Étiquette : John Wilson

  • La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London (II) dans le cinématographique Concerto pour violon de William Walton…

    Sur la chaleureuse recommandation de l’article « Concerto cinématographique » que le 13 juillet dernier le bon Jean-Charles Hoffelé a consacré au CD Chandos CHSA 5360 « Walton – Violin Concerto – Symphony Suite from ‘Troilus and Cressida’ – Portsmouth Point » du Sinfonia of London dirigé par son chef et fondateur le merveilleux John Wilson, et ici avec le violon de Charlie Lovell-Jones – un CD enregistré à Kilburn – Londres les 11 et 12 janvier, et du 29 au 31 juillet 2024 – ,

    je me suis empressé de commander cette autre réalisation discographique de John Wilson à mon disquaire préféré, et je l’ayant reçu avant-hier samedi 25 juillet, et après mon article d’hier « La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London dans l’admirable Concerto pour violoncelle de William Walton…« , je lui consacre à lui aussi un article…

    …

    CONCERTO CINÉMATOGRAPHIQUE

    …

    Que faire du Concerto pour violon – de 1936-39, révisé en 1943 – de Sir William Walton ? Jascha Heifetz donna le la, archet supra élégant, et tenu. Même Ida Haendel, dont la version reste superbe et en ses propres termes inégalée, ne céda pas à la tentation de le jouer au fond comme il était écrit : un concerto cinématographique – et c’est excellemment vu !

    …

    Charlie Lovell-Jones l’ose – oui – , jusqu’à donner à la romance initiale un côté Korngold – mais oui ! – , osant la sucrer, la jouer amoroso, avec de la poudre, et même du rimmel – délicieusement quasi kitsch… Cela pourrait tomber dans le too much, l’orchestre au cordeau, et qui rentre dans le jeu du violoniste, l’en empêche, garde-fou parfaitement réglé – oui ! – par John Wilson dont la baguette emportera un Scherzo ailé, mordant, si vif par ailleurs dans l’archet du jeune homme qui affrontera les caprices du Finale avec une fantaisie, un dolce aussi (le ma flessibile), une assurance qui évitent le morcellement – la direction de John Wilson est toujours hyper-fluide… – de ce quasi quart d’heure. Comme j’aimerai les entendre dans la version originale du Concerto de Benjamin Britten !

    …

    Magnifique proposition qui ne manquera de faire grincer quelques-uns. Tant pis pour eux. La Suite tirée par Christopher Palmer de Troilus and Cressida est une rareté qui commanderait à elle seule d’acquérir l’album, John Wilson et ses Londoniens savourant les quatre tableaux où tout le drame des amours du Troyen et de la Prêtresse grecque est magnifié par un orchestre évocateur – oui – où Walton répondait à celui imaginé par Benjamin Britten pour Peter Grimes.

    …

    Final explosif – absolument ! – avec un Portsmouth Point façon feu d’artifices : décidément, comme dans l’album qui a suivi (voir ici), John Wilson célébrait déjà ici ses brillantes affinités électives – on peut dire cela ! – avec l’univers de William Walton.

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    Sir William Walton
    (1902-1983)

    …
    Symphonic Suite from “Troilus and Cressida” (version pour violon et orchestre : Christopher Palmer, 1987)
    Concerto pour violon et orchestre
    Portsmouth Point

    …

    Charlie Lovell-Jones, violon
    Sinfonia of London
    John Wilson, direction

    …

    Un album du label Chandos CHSA 5360
    …

    Photo à la une : le violoniste Charlie Lovell-Jones – Photo : © DR

    …

    Une délicieuse musique cinématographique : c’est parfaitement bien trouvé…

    …

    Un joli complément au CD précédent « Walton – Cello Concerto – Symphony N°1 – Scapino » de John Wilson

    avec son brillant mais toujours parfaitement juste et tenu Sinfonia of London…

    …

    Ce lundi 27 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London dans l’admirable Concerto pour violoncelle de William Walton…

    Une fois encore,

    la perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London me frappe – et avec quelle stupéfiante prise de son ! – , cette fois dans l’admirable Concerto pour violoncelle (1955-56, révisé en 1975) de William Walton (Oldham, 29 mars 1902 – Ischia, 8 mars 1983) dans le CD Chandos CHSA 53 26 « Walton – Cello Concerto – Symphony N°1 – Scapino » du Sinfonia of London dirigé par le magnifique John Wilson, et avec le violoncelle, fabuleux, de Jonathan Aasgaard – un CD enregistré à Kilburn, Londres en novembre 2022, août 2023 et janvier 2024…

    …

    Et une fois encore, c’est un article de l’excellent Jean-Charles Hoffelé – que ferais-je sans lui (et quelques autres aussi) pour me tenir bien informé des parutions discographiques d’excellence ?.. – , intitulé ici « Spectaculaire« , en date du 21 mars 2026, qui m’a révélé son existence, et me l’a fait illico presto commander à mon disquaire préféré, et que j’ai pu acquérir et écouter, avec jubilation, dès hier…

    …

    SPECTACULAIRE

    …

    Lorsque Frederick Stock commanda à William Walton une œuvre pour inaugurer la saison du cinquantième anniversaire de son Chicago Symphony Orchestra, s’attendait-il à la folle virtuosité de Scapino, huit minutes d’un orchestre persifleur inspiré par un dessin de Callot, où l’auteur de Façade aura confirmé sa maîtrise de la phalange symphonique. Un certain Bernard Herrmann s’en inspirera.

    …

    John Wilson emporte ce pur brio dans une furia – voilà – qui s’admire d’abord pour sa clarté si parfaite – absolument ! – : on entend tout, on jubile d’autant plus – c’est exactement cela… Au centre de Scapino, un solo de violoncelle s’invite. Est-ce déjà Jonathan Aasgaard qui offrira ensuite une lecture ombreuse, lyrique de l’admirable – et c’est encore bien trop peu dire ! – Concerto pour violoncelle ? Sa sonorité boisée n’est pas sans rappeler celle du dédicataire, Gregor Piatigorsky.

    …

    Et la Première Symphonie, ses tornades, ses audaces post-sibeliennes ? John Wilson les dompte dans une lecture d’une précision fanatique – voilà, et sans la moindre boursouflure, jamais – , la prise de son – superlative ! – de Ralph Couzens y aidant – absolument ! Splendide – oui, oui, oui – , plus sombre que sous bien des baguettes, même si le LP RCA d’André Previn…

    …

    Serait-ce le début d’un nouveau cycle Walton ? Un premier volume autour du Concerto pour violon, m’avait échappé, j’y reviendrai ! – je me le suis lui aussi procuré ! Et j’y viendrai très prochainement…

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    Sir William Walton
    (1902-1983)

    …
    Scapino. A Comedy Overture for Full Orchestra (version révisée, 1950)
    Concerto pour violoncelle et orchestra ( version révisée, 1975)
    Symphonie No. 1

    ….

    Jonathan Aasgaard,
    violoncelle
    Sinfonia of London
    John Wilson, direction

    …

    Un album du label CHSA 5328
    …

    Photo à la une : le chef d’orchestre John Wilson –
    Photo : © Warner Classics

    …

    Une musique splendide dans une interprétation hors-pair du limpide – tout de naturel – John Wilson…

    …

    Regardez ici cette trop brève vidéo (de 2′ 22)…

    …

    Un chef magnifique que je suis très attentivement, depuis 2022 : quelle direction d’orchestre magistrale !..

    …

    Consulter ainsi mes 7 précédents articles consacrés à ce chef, John Wilson – Gateshead, 1972 – ,

    en date des 1er septembre 2022, 4 avril 2024, 20 avril 2024, 21 avril 2024, 24 mai 2026, 25 mai 2026 et 9 juin 2026,

    soient, et successivement, les articles suivants :

    …

    _ « Parmi l’offre discographique ravélienne (plus ou moins) récente, deux CDs de réunions d’oeuvres bien spécifiques : orchestrales, par John Wilson ; et pour violon et piano, par Elsa Grether et David Lively… Ou l’éloge du medium disque…« 

    _ « A partir d’un travail sien de révision des partitions (jusqu’ici truffées d’erreurs), le chef John Wilson vient nous offrir une magistrale interprétation de ce chef d’oeuvre de Ravel qu’est le Ballet complet de « Daphnis et Chloé »…« 

    _ « Un nouveau passionnant travail ravélien du chef anglais John Wilson et son orchestre Sinfonia of London : la Suite d’orchestre « Le Tombeau de Couperin », associé au « Divertimento » Op. 18 (de 1943) de Lennox Berkeley, et la « Symphony n°3 » (de 2021) d’Adam Pounds ; ou d’un certain héritage orchestral ravélien et de l’éthique musicale de la lisibilité…« 

    _ « D’un Rigaudon l’autre : d’une interprétation pleine de vitalité du « Rigaudon » pour orchestre du « Tombeau de Couperin » M 68a (de 1919) par John Wilson et son Sinfonia of London, à la recherche d’une aussi excellente interprétation du « Rigaudon » des « Six Pièces pour piano deux mains » M 68, de Maurice Ravel…« 

    _ « John Wilson : « le chef qui sait faire jouer français » à merveille ! Le CD Chandos « French Orchestral Favourites » (Dukas, Debussy, Chabrier, Ravel, Saint-Saëns, Bizet), rien moins que « indubitablement l’un des très grands disques d’orchestre de ces dix dernières années »… Transparence et fluidité, et propulsion parfaite du rythme, à la française…« 

    _ « En attendant d’écouter « Escales » (1922) de Jacques Ibert (1890 – 1962) dirigé en 2019 à Londres par John Wilson et son Sinfonia of London, écouter « Escales » dirigé par Paul Paray à Detroit en 1962 et par Jean Martinon à Paris en 1974… Quelle délicieuse musique !« 

    _ « Un point rapide sur les très beaux Ravel orchestraux de John Wilson et son Sinfonia of London pour le label Chandos…« 

    …

    Une constante admiration, donc, envers John Wilson

    et son magnifique Sinfonia of London…

    …
    Ce dimanche 26 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Un point rapide sur les très beaux Ravel orchestraux de John Wilson et son Sinfonia of London pour le label Chandos…

    En forme de suite à mes articles des 24 et 25 mai derniers « John Wilson : « le chef qui sait faire jouer français » à merveille ! Le CD Chandos « French Orchestral Favourites » (Dukas, Debussy, Chabrier, Ravel, Saint-Saëns, Bizet), rien moins que « indubitablement l’un des très grands disques d’orchestre de ces dix dernières années »… Transparence et fluidité, et propulsion parfaite du rythme, à la française… » et « En attendant d’écouter « Escales » (1922) de Jacques Ibert (1890 – 1962) dirigé en 2019 à Londres par John Wilson et son Sinfonia of London, écouter « Escales » dirigé par Paul Paray à Detroit en 1962 et par Jean Martinon à Paris en 1974… Quelle délicieuse musique !« 

    à propos des superbes performances orchestrales raveliennes de John Wilson dirigeant son Sinfonia of London en déjà 5 CDs publiés, en 2020 (le CD CHSA 5252 « Escales – French Orchestral Works« ), 2022 (le CD CHSA 5280 « Ravel – Orchestral Works« ), 2023 (le CD CHSA 5327 « Ravel – Daphnis et Chloé« ), 2024 (le CD CHSA 5324 « Ravel – Berkeley – Pounds : Orchestral Works« ) et 2026 (le CD CHSA 5379 « French Orchestral Favourites« ), par le label Chandos,

    et après réception du CD « Escales – French Orchestral Works » de 2020 – enregistré à Londres du 16 au 18 janvier, puis les 16 et 17 septembre 2018  – ,

    j’éprouve le besoin de recenser les œuvres orchestrales – au nombre de 10 jusqu’ici… – de Ravel présentes en ces 5 magnifiques CDs de John Wilson et son Sinfonia of London :

    …

    _ « Pavane pour une infante défunte« , orchestrée en 1910 ;

    _ « Une barque sur l’océan« , extraite de « Miroirs« , orchestrée en1906 ;

    _ « Alborada del Gracioso« , extraite de « Miroirs« , orchestrée en 1918  ; 

    _ « Rapsodie espagnole » ;

    _ « Daphnis et Chloé » ;

    _ « Valses nobles et sentimentales« , orchestrées en 1912 ;

    _ « Ma Mère l’oye » ;

    _ « Le Tombeau de Couperin« , orchestré en 1919 ;

    _ « La Valse » ;

    _ « Bolero« .

    …

    …

     

    …
    Ce mardi 9 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un éloge du merveilleux médium qu’est le disque, un échange de courriels hier 25 mai avec Eric Rouyer : du tissage entre le temps et l’éternité…

    Voici cet échange de courriels hier 25 mai, à 10h30 et 18h 20, avec l’ami Eric Rouyer, le producteur des CDs du Palais des Dégustateurs : 

    …

    Cher Eric,

    votre réponse hier par courriel à 18h 20 – un constat de situation qui vous navre, à côté d’un enthousiasme partagé – à l’envoi, à 10h 30, de mon article du 25 mai https://encherchantbien.fr/ecouter-escales-1922-de-jacques-ibert-1890-1962-dirige-par-paul-paray-a-detroit-en-1962-et-jean-martinon-a-paris-en-1974/
    me donne bien à penser…
    …
     
    Qu’il faille encore défendre notre patrimoine musical – à partir de mon propos sur « Escales » (1922) de Jacques Ibert, et la musique française… – en remerciant des chefs étrangers – l’anglais John Wilson – ou en des enregistrements – de Paul Paray et Jean Martinon – d’une autre époque – en 1962 et 1974 – n’est pas rassurant – ah !
    Votre enthousiasme – pour « Escales » , oeuvre de 1922 – pour les enregistrements  – de Paul Paray en 1962, de Jean Martinon, en 1974 – , je le partage – j’en suis heureux ! Mais il est empreint d’un constat navrant – quant à la situation présente, en 2026 ; mais à quels égards précisément ?.. 
    Ce n’est pas le verre à moitié plein ou à moitié vide. C’est le verre complètement vide – sic ! – avec quelques gouttes d’illusion pour les nostalgiques… Des résistants obsolètes qui se font un devoir. 
    Eric 
    …
     
    Nos positions sont ici à fronts enversés :
    moi, simple mélomane passionné, je ne me sens, pour ma part, ni nostalgique s’illusionnant, ni résistant obsolète : je suis tout simplement, et au présent de mes écoutes des disques, admiratif, en même temps que reconnaissant, de ce que le médium, en l’occurrence le CD que je mets sur ma platine et écoute, offre, au présent vif et intense de mon écoute enthousiaste, et de ce à quoi il permet d’accéder, et qui le transcende : l’expérience de l’éternité ainsi ressentie de chefs d’oeuvre musicaux qui nous sont ainsi transmis, à la fois et d’un seul et même mouvement, dans le temps et dans le hors-temps de l’éternité (cf leur tissage selon Spinoza).
     
    Et bien peu m’importe qu’il s’agisse là de médiations d’interprètes étrangers (John Wilson en 2019, pour le label Chandos) ou d’interprétations d’il y a plus de 50 ans (Paul Paray, en 1962, pour Mercury, ou Jean Martinon en 1974 pour EMI)… Chacun de ces enregistrements faisant accéder à l’expérience bien sensible d’une éternité jubilatoirement ressentie, au présent archi-présent, vif et incisif, de l’écoute. Car c’est bien à l’éternité même d’ « Escales » (de Jacques Ibert, composée en 1922) que très concrètement j’accède immédiatement et de plain pied, par le disque ; et cela par la qualité forcément variable, plus ou moins acérée selon le jour et l’heure, de ma propre attention, via ces médiations variées d’enregistrements discographiques que j’écoute, oui, avec jubilation… Et j’en rends grâce, avec reconnaissance, à tous les responsables de cette chaîne de médiations : le compositeur très inspiré de l’œuvre elle-même, les divers interprètes (les musiciens des orchestres, à l’écoute des excellents chefs les dirigeant), les ingénieurs du son, les producteurs de ces disques qui sont parvenus jusqu’à moi, les disquaires aussi, jusqu’à mes propres écoutes, répétées et toujours disponibles à portée de ma main, par ces disques bien tangibles posés sur ma platine et avec une intense attention écoutés…
     
    Alors que vous, cher Eric, êtes le très actif et dynamique producteur, au présent, et éminemment responsable, des disques de Palais des Dégustateurs…
     
    Aussi quand vous dites « le verre complètement vide », il me semble que c’est ici le producteur qui se désole de ne pas trouver aujourd’hui assez d’interprètes « défendant » encore aussi bien ce « patrimoine musical » – là, à enregistrer… Et cela, en dépit, pourtant, de vos incontestables réussites discographiques…
    L’enthousiasme de mes derniers articles sur les réussites discographiques d’une Aline Piboule, d’un Fabrizio Chiovetta, et aussi d’un David Lively (pour votre CD PPD042), pour prendre quelques exemples récents d’interprètes magnifiques, plaide pour un constat de situation bien moins pessimiste que le vôtre…
    Même si je ne suis ici que la modeste et humble toute petite oreille (lire ici Nietzsche, et François Noudelmann…) du tout dernier maillon de la chaîne, la mouche du coche… Mais il s’avère bien que je trouve presque au quotidien, sur la table de mon disquaire, des CDs venant satisfaire ma quête d’enregistrements réussissant à combler, même si c’est à des degrés forcément divers, mon insatiable boulimique désir, et ma curiosité sans cesse en alerte, d’enchantements musicaux à éprouver (et très effectivement éprouvés), que ce soit par des œuvres inconnues de moi jusqu’alors que je découvre par le disque, ou bien par des interprétations renouvelées et comme vivement rafraîchies… Mais oui, cela arrive ! Et je suis donc un optimiste comblé… Via de tels disques…
     
    Ne vous désespérez donc pas tant, cher Eric !!! Et continuez votre quête. Votre moisson est déjà conséquente. Et vous trouverez à nouveau de magnifiques interprètes pour les patrimoines musicaux qui méritent d’être à nouveau interprétés et mis à portée un peu durable, par les CDs, du public des mélomanes – tant qu’il en reste encore du moins…
     
    Merci donc aussi de ces réflexions partagées,
     
    Francis, à Bordeaux
    …
    Ce mardi 26 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa