Étiquette : Johann Adolf Hasse

  • L’Oratorio « Serpentes ignei in deserto » (Venise, 1733/5) de Johann-Adolf Hasse, ou la confirmation par le double CD Erato des Accents, dirigés par Thibault Noally, de mon peu d’appétence pour l’œuvre musical de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783)…

    Décidément, je continue à avoir bien du mal avec l’œuvre de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783).

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    Alors que le double CD Erato 5021732399045 de l’Oratorio de Hasse « Serpentes ignei in deserto » est encensé par la critique discographique

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    je persiste, pour ma part, à ne pas accrocher du tout à l’œuvre de ce compositeur saxon, préféré à Dresde au génialissme Jan-Dismas Zelenka (1679 – 1745)…

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    Serpentes ignei in deserto, un éblouissant oratorio de Johann Adolph Hasse

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    Le 16 décembre 2024 par Jean Lacroix

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    Johann Adolf Hasse (1699-1783) : Serpentes ignei in deserto, oratorio biblique pour six voix et instruments.

    Philippe Jaroussky (Moyzes), Julia Lezhneva (Angelus), Jakub Józef Orliński (Nathanael), Bruno de Sá (Josue), Carlo Vistoli (Eleazar), David Hansen (Eliab) ; Les Accents, violon et direction Thibault Noally. 2023.

    Notice en français, en anglais et en allemand. Livret en latin, avec traductions anglaise et française.

    91’ 18’’. Un album Erato de deux CD 5021732399045.

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    Né à côté de Hambourg, à Bergedorf, Johann Adolf Hasse, fils d’organiste, étudie dans la ville portuaire hanséatique. Il se fait applaudir sur scène dans le répertoire italien pour ses qualités de ténor, notamment à Brunswick où il donne son premier opéra. Il a un peu plus de vingt ans lorsqu’il se rend à Naples pour se perfectionner auprès de Porpora, puis d’Alessandro Scarlatti. Il connaît le succès dans la cité du Vésuve avec ses opéras, bouffes ou sérieux, puis à Venise, où Farinelli créée son Artaserse. Il compose pour l’Ospedale degli Incurabili et se marie en 1730 avec la soprano Faustina Bordoni (1797-1781), qui devient son interprète principale. On le retrouve à Dresde pour diriger la musique de la Cour. Il se partage entre cette fonction et des séjours en Italie, en particulier dans la cité des Doges. Grand voyageur, ce créateur prolifique ira aussi se produire à Paris devant la dauphine. Il s’établira quelques années à Vienne, avant de se partager à nouveau entre Dresde et Venise, où il décèdera. C’est à l’Ospedale, établissement pour jeunes filles, qu’est destiné son oratorio sacré de 1733/35, Serpentes ignei in deserto, dont le message spirituel est précisé dans la notice : l’homme ne doit pas douter de la bienveillance divine qui pardonne le péché et assure sa grâce pour le salut.

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    Cette partition flamboyante est un pur joyau _ … _ , basé sur un bref épisode de l’Ancien Testament, extrait du Livre des Nombres (Nb 21, 4-9), dont s’est inspiré le librettiste Bonaventura Bonomo, décédé en 1740. Au cours de leur fuite d’Égypte, les Hébreux errent longtemps dans le désert. Le peuple s’épuise, perd courage et doute de Dieu et de Moïse. Pour le punir, Dieu envoie des serpents venimeux qui mordent et font périr. Après intercession de Moïse, Dieu lui dit de façonner un serpent d’airain qu’il fixera à un poteau. Tout être mordu sera guéri en le contemplant. Saint Jean s’en souviendra dans son Évangile (3, 14), le serpent devenant le symbole du Christ crucifié, signe de vie éternelle et de salut des hommes. C’est ce récit aux côtés magiques que Hasse met en musique de façon subtilement narrative, sans bruits ni fureur, dans une atmosphère de fines mélodies expressives, qui expriment des états d’âme, et de récitatifs virtuoses, avec six protagonistes vocaux comme intervenants, des cordes et un continuo récurrent.

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    Une remarquable version de ces « Serpents en feu dans le désert » existe depuis 2006, sous label Ambronay, Jérôme Corréas y dirigeant Les Paladins. L’œuvre étant destinée aux voix féminines de l’Ospedale, la distribution allait dans ce sens : Isabelle Poulenard, Valérie Gabail, Stéphanie d’Oustrac et Annette Markert, un contreténor, Robert Expert venant s’ajouter en Éléazar. Dans le présent enregistrement de juin 2023, l’option est différente. Une seule voix féminine est utilisée (Julia Lezhneva en Angelus), les cinq autres étant dévolues à quatre contreténors, et non des moindres, et au sopraniste Bruno de Sá, qui incarne Josué. Le plateau fait rêver lorsqu’on découvre la distribution. Le résultat est à la hauteur de l’attente : fascinant _ … L’inspiration de Hasse est à son comble, on est envoûté par cette avancée dramatique et par sa capacité narrative. Le texte latin étant joint, avec traduction française, on suit l’action avec un vif plaisir qui ne cesse de se renouveler.

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    Dans un entretien, Thibaut Noally, qui emmène ce récit biblique avec une réelle hauteur de vue, précise que l’écriture vocale des arias oscille entre virtuosité exacerbée et lyrisme belcantiste d’une grande profondeur et sobriété. Quatre personnages disposent d’un seul aria. Orliński est Nathanael, qui décrit les plaies horribles qui s’abattent sur le peuple hébreu ; Vistoli, en Eléazar, est dans l’imploration pour réclamer le pardon, alors que Josué/de Sá clame son espoir dans la fin de l’affliction. En Eliab, David Hansen exprime les angoisses face à un sort funeste qui fait souffrir. Tous quatre sont impeccables dans leur intervention, tout particulièrement le sopraniste Bruno de Sá, qui irradie de lumière. Le seul duo de l’oratorio, entre lui et Vistoli, est un moment de grâce.

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    Deux rôles bénéficient de deux arias. Philippe Jaroussky est Moïse, dont la voix, si elle n’est plus tout à fait au sommet, possède un métier qui lui permet de dominer la stature en termes de virtuosité. Son air d’entrée, qui tance l’ingratitude du peuple, de même que la péroraison, chant joyeux qui annonce la venue future du Christ, sont assumés avec musicalité. Reste la seule voix féminine, celle de la soprano russe Julia Lezhneva dans le rôle de l’Ange. Sans afféterie, elle déploie une belle éloquence, malgré quelques notes un peu dures. Son premier air, dans lequel elle souligne le mépris et l’impiété du peuple, et surtout « Aura beata, plaude jucunda », qui se réjouit de l’éloignement de la colère divine, sont remarquables d’intensité.

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    On souscrit tout à fait à la remarque de Thibault Noally, qui dirige ces Serpenti avec une ferveur communicative, lorsqu’il précise que la génération actuelle des contreténors offre la possibilité de rassembler des personnalités et des timbres vocaux tous très personnels, dont il résulte une grande variété de tempéraments et de couleurs. Le résultat est probant. Ce qui n’empêchera pas d’associer, dans une discothèque, la présente version à celle des voix féminines chez Ambronay. L’œuvre est digne d’être magnifiée par des qualités respectives.

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    Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Ce mercredi 18 décembre 20924, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un atelier familial Bach jubilatoirement effervescent : ce que nous en révèle de merveilles en gestation le flamboyant CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach » du magnifique magistral Francesco Corti

    C’est le double CD « Winged Hands _ The Eight Great Suites & Overtures _ George Frideric Handel » Arcana A499 _ enregistré à Lonigo en février 2021 _,

    qui m’a fait _ enfin ! _ découvrir _ comment avait-il échappé jusqu’alors à mon attention ?.. _ et admirer ce prodigieux musicien _ un génie de l’interprétation la plus vivante et la plus juste ! _ qu’est l’arétin Francesco Corti _ toscan, il est né à Arezzo en 1984.

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    Et le très vif plaisir de ce splendide CD Handel m’a conduit à rechercher illico presto à me procurer le précédent CD _ enregistré à Crema en mai 2019 _ de ce claveciniste toscan, paru peu avant, lui aussi, chez Arcana :

    le CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach« , soit le CD Arcana A480.

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    Et je dois dire que, à l’écoute en boucle de cette nouvelle galette discographique, je suis confondu d’admiration devant, ici et à nouveau, autant de présence, de vie…

    ainsi que de la plus parfaite justesse de compréhension tellement intime des œuvres si merveilleusement interprétées

    par ce splendide maître _ d’à peine 35 ans lors de l’enregistrement de ce sublime CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach« … _ qu’est Francesco Corti.

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    Vite, vite, découvrir de précédentes réalisations discographiques de cet interprète prodigieux !!!

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    Quels sont donc les secrets de cette subjuguante maestria musicale de Francesco Corti ?…

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    Et pas seulement dans l’interprétation de Bach

    que, déjà, j’éprouve _ jusqu’à ce point ! _ la bien peu banale impression de percevoir en vérité pour la première fois ! _ rien moins !..

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    Voilà ! 

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    Avec ce naturel, cette fluidité, cette joie

    à la fois si profonde en même temps que très légère, en sa douce mais magistralement affirmée si juste intensité…

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    Et c’est vraiment stupéfiant de ressentir cela,

    et à ce degré et hauteur-là…

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    Quelle maestria,

    mais qui s’efface complètement au plus grand service de l’œuvre elle-même ! Et rien qu’elle !

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    Comme quoi le medium de l’interprétation, ici musicale _ et que ce soit au concert ou au disque _,

    constitue un décisif maillon déclencheur et passeur de la rencontre-perception vraie avec une œuvre

    demeurée, elle, et jusqu’à nous, sur du simple et fragile _ et quasi muet, pour qui ne sait pas, ou sait mal, le lire vraiment _ papier…

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    Magique transfiguration-réincarnation de l’interprétation quand elle sait confiner au génie…

    _ et sans le moindre m’as-tu vu – l’ai-je bien descendu ?, que l’on m’entende bien !..

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    Une dernière remarque à propos de ce stupéfiant et si évident CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach » de Francesco Corti :

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    au-delà de la magistrale grâce inouïe de cette interprétation de Francesco Corti ;

    et du choix de l’instrument lui-même, un magnifique clavecin du facteur Andrea Rastelli (de Milan, en 1998) d’après un Christian Vater  (de Hanovre, en 1738)

    _ et sans rien dire de la parfaite prise de son de ce CD Arcana _ ;

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    il me faut ici souligner que c’est l’art même de composer le programme (inédit) de ce disque

    qui lui aussi est tout simplement merveilleux :

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    en plus de 5 chefs absolus d’œuvre de Johann-Sebastian Bach lui-même en son atelier de musique,

    que sont les BWV

    815a (un Prélude _ à visionner et écouter ici _),

    815 (un tout premier état de la Suite française n°4 en mi majeur),

    998 (un Prélude, Fugue et Allegro en mi majeur),

    992 (le Capriccio sopra la lontananza del fratello dilettissimo en si majeur)

    et 691 (la transcription du chant « Wer nun den lieben Gott lasst walten« )

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    Francesco Corti a admirablement choisi aussi,

    pris au sein de ces si précieux pour nous « Petits Livres » de musique manuscrits constitués par Johann-Sebastian Bach pour son propre usage et celui des membres de sa famille _ au premier chef son fils aîné Wilhelm-Friedemann, et sa seconde épouse Anna-Magdalena, mais bien d’autres encore… _,

    les superbes pièces suivantes de compositeurs qui ont retenu, à un titre ou un autre, mais toujours musicalement, l’attention de Bach :

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    de son prédécesseur à Saint-Thomas de Leipzig Johann Kuhnau (1660 – 1722) :

    la très belle et inspirante Suonata Quarta (extraite des 6 Sonates bibliques) « Hiskia agonizzante  e risanato » ;

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    de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783) :

    l’amusante et distrayante _ »une chansonnette« , disait fort justement Bach… _ Polonaise en sol majeur BWV-Appendice 130 ;

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    de son maître, à Lunebourg, le grand Georg Böhm (1661 – 1733) :

    le grandiose et éblouissant Prélude en sol mineur,

    suivi ici de la Fugue et du Postlude qui l’accompagnent ;

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    de l’admiré maître français François Couperin (1668 – 1733) :

    le tendre Rondeau « les Bergeries », extrait du « Second Livre des Pièces de Clavecin« , en si majeur BWV Ans. 183 ;

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    et de son très cher ami _ et parrain de Carl-Philipp-Emanuel… _ Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767), transcrite ici, et merveilleusement, par Bach pour le clavecin seul :

    cet autre chef d’œuvre absolument splendide et rayonnant de joie qu’est l’Ouverture pour orchestre en mi majeur TWV 55:Es4.  

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    Chapeau, l’artiste,

    Francesco Corti !!!

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    Tout coule de source _ la source Bach… 

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    Et bien sûr à suivre…

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    Ce samedi 7 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En cherchant Adrian Willaert, trouver Silvius Leopold Weiss : par le luthiste Jadran Duncumb, chez Audax Records…

    En recherchant, à la lettre W, des CDs d’Adrian Willaert,

    compositeur qui m’intéresse et passionne ces temps-ci,

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    voici que je tombe sur un CD de Sonates pour luth de Silvius Leopold Weiss (1687 – 1750)

    _ un compositeur-luthiste ami de Jean-Sébastien Bach _,

    par le jeune et excellent Jadran Duncumb,

    au luth baroque :

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    un CD de la très intéressante _ et beaucoup mieux que ça : éminemment remarquable ! _ marque Audax Records,

    que dirige le violoniste _ italien, et vivant en France _ Johannes Pramsholer

    _ cf un précédent CD Audax Bach-Weiss, le CD ADX 13 706, par Johannes Pramsholer et Jadran Duncumb _ :

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    le CD Lute Sonatas de Weiss & Hasse,

    Audax ADX 13713,

    est paru en 2018,

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    mais sans passer par le présentoir des nouveautés…

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    Un CD très poétique,

    dont les harmoniques continuent de résonner-chanter très longtemps en nous…

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    Grand merci à Jadran, l’interprète

    et à Johannes, son producteur !

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    Ce samedi 2 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un compositeur à découvrir : Nicola Fago (1677 – 1745), dans le superbe CD « Anima sacra », de Jakub Jozef Orlinski et Il Pomo d’Oro

    Autant j’avais été déçu par le précédent CD de Jakub Jozef Orlinski,

    le CD Händel Enemies in love _ le CD ËVOE 005 _ ;

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    autant cette fois-ci,

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    pour le CD Anima sacra _ un CD Erato 0190295633745 _,

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    avec des œuvres sacrées 

    _ surtout en latin, sauf 4 en italien _

    de compositeurs moins connus,

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    tels que,

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    ayant officié surtout à la cour de Naples,

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    Nicola Fago (1677 – 1745),

    Domenec Tarradellas (1711 – 1751),

    Domenico Sarro (1679 – 1744),

    Francesco Feo (1691 – 1761),

    Gaetano Maria Schiassi (1698 – 1754),

    ou même Francesco Durante (1684 – 1755) ;

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    sont un peu mieux connus,

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    ayant officié à la cour de Dresde,

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    Johann David Heinichen (1683 – 1729),

    Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745)

    et Johann Adolf Hasse (1699 – 1783)

    _ ce dernier faisant la jointure entre Naples et Dresde… _,

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    je suis très chaleureusement emballé…

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    Ce sont toutes des musiques sacrées _ vraiment splendides ! _ de la première moitié du XVIIIème siècle.

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    Le très bon orchestre baroque Il Pomo d’Oro

    est dirigé par le brillant jeune chef russe

    Maxim Emelyanychev.

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    Et dans ce très bon et très original programme,

    je recommande tout spécialement

    les trois oeuvres découvertes

    et données ici du napolitain Nicola Fago :

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    Alla gente a Dio diletta (de Il Faraone sommerso, oratorio représenté en 1709),

    Confitebor tibi, Domine,

    et Tam non splendet sol creatus.

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    L’intensité de la beauté en est profondément émouvante !

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    Nicola Fago : un compositeur (1677 – 1745) à retenir…

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    Ce mercredi 31 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa