Étiquette : Johann Kuhnau

  • Un vrai bon bain frais de jouvence musical, à la découverte de jubilatoires Ouvertures et Concertos de divers Collèges de musique de Leipzig (avant l’arrivée de Bach en 1724, et dans l’élan festif du très joyeux Telemann), entre 1700 et 1720 : le vent frais du délicieux CD « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach », du Neues Bachisches Collegium Musicum, sous la baguette aérienne, véloce et très inspirée de Reinhard Goebel…

    C’est un vrai bon bain frais de jouvence musical – écoutez donc ceci, de Georg-Philipp Telemann qui clôt le CD…  – , à la découverte de jubilatoires « Ouvertures » et « Concertos » de divers Collèges de musique de Leipzig (avant Bach, et dans l’élan du bon et généreux Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767), activement présent à Leipzig quatre années durant, de 1701 à 1705 – nous apprend la notice du livret, signée Reinhard Goebel, à la page 9 du livret – ), entre 1700 et 1720, que vient nous apporter le vent frais et virtuose du délicieux CD Pentatone PTC 5281 592 « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach » du Neues Bachisches Collegium Musicum, sous la baguette véloce et riante du plus jeune que jamais – il est né à Siegen le 31 juillet 1952 – Reinhard Goebel – un superbe CD enregistré à Leipzig du 6 au 9 mai 2024…

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    Ce sont en effet divers Collèges de Musique qui cohabitèrent et se succédèrent – et un peu difficiles à démêler les uns des autres… – en la dynamique ville universitaire de Leipzig, toutes ces années-là, avec un puissant rayonnement dans toute l’Allemagne, et faisant face à une certaine hostilité, sur place, du plus sévère Cantor de l’église Saint-Thomas à partir de 1684, Johann Kuhnau (Geising, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), arcbouté, lui, sur la défense des traditions musicales germaniques, et très hostile aux influences musicales en provenance d’Italie et de France…

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    Et parmi les noms présents en ce délicieusement très festif récital, figurent en bonne place ceux de Georg Philipp Telemann, Johann Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758) et Christoph Graupner (Kirchberg, 13 janvier 1683 – Darmstadt, 10 mai 1760) que j’adore tout particulièrement et dont je collectionne depuis longtemps les CDs qui leur sont consacrés ! Dans l’esprit follement inventif et jubilatoire, qui emporte et transporte !, de leur ami Telemann…

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    Mais le vivier d’œuvres, Ouvertures à la française et Concertos à l’italienne, et de compositeurs tous liés à Leipzig – en l’occurence ici Johann Beer (Sankt Georg im Attergau, 28 février 1655 – Weissenfels, 6 août 1700 : il a fait des études de théologie à Leipzig à partir de 1676), Johann David Heinichen (1683 – 1729 : élève de Johann Kuhnau, il a fait des études de droit à Leipzig), Johann Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758 : enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l’école municipale de l’église Saint-Thomas de Leipzig, dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach), il étudie ensuite à l’université de Leipzig de 1708 à 1711), Georg Melchior Hoffmann (Bärenstein, 1679 – Leipzig, 6 octobre 1715 : entre 1704 et 1714 environ, il dirige le Collegium Musicum de Leipzig à la suite, voilà !, de Georg Philipp Telemann, ainsi que l’opéra de Leipzig ; il est surtout connu pour être l’auteur de la radieuse Aria pour Alto Schlage doch, gewünschte Stunde (longtemps attribuée à Bach : BWV 53) ; écoutez-la sublimement chantée ici par Henri Ledroit…), Christoph Graupner (Kirchberg, 13 janvier 1683 – Darmstadt, 10 mai 1760 : il fait des études de droit, comme beaucoup de compositeurs de son temps, à l’université de Leipzig. Il achève ensuite son éducation musicale sous la houlette de Johann Schelle, puis de Johann Kuhnau, titulaires successifs du poste de cantor de la Thomaskirche de Leipzig), Georg Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767 : il connut ses premiers grands succès de compositeur pendant ses études de droit à Leipzig, où il créa un orchestre amateur, monta des spectacles d’opéra et prit la direction musicale de l’église de l’université)… – dans lequel Reinhard Goebel a été puiser pour ce très beau CD, est très riche, et comporte bien d’autres belles œuvres qui auraient pu figurer elles aussi dans le programme de ce récital du CD « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach » si bien composé par Reinhard Goebel : que nous réserve donc le volume 2 à venir ?..

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    Et un spécial bravissimo à la flûte à bec virtuosissime et délicieuse de Max Volbers – né à Münster en 1994 – moulte fois superbement mise en valeur en ce merveilleux récital tout de bonne humeur allègrement contagieuse… Wow !!!

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    À suivre…

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    Ce mercredi 19 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La discographie de Christoph Graupner s’étoffe : un volume II de ses « Solo & Dialog-Kantaten », par le Kirchheimer Bach-Consort, et les chanteurs Marie-Louise Werneburg et Dominik Wörner, vient de paraître pour le label cpo ; Christoph Graupner, compositeur de Cantates, et pas seulement d’Ouvertures-Suites orchestrales, une reconsidération bienvenue…

    Un volume II, le CD cpo 555 656-2 « Mein Jesus, name docs zu mir – Solo & Dialog-Kantaten II«  _ enregistré à Kirchheim les 26 et 27 août 2023, sous la direction cette fois-ci de Florian Heyerick ; regarder et admirer cette vidéo-ci (d’une durée de 3′ 49)… _ des « Solo & Dialog-Kantaten » de Christoph Graupner, par le Kirchheimer Bach-Consort,

    vient juste de paraître, ce mois de juillet 2024, pour le label cpo,

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    après un volume I, le double CD cpo 555 215-2 « Jesus est und bleibt mein Leben – Solo & Dialog-Kantaten«  _ enregistré à Kirchheim les 6 et 7 janvier 2018, sous la direction-alors de Rudolf Lutz ; regarder et admirer cette vidéo-ci (d’une durée de 7’05)… _, qui, dès sa parution en 2018, fait partie de ma discothèque personnelle :

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    les deux albums avec le même Kirchheimer Bach-Consort, et avec les mêmes chanteurs : Marie-Louise Werneburg, soprano, et Dominik Wörner, basse…

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    La découverte et la ré-écoute de ces trois CDs cpo du Kirchheimer Bach-Consort,

    mais aussi la eé-écoute du superbe CD Accent ACC  24 337 « Lass mein Herz – Cantatas et Ouvertures » de l’ensemble Harmonie universelle dirigé par Florian Deuter, avec la délicieuse Dorothée Mields, soprano _ un CD enregistré à Cologne les 15 et 16 mai 2017 ; cf mon article « «  en date du 20 septembre 2018 ; écouter ici ce podcast (d’une durée de 1′ 05)… _,

    m’amènent à revoir ma position à l’égard  cet important compositeur de l’ère baroque en Allemagne,

    que mon goût pour les « Ouvertures-Suites » orchestrales _ disons pour simplifier à la Telemann, son magistral représentant ! _ m’amenait à considérer d’abord, et quasi exclusivement, sous cet angle musical-là,

    sans prendre assez en compte son œuvre de cantates,

    pour lequel il avait été préféré à Johann-Sebastian Bach lui-même, en 1722, pour le poste de cantor à Leipzig :

    …

    Cf ceci :

    « Christoph Graupner joue un rôle important dans l’histoire de la musique. La situation financière peu favorable à Darmstadt vers 1720 entraîne une réduction de la vie musicale. Le théâtre de l’opéra est fermé et les salaires de plusieurs musiciens de cour, y compris Graupner, restent impayés. Après plusieurs tentatives pour obtenir son salaire, et ayant plusieurs enfants et une épouse à sa charge, Graupner postule en 1722 au poste vacant de Cantor à Leipzig _ suite au décès, le 5 juin 1722, du Cantor Johann Kuhnau (1660 – 1722), dont il avait été l’élève à Leipzig. Telemann est le premier choix pour cette position, mais il préfère un poste mieux payé à Hambourg. À la suite de l’audition du Magnificat, écrit dans le style de son maître Johann Kuhnau, Graupner obtient le poste. Cependant, son patron, le Landgrave Ernst Ludwig de Hesse-Darmstadt, n’accepte pas de résilier son contrat. Les arriérés de salaire de Graupner lui sont _ alors _ payés intégralement, son salaire est même augmenté, et son poste maintenu, même si la chapelle reste fermée. Dans des conditions aussi favorables, Graupner reste à Darmstadt, et sa défection fait que Jean-Sébastien Bach est finalement choisi comme cantor de Leipzig.

    Apprenant que Bach est élu à ce poste, le 4 mai 1723 Graupner écrit aimablement au conseil municipal en assurant que Bach est « un musicien aussi expert à l’orgue qu’en matière d’œuvres religieuses et de chapelle » et un homme qui « exécutera honnêtement et correctement les fonctions à lui confier » ».

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    Christoph Graupner (1683 – 1760), compositeur de « Cantates« ,

    et pas seulement _ ni peut-être surtout, comme je me le figurais jusqu’ici… _ d’ »Ouvertures-Suites » orchestrales… :

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    une reconsidération bienvenue _ pour ma modeste part, au moins _ grâce à ces 3 très réussis CDs-ci…

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    Ce lundi 29 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un atelier familial Bach jubilatoirement effervescent : ce que nous en révèle de merveilles en gestation le flamboyant CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach » du magnifique magistral Francesco Corti

    C’est le double CD « Winged Hands _ The Eight Great Suites & Overtures _ George Frideric Handel » Arcana A499 _ enregistré à Lonigo en février 2021 _,

    qui m’a fait _ enfin ! _ découvrir _ comment avait-il échappé jusqu’alors à mon attention ?.. _ et admirer ce prodigieux musicien _ un génie de l’interprétation la plus vivante et la plus juste ! _ qu’est l’arétin Francesco Corti _ toscan, il est né à Arezzo en 1984.

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    Et le très vif plaisir de ce splendide CD Handel m’a conduit à rechercher illico presto à me procurer le précédent CD _ enregistré à Crema en mai 2019 _ de ce claveciniste toscan, paru peu avant, lui aussi, chez Arcana :

    le CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach« , soit le CD Arcana A480.

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    Et je dois dire que, à l’écoute en boucle de cette nouvelle galette discographique, je suis confondu d’admiration devant, ici et à nouveau, autant de présence, de vie…

    ainsi que de la plus parfaite justesse de compréhension tellement intime des œuvres si merveilleusement interprétées

    par ce splendide maître _ d’à peine 35 ans lors de l’enregistrement de ce sublime CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach« … _ qu’est Francesco Corti.

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    Vite, vite, découvrir de précédentes réalisations discographiques de cet interprète prodigieux !!!

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    Quels sont donc les secrets de cette subjuguante maestria musicale de Francesco Corti ?…

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    Et pas seulement dans l’interprétation de Bach

    que, déjà, j’éprouve _ jusqu’à ce point ! _ la bien peu banale impression de percevoir en vérité pour la première fois ! _ rien moins !..

    …

    Voilà ! 

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    Avec ce naturel, cette fluidité, cette joie

    à la fois si profonde en même temps que très légère, en sa douce mais magistralement affirmée si juste intensité…

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    Et c’est vraiment stupéfiant de ressentir cela,

    et à ce degré et hauteur-là…

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    Quelle maestria,

    mais qui s’efface complètement au plus grand service de l’œuvre elle-même ! Et rien qu’elle !

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    Comme quoi le medium de l’interprétation, ici musicale _ et que ce soit au concert ou au disque _,

    constitue un décisif maillon déclencheur et passeur de la rencontre-perception vraie avec une œuvre

    demeurée, elle, et jusqu’à nous, sur du simple et fragile _ et quasi muet, pour qui ne sait pas, ou sait mal, le lire vraiment _ papier…

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    Magique transfiguration-réincarnation de l’interprétation quand elle sait confiner au génie…

    _ et sans le moindre m’as-tu vu – l’ai-je bien descendu ?, que l’on m’entende bien !..

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    Une dernière remarque à propos de ce stupéfiant et si évident CD « Little Books _ Johann-Sebastian Bach » de Francesco Corti :

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    au-delà de la magistrale grâce inouïe de cette interprétation de Francesco Corti ;

    et du choix de l’instrument lui-même, un magnifique clavecin du facteur Andrea Rastelli (de Milan, en 1998) d’après un Christian Vater  (de Hanovre, en 1738)

    _ et sans rien dire de la parfaite prise de son de ce CD Arcana _ ;

    …

    il me faut ici souligner que c’est l’art même de composer le programme (inédit) de ce disque

    qui lui aussi est tout simplement merveilleux :

    …

    en plus de 5 chefs absolus d’œuvre de Johann-Sebastian Bach lui-même en son atelier de musique,

    que sont les BWV

    815a (un Prélude _ à visionner et écouter ici _),

    815 (un tout premier état de la Suite française n°4 en mi majeur),

    998 (un Prélude, Fugue et Allegro en mi majeur),

    992 (le Capriccio sopra la lontananza del fratello dilettissimo en si majeur)

    et 691 (la transcription du chant « Wer nun den lieben Gott lasst walten« )

    …

    Francesco Corti a admirablement choisi aussi,

    pris au sein de ces si précieux pour nous « Petits Livres » de musique manuscrits constitués par Johann-Sebastian Bach pour son propre usage et celui des membres de sa famille _ au premier chef son fils aîné Wilhelm-Friedemann, et sa seconde épouse Anna-Magdalena, mais bien d’autres encore… _,

    les superbes pièces suivantes de compositeurs qui ont retenu, à un titre ou un autre, mais toujours musicalement, l’attention de Bach :

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    de son prédécesseur à Saint-Thomas de Leipzig Johann Kuhnau (1660 – 1722) :

    la très belle et inspirante Suonata Quarta (extraite des 6 Sonates bibliques) « Hiskia agonizzante  e risanato » ;

    …

    de Johann-Adolf Hasse (1699 – 1783) :

    l’amusante et distrayante _ »une chansonnette« , disait fort justement Bach… _ Polonaise en sol majeur BWV-Appendice 130 ;

    …

    de son maître, à Lunebourg, le grand Georg Böhm (1661 – 1733) :

    le grandiose et éblouissant Prélude en sol mineur,

    suivi ici de la Fugue et du Postlude qui l’accompagnent ;

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    de l’admiré maître français François Couperin (1668 – 1733) :

    le tendre Rondeau « les Bergeries », extrait du « Second Livre des Pièces de Clavecin« , en si majeur BWV Ans. 183 ;

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    et de son très cher ami _ et parrain de Carl-Philipp-Emanuel… _ Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767), transcrite ici, et merveilleusement, par Bach pour le clavecin seul :

    cet autre chef d’œuvre absolument splendide et rayonnant de joie qu’est l’Ouverture pour orchestre en mi majeur TWV 55:Es4.  

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    Chapeau, l’artiste,

    Francesco Corti !!!

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    Tout coule de source _ la source Bach… 

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    Et bien sûr à suivre…

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    Ce samedi 7 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…

    Ce dimanche,

    j’ai désiré percevoir davantage l’élégance musicale sublime des Mendelssohn,

    Felix ainsi que sa sœur aînée Fanny.

    …

    Ainsi que la singularité, à découvrir-distinguer, de la voix spécifique, de compositrice, de Fanny Mendelssohn-Hensel (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847)…

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    Aussi, à cette fin, j’ai essayé de rassembler _ et c’est un défi ! _ les divers CDs de ma discothèque personnelle comportant une association d’œuvres de Felix et de Fanny…

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    Et je dois bien reconnaître que jusqu’à ce jour _ et bien à tort ! _ je n’avais prêté toute l’attention qu’elle mérite à l’œuvre personnelle de Fanny Mendelssohn ;

    …

    dont il faut bien admettre aussi que le réflexe des  producteurs de disques consistait à faire de l’œuvre de la sœur un simple « appoint » en quelque sorte anecdotique aux réussites éminentes _ elles, et universellement reconnues… _ de son cadet ;

