Étiquette : Johann-Sebastian Bach

  • Retrouver toujours avec plaisir Bertrand Cuiller, pour un beau programme Bach, en un CD intitulé « Wunderkammer », comportant entre autres bijoux le Concerto italien et la Fantaisie chromatique et Fugue, pour le label Ramée…

    C’est toujours un bien vif plaisir que de retrouver au CD, ici pour le label Ramée, l’excellent claviériste Bertrand Cuiller, cette fois en un superbe programme Bach, comportant notamment le « Concerto italien » BWV 971 et la « Fantaisie chromatique et Fugue » BWV 903, en un brillant CD Ramée RAM 2402 intitulé « Wunderkammer«  _ enregistré à Bolland, en Belgique, du 16 au 20 mai 2022…

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    Avec le décidément trop rare au CD Pierre Hantaï, et le plus généreux Benjamin Alard,

    ainsi que quelques autres,

    Bertrand Cuiller fait partie des meilleurs interprètes, et pas seulement français, de Bach sur les divers claviers…

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    Le pur plaisir pris à écouter et ré-écouter ce beau CD « Wunderkammer » _ écoutez-ici le podcast (d’une durée de 70′ 30) _ nous le confirme…

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    Ce mardi 17 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Redécouverte ce jour du CD de « L’art de la Fugue » de Johann-Sebastian Bach dans la très belle interprétation, un pur enchantement !, de l’Ensemble Les Récréations, en 2022…

    C’est la lecture de l’article « Les Récréations dans une version fervente et prospective de l’Art de la Fugue de Bach » de Bénédict Hévry, sur le site de ResMusica, à la date d’hier 22 août,

    qui m’a renvoyé à l’écoute, qui m’avait déjà très favorablement marqué, de « L’Art de la Fugue » BWV 1080 de Johann-Sebastian Bach par l’Ensemble Les Récréations _ constitué de Matthieu Camilleri, violon, violon piccolo et alto ; Sandrine Dupé, violon et alto ; Clara Mühlethaler, alto et violon ; Julien Hainswort, violoncelle piccolo ; et Keiko Gomi, violoncelle _, dans le CD Ricercar RIC 453 _ enregistré à Basse-Bodeux, en Belgique du 12 au 15 septembre 2022 _ ;

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    « L’Art de la Fugue« , cette œuvre-phare de Bach, dont les nombreuses précédentes interprétations au disque m’avaient jusqu’ici paru la plupart bien austéres…

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    Et ma ré-écoute ce jour de ce CD Ricercar RIC 453 « Die Kunst der Fuge » de l’Ensemble Les Récréations _ écouter ici : cest superbe ! _, vient confirmer et mon admiration totale pour ce CD Ricercar RIC _ d’une durée de 73′ 43 de pur enchantement… _, et l’appréciation très laudative et excellemment argumentée de Bénédict Hévry en son article de ResMusica…

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    proposent, avec une disposition en quatuor à cordes «augmenté»,  leur interprétation de l’Art de la Fugue, l’œuvre testamentaire  de . L’ensemble entend ainsi respecter à la lettre la partition et révèle avec son interprétation très fluide mais toujours habitée et expressive, la dimension de l’œuvre.

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    L’ensemble est constitué de jeunes musiciens bien connus dans les sphères de la musique ancienne et baroque notamment française _ et pour ma part je connais Sandrine Dupé depuis les années 1990, à Bordeaux… Si le groupe a cherché à ses débuts une certaine stabilité d’effectif, toujours placé sous la houlette de Mathieu Camilleri et Clara Mühlethaler, il affiche aujourd’hui une belle maturité et prestance avec le concours de – ici essentiellement au second violon mais aussi à l’alto – et de au violoncelle. Forts de leur démarche historiquement informée (notamment au sein de quelques uns des meilleurs ensembles baroques hexagonaux), les quatre amis adoptent la coupe du traditionnel quatuor à cordes classique, mais entendent par une étude philologique et contextuelle explorer les fondements même de la formule depuis les derniers feux de l’âge baroque jusqu’à l’avènement du premier classicisme.

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    s’attaquent donc aujourd’hui à un monument célébré mais énigmatique _ et semble-t-il  inachevé _ de l’Histoire de la musique occidentale, Die kunst der fuge, l’Art de la Fugue de . Outre le texte de présentation fort documenté de Gilles Cantagrel, nos interprètes nous signifient par un long avertissement  les tenants et aboutissants de leur réalisation. Nous aurons droit ici à une distribution instrumentale suivant à la lettre le texte tel qu’il nous est parvenu, selon le fameux manuscrit de Berlin complété par la première édition posthume et assez désordonnée de l’œuvre _ voilà. L’ensemble s’en tient aux quatorze contrepoints essentiels présentés dans l’ordre, éclatés en quatre groupes de fugues (quatre simples, trois strettes, huit fugues doubles ou miroirs , et enfin la fameuse triple fugue finale) séparés par un des quatre canons classés par ordre croissant de complexité de pensée.

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    Il s’agit donc de distribuer la polyphonie – souvent mais pas toujours « à quatre » – de la partition « théorique » et sans destination instrumentale précise, aux cordes des quatre instrumentistes de l’ensemble (dans une démarche à l’exact opposé des claviéristes, tel récemment Christophe Rousset, voyant dans le sillage de la thèse de Gustav Leonhardt l’Art de la Fugue comme une œuvre destinée au clavecin – ou à ses déclinaisons, l’orgue ou le piano).

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    La formule du quatuor à cordes moderne (deux violons, un alto et un violoncelle) demeure très incommodante pour adapter textuellement l’ensemble de l’œuvre au plus près des deux version princeps du texte – tous les quatuors l’ayant gravée (citons entre autres Juilliard, Emerson, Casals) doivent « bricoler » le texte quelque peu pour « coller » à la tessiture « obligée » de chaque instrument. Par exemple, pour le contrapunctus XI la seconde voix s’impose au violon-alto (malgré le déploiement dans l’aigu de la partie considérée….) car il manquerait une note grave au violon II au risque d’inverser et de défigurer certains motifs essentiels !). Mais ailleurs précisément l’instrument de la seconde voix (altus) est souvent mieux sonnante… au violon-alto qu’au violon II – souvent ailleurs replié dans le grave de la tessiture. La tierce voix de « ténor » est souvent idéalement rendue par le violoncelle piccolo cet instrument à cinq cordes aujourd’hui disparu, réhabilité par la pratique historiquement informée, et auquel Bach recourut plus d’une fois superbement au fil de ses cantates d’église ! De sorte qu’a émergé l’idée d’établir un quatuor élargi _ voilà _ avec le concours de au violoncelle piccolo, et de distribuer variablement les rôles  pour chaque « formant » du cycle.

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    Cette formule à « quatre plus un », hypervariable au fil des pages, à la distribution bien précisée dans la notice, permet de restituer le texte intégral sans aucune retouche _ dont acte. Avec aussi des contraintes parfois inattendues : le renversement inversus en miroir du contrepoint XIII – à trois –  fait que la partie du violon devient suraiguë, et recourt là pour son interprétation à un violino piccolo, plus petit et accordé une tierce plus haut que l’ instrument standard – celui que Bach utilisa par exemple en soliste dans le premier concerto brandebourgeois.

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    Certes le « vieux » Cantor de Leipzig  fait anachroniquement ici œuvre de synthèse, résumant deux ou trois siècles d’évolution de la pensée polyphonique avant lui.  Mais là où la version d’Hesperion XXI et de Jordi Savall – quatre violes doublées par un sévère  quatuor de vents – tirait l’œuvre vers l’ archaïsme, là où Musica Antiqua Köln jadis soulignait parfois le caractère presque dansant de certains contrepoints par des tempi plus échevelés, là où le très british Brecon Baroque de Rachel Podger, dans le projet de réalisation parfois assez proche du présent enregistrement, ne réussissait qu’à moitié son pari de restitution plus bariolée aux cordes et au clavecin, Les Récréations proposent une version techniquement irréprochable, textuellement convaincante, et musicalement extrêmement vivante _ voilà ! _ (dès les premiers contrepoints très allants malgré leur sévérité _ oui, oui _) voire virtuose, avec une conception pulpeuse et lustrale du son _ c’est cela. Si incontestablement l’œuvre se veut rétrospective, elle ouvre aussi, placée sous cet angle, de nouveaux enjeux à la fois scripturaux et esthétiques : on pense à la discipline imposée par le classicisme d’un Joseph Haydn qui reprend  le modèle fugué pour trois des finals de ses quatuors « du Soleil », sans parler de certaines incidences mozartiennes (adagio et fugue KV 546) ou de l’emploi obsessionnel de la fugue à des fins expressives du dernier Beethoven ou de Bartók en son premier quatuor ! Cette vision place donc aussi l’œuvre comme ouverte sur l’avenir d’une formule scripturale en pleine (re)définition  dans les années 1740 _ c’est là très vu…

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    La présente cursivité _ alerte, oui _ de l’interprétation (comme par exemple un fulgurant contrapucntus IX à la douzième) magnifie aussi l’extraordinaire tension harmonique « verticale » d’un discours pourtant a priori conçu comme la superposition de « lignes » horizontales :  il en va ainsi dans leur écriture serrée, pour les fugues strettes et surtout les contrepoints VIII et XI rarement entendus aussi aventureux _ oui _ par la mise en valeur de leurs dissonances passagères. Mais cette approche très vivante _ oui ! _, magnifiquement captée en l’église de basse-Bodeux en Belgique, n’empêche nullement le pathétisme presque éploré des canons « énigmatiques » à la douzième (plage 14), ou en augmentation et mouvement contraire (plage 19), joués comme il se doit en duo strict !

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    Pour la fameuse fuga a tre soggetti, tente le pari audacieux de « reconstituer » une possible coda à l’ensemble du cycle. Là où le discours se suspend, pour des raisons contingentes sans doute étrangères à la mort du Cantor _ mais inconnues de nous _, les interprètes respectent un court silence, puis entreprennent une des réalisations possibles d’une hypothétique strette finale pour parachever tout le cycle ; avec outre la superposition des trois sujets le retour « dans la gloire » du thème séminal et augural de tout l’ouvrage jusque là figuré en « ombres » au fil de cet ultime contrepoint…comme si, avec le sourire d’un sphynx, Johann Sebastian tendait la main à ses interprètes élus pour leur confier la clé ultime de son œuvre.

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    Johann Sebastian Bach (1968-1750) : Die Kunst der Fuge BWV 1080.

    Les Récréations : Matthieu Camilleri, Sandrine Dupé, Clara Mühlethaler, Julien Hainsworth, Keiko Gomi.

    1 CD Ricercar RIC 453.

    Enregistré en l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption de Basse-Bodeux du 12 au 15 septembre 2022.

    Notice de présentation en anglais, français et allemand.

    Durée : 73:43

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    Quelle superbe et mémorable interprétation !!!

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    Ce vendredi 23 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Au petit bonheur des soldes : Un enthousiasmant CD d’Arcangelo (direction Jonathan Cohen) qui m’avait jusqu’ici échappé, le CD Hyperion « Bach Violin Concertos », avec la violoniste virtuose Alina Ibragimova…

    Toujours au petit bonheur des soldes,

    la trouvaille du jouissif CD Hyperion CDA 68068 « Bach – Violin Concertos » d’Alina Ibragimova et Arcangelo – Jonathan Cohen _ enregistré à Londres du 8 au 10 août 2014…

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    J’apprécie beaucoup beaucoup l’ensemble Arcangelo et la direction toujours vive et juste de Jonathan Cohen :

    un ensemble et un chef auquels j’ai consacré déjà maints articles ;

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    par exemple, mes articles des 18 avril 2018, 10 juin 2018, 19 juin 2018, 25 janvier 2019, 4 décembre 2022, 31 décembre 2022, ou 23 janvier 2023 :

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    Je suis donc tout récemment tombé, parmi les CDs mis en soldes par mon disquaire préféré, sur un CD qui avait jusqu’alors échappé à mon attention _ probablement avant qu’Arcangelo et Jonathan Cohen aient retenu mon attention, et déclenché mon enthousiasme : en juin 2018, avec le spendide CD « Magnificats«  de Johann-Sebastian Bach, Carl-Philipp-Emanuel Bach & Johann-Christian Bach, le CD Hypérion CDA 68112, enregistré, lui, à Tetbury (Gloucestershire) du 4 au 6 octobre 2015 : un CD que je vénère !!!... _, le CD Hyperion CDA 68068 « Bach – Violin Concertos » _ BWV 1041 et 1042 + de belles transpositions pour le violon des Concertos pour clavier BWV 1052, 1055 et 1956 _ d’Alina Ibragimova et Arcangelo – Jonathan Cohen, un CD enregistré à Londres du 8 au 10 août 2014…

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    Et dont voici une assez éloquente et jubilatoire vidéo de présentation (d’une durée de 5′ 03) du label Hyperion.

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    Tout aussitôt les noms d’Arcangelo et Jonathan Cohen m’ont parlé !!!

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    Bravissimo, les interprètes !

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    Une musique et une interprétation enthousiasmantes, qui font vraiment beaucoup de bien…

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    Ce mardi 9 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un vibrant CD « Bach – Biber – Pachelbel – Vis à Vis » d’Urban Strings, pour le label Raum Klang…

    Il y a déjà quelque temps, au mois de janvier dernier, que je me suis procuré le CD « Vis-à-Vis » Raum Klang RK 4104 _ dont, chez mon disquaire préféré, Adrien, du distributeur Distrart, faisait un chaleureux éloge _ ;

    et voici que, avant-hier 29 mars, ce très joli CD _ déjà Choc Classica du mois de mars 2024 _ fait l’objet d’un commentairre laudatif de la part de Christophe Steyne, sous l’intitulé « Baroque germanique : enjôleurs dialogues d’archets en scordatura« , sur le site du magazine Crescendo :

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    Baroque germanique : enjôleurs dialogues d’archets en scordatura

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    LE 29 MARS 2024 par Christophe Steyne
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    Vis à vis.

    Heinrich Ignaz Franz Biber(1644-1704) : Partia VI [Harmonia Artificioso-Ariosa Diversimodé accordata]. Sonate IV« Die Darstellung im Tempel » ; Passacaille Schutzengel [Mysteriensonaten].

    Johann Pachelbel(1653-1706) : Was Gott tut, das ist wohlgetan. Partia II en ut mineur [Musicalische Ergötzung].

    Johann Sebastian Bach(1685-1750) : Sonate en trio en sol majeur BWV 1038 ; Prélude & Fugue en sol majeur BWV 550.

    Georg Kallweit, violon, alto. Tabea Höfer, violon. Walter Rumer, violone. Leo Van Doeselaar, orgue.

    Novembre-décembre 2021.

    Livret en allemand, anglais.

    TT 67’32.

    Raumklang RK 4104

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    Vis-à-vis ? La notice explicite le titre : par la localisation des musiciens et quelques artifices d’ingénierie sonore, « les relations entre les voix peuvent se ressentir de façon plus convaincante ». Grâce à ces expédients, l’enjeu est de rendre hommage à la concertation polyphonique _ voilà ! _ telle qu’elle se pratiquait sur les tribunes allemandes du XVIIe siècle. Effets d’écho, d’estompe, de distanciation… Le résultat s’avère plutôt probant, nous baigne dans une spatialisation osmotique, et revisite l’intelligibilité voire l’intelligence du discours en duo. Quitte à revisiter les partitions. Au sommet, cette fabuleuse chaconne de la Représentation au Temple _ de Heinrich Ignaz Franz Biber _, redistribuée à deux violons. La grandiose passacaille qui conclut les Sonates du Rosaire _ de ce même Biber _ se trouve similairement répartie entre accompagnement d’alto (basse obstinée) et mélodie au violon (voix supérieure).

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    Un autre point commun entre les œuvres pour archet sélectionnées par ce programme est bien sûr l’accord en scordatura, ce qui permet d’inviter un extrait des Musicalische Ergötzung de Pachelbel, et la Sonate BWV 1038 _ de Bach _, ici dans une mouture où un violon remplace le traverso. Les instruments d’époque baroque (ou copie dans le cas de l’alto fait par Stefan Neureiter d’après un spécimen de 1778) apportent la caution d’authenticité, et grisent par leur timbre splendide _ oui ! _, dans des œuvres qui travaillent les effets de textures et couleurs.

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    Le continuo est confié à Walter Rumer, contrebassiste de l’Akademie für alte Musik Berlin, et à Leo Van Doeselaar sur une copie d’un Schnitger, installée dans la lutherse Kerk de Groningen. Violone et cette console très typée, reflet de la facture septentrionale, garantissent un écrin de caractère. L’organiste néerlandais nous offre aussi, en soliste, une des plus célèbres Choralpartita du compositeur _ Johann Pachelbel _ de Nuremberg, et un Prélude & Fugue du Cantor de Leipzig _ BWV 550 _, certes pas le plus notoire. L’équipe d’Urban Strings _ Georg Kallweit, violon, alto. Tabea Höfer, violon. Walter Rumer, violone. Leo Van Doeselaar, orgue _ garantit une réalisation très soignée, techniquement pensée, artistiquement aboutie _ voilà qui est dit et bien dit.

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    Christophe Steyne

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    Son : 8,5-9,5 – Livret : 8,5 – Répertoire : 8-10 – Interprétation : 9,5

     

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    Un CD tout à fait réussi !

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    Ce dimanche 31 mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa