Étiquette : Johann Adam Reincken

  • Partager le plaisir du superbe CD Reincken de Clément Geoffroy, à L’Encelade

    Ce dimanche,

    réalisant ma petite recension matinale sur le net

    des articles parus cette nuit,

    …

    voici,

    sur le site de Res Musica,

    cet excellent article de Cécile Glaenzer  

    REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

    …

    dont les analyses rejoignent tout à fait les miennes

    _ cf mes deux articles des 17 et 25 octobre derniers :

     

    et  … _ ;

    …

    et Johann Adam Reincken, ce magnifique compositeur,

    comme Clément Geoffroy, cet excellent jeune claveciniste,

    …

    méritent parfaitement

    pareille unanime reconnaissance

    et de leur génie, et de leur talent !

    …

     

    …

    REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

    …

    Johann Adam Reincken (c.1640-1722) :

    Toccata en la majeur, Ballett, Toccata en sol mineur, Fugue en sol mineur, Suite en do majeur, Höllandische Nachtigall, Die Meierin, Praeludium en do majeur (transcription par Johann Sebastian Bach BWV 966), Suite anonyme en la mineur.

    1 CD Encelade.

    Enregistré en décembre 2017 à l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg.

    Livret français et anglais.

    Durée 73:00
    Geoffroy-Reincken

    …
    …

    Quel bonheur _ mais oui ! _ que cet enregistrement ! Tout y est _ en effet ! _ somptueux : la musique de Reincken _ que oui !!! _, le jeu tour à tour brillant et sensible _ parfaitement ! _ de Clément Geoffroy et le son ample _ oui, en totale concordance avec le faste de cette musique _ du clavecin d’Émile Jobin. Une fois de plus, L’Encelade _ oui, oui, oui ! _ nous offre une pépite.

    …

    …

    …

    …

    On connaît trop mal _ comment le comprendre ? quelle profonde injustice ! _ Johann Adam Reincken, organiste de l’église Sainte-Catherine de Hambourg dans la deuxième moitié du XVIIesiècle, et fondateur dans cette ville de la première maison d’opéra d’Allemagne _ rien moins… De son vivant, seules les six sonates composant son Hortus musicus ont été publiées. Mais certaines de ses compositions pour l’orgue et pour le clavecin ont été heureusement copiées par ses contemporains, car sa renommée était immense _ mais oui !!!! _ dans toute l’Europe du Nord. C’est ainsi qu’elles sont parvenues jusqu’à nous et leur grande qualité _ l’expression est encore trop modeste _ atteste du bien-fondé de la réputation de leur auteur. Dans cet enregistrement, Clément Geoffroy a choisi d’ajouter quelques pièces dont l’attribution est douteuse, dont une suite en la mineur qui pourrait être de la main de Johann Pachelbel. Johann Sebastian Bach lui-même a transcrit certaines sonates de l’Hortus musicus pour clavier, et nous en entendons ici un exemple méconnu.

    …

    …

    Le jeu inspiré du jeune claveciniste fait merveille _ oui _ dans ce répertoire, tant dans la virtuosité propre au stylus fantasticus _ bien sûr : flamboyant ! _ que dans l’écriture à la française _ oui : Hambourg était un riche port hanséatique en communication avec toute l’Europe ; dont la France rayonnante de Louis XIV… _ des allemandes et sarabandes où son toucher sensible rend parfaitement les qualités expressives _ merveilleuses _ du compositeur. Une toute petite réserve, cependant, est appelée par la vélocité parfois un peu inutilement nerveuse, comme dans la fugue en sol mineur. Deux sommets dans ce programme : deux airs à variations, le premier intitulé Ballett et le deuxième sur l’air de La Meierin, emprunté à Johann Jakob Froberger _ (1616 – 1667) : autre compositeur sublime !, que dis-je, sublimissime !!! et passé par Paris ; et grand ami du génial  Louis Couperin (1626 – 1661). Cette dernière grande partita nous offre dix-huit variations admirables qui rappellent les variations de son ami Buxtehude _ 1637 – 1707 _ sur La Capricciosa et préfigurent les Variations Goldberg de Bach _ oui : une tradition majeure !!! On y admire, à chaque reprise, la science de l’ornementation de l’interprète, d’un goût très sûr _ oui.

    …

    …

    Le choix du clavecin, un instrument d’Émile Jobin s’inspirant de la facture flamande des Rückers, est parfait _ en effet _ : un son éclatant et précis _ oui ! _ au service du _ très riche et soigné _ contrepoint de Reincken. L’accord au tempérament inégal (Lambert-Chaumont) lui confère une palette de couleurs très riche _ mais oui. Quant à la notice du livret, signée par Clément Geoffroy lui-même, elle témoigne de la grande culture et de la curiosité féconde _ c’est très important _ de ce jeune claveciniste qui nous emmène avec bonheur _ oui, oui, oui _ hors des sentiers battus _ et là, c’est entièrement de notre faute.

    …

    …

    Courez vite vous nourrir de l’enchantement

    de ce CD Johann Adam Reincken : Toccatas, Partitas & Suites,

    L’Encelade ECL 1705.

    …

    …

    Ce dimanche 4 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvel accord sur Reincken… et sur Clément Geoffroy…

    Le 17 octobre dernier, il y a tout juste dix jours,

    j’exprimai mon double enthousiasme

    en mon article  

    tant à l’égard d’un étonnant merveilleux compositeur incroyablement méconnu,

    Johann Adam Reincken (1643 – 1722),

    que vis-à-vis d’un très brillant jeune claveciniste, Clément Geoffroy, son interprète,

    …

    pour un superbe CD produit par L’Encelade,

    le CD Johann Adam Reincken : Toccatas, Partitas & Suites,

    ECL 1705.

    …

    …

    Eh bien,

    voici que sur son site,

    Discophilia, les chroniques de Jean-Charles Hoffelé,

    et en date du 22 octobre dernier,

    …

    celui-ci,

    toujours très avisé,

    émet un commentaire assez voisin

    à propos de ce très brillant disque :

    …

    LE CLAVECINISTE DU TABLEAU

    …

    …

    Jugez-en donc :

    …

    …

    LE CLAVECINISTE DU TABLEAU

    …

    …

    L’Hortus Musicus, quelques pièces de clavecin, trois pièces d’orgue, voilà tout ce que nous aura laissé durant sa longue existence (quatre-vingt-deux ans) Johann Adam Reincken, le claveciniste qui vous regarde droit dans les yeux au centre de la célèbre toile de Johannes Voorhoust que l’on peut admirer au musée de Hambourg. Buxtehude joue de la viole à ses côtés et le berce d’un regard extasié. Quelle merveille que cette allégorie de la musique ! et comme les pièces sereines et tendres, majestueuses et solaires qu’assemble Clément Geoffroy dans ce très bel album y sont bien assorties.

    …

    Le style français _ celui des Suites _ n’est jamais très loin dans ces musiques savantes qui ne renoncent pourtant jamais aux charmes, Reincken est un sensuel d’abord, ce que donne particulièrement à entendre le jeu vif et coloré de Clément Geoffroy qui envole le clavier du très piquant Emile Jobin d’après Ruckers, quel clavecin ! Idéal pour ces musiques où la danse le dispute aux toccatas et aux fugues.

    …

    D’avoir enfin tout un disque consacré à ce mince corpus que Gustav Leonhardt ou Carole Cesari n’avaient qu’effleuré permet de prendre la mesure de son importance _ oui ! _, la variété de ses affects, l’intelligence suprême de son harmonie qui fit attribuer la Toccata en la majeur à Purcell : une telle grâce dans l’éloquence pouvait prêter à confusion autant que la publication de l’œuvre dans un recueil anglais.

    …

    Johann Sebastian Bach savait bien l’importance de ce musicien pour les musiciens, il admirait son œuvre et avait transcrit au clavecin pour son usage domestique le Praeludium en ut majeur entre autres pièces tirées de l’Hortus Musicus.

    …

    Je ne peux plus quitter ces musiques brillantes et profondes, si subtilement et allégrement jouées par ce jeune claveciniste dont j’avais déjà admiré le premier album chez le même éditeur, courrez-y et commencez par la plage 14, ce Holländische Nachtigall au naturalisme délicieusement astringent.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    Johann Adam Reincken(1643-1722)
    Toccata en la majeur
    Ballett, Partite diverse
    Suite en la mineur
    Toccata en sol mineur
    Fugue en sol mineur
    Praeludium en ut majeur
    Suite en ut majeur
    Holländische Nachtigahl
    Die Meierin. Partite diverse

    Clément Geoffroy, clavecin

    …
    …

    Un album du label L’Encelade ECL1705
    …

    …

    Photo à la une : © DR

    …

    …

    Ce jeudi 25 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et le génial hambourgeois Johann Adam Reincken (c.1640 – 1722) par le brillant claveciniste Clément Geoffroy…

    Après un superbe mémorable CD Vivaldi à deux clavecins

    _ avec Gwennaëlle Alibert : le CD Encelade ECL 1602 : étincelant, déjà !, paru en septembre 2017 _,

    …

    le jeune et fort brillant claveciniste Clément Geoffroy

    nous offre aujourd’hui un merveilleux récital

    d’un des plus lumineux compositeurs

    de ce Stylus Fantasticus

    qu’illustra aussi le grand Buxtehude :

    …

    Toccatas, Partitas & Suites de Johann Adam Reincken.

    …

    Soit le CD Encelade ECL 1705.

    …

    …

    Reincken (c. 1640 – 1722),

    dont on n’oublie certes pas les vertigineuses Suites du Hortus Musicus  

    qui ont donné lieu à de mémorables magnifiques interprétations au disque :

    …

    par exemple,

    par Stylus Fantasticus,

    dirigé par la violiste Frederike Heumann (un CD Accent, en 2010) ;

    …

    ou par Les Cyclopes,

    dirigés par Thierry Maeder et Bibiane Lapointe, et avec Manfredo Kraemer (un CD Pierre Verany, en 1996) ;

    …

    entre autres…

    …

    …

    Un compositeur de première grandeur, Reincken,

    et un très brillant interprète, Clément Geoffroy :

    …

    à fréquenter résolument

    au concert comme sur les platines…

    …

    …

    Ce mercredi 17 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir l’entame merveilleuse de l’oeuvre de clavier de Jean-Sébastien Bach par le prodigieux Benjamin Alard

    Benjamin Alard publie ces jours-ci le volume 1, en 3 CDs,

    intitulé The Young Heir / Le Jeune Héritier (1699 – 1705),

    de The Complete Words for Keyboard de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750),

    une intégrale de 14 coffrets…

    …
    …

    Ces plus de 4 heures de sublime musique

    nous transportent dès maintenant très, très, très haut…

    …

    …

    Le 1er CD du ce 1er coffret concerne Ohrdruf _ soit la toute première formation du jeune Johann-Sebastian (1685-1750) auprès de son frère aîné Johann-Christoph (1660-1721), qui le recueille là entre 1695  et 1700, suite à la perte successive de la mère, Elisabeth, en 1694, et du père, Johann-Ambrosius, en 1695 ; et se frottant à des œuvres de Johann-Michaël Bach (1648-1694), Frescobaldi (1583-1643), Kuhnau (1660-1722), Böhm, déjà (1661-1733), Froberger (1616-1667), Pachelbel (1653-1706), Marchand (1669-1732), Grigny (1672-1703), ainsi que de Johann-Christoph Bach (1642-1703) _ ;

    le second, Lüneburg _ l’apprentissage méthodique tout autant qu’inspiré, auprès d’un immense maître, Georg Böhm, entre 1700 et 1703 ; tout en permettant au très audacieux et fougueux jeune homme de pouvoir gagner assez aisément, de là, et à pied, Hambourg et Lübeck, où officiaient les merveilleux Reincken, à Hambourg, et Buxtehude, à Lübeck… _ ;

    et le troisième, Arnstadt _ lieu du tout premier poste du jeune organiste et compositeur, à partir de juillet 1703 ; et c’est somptueux…

    …

    …

    Bien sûr,

    la musique du jeune Johann-Sebastian Bach vient trancher très tôt avec les compositions des maîtres de son temps.

    …

    Le texte au dos de ce premier coffret _ des 14 au total, qui formeront cette intégrale des œuvres pour claviers de Bach ! _ est tout à fait éloquent :

    …

    « On ne naît pas génie, on le devient _ en effet ! La jeunesse de Bach a été un vaste champ _ et chantier : chantant ! _ d’observation _ intense et intensive. Depuis les années d’apprentissage à Ohrdruf, où sa sensibilité artistique précoce se manifeste de façon éclatante _ oui ! _, jusqu’au premier grand poste d’organiste à Arnstadt _ où son génie s’emballe et se donne très libre cours _, Bach n’a cessé d’enrichir _ oui _ sa _ phénoménale _ culture musicale, porté par une _ déjà _ puissante tradition familiale, animé par le respect iconique _ … _ des maîtres anciens, des affinités _ en effet _ décisives et une _ infinie _ curiosité _ gourmande, boulimique et de très grand goût _ constamment en éveil… En prélude à une intégrale _ de 14 coffrets _ d’un nouveau genre _ mêlant tous les claviers, et intégrant aussi, à l’occasion quelques voix de chanteurs _  il fallait l’éloquence _ parfaite _ et l’intelligence vigilante _ sans défaut _ du jeu de l’excellent _ et c’est là, encore, un euphémisme, tant il est prodigieux ! _ Benjamin Alard pour révéler la maîtrise technique _ aussitôt, mais c’est loin d’être le principal ! _ des premières œuvres pour clavier de Bach et traduire l’essence même _ mais oui… _ du discours musical d’un jeune compositeur qui se mesure déjà _ avec une totale réussite, couronnant son audace et la générosité et très haute inspiration de ses élans _ à l’aune de ses prédécesseurs comme de ses contemporains« .

    …

    …

    Mais il faut aussi, et encore plus, rendre pleine justice au miraculeux talent _ révélé depuis bien longtemps déjà  : merci, merci !, à l’ami Jean-Paul Combet, pour cela, et d’abord sur l’orgue d’Arques-la-Bataille !!! _ de Benjamin Alard _ né à Rouen le 13 juillet 1985 _

    de savoir si bien d’abord écouter chacun de ses instruments _ tant, ici, l’orgue de Sainte-Aurélie de Strasbourg, que le clavecin que lui a construit, d’après des modèles flamands de Ruckers et Dulken, le maître-facteur Emile Jobin _, en les moindres de leurs sonorités singulières,

    et de si bien savoir mettre celles-ci au service de son interprétation, aussi puissante que souple, délicate, fluide, et merveilleusement chantante, aussi vive et brillante que toujours parfaitement juste, de ces merveilleux chants de gloire, de la plume inspirée à foison, telle une inépuisable source de lum!ère, de notre génial compositeur… 

    …

    …

    Et ici je me souviens de la profondeur, douceur, noblesse et gravité, de l’hommage que, le 7 août 2014, Benjamin Alard, accouru aussitôt de sa Normandie, est venu rendre à Jacques Merlet, à l’orgue Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux,

    pour les obsèques de cet incomparable défenseur de la musique ancienne _ et des meilleurs de ses servants _, qu’était notre facétieux, aussi, maître Jacques…

    _ cf mon article du 31 août 2014 : Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… ; ainsi que cet autre, du 11 décembre 2015 : «  ; ainsi que le podcast de mon entretien du 12 décembre 2015 avec Marcel Pérès : Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet…

    …

    Et ce n’est pas un hasard si dans l’entretien présent dans le livret, Benjamin Alard sait, aussi, rendre hommage

    à ce qu’il doit à Pierre Hantaï,

    et à Elisabeth Joyé.

    …

    …

    Ce tout premier coffret de trois CDs de l’intégrale à venir de la musique pour clavier de Johann-Sebastian Bach

    est, déjà, un merveilleux et très épanoui juvénile monument de vie.

    …

    Pourvoyeur à ce degré de joie,

    il n’est pas près de quitter ma platine…

    …

    …

    Ce vendredi 30 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa