Étiquette : jubilation

  • Jean-Philippe Rameau (suite) : la jubilation de l’intégrale des Pièces de Clavecin, par Bertrand Cuiller

    Sur l’élan de jubilation de mes 2 articles ramelliens

    d’hier, samedi 15 août, 

    et avant-hier, vendredi 14 août, ,

    …

    je veux, ce jour, partager aussi mon plaisir des merveilleuses Pièces de clavecin de Jean-Philippe Rameau,

    …

    telles que les propose, avec une parfaite jubilation, Bertrand Cuiller,

    en son double album Mirare MIR 266 intitulé Rameau Pièces pour Clavecin,

    enregistré à l’abbaye de Royaumont du 3 au 6 janvier, puis du 19 au 20 mai 2014.

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    …

    Ce dimanche 16 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la parfaite jubilation des chansons un peu lestes de Marc-Antoine Charpentier, par le cher Henri Ledroit en 1987

    Existe tout un versant comique

    dans l’œuvre musical de Marc-Antoine Charpentier 

    ( – 1643, Paris, 24 février 1704),

    …

    notamment à partir de sa collaboration avec Molière

    (Paris, 15 janvier 1622 – Paris, 17 février-1673),

    …

    par exemple pour les ballets (copieux !) du Malade imaginaire,

    créé le 10 février 1673.

    …

    …

    J’aime tout spécialement deux _ prestes, superbement troussées _ chansons :

    …

    « Auprès du feu l’on fait l’amour… » (H. 446)

    et « Ne fripez pas mon bavolet » (H. 499a), intégrée en 1679 à une reprise de la pièce à machines L’Inconnu… ;

    …

    et dans l’interprétation si pleine d’esprit _ et de vie ! _ du cher _ et irremplacé ! _ Henri Ledroit

    (Villacourt, 11 mars 1946 – Nancy, 10 mai 1988),

    …

    en un superbe CD Charpentier Orfée descendant aux Enfers,

    le CD Ricercar RIC 037011,

    …

    enregistré à Stavelot du 28 janvier au 2 février 1987.

    …

    Et avec une précise et très intéressante présentation de Catherine Cessac, dans le livret.

    …

    …

    Un talent (de chansons) assez peu couru,

    et surtout pas assez fréquenté par les interprètes,

    dans la tradition musicale française.

    …

    Mais là, je suis plus que probablement très injuste !

    …

    …

    Écoutez donc les podcasts de ces deux chansons :

    …

    « Auprès du feu l’on fait l’amour…« 

    et « Ne fripez pas mon bavolet« …

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    Et réjouissez-vous !

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    Ce mercredi 17 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Musiques de joie : les sublimes Lamentos de la famille Bach par le sublime Henri Ledroit, en 1984

    Pour poursuivre _ encore un instant Monsieur le bourreau ! _

    avec l’inépuisable joie que continuent de nous donner, à profusion,

    et pour l’éternité,

    l’art et la voix sublimes du regretté Henri Ledroit (Villacourt, 11 mars 1946 – Nancy, 10 mai 1988),

    …

    je mets sur ma platine, ce matin du lundi de Pentecôte,

    le CD,

    enregistré en l’église Saint-Jean, de Beaufays, en Belgique, les 1er, 2 et 3 décembre 1984,

    sobrement intitulé Solokantaten

    _ le CD Ricercar 020002 _

    …

    qui nous permet de continuer  _ encore un instant, Monsieur le bourreau ! _ à nous réjouir si intensément _ à dimension transcendante d’éternité _

    de cet art, et de cette voix,

    incroyablement sublimes

    _ les anges eux-mêmes ne nous enchanteraient pas mieux !!! _

    d’Henri Ledroit ;

    …

    dans un récital parfait de merveilleuses Cantates de la famille Bach :

    …

    non seulement

    de Johann-Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1695 – Leipzig, 28 juillet 1750),

    …

    mais aussi de Johann Bach (Wechmar, 26 novembre 1604 – Erfurt, 13 mai 1673),

    de Johann-Michael Bach (Arnstadt, 9 août 1648 – Gehren, 17 mai 1694), le beau-père de Johann-Sebastian,

    et Johann-Christoph Bach (Arnstadt, 6 décembre 1642 – Eisenach, 31 mars 1703), un des cousins germains du père de Johann-Sebastian ;

    …

    tous compositeurs magnifiques.

    …

    …

    Et j’ai choisi ici l’intensité lumineuse et profonde, incomparable !, de l’interprétation d’Henri Ledroit et du Ricercar Consort,

    avec, notamment, le premier violon de François Fernandez, et Bernard Foccroulle à l’orgue positif,

    dans deux merveilleux Lamentos _ qu’on en juge ici par les podcasts ! _

    qui nous tirent des larmes de bonheur :

    …

    la cantate Ach, dass ich Wassers genug hätte, de Johann-Christoph Bach,

    et la cantate BWV 53 Wiederstehe doch der Sünde, de Johann-Sebastian Bach.

    …

    …

    Dans le livret de ce CD Ricercar 020002,

    et concernant ces deux Cantates,

    William Hekkers indique ceci :

    …

    « Rien d’étonnant à ce que le Lamento de Jean-Christophe Bach et la Cantate de Jean-Sébastien Bach soient proches parentes par leur écriture : dissonances omniprésentes dans les harmonies hypertendues, dans les intervalles diminués et le chromatisme des lignes mélodiques.

    Le thème qu’illustrent les deux œuvres est le même : le péché, source de souffrance, qui « décentre » l’être humain et le fait entrer dans le monde de la « pathopoiia », l’éloigne de l’« Harmonia » universelle en l’éloignant de ses semblables et de son Dieu.

    Dès le début de la Cantate BWV 54, nous sommes d’emblée décentrés sans aucune préparation, par une dissonance qui ne retrouvera, très provisoirement, sa résolution et son point d’appui sur un accord parfait de tonique, qu’après dix mesures.

    Ici, le figuralisme et la rhétorique baroques se font les serviteurs de la théologie avec une puissance dramatique et expressive rarement atteinte.

    Luther n’écrivait-il pas que « Dieu a aussi prêché l’Evangile par la musique ? » »…

    …
    …

    C’est cette extraordinaire « puissance dramatique et expressive »  que le génie si idiosyncrasique _ unique ! irremplacé… _ de l’interprétation d’Henri Ledroit,

    par la souplesse merveilleuse de son art et le timbre _ à la fois fragile et considérablement portant.. _, si émouvant de sa voix,

    unique,

    sait nous faire si jubilatoirement ressentir

    et partager.

    …

    A chaque écoute,

    et comme à la fraîcheur innocente de la toute première fois,

    l’élévation du chant d’Henri Ledroit nous fait frémir et transcender de joie.

    …

    …

    Un grand merci aussi à Jérôme Lejeune,

    le directeur artistique de ces CDs Ricercar,

    pour la qualité transcendante, elle aussi, de son travail…

    …

    …

    Ce lundi 1er juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : les Sonates du Rosaire, de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704), par la magique Hélène Schmitt

    Parmi les chefs d’œuvre les plus confondants du Baroque musical,

    …
    les 15 Sonates du Rosaire
    _ plus une Passacaille finale _
    de Heinrich Ignaz Franz Biber (Wartenberg, 12 août 1644 – Salzbourg, 3 mai 1704)
    …
    constituent un sommet
    dont l’ascension grandiose a suscité le travail de maint violoniste
    virtuose…
    …
    …
    Ici, en matière de jubilation d’interprétation,
    j’opte pour celle de la féline et profonde Hélène Schmitt
    …
    au souffle _ violonistique, musical _ admirable
    reconnaissable entre tous.
    …
    …
    Soit le double SACD AEolus AE 10256,
    enregistré à Büren, en octobre 2014 ;
    …
    avec le concours de 
    François Guerrier, clavierorganum,
    Massimo Moscardo, archiluth et théorbe,
    Francisco Manalich, viole de gambe,
    et Jan Krigovsky, violone.
    …
    …
    Une œuvre-chef d’œuvre intense et étincelant(e),
    en une interprétation proprement éblouissante !
    …
    Du très grand art !
    …
    …
    Ce mardi 12 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa