Étiquette : John Eliot Gardiner

  • Le Brahms idéal de John Eliot Gardiner avec l’orchestre rayonnant de vie maîtrisée du Concertgebouw : transparence et fulgurance, cristal de feu…

    Après une intégrale des Symphonies de Brahms sur instruments anciens avec son Orchestre Révolutionnaire et Romantique, pour Philips en 2007,

    John Eliot Gardiner – né le 20 avril 1943 – a choisi l’Orchestre du Concergebouw – d’Amsterdam : les enregistrements ont eu lieu en septembre 2021, mai 2022 et janvier 2023 – pour une seconde intégrale, de resplandissante vie et maturité, des quatre Symphonies de Johannes Brahms, combinant sereinement fulgurance et transparence, pour un triple CD Deutsche Grammophon 486 3529 « Johannes Brahms – Complete Symphonies – Royal Concertgebouw Orchestra – John Eliot Gardiner« …

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    Voici l’excellente présentation qu’en a donné Jean-Charles Hoffelé en son article « Retour à Brahms » du 14 juin dernier :

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    RETOUR À BRAHMS

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    Dans sa brève note d’intention, Sir John Eliot Gardiner loue la flexibilité – voilà – des musiciens du Concertgebouw. On l’entend à l’œuvre. Le fini des phrasés, le nuancier, la précision des rythmes, jusqu’à cette agogique qui efface les barres de mesure, disent assez que les Néerlandais se fondent dans le geste – souple et clair – du chef anglais.

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    Dix-huit ans après l’atelier à ciel ouvert – avec instruments anciens – de son parcours Brahms avec l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, Gardiner ne revient pas ici pour doublonner. La rencontre tient de la pure magie – oui ! – , transparence et fulgurance – voilà ! « Fuego y cristal« , dit lui-même, citant Borges, John Eliot Gardiner à la page 5 du livret – , pure beauté des timbres -oui, oui – , et ce drive qui dès la timbale preste qui ouvre le cycle, indiquent qu’ici on ne traînera pas, même pour la pastorale de la Deuxième dont l’énergie du Finale rappelle – rien moins ! – le geste de Karel Ančerl à Prague.

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    L’allégement de l’ensemble ne vise pas à amincir l’univers Brahms, il lui infuse une lumière qui irradie – de l’intérieur – les polyphonies – la Quatrième est simplement fabuleuse – et expose toute la modernité, l’élan vers de nouveaux mondes sonores que Schönberg sut y débusquer. Pourtant les audaces de cette nouvelle syntaxe sont comme guipées dans une gangue de classicisme – absolument – ; l’absence de pathos – ouf ! – suffirait à l’expliquer si en sus les rythmes inextinguibles n’invitaient parfois une sève quasi bohémienne. L’ombre de Dvořák peut-être, qui ferait le second sujet idéal – mais oui ! – de cet alliage parfait, d’autant que la discographie du chef anglais reste de ce côté-ci plutôt courte.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 68
    Symphonie No. 2 en ré majeur, Op. 73
    Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90
    Symphonie No. 4 en mi mineur, Op. 98

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    Royal Concertgebouw Orchestra
    Sir John Eliot Gardiner, direction

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    Un album de 3 CD du label Deutsche Grammophon 4863519
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Sir John Eliot Gardiner –
    Photo : © Hans van der Woe

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    Quelle vie et quelle sérénité à la fois !

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    C’est un pur bonheur de musique !

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    Nous aimons Brahms…

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    Ce jeudi 19 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ma première joie discographique de l’année 2025 : l’ »Iphigénie en Aulide » de Christoph Willibald Gluck, par Julien Chauvin et Le Concert de la Loge, et d’excellents chanteurs : une merveille de réalisation dramaturgique gluckiste…

    Ma toute première joie discographique de l’année 2025, ce vendredi 3 janvier, est celle éprouvée à l’écoute de la splendide tragédie-opéra en trois actes d »’Iphigénie en Aulide » de Christoph Willibald Gluck (dans la version révisée de 1775), dans la réalisation hyper-justissime de Julien Chauvin et son Concert de la Loge, et avec d’excellents chanteurs (ainsi que chœurs) parfaitement dirigés, en une merveille de réalisation dramaturgique gluckiste _ un Gluck aussi bon en son genre (tout aussi idiosyncrasique !) qu’a pu être, en un toute autre genre, le merveilleux génialissime Rameau des « Boréades« … _,

    soit le double CD Alpha 1073, enregistré à Soissons en octobre 2022.

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    Mes impressions, quant à la justesse « gluckiste » de cette réalisation de Julin Chauvin en ce réjouissant double CD Alpha 1073 qui vient de paraître enfin,

    tranchent un peu avec deux appréciations que je trouve pour ma part trop sévères :

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    l’une au concert donné au Théâtre des Champs Elysées en octobre 2022 _ ce même mois où a été enregistré à Soissons ce double CD Alpha 1073 _, et parue dans le magazine Diapason sous la plume de Jean-Philippe Grosperrin, et fort justement intitulée « Le retour d’Iphigénie dans sa patrie » ;

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    l’autre, sur le double CD Alpha 1073  lui-même, parue sur le site Discophilia en date du 27 décembre dernier, et intitulée « Bémols« , sous la plume de Jean-Charles Hoffelé…

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    Le retour d’Iphigénie dans sa patrie

    – Publié le 10 octobre 2022 à 10:35
    Iphigénie en Aulide au Théâtre des Champs-Élysées

    Avec une belle distribution _ exceptée Stéphanie d’Oustrac _, Julien Chauvin fait renaître “Iphigénie en Aulide” dans sa version de 1775, révélant plusieurs pages inédites d’une œuvre trop rarement donnée _ oui.
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    Enfin ! Alors qu’Iphigénie en Tauride est aujourd’hui constamment jouée, Iphigénie en Aulide, qui lança avec faste et fracas la carrière française de Gluck au printemps 1774, a fini par ressembler à une Arlésienne : deux ou trois productions seulement sur des décennies (Montpellier dans les années 1990, Strasbourg en 2008), absence obstinée depuis 1824 à l’Opéra de Paris qui la vit naître. Gratitude donc à une autre scène de la capitale, le Théâtre des Champs-Elysées, et au coproducteur, le Centre de Musique Baroque de Versailles, qui procure en outre ses Chantres (leur prestation est remarquable _ oui ! _) pour l’importante participation du chœur.

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    Si l’enregistrement de Gardiner à Lyon, seule intégrale à ce jour, optait pour la version originale _ de 1774 _, c’est le remaniement de 1775 que ce concert privilégie, révélant plusieurs nouveautés : outre le retour de Calchas au dénouement pour remplacer la théophanie de Diane et rapprocher l’opéra du modèle racinien par l’expulsion du fabuleux, on gagne quelques superbes augmentations aux actes II et III (le baryton David Witcak y excelle _ oui). Il est dommage pourtant d’abréger la grande Chaconne du II, comme de priver le conclusion de son chœur belliqueux (« Partons, volons à la victoire ») introduit par la voix du Grand-Prêtre. Mais il est carrément incompréhensible d’amputer des deux-tiers la merveille de grâce qu’est le chœur avec solos « Que d’attraits ! Que de majesté ! ».

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    Distribution des grands jours

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    L’accueil enthousiaste du public répond d’abord au brillant et à l’expressivité _ voilà ! et c’est capital pour l’intelligence de l’œuvre de Gluck… _ de l’équipe réunie. Judith Van Wanroij a rarement aussi bien chanté : rompue à la rhétorique du répertoire antérieur, elle possède aussi un art supérieur des lignes, sachant servir par le timbre, par la phrase, la dignité souffrante de la protagoniste. Ses adieux au III sont d’un calme frémissant : sublimes. Et quel couple bienvenu _oui, oui ! _ elle forme avec Cyrille Dubois !

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    Le ténor offre la performance la plus impressionnante de la soirée _ et c’est aussi le cas au CD !!! Le feu tumultueux d’Achille est là, avec la souplesse et le brillant insispensables à ce style _ oui, oui. La vie, la générosité qui rayonnent de ce chant exaltent la beauté aristocratique de son français limpide _ et c’est absolument décisif ! La moindre phrase incarne un personnage palpitant, avec cent nuances délicates que balance un pathos aussi saisissant (dès « Cruelle, non jamais ») que des ornements hardis (« Chantez, célébrez votre reine ») : un très grand artiste à son sommet _ oui, oui _, où le rejoint Jean-Sébastien Bou (Calchas) dont la noblesse inspirée est d’un poids inversement proportionnel à la rareté de ses scènes. Quelle apparition au dénouement ! Gluck a bien de la chance avec de tels interprètes _ c’est vrai.

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    Du côté de Mycènes, mitigeons. Tassis Christoyannis allie pourtant grandeur soucieuse et sensibilité dans un Agamemnon émouvant, avec un timbre bien différencié de celui du Grand-Prêtre, mais sa présence est moindre, peut-être en raison d’une assise bornée dans le grave, peut-être aussi parce qu’on le sent plus dépendant de sa partition _ bof, bof…. Quant à la Clytemnestre de Stéphanie d’Oustrac, grande allure en scène, personnalité, timbre opulent et corsé, soit ; mais cette émission très couverte _ hélas ! _, qui tasse le son en l’élargissant, grossit ou émousse considérablement une déclamation qui nécessiterait plus de tranchant, de rigueur prosodique, d’autres finesses aussi. On est alors plus près du « grand tapage maternel » dénoncé par un contemporain de Gluck que de la figure altière d’une reine. Il est vrai que l’interprète pâtit, plus que ses partenaires peut-être, d’un péché mignon du chef : presser le tempo plus que de raison.

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    Rythme, tempo et majesté

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    Julien Chauvin, à la tête de son Concert de la Loge (en grand effectif et en grande forme _ oui _), se montre extrêmement attentif aux structures rythmiques : fort bien. La pertinence est cependant en question quand le choix est fait d’outrer les accents et d’accuser les angles en dépit du caractère du morceau : l’air de Calchas y perd de sa majesté inquiétante, l’entrée de Clytemnestre le « gracieux » prescrit, et sa supplication à Achille sa beauté profonde. Judicieusement attentif aux heurts puissants d’une écriture que certains auditeurs à la création jugèrent vulgaire, le chef ménage aussi des courbes pénétrantes (les cordes dans l’Ouverture, le grand duo d’Iphigénie et d’Achille, la voix de la nature qui gémit dans celle des bois).

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    Mais pourquoi courir ainsi la poste dès que le drame point, ou quand Gluck stipule un Andante ? Cette vitesse, ou plutôt cet emballement (accru par l’instabilité du tempo à l’intérieur d’un numéro, tel le trio du II qui se met à gesticuler), produit dès l’Ouverture je ne sais quoi de hâtif, au bord du brouillon, qui manque l’impératif de tenue tragique. Même l’euphorie expansive de « Chantez, célébrez votre reine » est notée Maestoso dans la partition. Inversement d’ailleurs, les airs plus élégiaques menacent ici de se distendre dans l’alanguissement.

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    La gêne naît ainsi de ces options qui affaiblissent la cohésion organique de la musique en la morcelant (la Chaconne ne fait pas exception), mais la gêne touche d’abord les chanteurs, chœur compris, quand cette précipitation de la conduite met en péril, mécaniquement, l’intelligibilité des paroles, l’égalité du timbre, la respiration d’ensemble, ou simplement sa variété expressive. Il n’empêche : que tous soient loués de nous avoir rendu la première Iphigénie.

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    Iphigénie en Aulide de Gluck.  Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 7 octobre 2022.

     

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    Et :

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    BÉMOLS

    Il fallait une Iphigénie en Aulide sur instruments anciens, _ oui… _ puisque cette Iphigénie manqua au cycle de Marc Minkowski pour Archiv Produktion. Intention louable, que réalise avec l’art qu’on lui sait _ mais oui ! _  Julien Chauvin et son Concert de La Loge. Ce sont eux que l’on entendra d’abord, que l’on guettera au travers d’une équipe de chant qui, hélas !, ne peut rivaliser avec celle assemblée par Sir John Eliot Gardiner dans son enregistrement lyonnais, côté féminin surtout.

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    Judith van Wanroij n’a pas absolument le format vocal d’Iphigénie (à sa décharge, chez Gardiner, Lynne Dawson l’avait à peine plus, gâtée par les micros), mais du moins dans les mots, c’est une tragédienne _ oui _, ce qu’est un brin trop Ou mal… _  Stéphanie d’Oustrac dont la Clytemnestre outrancière _ hélas, et d’un timbre lourd et engorgé pénible à suivre… _ ne peut rivaliser avec l’incarnation stylée _ oui, toujours… _ d’Anne Sofie von Otter.

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    Mais l’Achille de Cyrille Dubois, parfois éprouvé pas la tessiture, impose _ superbement !_  son chant et son personnage, sans parvenir à l’art souverain de John Aller mais le compensant par un sens du texte qui est tout de même l’autre atout majeur d’un enregistrement _ oui, oui _ qui aura osé approcher au plus près _ voilà _ d’une des vérités de cette Iphigénie si peu chanceuse au studio, sinon pour Agamemnon, deux fois parfait, chez Gardiner selon José van Dam, ici _ oui, oui, lui aussi, et comme toujours, est souverain ! _ par Tassis Christoyannis.

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    Trop malheureuse Iphigénie, mais passez la barrière de langue, et en allemand écoutez-y un peu Inge Borkh, torche vive pour Karl Böhm face à la Clytemnestre de Christa Ludwig, un autre Gluck à cent lieues de celui que l’on cherche aujourd’hui sans être toujours certain de le trouver malgré toutes les bonnes intentions _ c’est trop sévère !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Christoph Willibald Gluck(1714-1787)
    Iphigénie en Aulide, Wq. 40

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    Judith van Wanroij,
    soprano (Iphigénie)
    Stéphanie d’Oustrac,
    mezzo-soprano (Clytemnestre)
    Cyrille Dubois, ténor (Achille)
    Tassis Christoyannis,
    baryton (Agamemnon)
    Jean-Sébastien Bou, baryton (Calchas)
    David Witczak, baryton (Patrocle, Arcas, Un Grec)
    Anne-Sophie Petit, soprano (La première Grecque)
    Jehanne Amzal, soprano (La deuxième Grecque)
    Marine Lafdal-Franc, soprano (La troisième Grecque)

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    Les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles
    Le Concert de La Loge
    Julien Chauvin, direction

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    Un album de 2 CD du label Alpha Classics 1073

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    Photo à la une : le violoniste Julien Chauvin, directeur du Concert de la Loge – Photo : © Raoul Gilibert

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    Merci à Julien Chauvin de s’attacher ainsi à tâcher de nous rendre au mieux la dramaturgie gluckiste !

     

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    Ce vendredi 3 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau retrouvés en cherchant mieux dans les recoins de ma discothèque, comme hier, deux autres merveilleux CDs, d’oeuvres sublimissimes d’Adriaen Willaert (le CD « Vespro della Beata Vergine » de la Capilla Flamenca de Dirk Snellings) et Cipriano de Rore (le CD « Doulce Mémoire » du Laudantes Consort de Guy Janssens)…

    Toujours à la recherche de CDs, jusqu’ici un peu trop bien cachés en ma discothèque personnelle, tant d’Adriaen Willaert (1490 – 1562) que de son disciple et successeur _ les années 1562 à 1564  _ à Saint-Marc de Venise, Cipriano de Rore (1515 – 1565),

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    et tout comme hier samedi (cf mon article « « …),

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    ce dimanche 27 août je viens de mettre aussi la main,

    sur un CD de chacun de ces deux merveilleux compositeurs que sont Willaert et de Rore :

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    d’une part, sur le sublime CD « Doulce Mémoire » de Cipriano de Rore, par le Laudantes Consort avec à sa tête Guy Janssens, enregistré à Beaufays en décembre 2014, et publié par le label Sonamusica en 2015 _ soit le CD SONA 1504 _ ;

    un CD que je savais posséder puisque je lui avais consacré l’article «  » sur mon blog « En cherchant bien » en date du 14 juillet 2018 ;

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    et, d’autre part, sur le très réussi, lui aussi, CD « Vespro della Beata Vergine » d’Adriaen Willaert, par la Capilla Flamenca sous la direction de son chef Dirk Snellings (1959 – 2014) ; soit le CD Ricercar RIC 325, enregistré à Gijzegem, au mois de février 2012, et à San Petronio de Bologne, au mois de mars suivant ; et paru en 2012…

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    De cette sublimissime Missa « Doulce Mémoire » de Cipriano par le Laudantes Consort de Guy Janssens enregistrée en 2014, écoutez ici les podcasts merveilleux du Kyrie (3′ 57), du Sanctus (5′ 27), de l’Agnus dei (5′ 30) ;

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    et de ces très marquantes « Vespro della Beata Vergine » d’Adriaen Willaert par la Capilla Flamenca de Dirk Snellings, enregistrés en 2012, écoutez-ici les podcasts eux aussi impressionnants du « Deus in adioturium » (1′ 02),  du « Benedicta es » (7′ 05), du « Dixit Dominus » (6′ 31), du « Laudate Pueri » (3′ 54), du « Laetatus sum » (6′ 50), du « Nisi Dominus » (5′ 22), du « Lauda Jerusalem » (4′ 45), de l’ »Ave maris stella » (7′ 42), du « Magnificat » (8′ 27) _ c’est-à-dire des œuvres qui ont très directement inspiré certains des chefs d’œuvre parmi les plus transcendants de Monteverdi (Crémone, 1567 – Venise, 1643, tels ses propres (et admirables) « Vespro della Beata Vergine« , publiées à Venise en 1610,qui ont probablement été composées par Monteverdi, alors encore en poste à Mantoue, afin d’obtenir le prestigieux poste de maître de chapelle de la basilique saint Marc… ; regardez et écoutez cette magistrale vidéo (de 90′ 44) de ces sublimes « Vespro«  de Claudio Monteverdi, enregistrées en concert à la cathédrale Saint-Marc de Venise en 1990 par le Monteverdi Choir et les English Baroque Soloists, sous la direction de leur chef John Eliot Gardiner), au XVIIe s!écle, et, au XVIIIe siècle,

    de Vivaldi (Venise, 1678 – Vienne, 1741 ; regardez et écoutez, cette vidéo (de 28′ 42), de son « Dixit Dominus » en un concert à Vienne, au Palais Lichtenstein,, le 23 septembre 2021, de l’excellent Ensemble Collegium 1704 dirigé par son chef, Václav Luks),

    ainsi que Haendel (Halle, 1685 – Londres, 1759 ; celui-ci ayant durablement séjourné à Venise au cours de ses années italiennes (1706 – 1710) ; ainsi est-il présent au Teatro San Giovanni Grisostomo le 26 décembre 1709 à la création de son opéra « Agrippina » ; écoutez les podcasts (en suivant) du double CD (d’une durée totale de 120′ 39) de ses « Carmelite Vespers » des Taverner Players sous la direction de leur chef Andrew Parrot, un double CD EMI 7 49749 2, enregistré au Festival de Bath le 22 mai 1987 ; en un double CD qui m’a beaucoup impressionné !) ;

    soit un siècle (pour Monteverdi)  et deux siècles (pour Vivaldi et Haendel) plus tard qu‘Adriaen Willaert (Roeselare, 1490 – Venise, 1562), qui a été le maître de chapelle de la basilique Saint-Marc durant 35 ans, de sa nomination à ce très prestigieux poste en 1527 , à son décès, à Venise, le 7 décembre 1562 ; un poste prestigieux auquel lui a succédé deux années durant, jusqu’en 1564, son cher et immensément talentueux lui aussi disciple Cipriano de Rore (Ronse-Renaix, 1515 –  Parme, 1565)…

    Tout se tient…

    Même si de nos jours Willaert et de Rore n’ont (pas encore) la célébrité de Monteverdi, Vivaldi et Haendel, dont ils sont pourtant, et sans le moindre conteste, les égaux en génie musical…

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    Deux CDs tout simplement merveilleux…

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    Ce dimanche 27 août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La seconde de deux révélations majeures dans le stupéfiant CD de « L’heure espagnole » de Maurice Ravel par François-Xavier Roth et Les Siècles : le discret mais tout à fait crucial talent du chef de choeur (et pianiste) Mathieu Pordoy…

    Dans la continuité de mon article d’hier mardi 20 juin, « « ,

    et le prolongement de mes deux articles des vendredi 17 et samedi 18 juin derniers : «  » et « « ,

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    ainsi, et d’abord et surtout, dans la poursuite des mouvements de l’onde de ravissement éprouvée à la vision de la vidéo _ que je me repasse en boucle avec de plus en plus d’admiration à chaque fois ! _ de l’enregistrement proprement miraculeux de la plage 24 du CD  : « Un financier… Et un poète… Un époux ridicule… Une femme coquette…« ,

    avec la conclusion chantée en chœur à 5 : « C’est la morale de Boccace : entre tous les amants, seul amant efficace, il arrive un moment dans les déduits d’amour, ah !, où le muletier a son tour !« 

    _ à comparer, et c’est bien intéressant, avec le podcast (d’une durée, cette fois, de 3′ 06) de l’interprétation, considérée jusqu’ici comme de référence, sous la direction de Lorin Maazel, en 1965, et avec les chanteurs Jane Berbié (Concepcion), Michel Sénéchal (Gonzalve), Jean Giraudeau (Torquemada), Gabriel Bacquier (Ramiro) et José Van Dam (Don Inigo Gomez) : excusez du peu !.. Il leur a seulement probablement manqué, ce jour-là, le petit plus, un rien, mais qui fait toute la différence, de la patte d’un chef de chant aussi génial, oui, que Mathieu Pordoy… Et ce peut bien être à pareille aune-là qu’on peut mesurer par ici (Roth) et par là (Maazel) le degré de qualité, poétique et proprement magique, oui, de  l’exceptionnel talent (de chef de chant) de Mathieu Pordoy… _,

    …

    …

    voici, ce mercredi 21 juin _ jour de la fête de la musique _,

    la seconde des deux révélations majeures sur laquelle il me tient très à cœur de mettre ici le projecteur et l’accent, et que je tiens beaucoup à partager _ la première des fonctions de ce blog « En cherchant bien«  étant de bien partager mes enthousiasmes ; cf mon article programmatique (et d’ouverture de ce blog), publié le jeudi 3 juillet 2008, mais rédigé le 20 mai précédent : « « …  _,

    concerne, et cela au cœur le plus intime et secret de ce qui fait obtenir la magie stupéfiante du résultat artistique de ce miraculeux CD de « L’Heure espagnole – Bolero » de François-Xavier Roth et son orchestre Les Siècles _ d’eux, de leur jeu tellement juste et vivant, du choix si rigoureux et adéquat de leur instrumentarium, et de l’extraordinaire prise de son, aussi, qui y concourt, je ne ferai jamais, non plus, assez l’éloge ! _,

    …

    je veux dire par là le travail exceptionnel réalisé par les chanteurs, sous la direction _ le coaching extrêmement juste et rigoureux _ du discret _ son nom n’apparaît qu’une unique petite fois dans le texte du livret : en haut de la page 2, juste à la suite du nom des cinq chanteurs de « L’Heure espagnole« … _, chef de chant qu’est Mathieu Pordoy :

    …

    car c’est bien son travail _ de qualité vraiment exceptionnelle ! _ de parfaite mise en bouche du texte chanté qui a permis de réaliser ce prodige d’intelligence et de vie qu’est l’idéale incarnation obtenue _ et donnée à l’enregistrement : c’était les 24 et 25 mars 2021… _ par les cinq chanteurs de ce CD _ cf la magique vidéo (d’une durée de 3′ 21) de cette magistrale réalisation tant vocale que dramatique, en ce CD-ci des Siècles, des chanteurs-comédiens Julien Behr, Jean Teitgen, Loïc Félix, Thomas Dolié et Isabelle Druet.. _ des cinq personnages-protagonistes _ Gonzalve (le bachelier poète), Don Inigo Gomez (le banquier financier), Torquemada (l’horloger époux ridicule), Ramiro (le muletier amant efficace) et Concepcion (l’épouse coquette infidèle) … _ de cette pochade délicatissime d’esprit _ si français… _, qu’est cette « Heure espagnole » de Maurice Ravel et Franc-Nohain,

    …

    d’esprit si fin et subtilissime, par-dessus l’apparente gaudriole du genre plutôt populaire choisi, autant que terriblement difficile à « attraper » et obtenir-réaliser-donner dans le jeu et le chant par les interprètes- chanteurs auxquels pareil défi d’incarnation de ces rôles est proposé.

    Et dont le quintette virtuose en apothéose finale de la pochade est extraordinairement difficile à obtenir, sur la scène ou dans l’enregistrement du CD, dans le détail de ses moindres inflexions de parole et de chant, par les chanteurs…

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    C’est donc sur le travail et la personnalité du discret et invisible _ sous-terrain _ chef de chant de ce si réussi travail qu’il me tient à cœur de diriger, pour une fois le projecteur :

    Mathieu Pordoy…

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    …

    Mathieu Pordoy,

    enfant d’une famille landaise _ d’origine béarnaise : de Larrau, en vallée d’Ossau _, de Saint-Paul-lès-Dax _ né le 12 avril 1981, Mathieu Pordoy a maintenant 42 ans _,

    présente son travail en une éclairante petite vidéo (de 3′ 37), filmée en sous-sol, intitulée « Billet de service #7 KATIA KABANOVA« , réalisée en 2016 à Avignon, à l’occasion de sa participation à la mise en place _ ou making of… _ de l’opéra de Janáček « Katia Kabanova » _ créé à Avignon le 27 novembre 2016 ; cf donc cette vidéo-ci… _,

    mais que lui, sur son site « Mathieu Pordoy pianiste – chef de chant« , préfère, très justement, nommer « Qu’est-ce qu’un chef de Chant ?« …

    …

    Interrogé, et avec un malicieux sourire complice, il y qualifie (à 2′ 37  de cette vidéo) son métier de chef de chant de « métier-clé », de  » métier de l’ombre« , et (à 2′ 52) son travail de fond avec les chanteurs, de « travail de l’intime« …

    Nous y sommes…

    …

    …

    Sur ce métier de chef de chant et de travail « intime » avec les chanteurs,

    afin de contribuer au mieux à leur permettre de donner, par leur jeu et par leur voix, le meilleur d’eux-mêmes en chantant ainsi,

    on peut se référer aux repères majeurs que sont les témoignages qu’en ont donné, par exemple, Irène Aïtoff (Saint-Cast, 30 juillet 1904 – Paris, 5 juin 2006) _ cf le DVD du film « Irène Aïtoff : la grande Mademoiselle« , de Dominique Delouche, en 2008 _ ; et Janine Reiss (Paris, 23 novembre 1921 – Saint-Arnoult, 1er juin 2020) _ cf le livre « La Passion prédominante de Janine Reiss : la voix humaine » de Dominique Fournier, paru aux Editions Actes-Sud en 2013…

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    Sur l’inscription landaise de Mathieu Pordoy,

    consulter cet article de Sud-Ouest en date du 12 mai 2011 _ il y a 12 ans déjà… _ intitulé « Le Retour de l’enfant-prodige« .

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    Le retour en musique de l’enfant prodige

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    Formé à Saint-Paul, Dax, Bayonne et Paris, le pianiste professionnel Mathieu Pordoy jouera demain à domicile.

    Demain soir, c’est un ancien élève de l’école de musique de Saint-Paul-lès-Dax qui donnera un concert en « guest star » en l’église de Saint-Paul-lès-Dax. À 30 ans _ à la date du 12 mai 2011 de cet article de Sud-Ouest… _, Mathieu Pordoy est aujourd’hui un pianiste reconnu qui parcourt la France et l’Europe, entre Paris et Aix-en-Provence, Vienne et Monte-Carlo. « Je crois que je n’ai jamais joué à Saint-Paul ou à Dax depuis que je suis parti, commente le jeune musicien. C’est l’association culturelle des Quatre Chemins qui m’a proposé ce concert. Mes parents ont aussi joué un rôle ! J’en suis ravi car c’est l’occasion de jouer devant des gens qui savent que je voyage beaucoup mais ne m’ont jamais entendu. »

    Mathieu Pordoy a donc commencé par faire ses gammes et à jouer du violon et du piano à l’école saint-pauloise _ la date nen est pas donnée. Trois ans plus tard, il intègre l’école de musique de Dax avant de poursuivre son parcours au Conservatoire de Bayonne. Lycéen à Borda, il décroche un bac S : « Je n’avais pas du tout l’intention d’être musicien. Je voulais être médecin. Et puis j’ai pris une année sabbatique après le bac. »

    Un an non à l’étranger comme souvent, mais dans le coin, à jouer « beaucoup de musique » avec le Conservatoire de Bayonne. Sa spécialité : les accompagnements. « Je n’aime pas faire du piano seul, mais avec les autres _ c’est très intéressant…. C’est un instrument d’autiste devant lequel on peut passer 15 heures. J’adore, mais la vie selon moi n’est pas devant le clavier et dans le seul studio de répétition. »

    Accompagné

    Au bout de cette année _ non spécifiée non plus… _, comme plusieurs de ses amis bayonnais, le Landais passe le concours du Conservatoire de Rueil-Malmaison. Il fait partie des 30 candidats sélectionnés. Deux ans plus tard _ même remarque _, le Saint-Paulois intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris (CNSMDP). Adieu la faculté de médecine et bonjour la musique à titre professionnel. Il ressort de la prestigieuse école parisienne en 2006 _ enfin une date : Mathieu Pordoy a alors 25 ans _ avec son diplôme de formation supérieure « mention très bien avec les félicitations du jury ». « J’ai très vite commencé à travailler et été autonome financièrement. » Mathieu Pordoy devient chef de chant : « C’est la personne qui a la responsabilité dans une production d’opéra de faire répéter les chanteurs avant l’arrivée de l’orchestre. De s’assurer du bon rythme, et de la justesse du style et de la langue » _ voilà ! Soit le français, l’italien, l’anglais et l’allemand. À son actif déjà _ en 2011, donc ; Mathieu a alors 30 ans _, une vingtaine d’opéras. « Zaïde », « Zampa », « Carmen », « Pelléas et Mélisande », « Marius et Fanny », « Djamileh », « Il Tabarro »… Mais aussi de nombreux récitals _ en soliste ? en accompagneur de chanteurs ? _ dont un récemment avec le chœur de Radio France.

    Demain soir, dans la commune de son enfance, Mathieu Pordoy sera accompagné de la mezzo-soprano Marie Lenormand et du ténor Yann Beuron _ un chanteur que personnellement j’apprécie beaucoup... Deux pointures d’envergure internationale qui ont également accepté l’invitation saint-pauloise pour ce concert au bercail, entre Mozart, Gounod, Liszt, Massenet ou Donizetti.

    Concert de Mathieu Pordoy, Marie Lenormand, Yann Beuron demain soir à 20 h 30 à l’église de Saint-Paul-lès-Dax. Entrée, 13 euros, 8 euros pour les moins de 14 ans. Locations à l’Office de tourisme. Tél. 05 58 91 60 01.

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    On porra lire aussi cette brève présentation de son cursus par lui-même,

    pour les Saisons de musique de Gordes :

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    Mathieu Pordoy

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    Études Musicales / Piano
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    Brief info

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    Pianiste et chef de chant, Mathieu Pordoy est régulièrement et notamment invité dans les plus grands théâtres, au Wiener Staatsoper (Don Carlos), à l’Opéra national de Paris (Les Huguenots, L’Enfant et les Sortilèges) et au Staatsoper de Zurich (Les Contes d’Hoffmann).

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    Très intéressé par l’enseignement, il est invité pour encadrer _ voilà _ de jeunes chanteurs à l’International Vocal Art Institute à Tel-Aviv et Montréal, ainsi que par les Académies du Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, de l’Opéra national de Paris et du Festival d’Aix-en-Provence.

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    En 2019, il fait ses débuts au Carnegie Hall de New York dans Lélio de Berlioz sous la direction de Sir John Eliot Gardiner, et en récital avec Sabine Devieilhe, lors duquel il est remarqué par le New York Times comme « un partenaire superbe, dont le talent artistique a contribué à faire de ce récital un moment privilégié de musique de chambre ».
    En qualité de spécialiste du répertoire français _ voilà _, l’Opéra-Comique, la Monnaie de Bruxelles, l’Opéra de Monte-Carlo, le Théâtre des Champs-Elysées, les Chorégies d’Orange, le London Symphony Orchestra, l’Opéra de Cologne le sollicitent régulièrement pour prendre part à leurs productions.

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    Son activité comprend aussi de nombreux récitals et concerts _ en tant que pianiste soliste ou pianiste accompagnateur de chanteurs… _, notamment avec Sabine Devieilhe aux Musicales de Normandie, ainsi qu’au Grand Théâtre de Genève et au Festival d’Aix-en-Provence dans un programme Mozart-Strauss, capté pour Arte Concert, avec Marina Rebeka au Capitole de Toulouse et à la Salle Gaveau dans un programme italien-russe, repris dans la prestigieuse grande salle du Conservatoire Tchaikovsky. Marina et Mathieu ont enregistré pour le label Prima classic en association avec le Palazzetto Bru-Zane un album de mélodies intitulé « Voyage(s) » _ cf cet article « Beau voyage aux frontières de la mélodie française avec Marina Rebeka » de Matthieu Roc sur le site de ResMusica en date du 11 octobre 2022. Cette saison, ils se produiront au Teatro Real de Madrid ainsi qu’au Palau de les Arts de Valencia.

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    Partenaire privilégié _ et ami _ du ténor Michael Spyres, il donne avec ce dernier une série de récitals aux Opéras de Bordeaux et Francfort _ accéder ici à la vidéo de ce superbe récital d’une durée de 94′ 47, donné à l’Opéra de Frncfort le 18 juin 2019 _, ainsi qu’au Festival de Lanaudière au Québec et à La Corogne, Las Palmas de Gran Canaria en Espagne. Leur programme 100% Rossini : « Mr Crescendo » a été un succès au Théâtre de L’Athénée, au Capitole de Toulouse et à l’Atelier lyrique de Tourcoing. En septembre 2022, ils sont invités pour deux récitals à Armory Park Avenue à New-York ainsi qu’au Kennedy Center à Washington.

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    L’été 2021, Mathieu a débuté au Festival de Salzbourg pour un récital remarqué avec Benjamin Bernheim _ autre merveilleux interprète _, capté pour Medici TV. Ce récital a été repris au Théâtre des Champs Elysées ainsi qu’au Konzerthaus de Vienne. Il se sont produits au festival d’Aix en Provence dans le cadre de l’édition 2022 dans les Dichterliebe de Schumann. Il a parmi ses projets : Werther à Monte-Carlo, Giulio Cesare, Les Mamelles de Tirésias/ Le Rossignol, La Flûte enchantée et Werther au Théâtre des Champs-Elysées et Henry VIII au Théâtre de la Monnaie.
    Originaire du Sud-Ouest _ Saint-Paul-lès-Dax _, il obtient son premier prix de direction de chant à l’unanimité et avec les félicitations du jury au Conservatoire national supérieur de musique de Paris _ en 2006 _, établissement où il enseigne _ immédiatement en suivant l’obtention de son diplôme _ de 2006 à 2011 _ des dates intéressantes.

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    Et sur son cursus, on pourra lire aussi ceci,

    paru sur le site du Festival de Salzbourg en 2021 :

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    Mathieu Pordoy

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    Current as of August 2021
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    French collaborative pianist Mathieu Pordoy is one of the most promising coaches of his generation.

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    He has worked at various leading opera houses in a broad range of repertoire, including Don Carlos at the Vienna State Opera, Les Huguenots and L’Enfant et les sortilèges at the Paris Opéra and Les Contes d’Hoffmann at the Zurich Opera. Mathieu Pordoy also has given masterclasses at the Mariinsky Academy of Young Opera Singers, and been a member of the staff at the Canadian Vocal Arts Institute in Montreal, and the International Vocal Arts Institute in Israel.

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    He made his double debut at Carnegie Hall in 2019 in Berlioz’s Lélio with John Eliot Gardiner, as well as in recital with Sabine Devieilhe, with whom he has also appeared at the Grand Théâtre de Genève, the Festival d’Aix-en-Provence and Festival Pulsations in Bordeaux _ voilà ! _ in a programme of Strauss and Mozart that was recently broadcast on Arte Television and France Musique. Other musical partners include US tenor Michael Spyres _ oui ! _, with whom he has given recitals throughout Europe and Canada, and Latvian soprano Marina Rebeka, appearing together in France and Russia, as well as on a live broadcast for Rossiya K and a 2021 album _ « Voyage« … _ for Prima Records in association with the Palazzetto Bru Zane in Venice.

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    A specialist in French opera _ oui _, Mathieu Pordoy is regularly invited to work at opera houses such as the Opéra Comique in Paris, the Opéra de Monte-Carlo, the Grand-Théâtre de Luxembourg and La Monnaie in Brussels. Since 2008, he has collaborated on productions every summer in Aix _ c’est important _ and has served as coach _ voilà ! _ for the Académie at the Festival. He has also worked as a vocal coach _ oui _ and accompanist and served on the music staff at opera houses such as the Théâtre des Champs-Élysées, the Auditorio de Tenerife, Les Chorégies d’Orange, the Cologne Opera and the Teatro Municipal de Santiago, as well as working with conductors including Fabio Luisi, Gianluigi Gelmetti, Gianandrea Noseda, Daniele Gatti, François-Xavier Roth, Mikko Franck and Raphaël Pichon.

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    Mathieu Pordoy graduated with honours from the Paris Conservatoire, where he taught _ voilà ! _ from 2006 to 2011.

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    Mathieu Pordoy mérite très amplementent pareil éclairage…

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    Mais surtout qu’on réécoute encore et encore, grâce à cette vidéo de 3′ 21, ce chef d’œuvre inouï jusqu’ici _ du moins _ d’interprétation du final _ en général inaudible (ce n’est alors qu’un insipide caquetage !), ou bien c’est très plat et très vide : de purs contresens… _ de « L’Heure espagnole« …

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    Ce mercredi 21 juin 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa