Étiquette : Johann Caspar Ferdinand Fischer

  • A la recherche d’interprétations au disque de Suites orchestrales « à la française » dans l’Allemagne d’après Lully : le CD « Ph. Erlebach – J.C.F. Fischer – J.S. Kusser – J. Fischer » de l’Altberg Ensemble dirigé du clavecin par Jörg Andreas Bötticher…

    Poursuivant ma recherche d’interprétations au disque de passionnantes Suites orchestrales « à la française » dans l’Allemagne d’après Lully,

    j’ai commandé et reçu  le CD Dux 1987 « Erlebach – JCF Fischer – Kusser – J Fischer » de l’Altberg Ensemble dirigé du clavecin par Jörg Andreas – enregistré à Lodz du 14 au 17 septembre 2023…

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    Les œuvres ici présentes sont tout à fait intéressantes pour nous faire accéder à une meilleure connaissance de la diffusion du modèle de la suite française inspirée des danses de Lully,

    même si l’interprétation ici des instrumentistes polonais de l’Altberg Ensemble peut pas mal gagner encore en vivacité et poésie,

    à mon modeste goût du moins…

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    Ce mercredi 3 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (1656 – 1746), un des premiers diffuseurs du style lullyste en Europe : un compositeur baroque qui suscite depuis longtemps ma curiosité…

    C’est la récente parution – le 17 juillet 2025 – du CD cpo 555-689-2 « Johann-Caspar-Ferdinand Fischer – Hymns and Psalms »  l’Ensemble Gloriosus dirigé par Patrick Debrabandere – enregistré à Wippelgem (Belgique) du 19 au 22 février 2024  regardez cette très brève vidéo… – , qui vient relancer ces jours-ci d’octobre 2025 ma vive curiosité à propos de ce marquant compositeur baroque qu’est Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (Schönfeld, 5 septembre 1656 – Rastatt, 27 août 1746),

    « un des compositeurs allemands de son temps les plus au fait de la tradition musicale française » et qui a peut-être fait, jeune, « un séjour en France auprès de Lully«  – il a au moins rencontré à Dresde, où il a étudié auprès de Christoph Bernhard (Kolberg, 1er janvier 1628 – Dresde, 14 novembre 1692), Georg Muffat (Megève,1er juin 1653 – Passau, 23 février 1704), qui a étudié à Paris auprès de Lully entre 1663 et 1669, et autre très important diffuseur du style lullyste en Europe ; et j’apprécie au plus haut degré la musique de Georg Muffat… – , faisant de lui, Fischer – via Georg Muffat, ou directement auprès de Lully lui-même – , un des premiers et principaux diffuseurs du style lullyste en Europe…

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    Je collectionne donc, et depuis la décennie 90 du siècle dernier, les CDs comportant de la belle musique de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer…

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    Or, ce n’est pas cette fois-ci le style lullyste- français de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer que ce CD vient servir, mais un autre versant de l’œuvre de ce très grand compositeur – pas assez servi au disque à mon goût – : le versant italien, dans le sillage ultra-brillant du grand Claudio Monteverdi (Crémone, 1567 – Venise, 1643)…

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    Ici, les pièces composant ce beau programme de musique religieuse baroque d’inspiration italienne de Fischer sont issues des Op. 3 – un recueil de 16 Psaumes et 2 Magnificat, publié à Augsbourg… –  et Op. 5 – comportant 2 Litanies de Lorette et 3 Hymnes à la Vierge Marie... – de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer, publiés respectivement en 1701 et 1711…

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    Ce mercredi 22 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elargir la connaissance de l’expansion heureuse de la suite lullyste en pays germaniques à la fin du XVIIe siècle : Kusser, Fischer, etc.

    Élargir la connaissance _ au moins discographique _ de l’extension-expansion de la belle suite d’inspiration lullyste _ Jean-Baptiste Lully (Florence, 28 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687) _ en pays germaniques à la fin du XVIIe siècle :

    Johann-Sigismund Kusser (Pressbourg, 13 février 1660 – Dublin, 6 novembre 1727), Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (Schönfeld, 6 septembre 1656 – Rastatt, 27 août 1746), Johann Fischer (Augsbourg, 25 septembre 1646 – Schwedt, 1716), Philipp-Heinrich Erlebach (Esens, 25 juillet 1657 – Rudolstadt, 25 avril 1714), etc.,

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    c’est là un des premiers intérêts du CD Dux 1987 « Ph. H. Erlebach, J. C. F. Fischer, J. S. Kusser, J. Fischer – Ouvertures & Suites » de l’Altberg Ensemble et Jörg-Andreas Bötticher _ né à Berlin en 1964 ; de lui, ma discothèque personnelle comporte déjà 8 CDs (Harmonia Mundi, Alpha, Pan Classics, Zig-Zag-Territoires, Glossa) parus entre 1998 et 2015… _, à la direction et au clavecin _ un CD enregistré à Lodz, en Pologne, du 14 au 17 septembre 2023 ; regarder ici cette vidéo de présentation (d’une durée de 1′ 25)…

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    Et sur cet Ensemble Altberg,

    cf mon article «  » en date du 31 mars 2023, consacré au CD Dux 1761 : déjà en un répertoire de « Suites » pour orchestre, que le très grand, l’immense, Georg Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767), à la génération suivante de musiciens germaniques, a tout spécialement splendidement magnifié _ regarder ici la vidéo (d’une durée de 81′ 45) de l’enregistrement intégral de ce CD…

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    Mais peut-être les interprétations _ un peu trop timides et retenues... _ de l’Altberg Ensemble en ces deux CDs Dux auraient-elles gagné à un poil de plus de jubilation _ débridée, déboutonnée ! à la Harnoncourt, à la Goebel, ou au Florilegium Ensemble… _ pour un si festif et expansif répertoire, que j’apprécie personnellement vraiment beaucoup !..

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    Ce sont là des musiques de pure joie !!! Expansive ! Débridée !!!

    Pour s’éclater par les rythmes endiablés jusqu’à l’orgasme, de la danse !!!

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    Emportez-vous donc davantage !!!

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    Ce samedi 27 juillet 2027, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter la tendresse touchante du « Céphale et Procris » (de 1694) d’Elisabeth Jacquet de La Guerre (1665 – 1729), par A Nocte Temporis et Reinoud Van Mechelen…

    La curiosité envers les successeurs de Lully (1632 – 1687) en France et en Europe _ Collasse (1649 – 1709), Desmarest (1661 – 1741), en France, Kusser (1660 – 1727), Fischer (1656 – 1746) _ me porte à prêter attention à la nouvelle réalisation discographique de la tragédie lyrique « Céphale et Procris » _ créée au Théâtre du Palais Royal, à Paris, le 15 mars 1694 _ d’Élisabeth Jacquet de La Guerre (Paris, 17 mars 1665 – Paris, 7 juin 1729)  que vient de nous donner Reinoud van Mechelen (Louvain, 1987) à la tête de son ensemble a nocte temporis et du Chœur de Chambre de Namur,

    soit le double CD Château de Versailles Spectacles CVS 119 (n° 21 de sa collection Opéra Français) _ d’une durée de 147′ 15…

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    En 2018, l’Ensemble Musica Fiorita dirigé par Daniela Dolci nous en avait donné une première réalisation discographique, ORF CD 3033, d’une durée plus réduite, de 117′ 23,

    dont je possède le double CD…

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    Voici le commentaire que donne de cette nouvelle réalisation discographique Cécile Glaenzer ce jour même sur le site de ResMusica : 

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    Reinoud Van Mechelen dirige Céphale et Procris d’Élisabeth Jacquet de La Guerre

    Premier opéra composé par une femme, Céphale et Procris s’inscrit dans l’héritage des tragédies lyriques lullystes. en dirige le premier enregistrement intégral _ voilà. 

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    En 1694, Élisabeth Jacquet, épouse de l’organiste Marin de La Guerre, jouit déjà d’une belle réputation de musicienne accomplie. Enfant prodige, elle se produisait au clavecin devant le roi, qui la tenait en haute estime. A 22 ans, elle publiait son Premier Livre de pièces de clavecin. Sept ans plus tard, sa tragédie lyrique est créée au théâtre du Palais Royal, mais ne remportera pas le succès espéré. Céphale et Procris restera donc l’unique œuvre lyrique de la compositrice. S’inspirant librement des Métamorphoses d’Ovide, le livret de Duché de Vancy conte les amours malheureux de Céphale et Procris, contrariés par la jalousie de L’Aurore éprise de Céphale. Une fin tragique attend les deux amants, puisque Céphale tue accidentellement sa bien-aimée en voulant atteindre son rival Borée, le dieu des vents.

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    Après une tournée de cette œuvre en version de concert en janvier 2023 à Bruxelles, Namur et Versailles, Reinoud Van Mechelen dirige ici son ensemble A nocte temporis, tout en assurant le rôle central de Céphale. Déjà enregistré en 2008 par Musica Fiorita _ oui _, cet opéra est donné ici pour la première fois sans coupures, bénéficiant d’un beau travail de reconstitution à partir d’une partition lacunaire _ dont acte. Dès le prologue, on est surpris _ en effet ! _ du parti pris pour la déclamation : une prononciation moderne du français à l’exception du son oi prononcé we ; un choix hybride donc, réalisé avec plus ou moins de bonheur par les interprètes. Dans l’ensemble, la diction des chanteurs n’est pas le point fort de cette interprétation, à quelques exceptions près. La soprano Déborah Cachet est une Procris émouvante et pleine de fraîcheur, mais parfois un peu trop lisse. Le Céphale de Reinoud Van Mechelen est particulièrement expressif, et la tessiture du ténor aigu à la française lui convient fort bien. Le dialogue des malheureux amants dans la scène finale, entrecoupé de grands silences, est un beau moment dramatique _ oui. Cette fin tragique et cette conclusion de l’œuvre tout en pianissimi soulignent l’originalité de la compositrice qui ose ici ce que Lully n’avait jamais tentévoilà. Parmi les rôles principaux, citons la mezzo-soprano Ema Nikolovska dans le rôle explosif de L’Aurore, très engagée dans les scènes de jalousie. Le baryton Lisandro Abadie, au timbre chaleureux, campe un Borée très convaincant. Mais c’est dans les rôles secondaires, dont certains sont confiés à des solistes issus du chœur, que l’on trouve les prestations les plus remarquables. Citons en particulier le ténor Marc Mauillon, à la diction parfaite, dans son interprétation très incarnée de La Jalousie, et Gwendoline Blondeel, parfaite dans le personnage d’Iphis et celui de la Prêtresse.

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    L’orchestre A nocte temporis offre une belle palette de couleurs et de dynamiques variées ; les danses et les scènes de divertissement sont particulièrement réussies. L’excellent Chœur de chambre de Namur souligne la très belle écriture de la compositrice, comme dans le beau chœur des Suivants de la Volupté à l’acte III, accompagné par le concert des flûtes. Et à l’acte IV, c’est l’impressionnant Chœur des Démons qui se déchaîne dans une scène infernale qui est un des sommets de l’œuvre, et n’est pas sans rappeler les scènes de tempêtes de Lully ou Marais. Il est bien dommage que le mauvais accueil du public de l’époque n’ait pas permis au talent d’Élisabeth Jacquet de La Guerre de nous offrir d’autres tragédies lyriques de cette qualité.

     

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    Elisabeth Jacquet de La Guerre (1665-1729) : Céphale et Procris, tragédie lyrique en un prologue et cinq actes.

    Avec Déborah Cachet, Lore Binon, Ema Nikolovska, Gwendoline Blondeel, Marc Mauillon, Lisandro Abadie, Samuel Namotte. Ensemble A nocte temporis. Reinoud Van Mechelen, direction musicale et haute-contre.

    Enregistré à Namur en janvier 2023.

    2 CD Versailles Spectacles.

    Notice de présentation trilingue. Durée : 147:15

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    Une réalisation très intéressante, par conséquent, de cette œuvre de tendresse touchante…

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    En août, à la tête de son ensemble a nocte temporis, l’excellent Reinoud van Mechelen, à la plage 20 de son beau CD « Dumesny haute-contre de Lully« , le CD Alpha 554 _ cf mes articles «  » et « «  des 17 novembre 2019 et 10 janvier 2020 _, nous avait donné le très bel air d’ouverture de l’Acte III de « Céphale et Procris« , « Amour, que sous tes lois cruelles On souffre de maux rigoureux ! » :

    écoutez-le ici (2′ 39)…

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    Ce jeudi 11 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa