sejna, à Prague, au Dvorak Hall, le 15 septembre 1958.

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    Il me faut tout de suite dire que de ce CD Martinu du coffret Supraphon, les deux œuvres et interprétations qui m’ont le plus enchanté sont

    d’une part la très impressionnante « Messe au champ d’honneur » (H. 279, de 1939), jusqu’ici inconnue de moi _ enregistrée au Rudolfinum, à Prague, les 20 et 21 janvier 1984 ; l’écouter ici en cette direction de Sir Charles Mackerras (d’une durée de 24′ 59) _,

    et d’autre part l’admirable, absolument magnifique _ et assez français d’esprit, par sa lumineuse lisibilité… _, « Double Concerto » (H. 271, de 1938) _ enregistré au Rudolfinum à Prague les 15 et 16 février 1982 ; l’écouter ici (d’une durée de 21′ 51) _, en quelque sorte redécouvert ici sous cette très intense, incisive et flamboyante, direction de Sir Charles Mackerras.

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    Je n’avais pas été aussi favorablement marqué par les interprétations de cette œuvre singulière et magistrale sous les directions de Jiri Belohlavek (en 2004, à Londres) et Karel Sejna (en 1958, à Prague) ;

     je vais donc les ré-écouter…

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    Et aprés écoute,

    de fait, l’interprétation de Jiri Belohlavek est elle aussi magnifique !

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    Et de ce superbe « Double Concerto » de Martinu en 1938,

    j’ai trouvé aussi l’impressionnante vidéo de cette vibrante interprétation-ci (d’une durée de 20′ 52) par l’Orchestre National de France et Cédric Tiberghien au piano, sous la direction du décidément excellent François-Xavier Roth, le 29 juin 2020……

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    Bohuslav Martinu : un compositeur majeur du XXe siècle…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 24 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une étincelante pépite Martinu : le double concerto pour violon, piano et orchestre (de 1953), par le violon de Josef Spacek, le piano de Miroslav Sekera et l’Orchestre Symphonique de Radio-Prague dirigé par Petr Popelka, un lumineux et profond CD Supraphon…

    Une étincelante pépite Martinů :

    le sublime « double concerto pour violon, piano et orchestre » (H. 342, composé à New-York _ et quelque part cela se ressent… _ en 1953), par le violon de Josef Špaček, le piano de Miroslav Sekera, et l’Orchestre Symphonique de Radio-Prague dirigé par Petr Popelka,

    en un lumineux et profond CD Supraphon (SU 4330-2) _ avec la « Sonate pour violon n°3 » H. 303 (de 1944), et les « 5 Pièces brèves pour violon et piano » H. 184 (de 1930) de Martinů ; enregistré du 31 octobre au 2 novembre 2021 au Studio 1 de la Radio tchèque à Prague, pour le « double concerto« , et dans la salle Dvořák du Rudolfinum, du 11 au 14 mai 2020 pour la « Sonate n°3« , et le 23 octobre 2022 pour les « 5 pièces brèves« … _ :

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    voilà ma découverte éblouie de ce jour,

    tout innocemment présent sur la table des nouveautés du rayon Musique de la librairie Mollat.

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    Or, Bohuslav Martinů (Polička, 8 décembre 1890 – Liestal – Suisse, 28 août 1959) est un compositeur que depuis longtemps je porte au pinacle _ de même que j’adore pas mal de compositeurs tchèques et moraves, Antonín Dvořák, Josef Suk, Leoš Janáček, par exemple, dont la musique me parle tout spécialement…

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    Ce « Double Concerto pour violon, piano et orchestre » de Martinů qui n’est pas sans me rappeler d’une certaine façon le somptueux « Double Concerto pour violon, violoncelle et orchestre » (Op. 102, de 1887), de Johannes Brahms (1833 – 1897), que je viens de chroniquer avec une intense admiration aussi le 12 octobre dernier : « « …  

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    De cette œuvre admirable _ archivée H. 342 _ d’un Martinů de la maturité accomplie _ en 1953, le compositeur est dans sa 63e année de vie, et va bientôt revenir des États-Unis, pour résider à nouveau en cette France de son épouse Charlotte… _,

    nous disposons aussi d’une splendide vidéo d’un enregistrement _ d’une durée de 27′ 07 _ en concert, en la salle Dvořák du merveilleux Rudolfinum de Prague, le 9 octobre 2021, par ces mêmes admirables interprètes, Josef Špaček, Miroslav Sekera, et l’Orchestre Symphonique de Radio-Prague dirigé par Petr Popelka, qui l’enregistreront bientôt en studio  _ en une durée de 26′ 10, au CD _ peu après : du 31 octobre au 2 novembre suivants…

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    Ma discothèque recèle aussi, en un coffret Hyperion de 4 CDS _ intitulé « The complete music fir violin and orchestra« , par Bohuslav Matousek, le Czech Philharmonic Orchestra, sous la direction de Christopher Hogwood, paru en 2019 ; cf mon article du 21 mars 2019 : « « … _, une autre interprétation _ elles ne sont pas nombreuses _ de ce même « double concerto pour violon, piano et orchestre » (H. 342, de 1953) de Bohuslav Martinů,

    par Bohuslav Matoušek au violon, Karel Košarek au piano, et Christopher Hogwood dirigeant le Czech Philharmonic Orchestra…

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    Et d’autre part,

    on peut aussi accéder ici même à une vidéo _ d’une durée de 26′ 47 _ d’un précédent et lui aussi merveilleux, très touchant, « double concerto pour violon, piano et orchestre » de Bohuslav Martinů, de 1910 cette fois _ Martinů n’avait même pas 20 ans… _, et archivé H 13, en une interprétation de Bohuslav Matoušek au violon et Petr Adamec au piano _ assez étrangement nulle part ne sont indiqués ni le nom de l’orchestre, ni celui du chef qui l’a dirigé ; et je ne possède hélas pas le précieux coffret de 4 CDs qui le comporte… _, qui vient nous offrir une passionnante et très belle mise en perspective du parcours musical de Bohuslav Martinů, de 1910 à 1953…   

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    Enfin, il me faut aussi et bien sûr faire l’éloge du brillant violoniste très attachant de ce CD Supraphon de l’automne 2021 : Josef Špaček ; dont je possède déjà les belles interprétations du CD Supraphon SU 1482-2 « Dvořák, Suk, Janáček – Violin Concertos« , paru en 2015, avec l’Orchestre Philharmonique tchèque dirigé par le grand Jiří Bělohlávek…

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    On peut aussi découvrir Josef Špaček en cette brève vidéo (d’une durée de 3′ 21) de présentation, avec son compère violoncelliste  Tomáš Jamník, d’un très séduisant CD Supraphon SU 4304-2 « Paths« , de Duos pour violon et violoncelle de Leoš Janáček, Gideon Klein, Bohuslav Martinů et Ervín Schulhoff…  

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    Que de splendides musiques tchèques et moraves !

    Et que de merveilleux interprètes idoines en ce si sensible et émouvant répertoire…

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    Ce mardi 17 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter Bohuslav Martinu

    Parmi les compositeurs tchèques,

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    Bohuslav Martinu (1890-1959)

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    est des plus intéressants,

    riches, surprenants

    dans le premier XXe siècle _ un peu élargi.

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    Ainsi ai-je beaucoup apprécié le récent CD Supraphon

    comportant de Martinu

    son What men live by (de 1852)

    et sa première symphonie (de 1942),

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    interprétés en live

    par la Philharmonie tchèque

    sous l’éminente direction du regretté Jiri Belohlavek...

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    Voici l’analyse de ce marquant CD Supraphon SU 4233-2

    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

    que vient d’en donner hier

    le perspicace Jean-Charles Hoffelé :

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    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

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    Le cycle des symphonies de Bohuslav Martinů entrepris par Jiří Bělohlávek et sa chère Philharmonie Tchèque entre 2007 et 2009 resta inachevée : les deux premières symphonies ne furent jamais enregistrées, le chef et son orchestre ayant gravé la Première pour Chandos.

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    Dommage que vient réparer enfin une captation en concert de cette même Première Symphonie en janvier 2016 : quelle inquiétude dans les paysages d’orage du Moderato, quelle tension martiale dans le Scherzo, une vraie symphonie de guerre (1942) qui deviendrait quasiment la plus sombre du cycle avec l’ultime, celle des Fantaisies symphoniques. Le Largo est un tombeau, dont la noirceur s’augmente encore par contraste lorsque paraît le Finale, âpre triomphe. Quelle lecture !, qui si on la compare avec la gravure pour Chandos éclaire l’œuvre de teintes autrement sombres.

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    Cette exhumation vole la vedette à la pastorale théâtrale What Men Live by, enregistrée en première mondiale, récit de la visitation d’un vieux cordonnier par Dieu prenant l’apparence de trois inconnus auquel il porte secours : le récit de Tolstoï (« Là où est l’amour, là est Dieu »), partition modeste dans le ton et la forme des opéras radiophoniques, qui fut créée dans sa version avec orchestre par le Hunter College Opera Festival le 20 mai 1955.

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    La parabole tire un rien à la ligne, Martinů écrivant en mode automatique, il n’y retrouve pas les audaces de La Comédie sur le pont et son opus théâtral suivant, Le Mariage d’après Gogol aura bien plus de sel. Mais voilà, Jiří Bělohlávek, qui réalisa pleinement son art au travers des œuvres de Martinů ne voulait pas oublier cette partition délaissée, acte d’amour qu’on écoutera avec gratitude avant de retourner aux abîmes de cette stupéfiante Première Symphonie. Et maintenant, Supraphon doit nous retrouver la Deuxième Symphonie.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů
    (1890-1959)
    What Men Live By, opéra-pastorale en un acte, H. 336
    Symphonie No. 1, H 289

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    Ivan Kusnjer, baryton (Ivan Avdeitch)
    Petr Svoboda, basse (Le vieux paysan)
    Jan Martiník, basse (Stepanitch)
    Lucie Silkenová, soprano (Une femme avec son enfant)
    Ester Pavlů, contralto (Une vieille femme)
    Jaroslav Březina, ténor (Le narrateur, rôle chanté)
    Josef Špaček (Le narrateur, rôle parlé)
    Lukáš Mareček (Un jeune garcon, role parlé)

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    Ensemble de voix Martinů
    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Jiří Bělohlávek, direction

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    Un album du label Supraphon SU 4233-2
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    Photo à la une : © DR

     

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    Ce mardi 11 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa