Étiquette : jubilatoire

  • Un riche passionnant commentaire détaillé « John Adams, l’oeuvre en coffret », du coffret de 40 CDs récemment publié par Nonesuch…

    L’excellent blog musical et discographique du magazine belge Crescendo,

    vient de publier, hier lundi 27 septembre 2022, sous la signature de Pierre-Jean Tribot, un riche, passionnant commentaire très détaillé, intitulé « John Adams, l’oeuvre en coffret« , du merveilleux coffret de 40 CDs que le label Nonesuch _ 075597932204 _ vient de faire paraître,

    et un épatant outil de connaissance et/ou accession à l’œuvre de ce magistral compositeur américain contemporain qu’est John Adams, à l’occasion de ses 75 ans _ John Adams est né le 15 février 1947.

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    Cf ce que sur ce blog même j’avais indiqué en mes articles :

     

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    _ le 20 mars 2022 : « « …

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    _ le 27 mars 2022 : « « …

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    _ le 10 juillet 2022 : « « …

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    John Adams, l’œuvre en coffret 

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    LE 26 SEPTEMBRE 2022 par Pierre Jean Tribot
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    John Adams (né en 1947) : Christian Zeal and Activity, China Gates, Phrygian Gates, Shaker Loops, Common Tones in Simple Time, Harmonium, Grand Pianola Music, Harmonielehre, Tromba Lontana, Short Ride in the Fast Machine, The Chairman Dances, Nixon in China, Fearful Symmetries, The Wound-Dresser, Eros Piano, Five Songs, Berceuse élégiaque, The Black Gondola, The Death of Klinghoffer, El Dorado, Chamber Symphony, Hoodoo Zephyr, Violon Concerto, John’s Book of Alleged Dances, I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky, Lollapalooza, Road Movies, Gnarly Buttons, Slominsky’s Earbox, Scratchband, Century Rolls, Hallelujah Junction, Naive and Sentimental Music, El Nino, American Berserk, Guide to Strange Places, On the Transmigration of Souls, The Dharma at Big Sur, My Father Knew Charles Ives, Doctor Atomic, A Flowering Tree, Son of Chamber Symphony, First Quartet, City Noir, The Gospel According to the Other Mary, Saxophone Concerto, Absolute Jet, Roll Over Beethoven, Scheherazade  2, I Still Play, Must the Devil Have All the Good Tunes ? Interprètes divers. 1985-2019. Livrets en anglais. 1 coffret de 40 CD Nonesuch. 075597932294

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    A l’occasion des 75 ans de John Adams, Nonesuch propose un plantureux coffret qui est une quasi intégrale des partitions du génial  compositeur américain. Certes, il n’y a rien de neuf ou d’inédit dans cette superbe boîte, mais ce coffret permet d’avoir une vision panoramique _ voilà _ d’une œuvre qui s’affirme comme une immense référence de notre temps particulièrement adulée des publics à travers le monde _ et assez peu accessible, eu égard à l’indisponibilité de la plupart de ces CDs américains Nonesuch ; il fallait le préciser !

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    Car John Adams, comme ses compères Philip Glass ou Steve Reich, c’est un phénomène de société dans le monde de la musique de notre temps _ ce n’est cependant pas là le plus important ! Les modes passent et trépassent… Chacune de ses créations est attendue, suivie et commentée par les fans et des acteurs du milieu musical. Certaines de ses partitions sont même devenues des tubes, régulièrement programmées, par les orchestres y compris les formations d’étudiants _ et alors ? _ ; on pense à Short Ride in the Fast Machine ou The Chairman Dances, et certaines de ses œuvres sont multi enregistrés comme Harmonielehre (1985), pièce orchestrale fondatrice _  oui _ dont il existe déjà 7 versions différentes ! _ dont celle, excellente, par Simon Rattle… Phénomènes quasi incroyables pour de la musique savante _ ah ! _ de notre temps ! Ce parcours artistique unique d’un jeune compositeur qui s’affirme au soleil de la Californie, leader d’une nouvelle génération de compositeurs américains et consacré compositeur en résidence auprès du Berliner Philharmoniker pour la saison 2016-2017 _ c’est prêter là bien de l’importance à la pauvre écume du buzz… 

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    De cette somme, il faut retenir des axes structurants à commencer par un amour du son _ certes, mais de la musique aussi ! _, que ce soit dans les partitions minimales de ses débuts comme l’envoûtant Harmonium pour chœur et orchestre, sorte de fresque ondoyante, ou dans les créations les plus récentes, à l’image du concerto pour piano  Must the Devil Have All the Good Tunes ?,  coursé échevelée, ébouriffante et endiablée entre le piano et l’orchestre. L’ultra virtuosité _ mais pas gratuite _ est également une marque de fabrique des partitions pour orchestre : la puissance horizontale de Harmonielehre ou la folie straussienne de City Noir, tryptique lyique et explosif, sorte de Vie de Héros des temps contemporains. On peut moins apprécier certaines partitions orchestrales _ ce n’est pas le cas de l’ami Karol Beffa, qui porte cette œuvre-ci aux nues _, comme El Dorado, Guide to Strange Places, ou Naive and Sentimental Music _ que j’apprécie beaucoup personnellement _ qui peuvent manquer de corps _ ah ! _, mais les textures orchestrales sont superbes _ ouf ! _ et taillées avec la plus haute compétence _ et donc… Tout comme il est loisible de trouver un côté démonstratif _ ah ! _ à Lollapalooza pour orchestre, ou au Concerto pour piano Century Rolls, mais comment ne pas admirer la puissance instrumentale _ wow… _ de la symphonie tirée de l’opéra Doctor Atomic. Le sens de la mélodie est aussi une grande qualité _ tiens donc _ de John Adams, équation si rare chez un musicien de notre temps _ de quelles écoles, donc ? _, on peut ainsi fredonner l’air simple de la Grand Pianola Music, l’air de baryton “Batter my heart” de l’opéra Doctor Atomic, ou la ligne chantante de Tromba Lontana, fanfare pour orchestre. On aime aussi l’humour et le second degré _ ouf !  _qui transparaissnt dans des plus petits formats à l’image du John’s Book of Alleged Dances pour quatuor à cordes ou Gnarly Buttons pour clarinette et petit orchestre.

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    L’Histoire _ certes _ est également au centre de la démarche artistique de John Adams. L’Histoire par les évènements comme les sujets d’opéras tirés de drames et d’actions de notre époque : la visite du président Richard Nixon à Mao Zedong dans Nixon in China, la prise d’otage des passagers du navire de croisière l’Achille Lauro pour l’opéra The Death Of Klinghoffer, le tremblement de terre de Los Angeles en 1994 pour le bref  I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky ou la Nativité, histoire universelle pour El Nino, opéra oratorio multilingue, creuset de notre humanité.  Les drames de notre temps rattrapent même le compositeur par son On the Transmigration of  Souls, en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, commande de plusieurs institutions de la ville de New York et créé par le New York Philharmonic sous la direction de Lorin Maazel en 2002. Cette partition pour grand orchestre, chœur mixte, chœur d’enfants et sons fixés sur une bande magnétique valut à John Adams le Prix Pulitzer et plusieurs Grammy Awards. Cette partition fut même une césure dans la notoriété de ce compositeur classé alors à l’avant-garde qui s’institutionnalisa  _ ah ! _ comme l’une des grandes figures de la musique des USA.

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    Mais cette passion de l’histoire est aussi liée à celle de la musique _ enfin !! _ dont Adams est un fin connaisseur _ eh oui ! _ : Beethoven est décuplé et dynamité dans l’incroyable Absolute Jest pour quatuor à cordes et orchestre, Liszt ou Busoni sont orchestrés, Charles Ives, avec  le délicieux pastiche My Father Knew Charles Ives pour orchestre, est au cœur de cet hommage amoureux à ce pionnier de la musique américaine.

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    Le génie créatif de John Adams s’appuie _ aussi _ sur une fidélité _ bien sympathique, en effet _ à des artistes ou des institutions : les chefs d’orchestre Edo de Waart, Kent Nagano, Esa Pekka Salonen _ oui _, la violoniste Leila Josefowicz, le San Francisco Symphony Orchestra, le BBC Symphony Orchestra, le Los Angeles Philharmonic, qui mettent toutes leurs compétences artistiques et techniques au service des partitions du compositeur.

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    Le label Nonesuch, pierre angulaire de ce coffret _ absolument ! une autre fidélité, et cruciale ! _, accompagne John Adams depuis 1985 et le premier album : Harmonielehre sous la direction d’Edo de Waart au pupitre du San Francisco Symphony Orchestra, mais le coffret emprunte également quelques bandes à d’autres labels _ en effet _ DGG, San Francisco Symphony Media et Berliner Philharmoniker.  Certes ce n’est pas une intégrale, car il manque l’avant-dernier opéra The Girls of the Golden West (son dernier opéra Antony & Cleopatra vient _ lui _ juste d’être créé à l’opéra de San Francisco), et le bref I Still Dance, sorte de mouvement perpétuel pour orchestre, mais ce coffret est finalement indispensable _ bien sûr ! _, fenêtre essentielle _ oui, tout simplement ! _ pour l’art de notre temps.

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    L’objet est en lui-même une pièce de collection _ aussi… ; il est en tirage limité… _, complété des 2 généreux livrets, l’un consacré aux informations artistiques, et l’autre à la mise en perspective de l’art de John Adams.   

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    Son : 10  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un parcours d’écoute musicale fascinant autant que parfaitement réjouissant, voire jubilatoire !!!

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    Quel trésor de musique ouverte et festive ainsi accessible !

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    Merci beaucoup !!!

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    Ce mardi 27 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le magnifique Francesco Corti poursuit son Intégrale jubilatoire des Concertos pour Clavecin de Johann-Sebastian Bach…

    Aprés les superlatifs _ cf mon article très admiratif du 21 mai dernier : « « … _ CDs Pentatone PTC 5186 837 et PTC 5186 889 des volumes I et II des « Bach Harpsichord Concertos » de Fransco Corti et Il Pomo d’Oro,

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    et en attendant le volume IV,

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    voici que le volume III de ces « Bach Harpsichord Concertos » Pentatone PTC 5186 966 de Francesco Corti, Andrea Buccarella, vient satisfaire superbement nos espérances…

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    De même que celles de Jean-Charles Hoffelé en son article « Énergie« , avant-hier 18 août, sur son site Discophilia.

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    ENERGIE

    La plus décoifffante _ dynamique, jubilatoire _ intégrale des Concertos pour clavecin de Bach ?

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    Ce n’est pas ce troisième volume, emporté par une inextinguible énergie, qui viendra amoindrir les surprises des deux premiers volumes dont j’ai déjà rendu compte ici. D’ailleurs, il y a une vraie surprise, un « nouveau concerto » inspiré à Francesco Corti par un fragment qui lui aura mis la puce à l’oreille.

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    Bach aurait-il pensé à un Concerto supplémentaire ? Le fragment ramenait à la Sinfonia de la Cantate BWV 35 qui est un petit concerto pour orgue. La direction à prendre et le matériau étaient trouvés pour compléter le visage resté inachevé du Concerto BWV 1059 où le hautbois régnait en maître. Proposition somptueuse, dont il faut espérer qu’elle passera au répertoire.

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    Ailleurs toujours, la même alacrité _ oui _ dans les mouvements vifs et la même élégance native _ oui _ dans les Andante, Adagio, Sicilienne où se marient les lignes flamboyantes des deux clavecins, celui d’Andrea Buccarella n’étant pas en reste, tous rayonnants dans l’orchestre fluide, versicolore d’il pomo d’oro.

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    Vite _ et vivement ! _, la suite !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Concerto pour deux clavecins en ut mineur, BWV 1062
    Concerto pour deux clavecins en ut majeur, BWV 1061
    Concerto pour clavecin et hautbois en ré mineur, BWV 1059 (reconstruction : Corti)
    Concerto pour deux clavecins en ut mineur, BWV 1060

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    Andrea Buccarella, clavecin II
    Emmanuel Laporte, hautbois
    Il pomo d’oro
    Francesco Corti, clavecin I, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186966

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    Photo à la une : le claveciniste Francesco Corti – Photo : © 2019 Caroline Doutre

     

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    Ce samedi 20 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Une radieuse « Messe en Si mineur » de Bach par un René Jacobs magnifiquement inspiré : une réalisation discographique irrésistible…

    Harmonia Mundi nous propose une radieuse « Messe en Si mineur » de Johann-Sebastian Bach _ HMM 902676.77 _ par le RIAS Kammerchor et l’Akademie für alte Musik Berlin, sous la direction magnifiquement inspirée de René Jacobs.

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    Voici le très juste article « Retour vers le futur » que cette lumineuse et jubilatoire réalisation discographique vient de suggérer ce jour à Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia : 

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    RETOUR VERS LE FUTUR

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    Voici quasi trente années, déjà avec le chœur du RIAS et l’Akademie, René Jacobs enregistrait pour Berlin Classics une Messe en si demeurée trop peu repérée. Pourtant, côté solistes, elle affichait Hilevi Martinpelto, Bernarda Fink, Axel Köhler, Christoph Pregardien, Matthias Goerne et Franz-Josef Selig, excusez du peu.

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    Jacobs aurait pu en rester là, mais remettait l’ouvrage devant les micros au mois d’août 2021 dans l’acoustique plus chaleureuse de la Bürgenhaus de Neuenhagen, l’exact opposé de la radiance un peu froide la Jesus-Christus-Kirche qui avait accueilli les sessions de 1992.

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    Quelle différence ! Solistes dans le chœur, tempos fusants pour mieux inonder de lumière le grand vaisseau polyphonique, rythmes pointés qui font danser _ voilà! _ les exultations et rayonner _ voilà ! _ la prière, Jacobs fait de sa Messe en si un culte solaire, ouvragé avec un quasi bel canto.

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    Cette relecture festive _ oui _ devra être mise en regard de son premier essai, au ton plus strictement religieux : aujourd’hui, une spiritualité enivrante _ oui _ s’est emparée de l’œuvre, ouvrant grandes ses ailes.

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    Magnifique _ c’est dit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Messe en si mineur, BWV 232

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    Robin Johannsen, soprano
    Marie-Claude Chappuis, mezzo-soprano
    Helena Rasker, contralto
    Sebastian Kohlhepp, tenor
    Christian Immler, baryton

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    RIAS Kammerchor
    Akademie für alte Musik Berlin
    René Jacobs, direction

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM 902676.77
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    Photo à la une : le chef René Jacobs – Photo : © Johannes Berger

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    Qui pourrait résister à une telle joie contagieuse ?..

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    Ce vendredi 19 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • D’admirables éblouissantes interprétations des Concertos pour piano de Saint-Saëns par Alexandre Kantorow au clavier et et son père Jean-Jacques à la direction de l’orchestre du Tapiola Sinfonietta : deux CDs absolument jubilatoires !

    Le centième anniversaire, le 16 décembre 2021, du décès de Camille Saint-Saëns

    (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921)

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    est magistralement (!!!) célébré au disque

    par deux superlatifs SACDs BIS _ à grimper au rideau de pur plaisir ! _ d’Alexandre Kantorow, au piano, et son père Jean-Jacques Kantorow dirigeant le Tapiola Sinfonietta,

    les CDs BIS 2300 et 2400, parus respectivement en 2019 et 2022,

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    qu’a superbement chroniqués, sur son site Discophilia, Jean-Charles Hoffelé,

    en deux articles successivement intitulés « Bravoure » (en date du 21 mai 2019) et « Grand Piano » (en date du 14 juin 2022).

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    BRAVOURE

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    Et si le coup de génie pour réussir les Concertos de Saint-Saëns était l’entente intime et donc absolue entre le piano et l’orchestre ? À ce titre là, aucun pianiste n’aura eu cette chance, sinon peut-être Magda Tagliaferro pour son Egyptien _ le n°5 _ avec Jean Fournet.

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    Il aura fallu qu’un fils et un père s’y attellent. Evidemment, ce disque insensé doit être le premier volume d’une intégrale de tout ce que Saint-Saëns aura écrit pour son piano – il était un virtuose, cela s’entend : oui, oui… – et son orchestre. Car l’écoute délicate et fusante entre Alexandre et Jean-Jacques Kantorow expose enfin le génie de ces œuvres qui ne sont pas du tout des concertos classiques, se jouent des genres, revendiquent le droit à une fantaisie absolue _ voilà : Saint-Saëns ne manquait certes pas d’esprit !

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    Ce n’est pas peu écrire qu’ils sauvent l’opus le plus délicat de la série, ce Troisième _ composé en 1868 _, généralement le pont aux ânes des intégrales, ici en dessin clair _ oui _ et malgré ses ombres il rayonne _ mais oui… Le Quatrième _ composé en 1875 _ par le naturel absolu _ voilà ! _ de leur interprétation, rejoint Casadesus, les mêmes lignes lumineuses, mais l’ampleur des timbres en plus.

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    Et l’Egyptien ? Concerto redoutable _ composé en 1896 _, un peu Douanier-Rousseau, mais chéri des fortes personnalités : Tagliaferro l’aimait autant que Sviatoslav Richter, tous les deux y voyaient des Espagnes et un exotisme où le piano inventait d’autres sonorités tout au long de l’Andante qui n’est pas qu’un voyage en felouque : Saint-Saëns y produit une divagation poétique inouïe _ oui _ dont Alexandre Kantorow saisit les alliages subtils avec des caresses de grand fauve. Lorsque le motif de la musique nocturne sur le Nil résonne, il évoque dans le battement des accords qui stridulent le haut du clavier une dimension onirique que personne n’avait poussé aussi avant, avec une telle précision, ni Magda ni Sviatoslav.

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    La finesse _ oui _ des couleurs et des dessins que lui offrent son père et ses musiciens finnois sont de la pure poésie _ voilà. Le Finale peut venir, Alexandre fait fuser tranquillement son clavier, envole tendrement son piano avec des agilités de chérubin, petit génie dont ce n’est que le troisième opus ! J’admire !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Camille Saint-Saëns
    (1835-1921)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 3 en mi bémol majeur, Op. 29
    Concerto pour piano et orchestre No. 4 en ut mineur, Op. 44
    Concerto pour piano No. 5 en fa majeur, Op. 103 “L’Égyptien”

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    Alexandre Kantorow, piano
    Tapiola Sinfonietta
    Jean-Jacques Kantorow, direction

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    Un album du label BIS 2300
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    Photo à la une : le pianiste Alexandre Kantorow – Photo : © DR.

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    GRAND PIANO

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    En ouvrant l’album, une photographie montrant Saint-Saëns jouant sous la direction de Pierre Monteux, Salle Gaveau le 6 novembre 1913 me saute aux yeux. Quelle belle idée, pour illustrer le deuxième volume d’une intégrale de tout ce que le compositeur du Carnaval des animaux aura écrit pour le piano et l’orchestre.

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    L’ampleur _ oui _ de la déclamation initiale du Deuxième Concerto _ composé en 1868 _, jusqu’au tonnerre qui ouvre le grave du piano, puis ce thème modelé avec une douleur sourde, quel art, quelle façon de faire entendre dans cette partition si courue comme une autre musique _ exotique… Saint-Saêns fut un immense voyageur de par le globe…

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    Le père aide le fils, cet orchestre n’est pas en retrait, il est absolument consubstantiel aux sons qui murmurent ou jaillissent du grand meuble dont Alexandre Kantorow joue comme d’un orgue, rappelant à quel point Saint-Saëns savait élargir le piano en creusant l’espace entre les registres. Faire entendre cela est simplement inouï. Finale épique, l’orchestre bondissant autant que le pianiste dans un saltarello à perdre haleine.

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    Génial _ absolument ! _ , comme tout le disque où le fils et le père rédiment le Premier Concerto _ composé en 1858 _ et se délectent des bizarreries _ en effet délicieuses _ d’Africa  _ terminé de composé au Caire, le 1er avril 1891 : Saint-Saëns adorait séjourner en Afrique ; et est, d’alleurs, décédé à Alger… _, de la fantaisie pince-sans-rire du Wedding Cake _ de 1885 _ (comme ce jeune homme sait se moquer, ses doigts rire !) ou encore de la pétillante bourrée _ en 1884 _ de la Rhapsodie d’Auvergne !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Camille Saint-Saëns (1835-1921)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré majeur, Op. 17, R. 185
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en sol mineur, Op. 22, R. 190
    Wedding Cake, Op. 76, R. 124
    Allegro appassionato en ut dièse mineur, Op. 70, R. 37
    Rhapsodie d’Auvergne, Op. 73, R. 201
    Africa, Op. 89, R. 204

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    Alexandre Kantorow, piano
    Tapiola Sinfonietta
    Jean-Jacques Kantorow, direction

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    Un album du label BIS Records 2400
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    Photo à la une : le pianiste Alexandre Kantorow – Photo : © DR

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    Œuvres superbes _ et magistralement classieuses… _ d’un immense, très grand, compositeur français,

    à redécouvrir comme ici…

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    Et interprétations magnifiques _ que dis-je, absolument éblouissantes ! _

    absolument idoines à l’idiosyncrasie du puissant génie singulier de l’élégant et clair et imaginatif et fantasque Saint-Saëns,

    des Kantorow, fils et père,

    saisis ici, au Tapiola Hall, à Espoo, en Finlande, en un jubilatoire enthousiasmant état de grâce…

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    Un double enchantement discographique, donc.

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    Et un must pour toute vraie discothèque !

    Constituant une aubaine à ne surtout pas laisser passer…

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    Aux bons entendeurs de musique à ce point de perfection-là incarnée, salut !

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    Ce mardi 21 juin 2022 _ Fête de la musique… _, Titus Curiosus – Francis Lippa