    …

    ou bien _ et c’est, bien sûr, pire encore _ de simples exemplaires de certaines capacités de « réalisation artistique » de femmes compositrices :

    …

    en associant assez souvent Fanny Mendelssohn, par exemple, à Clara Wieck, l’épouse de Robert Schumann… 

    …

    Comme si notre attention envers certaines œuvres de ces femmes compositrices ne se justifiait, in fine, que comme une modeste toute petite « réparation » à l’encontre du sexisme endémique dont celles-ci avaient été, de leur vivant d’abord, et ensuite de la part de la postérité _ et encore toujours aujourd’hui… _ victimes, du point de vue de tout un chacun confronté à leurs noms, plutôt qu’à l’écoute vraie _ et en quelque sorte à l’aveugle _ de leurs œuvres…

    …

    …

    Voilà.

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    Donc, j’ai entrepris de réunir les divers CDs de ma collection personnelle comportant au moins une œuvre de Fanny Mendelssohn,

    afin d’écouter vraiment, et pour elle même seulement, la voix et l’idiosyncrasie de Fanny Mendelssohn – Hensel que l’on peut y percevoir…

    …

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    Après, il faut absolument bénéficier d’une interprétation qui soit vraiment à la hauteur de l’œuvre ; et pas seulement anecdotique…

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    Mais est-ce si fréquent ?..

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    Et voilà que je suis tombé sur un magnifique CD de 2019, du label Pentatone _ PTC 5186 781 _, le CD « Felix & Fanny Mendelssohn _ Works for Cello and Piano« , par le violoncelliste Johannes Moser _ je l’apprécie beaucoup ! _ et le pianiste Alasdair Beatson _ regarder et écouter cette brève présentation par Johannes Moser…

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    Et je prends assez vite conscience que j’ai consacré deux articles de mon cher blog « En cherchant bien » à ce magnifique CD-ci :

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    _ l’article «   » du 11 septembre 2019 ;

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    _ et l’article «  » du 6 novembre 2019.

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    Retour au splendide Mendelssohn de Johannes Moser et Alasdair Beatson : une fête de fées…

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    — Ecrit le mercredi 6 novembre 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    En un article de ce jour de son blog Discophilia,

    par un article intitulé Ivresse,

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    Jean-Charles Hoffelé me permet de revenir

    _ cf mon article du mercredi 11 septembre :  _

    au très beau CD consacré

    par le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson

    à des œuvres de Fanny et Felix Mendelssohn :

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    le CD Pentatone intitulé Felix & Fanny Mendelssohn : PTC 5186781 _ regarder et écouter ceci pour percevoir la magnifique qualité de leur jeu si idoine…

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    Ivresse

    IVRESSE

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    Le giocoso qui ouvre la Deuxième Sonate de Mendelssohn a un petit côté Songe d’une nuit d’été, c’est une pure musique de plaisir _ voilà, comme si souvent dans l’œuvre de Mendelssohn, surtout en sa jeunesse ; mais il est mort à l’âge de 38 ans seulement … _ où le violoncelle se fait chanteur _ oui _ avant que faire paraître Puck dans les pizzicatos du scherzando.

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    Il n’aura jamais sonné aussi enjoué et léger _ c’est là sa marque de famille ; d’où une certaine étrangeté en une période de romantisme assez souvent enclin au dolorisme et à un certain appesantissement… _ qu’ici, Alasdair Beatson jouant un Erard magique, piano-harpe éolienne qui fait la musique de Mendelssohn ce qu’elle est, celle des fées _ voilà ! Felix est aussi et peut-être d’abord un héritier en ligne directe, via ses maîtres à Berlin, de l’Empfindsamkeit de Carl-Philipp-Emanuel Bach _, bonnes ou mauvaises.

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    Dans un clavier si leste, l’archet de Johannes Moser ne pèse pas, qui envole _ oui _ la sonorité de grand alto du magnifique Guarneri joué à cette occasion. Et si l’on tenait enfin _ OUI !!! _ le duo parfait qu’attendaient les deux Sonates ? La Première est tout aussi réussie, comme les Variations concertantes si rarement enregistrées, et les deux amis ajoutent une Romance sans parole, un Feuillet d’album et deux pièces de Fanny Mendelssohn délicieuses à force de fantaisie discrète _ oui. Quelle fête ! _ c’est cela ! _, qui inaugure bien des futurs disques de ce duo inspiré.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en ré majeur,
    Op. 58, MWV Q 32

    Variations concertantes,
    Op. 17, MWV Q 19

    Lied ohne Worte,
    Op. 109, MWV Q 34

    Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en si bémol majeur, Op. 45, MWV Q 27
    Albumblatt en si mineur, MWV Q 25

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    Fanny Mendelssohn-Hensel (1805-1847)

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    Sonata o Fantasia in G Minor, H-U 238
    Capriccio in A-Flat Major, H-U 247

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    Johannes Moser, violoncelle
    Alasdair Beatson, piano Erard

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    Un album du label PentaTone PTC5186781
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    Photo à la une : le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson – Photo : © DR

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    Mendelssohn, sublime dans la joie…

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    Ce mercredi 6 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Outre l’immense plaisir de jouir de la Fantaisie en sol mineur et du Capriccio en La bémol Majeur de Fanny Mendelssohn _ deux œuvres composées en 1829 ou un peu avant _,

    j’en retire la toute petite satisfaction d’avoir reconnu, même sans m’y être vraiment attardé, comme le mérite le génie propre _ à explorer vraiment ! _ de Fanny Mendelssohn.

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    Laquelle, Fanny, de cinq ans l’aînée de son frère Felix, avait elle-même été formée par l’excellent Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin (15 mai 1832),

    lui-même élève de Carl-Friedrich Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800),

    lui-même formé par son père Johann-Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758), un excellent compositeur _ une œuvre à explorer, avec ravissement assidu assuré ! ; à commencer par ses magnifiques Ouvertures… _,

    qui lui-même avait été l’élève, à Leipzig, de Johann Kuhnau (Geisig, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), le prédécesseur de Johann-Sebastian Bach à Saint-Thomas de Leipzig…

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    Le génie musical de Fanny avait ainsi été, très tôt, formé-aidé à s’épanouir à la même vraiment excellente école que son frère Felix.

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    et c’est à l’école des descendants musicaux  _ berlinois : Zelter, donc, au tout premier chef… _ de CPE Bach et de l’empfindsamkeit, dont on perçoit les splendides échos de vie, en résonance, en les œuvres et de Felix et de Fanny, que leur merveilleuse élégante vivacité jubilatoire rayonnante, de chacun d’eux, s’est formée, à Berlin _ suite à l’installation en cette capitale de la Prusse, en 1811, de la famille Mendelssohn-Bartoldy venue de Hambourg… Même si, en une lettre à Fanny, en date du 16 juillet 1820, son père Abraham lui a écrit : « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément, mais jamais la base de ton existence et de tes actes »…

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    Il nous reste maintenant à mieux percevoir, au disque, ou, plus rarement, au concert, la singularité idiosyncrasique _ pardon de la redondance _ du génie propre de Fanny Hensel – Mendelssohn,

    en d’autres œuvres, et en d’autres CDs que ce sompteux CD d’œuvres pour violoncelle et piano interprétées si lumineusement par Johannes Moser et Alasdair Beatson _ ici,

    pour lui donner-rendre, à elle, Fanny, la plus juste écoute possible…

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    …

    Ainsi, aussi, qu’espérer que de nouveaux interprètes s’intéresseront à incarner maintenant, au concert comme au disque, l’œuvre entier, en la diversité de ses facettes et en toute sa richesse d’inspiration, de Fanny Mendelssohn-Hensel, pour d’enfin bonnes raisons, je veux dire des raisons enfin exclusivement musicales ! :

    …

    donner à nous faire entendre et partager la joie de l’épanouissement du génie musical de celle-ci en toute sa spécificité.

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    Et non simplement _ anecdotiquement, bien pauvrement _ parce qu’elle est la sœur de ;

    ou une femme compositrice _ parmi quelques rares autres…

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    …

    À suivre, donc…

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    Ce dimanche 30 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa