Étiquette : jubilatoire

  • La venue de Bertrand Chamayou à l’œuvre musical d’Erik Satie (1866 – 1925) via son affection pour l’œuvre musical de John Cage (1912 – 1992) : une filiation de poiesis musicale splendide… …

    Afin d’approfondir un peu mon article de très grande admiration discographique d’hier concernant l’absolument splendide CD « Letter(s) to Erik Satie » de Bertrand Chamayou, « La mirobolante poésie magnifique d’Erik Satie merveilleusement révélée par le magique « Letter(s) to Erik Satie » de Bertrand Chamayou, il y a un an déjà : Bertrand Chamayou, thaumaturge, révélateur de profonde poésie…« ,

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    je désire ce dimanche approfondir la relation d’intense filiation musicale, simplement relevée hier en mon article rapide entre les deux absolument stupéfiants CDs enregistrés au Domaine de Miraval au mois d’avril 2023 par Bertrand Chamayou, l’un à la suite de l’autre, dans la foulée l’un de l’autre : son « Letter(s) to Erik Satie » et son « Cage 2« …

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    Car de fait, c’est à partir de sa passion pour l’œuvre musical _ et pas seulement théorique, sur lequel se focalisent presque toujours exclusivement et la critique discographique et l’analyse musicologique… _ de John Cage que Bertrand Chamayou en est venu, sans l’avoir prévu, par un concours heureux de circonstances, à s’intéresser vraiment et profondément musicalement, si je puis dire _ et c’est là son formidable apport ! _, à l’œuvre musical aussi _ et pas simplement anecdotique… _ d’Erik Satie.

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    Et cela, pour ma part, en écoutant et ré-écoutant en profondeur, si je puis encore me permettre de si mal dire, les musiques véritablement stupéfiantes, totalement inouies à ce degré-ci de vérité (et éclatante beauté !), d’Erik Satie comme de John Cage aussi splendidement révélées ici en l’interprétation phénoménalement inspirée de  Bertrand Chamayou, à Miraval, ce mois d’avril 2023….

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    A cette fin, je me permets de citer ici divers articles _ de Stéphane Friédérich, le 7 janvier 2024 ; de Pierre-Jean Tribot, le 15 janvier 2024 ; de Jean-Marc Petit, le 11 octobre 2024 ; et d’Anne Ibos-Augé, le 3 janvier 2025… _ qui ont déjà un peu balisé le chemin, à l’écoute de ces stupéfiants enregistrments discographiques Satie et Cage de Bertrand Chamayou…

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    Et les voici donc, ces quelques articles dénichés, dans l’ordre chronologique de leur publication,

    de janvier 2024 à janvier 2025 :

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    Satie et Cage : les descendances (presque) imaginaires de Bertrand Chamayou

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    Voici un album imprévu, anachronique même, mais aussi particulièrement bien conçu _ et c’est parfaitement juste. A la question, « de quelle manière Satie influença-t-il les minimalistes américains et l’iconoclaste  ? », nous propose _ par son jeu même au piano _ quelques éléments de réponse.

     

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    …Nous sommes habitués à son écriture. Pourtant, à bien y réfléchir, la musique d’ paraît toujours ainsi intemporelle. Humoristique par tempérament, doucement désespérée, nous la réécoutons après quelques temps de sevrage et nous nous interrogeons sur l’époque de sa composition, quelque part entre la Grèce Antique et le minimalisme américain d’aujourd’hui… On peut comprendre que l’œuvre en dérouta plus d’un, jusqu’à Prokofiev affirmant depuis une autre planète sonore, que Satie était un imposteur _ rien moins… Quant à Boulez, il jugea cette musique comme une succession de « pitreries maigrelettes »…

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    L’enregistrement de ces pages tendres et religieusement jouées d’un dandy agnostique et pauvre ne peut surprendre venant de , artiste goûtant aussi bien le jeu sur pianoforte, que le décorum de Saint-Saëns, les œuvres de Boulez, Adès et Jarrell. Ces « Letter(s) to  » dont il reconnaît « ne pas avoir su avoir longtemps trop quoi penser de cette musique » s’éclairent _ mais oui : splendidement ! _ aux contacts des expérimentations de Cage qui, comme tout Américain bien élevé, trouva chez Satie, le charme d’un parisianisme délicieusement bohème et tranquillement révolutionnaire. Cage aima Dada et Mondrian, Satie et Joyce pour peu que toute agressivité en soit bannie. Est-ce la provocation si près du vide qui l’attira dans les mélopées des Gnossiennes et Gymnopédies ? Il affirma avec un humour moins pertinent, que « la musique de Beethoven était fondamentalement une erreur et celle de Satie, correcte », justifiant cette opinion par le fait que la musique du second était basée « sur un espace de temps vide dans lequel toute chose devait se produire ».

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    remplit aisément ce “vide” et les pièces entrent en résonance dans un ordre d’une ferveur toute énigmatique _ oui, oui. Il faut saluer la continuité du récit, le soin apporté à une narration qui laisse toutefois douter que « Satie soit l’un des pères de l’art conceptuel » selon l’interprète. L’extrême précision du toucher d’un piano bien préparé fige ces morceaux qui (dés)organisent le temps comme l’étonnante Balançoire. Satie ne peut certes se résumer à des successions de facéties sérieuses, quand bien même l’interprète fasse en toute logique l’impasse sur les partitions caf’conc’ les plus montmartroises _ et alors ?… Ce qui interroge, c’est que Bertrand Chamayou ne suggère aucune échappatoire en dehors de la relation Satie-Cage, certes l’objet de l’album, mais ce qui a pour effet de fusionner les deux langages dans une même pâte sonore, comme s’ils devaient nécessairement perdre une partie de leur identité propre _ rien de cela ne me dérange, pour ma part… De fait, certaines pièces portent un costume bien sérieux (Véritables préludes flasques, Tango Perpétuel) quand d’autres tirent parfois vers la monochromie de certains Debussy (Sarabande n° 3). En écho, la musique de Cage semble en quête d’une éternelle jeunesse, soif d’une nouvelle avant-garde (après les avant-gardes de l’après 1945), aux frontières du pastiche satiesque et au prétexte de l’hommage (Dream, All Sides of the Small Stone).

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    Les œuvres des deux compositeurs réunis auxquels il faut ajouter le bruitisme de – par ailleurs spécialiste de l’œuvre de Conlon Nancarrow – offrent, dans un voyage intimiste et original, la quête d’un temps suspendu _ oui. Voilà un album qui a le mérite d’élargir _ bien plus que cela : révéler en profonder ! _ notre vision de Satie et de compléter _ l’appréciation est bien chiche… _ la très riche discographie du “Maître d’Arcueil” depuis les témoignages de Francis Poulenc et Aldo Ciccolini, jusqu’à Denis Pascal et Anne Queffélec sans oublier les sommes de Pascal Rogé et Jean-Yves Thibaudet.

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    John Cage (1912-1992) : All Sides of the Small Stone, for Erik Satie ; Prelude for Meditation ; A Room ; In a Landscape ; Swinging ; Perpetual Tango ; Dream. Erik Satie (1866-1925) : Gnossiennes n° 1 à n° 7 ; Gymnopédies n° 1 à n° 3 ; Rêverie de l’enfance de Pantagruel ; Véritables Préludes flasques (pour un chien) ; Le Bain de mer ; Nocturne n° 2 ; Sarabande n° 3 ; Songe-creux ; Prélude du premier acte : la vocation ; Le Tango perpétuel ; La Balançoire. James Tenney (1934-2006) : 3 Pages in the Shape of a Pear (in celebration of Erik Satie). Bertrand Chamayou, piano. 1 CD Erato. Enregistré aux studios Miraval à Correns, en avril 2023. Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 60:10

     

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    Satie et Cage par Bertrand Chamayou

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    LE 15 JANVIER 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Letter(s) to Erik Satie. Oeuvres de John Cage (1912-1992), Erik Satie (1866-1925), James Tenney (1934-2006). Bertrand Chamayou, piano. 2023. Livret en français, anglais et allemand.  70’43’’. Warner classics 505419769442.

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    Bertrand Chamayou nous propose une confrontation entre deux compositeurs si proches : Erik Satie et John Cage. Deux compositeurs pour qui l’idée et le concept sont la fondation de l’acte créatif et deux compositeurs qui ont en commun d’être plus commentés _ en effet ! _ que foncièrement joués ou enregistrés tels des noms des Histoires de la musique devant lesquels on s’attarde avec révérence mais sans foncièrement se plonger dans leurs musiques _ oui.  Outre le lien dans la démarche créatrice, les frontières entre les deux musiciens s’imbriquent, ainsi John Cage vouait une immense admiration à Satie au point d’en transcrire pour deux pianos son Socrate.  Pourtant, au disque cette double proposition Satie / Cage reste rare, alors qu’elle est _ ici _ évidente.

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    Dès lors, saluons cet album _ bien bas ! _ qui nous permet de suivre la filiation entre ces œuvres avec un programme parfaitement conçu _ oui, et c’est à saluer ! _ qui n’oublie pas les tubes de Satie comme les Gnossiennes et les Gymnopédies. En matière de Satie, il y a souvent deux écoles d’interprétations : les prudes et les entreprenants. Les premiers se réfugient derrière la pureté du concept pour livrer des lectures abstraites et détachées de toute narration, telle une mécanique froide _ oui _ ; les autres tentent de tirer ces partitions vers un monde imaginaire de saynètes plus ou moins inspirées des modèles plus ou moins romantiques _ anecdotiques… Dans les deux cas, c’est assez décevant ou moyennement satisfaisant, comme un verre à moitié vide… Bertrand Chamayou trouve le ton juste entre une retenue qui met en avant la modernité de l’écriture et une palette des couleurs qui suggère des mondes intérieurs _ oui. Une sorte de quadrature du cercle avec ce qu’il faut de subtilités, de parfums, de style ; c’est la simplicité de l’évidence ! _ c’est mieux. Satie est ici Satie : un musicien individuel et foncièrement original qui révèle la force _ et toute la poésie _ de son geste compositionnel.

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    Dans Cage, le pianiste est également parfait _ oui _, et sa grande connaissance des répertoires lui permet de varier les touchers et les nuances pour fignoler ces pièces qui avec celles de Satie ont en commun des durées courtes _ oui.

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    Les deux univers servent et communiquent dans un dialogue en miroir qui se prolonge avec l’intéressant 3 Pages in the Shape of a Pear de James Tenney, autre compositeur américain admirateur d’Erik Satie.

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    Notons que cet album a été enregistré dans le cadre luxueux _ oui ! et cea s’entend magnifiquement  _ du studio d’enregistrement du Domaine de Miraval dans le sud de la France, propriété de l’acteur Brad Pitt. Ce clin d’œil aurait sans doute plus aux deux compositeurs.  Dans tous les cas, le son est fabuleux ! _ c’cst dit !

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    Son : 10  Notice : 8  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Cage libéré et au carré avec Bertrand Chamayou

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    consacre un deuxième album éblouissant _ oui !!! _ à . Une immersion fascinante _ absolument _ dans l’univers sonore _ oui _ du maître du « piano préparé ».

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    Après un premier album Letter(s) to Erik Satie, où il faisait se côtoyer les univers iconoclastes du « maître d’Arcueil » et de John Cage,  revient au compositeur américain, avec ce Cage².

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    Une immersion fascinante _ oui, oui… _ dans les univers sonores inouïs _ proprement, en effet _ créés par dans les années 1940-1945 avec ces fameux « pianos préparés ». Boulons, vis, morceaux de bois, de caoutchouc, pièces de monnaies, insérés entre les cordes du piano, transforment celui-ci en ensemble de percussions, en gamelan balinais, en balafon africain, voir en synthétiseur avant l’heure _ c’est stupéfiant !

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    a sélectionné douze compositions, à l’origine d’un spectacle en compagnie de la danseuse Elodie Sicard, et nécessitant pas moins de quatre pianos préparés sur scène, d’où la signification du titre de l’album, « Cage au carré« . A ce titre, Bertrand Chamayou a respecté l’esprit originel de ces œuvres que a conçu pour des solos de danse, notamment pour Merce Cunningham. Comme expliqué dans l’excellent livret du disque, John Cage a eu l’idée géniale du piano préparé en partant d’une contrainte : ne pouvant installer sur une scène trop étroite l’ensemble de percussions du ballet Bacchanale, il décide de transformer son modeste piano quart de queue en véritable orchestre de percussions _ c’est cela.

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    Enthousiasmé _ il y avait de quoi ! L’enregistrement du CD en fait imparablement foi ! _ par les sonorités inouïes _ oui _ qu’il pouvait tirer de ce « piano augmenté » avant l’heure, John Cage a écrit un grand nombre de partitions pour cet instrument aux multiples possibilités.

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    Bien loin de l’image du compositeur hermétique, provocateur, conceptuel _ voilà  _ que l’on peut avoir de John Cage, les pièces pour piano préparé sont au contraire _ oui ! _ fascinantes de vie _ oui, oui _, de rythmes, de couleurs, autant de paysages sonores à la poésie irrésistible _ voilà ! _, les rendant très accessibles _ mieux extraordinairement jouissives…

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    Bertrand Chamayou est, à ce titre, un fabuleux explorateur _ mais oui : jubilatoire ! _, défrichant et nous ouvrant avec finesse cette fabuleuse jungle sonore _ c’est tout à fait cela : nous nous en délectons avec lui.. Que ce soient les fascinants rythmes primitifs de Mysterious Adventure, la cérémonie Hindoue de The Unavailable Memory, la nuit totale et sans issue de In The Name of the Holocaust, l’horloge détraquée de Root of an Unfocus, la tendresse de A Valentine Out of Season, ou encore cette sensation incroyable d’entendre parler le piano dans Our Spring Will Come.

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    Mais s’il ne devait y avoir qu’une seule pièce à découvrir pour le novice, c’est Daughters of the Lonesome Isle. Un prodige d’inventions sonores, où le piano se transforme en xylophone, en balafon, en jouet mécanique désarticulé, en piano bastringue, en orgue de train fantôme… Neuf minutes d’un voyage sonore hallucinant et d’une poésie folle _ absolument !
    Jamais Cage n’aura autant été synonyme de liberté _ et ivresse de beauté…

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    John Cage (1912-1992) : Mysterious Adventure, The Unavailable Memory of, Primitive, In the Name of the Holocaust, The Perilous Night, Root of an Unfocus, Daughters of the Lonesome Isle, A Valentine Out of season, Tossed as it is Untroubled, Bacchanale, Our Spring Will Come, And the Earth Shall Bear Again. Bertrand Chamayou, piano préparé. 1 CD Erato. Enregistré le 6 avril 2023 aux Studios Miraval, France. Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 68:04

     

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    Diapason d’or de l’année pour Bertrand Chamayou

    – Publié le 3 janvier 2025 à 08:00
    Avec pour fil rouge une impeccable poésie _ oui, c’est bien là le mot juste ! _, Bertrand Chamayou imagine une rencontre au sommet entre le maître d’Arcueil et le compositeur américain. Les œuvres de ce dernier font surgir de son piano tout un orchestre, précis, exotique et bigarré. Fabuleux !
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    Diapason d’or de l’année pour Bertrand Chamayou

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    Immense merci à la parfaite sensibilité jubilatoire de Bertrand Chamayou à ses pianos…

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    Et en attendant, bien sûr, la prochaine réalisation discographique de Bertrand Chamayou…

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    Ce dimanche 5 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Poursuivre la découverte de l’oeuvre pour piano de Nikolai Kapustin par le jubilatoire piano de Frank Dupree…

    La satisafaction éprouvée hier dont a témoigné mon article « Jubilatoire piano de Frank Dupree pour de jubilatoires Concertos pour piano de Nikolai Kapustin (1937 – 2020) : une jubilation contagieuse…« ,

    m’a poussé à rechercher d’autres CDs de Nikolai Kapustin interprété par le piano si jubilatoire de Frank Dupree…

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    Et j’ai très bonne pêche, en parvenant à dénicher le CD précédent de Frank Dupree, « Nikolai Kapustin – Piano Concerto N° 5 Concerto Op. 104 – Sinfonietta Op. 49 » _ soit le CD Capriccio C 5495, enregistré à Berlin du 5 au 7 janvier 2022, et à Stuttgart les 14 et 15 juin, puis les 4 et 5 août 2022, cette fois avec le Runfunk – SinfonieOrchester Berlin, mais dirigé déjà par Dominik Beykirch…

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    Même si les œuvres _ un peu moins jazzy… _ de ce précédent programme-ci me séduisent un peu moins que celles du CD suivant de Frank Dupree _ le CD Capriccio C 5528 _, si superbement jubilatoires, celles-là, comme je l’ai exprimé hier…

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    Ce mardi 24 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Enchantement ébloui du nouveau Hélène Cixous : le délicieux, effrayant et hilarant tout à la fois, et justissime d’écriture, « Et la mère pond vite un dernier oeuf »…

    Spécialement adressé à mon nom à l’adresse de mon libraire préféré, et avec dédicace « pour Francis Lippa grand lecteur de cœur, Hélène avec Haya et Isha« , et déposé, m’attendant, au rayon Musique,

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    le tout nouveau Hélène Cixous, « Et la mère pond vite un dernier œuf« , se révèle à nouveau et immédiatement, dés les trois premiers chapitres _ « L’an 2021 nuit« , « La vie est une chasse » et « Je n’ai pas été en c. c.« … _ que je viens de commencer à lire avec jubilation ce dimanche, d’un enchantement absolu…

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    De nouveau, cette merveilleuse intelligence si aiguë et justissime ô combien ! jointe à un style éblouissant et à surprises constantes, d’une page à l’autre, d’une ligne à l’autre, d’un mot _  joué, très souvent, en son « rêvoir« … _ à l’autre…

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    Je ne peux m’empêcher de m’empresser de le signaler tout de suite, dès la lecture, déjà, de la page 29 _ puisque c’est là que j’en suis, pour l’heure, en ma toute première lecture de ce nouvel opus (vite ou pas vite ?) « pondu » par Hélènee Cixous : d’autres lectures-relectures suivront, bien sûr, afin de poursuivre et continuer encore, toujours un pas de plus plus loin, et parfaire, à notre tour, en notre jouissif exercice du lire, la joie infiniment renouvelée des déchiffrages des multiples cryptages de cet écrire poursuivi, en chacun de ses livres, tellement suivis ou plus exactement entre-suivis, l’un après l’autre, et plus encore l’un avec l’autre (ainsi faut-il vraiment tout lire ! et on ne le regrettera fichtrement pas !..) en un opus in fine unique, comme pour Montaigne ou pour Proust, d’Hélène Cixous, au nombre desquels cryptages ceux de l’Inconscient follement joueur, malin, ludique, avec lequel l’autrice joue aussi et d’abord elle-même en son fécond « rêvoir« , après en être elle-même consubstantiellement jouée, en ses rêves nocturnes qu’elle reprend et amplifie de sa propre imageance, en cet actif-passif et follement éclairant « rêvoir« , donc, auquel, de livre en livre, Hélène Cixous se livre,, en la jouissance peu banale, et même réellement extra-ordinaire, du propre plaisir, au présent constamment activé et jubilatoirement ré-activé, de son si passionnant écrire et ré-écrire, à son écritoire fidèle, et en la reprise-lecture-ré-écriture retissée, telle la Pénélope d’Ulysse, de ses anciens cahiers d’écrire ardemment ainsi relus et re-fouillés, et autres carnets de bord, emplis de noms de parents et cousins Jonas (d’Osnabrûck), d’Eve Klein, sa chère et si dynamique mère, infiniment présente et archi-fidèlement revenante, elle même si joueuse et infatigable voyageuse-marcheuse-arpenteuse de par le monde entier, jusqu’en Australie et Nouvelle-Zélande, toujours avec son inusable sac-à-dos et chaussée de ses inusables godasses de marche, et cela jusqu’en son ultime vieillesse de centenaire (Strasbourg, 14 octobre 1910 – Paris, 1er juillet 2013)… : « tant qu’il y aura de l’encre et du papier« , dirait notre cher Montaigne, ainsi que la force et l’énergie d’un souffle de vie, tellement positive : soit les « pulsions de vie » arquées face à la « pulsion de mort« , dirait Freud, pour ce qu’il en est de cette folle fécondissime et géniale énergie d’écrire, et cette fois-ci en ce tellement réjouissant jouissif « Et la mère pond vite un dernier œuf » d’Hélène Cixous (Oran, 5 juin 1937)… _ sur les 137 pages que compte ce livre si délicieux et effrayant tout à la fois de vérité, et suprêmement hilarant, aussi, forcément, face au constat hallucinant des catastrophes qui ne manquent pas de se succéder, à la fois identiques et à la fois autres, chaque fois particulières _ et même singulières _, clamés, de temps en temps _ Ossip Mandelstam, Anna Akhmatova, Paul Celan, Vann Nath (page 25), Primo Levi (page 26), et aussi Piotr Rawicz, et puis Imre Kertész, Edith Bruck, etc. _, d’une langue de témoin à une autre langue de témoin de ces successives répétitives catastrophes, et nous tomber dessus, au coin de maintes rues, emportant et mordant et accablant tant et tant de malencontreuses proies qui n’en ont pas échappé _ quand d’autres, qui, eux, ont réussi, comme miraculeusement, à s’en sortir, en gardent pourtant à vie, sans rémission ni guérison jamais, de permanentes cicatrices-séquelles toujours à vif… _ , au passage de leur folie, dans les tourbillons sauvages barbares diablement malins de l’Histoire mondiale, qui n’en sont certes pas, et à jamais, à un vilain tour de cochon près…

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    « La vie est une chasse, dis-je.

    Je suis un lièvre. Pas grand. Je dévale la longue pente blanche à toute vitesse. Si une neige, elle n’est pas froide, ou bien je ne la sens pas. À toute vitesse une grosse pintade me poursuit pour me mettre à mort. La pente est raide. Elle a ses limites. Même si je cours comme l’éclair, il n’y a nulle part où se cacher. Je me retourne, je suis en bas, je suis acculée, je vois l’ennemi, fondre bientôt sur moi. Un dernier recours : terrifier l’ennemi. Il me faudrait un pistolet, l’abattre, je n’ai pas d’arme, ou bien pousser un tel cri qu’il soit épouvanté. Mais les lièvres n’ont pas de voix. Seulement un rêve de cri. Faute de cri, je me brandis moi-même, je deviens petit, noir, dur comme une balle, je vise, puisse l’ennemi me prendre pour une arme, mais pour l’instant l’animal qui charge ne semble pas me voir changée en munition, je n’ai plus d’espace, la distance entre nous diminue, je suis au bord du rêve, au bas de la page je vois ma fin, s’approcher, c’est une grosse pintade grise.

    Fin du lièvre. Reste le livre. » , page 14.

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    Ce dimanche 10 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Honneur aux « Rendez-vous with Martha Argerich » (Suite), ou à nouveau l’immense joie de partager, aussi au disque, en toute simplicité et les plus hautes exigences de l’art, le plaisir de donner heureuse vie à la musique avec des amis : maintenant à Hambourg…

    Comme en continuation magnifiquement bienvenue à mon article d’hier « « , qui se permettait de citer les excellentes remarques de Jean-Pierre Rousseau en son article « Ubu, Martha, Melle Liu etc. » à propos du Volume 2 des « Rendez-vous with Martha Argerich » de l’année 2019 à Hambourg, en juin,

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    voici que je découvre sur le site du magazine belge Crescendo l’article paru ce jour de Jean Lacroix intitulé lui « Hambourg, juin 2021 : Martha Argerich et ses amis en concerts publics« , consacré, cette fois, au Volume 3 de ces « Rendez-vous with Martha Argerich » de juin à Hambourg, l’année 2021, cette fois…

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    Le voici donc, lui aussi :

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    Hambourg, juin 2021 : Martha Argerich et ses amis en concerts publics

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    Le 21 octobre 2024 par Jean Lacroix

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    Rendez-vous avec Martha Argerich, volume 3 : Œuvres de Arno Babadjanian (1921-1983), Béla Bartók (1881-1945), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Leonard Bernstein (1918-1990), Johannes Brahms (1833-1897), Pablo Casals (1876-1973), Dimitri Chostakovitch (1906-1975), Manuel de Falla (1876-1946), César Franck (1822-1890), Felix Mendelssohn (1809-1847), Modeste Moussorgsky (1839-1881), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Astor Piazzolla (1921-1992), Serge Prokofiev (1891-1953), Franz Schubert (1797-1828) et Mieczyslaw Weinberg (1919-1996).

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    Martha Argerich, Nicholas Angelich, Nelson Goerner, Alexander Gurning, Maria João Pires, Lilya Zilberstein, piano ; Renaud Capuçon, Gidon Kremer, Anne-Sophie Mutter, Tedi Papavrami, violon ; Gérard Caussé, alto ; Mischa Maisky, violoncelle ; Michael Volle, baryton, et une vingtaine d’autres solistes ; Symphoniker Hamburg, direction Sylvain Cambreling. 2021.

    Notice (uniquement de courtes biographies) en anglais, en allemand et en français.

    458’ 35’’.

    Un coffret de sept CD Avanti 5014706 10702.

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    Après Lugano, où un Festival Martha Argerich, regroupant un grand nombre d’amis et d’interprètes proches de la virtuose, a été organisé chaque été entre 2002 et 2016 _ voilà ! _, c’est la cité hanséatique de Hambourg, en sa splendide Laeiszhalle, sur la Johannes-Brahms-Platz, qui a pris le relais à partir de 2018. Un premier volume de ce « Rendez-vous avec Martha Argerich » a été publié dès l’année suivante _ 2019, donc _ chez Avanti. Une nouvelle édition a eu lieu en 2019 et elle est également documentée par un coffret.Voici le troisième témoignage de ces jours de complicité et d’échanges musicaux : il s’agit de l’édition 2021, celle de l’année précédente ayant été perturbée par le Covid.

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    Martha Argerich a fêté ses 80 ans le 5 juin 2021, peu avant cette édition. Toujours motivée et dynamique, elle est la « vedette » de la moitié des œuvres ici incluses, dix-neuf au total. Un seul concerto pour piano au programme : le n° 2 de Beethoven, qu’elle a joué à maintes reprises, et dont elle connaît les moindres recoins de la partition. Elle en livre une lecture enthousiaste, pleine de vivacité dans l’Allegro con brio initial, de lyrisme intense dans l’Adagio, et de virtuosité maîtrisée dans le Rondo final. Une belle version, que le Symphonique de Hambourg, placé sous la direction de Sylvain Cambreling, déjà requis pour l’édition précédente, anime avec le même enjouement _ voilà. Sur le même disque, on s’attardera au Trio n° 1 op. 49 de Mendelssohn, qu’elle joue avec son complice de toujours Mischa Maisky, mais aussi avec Anne-Sophie Mutter, scellant ainsi, dans ce contexte, une première collaboration avec la soliste allemande. Cette partition, créée en 1840 et que Schumann appréciait tant, dévoile, grâce à ce dialogue de haut niveau, ses secrets lyriques, fantastiques (superbe Scherzo) et brillants.

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    Mutter n’est pas la seule à être invitée pour la première fois, c’est le cas aussi de Maria João Pires, qui est la partenaire d’Argerich dans une Sonate pour piano à quatre mains K 521 de Mozart, jouée avec retenue et verve à la fois _ absolument… Pires propose en solo les Impromptus n° 2 et 3 D 935 de Schubert et sa Sonate D 664. Le toucher a quelque chose de magique, tout paraît d’une évidence esthétique _ comme il le faudrait toujours ; comme s’il s’agissait d’une improvisation naturelle _, en particulier la sonate de 1819, qui distille une poésie de tendresse cristalline. Martha Argerich est encore présente dans des pages variées : avec Mischa Maisky, bien sûr, dans de séduisantes Variations sur un air de La Flûte enchantée WoO46 de Beethoven, ou dans la Sonate op. 40 de Chostakovitch, méditative mais aussi sarcastique _ à la Chostakovitch ! Avec Renaud Capuçon, pour la Sonate op. 30 n° 3 du maître de Bonn, avec Lilya Zilberstein pour un autre Chostakovitch, le pétillant Concertino pour deux pianos op. 94 de 1953, ou encore avec la flûtiste solo du Symphonique de Hambourg, Susanne Barner, dans la Sonate op. 94 de Prokofiev, avec ses traits d’exubérance spirituelle. Mention spéciale pour une explosive _ comme il se doit ! _  Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók, qui brille de mille feux, avec _ l’excellentissime et compatriote argentin _ Nelson Goerner et les percussionnistes Alexej Gerassimez et Lukas Böhm, bien en forme.

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    Pour le reste du programme, celui dans lequel Martha Argerich n’est pas impliquée, nous sortons du lot la Sonate pour alto et piano op. 120 n° 2 de Brahms. Il s’agit de la toute dernière apparition scénique de Nicholas Angelich, qui décédera _ moins d’une année plus tard _  à 51 ans, le 8 avril 2022, des suites d’une grave infection pulmonaire. Gérard Caussé est son partenaire dans l’adaptation de cette page d’abord destinée à la clarinette. Le caractère mélancolique et apaisant _ si poétique _ de l’Andante molto conclusif, avant sa fin lumineuse, prend, dans ces circonstances, une émouvante dimension. Le présent coffret a d’ailleurs été placé sous le signe d’un hommage à la mémoire de ce regretté virtuose.

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    Un disque plaira aux passionnés d’Astor Piazzolla, d’autant plus que _ le merveilleux complice _ Gidon Kremer officie pour le langoureux et jouissif Great Tango, dans l’arrangement qu’en a fait Sofia Gubaidulina pour violon et piano (Georgijs Osokins est au clavier). Pour Les quatre saisons de Buenos Aires, tranches de vie d’un habitant de la cité, partition prévue pour un quintette, dont un bandonéon, qui a connu plusieurs arrangements, Tedi Papavrami est au violon, Eugene Lischitz au violoncelle, et Alexander Gurning au piano, pour rivaliser d’une séduction que l’on qualifiera _ bien sûr _ d’« argentine ». En complément, on trouve les _ jubilatoires _ Danses symphoniques de « West Side Story » de Bernstein, dans une version pour deux pianos, souple et rythmée, par le duo Gerzenberg, Anton et Daniel, les fils de Lilya Zilberstein.

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    Une voix est à mettre en évidence, celle du baryton allemand, Michael Volle qui propose de façon poignante les douloureux Chants et danses de la mort de Moussorgski, avec Daniel Gerzenberg pour partenaire. On saluera encore l’introduction dans ces soirées des brèves Douze miniatures pour flûte et piano op. 29 de Weinberg _ qui me touche personnellement tellement... Susanne Barner, qui avait Martha Argerich pour partenaire dans Prokofiev, est ici en duo avec la Japonaise Akane Sakai.

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    Les mélomanes qui ont acquis les deux premiers volumes da la série ne manqueront pas ce troisième « Rendez-vous avec Martha Argerich », non seulement pour ses prestations, mais aussi pour celles de tous ces artistes réunis pour célébrer la musique _ voilà, voilà ! Les prises de son en public sont de qualité et apportent un vrai confort d’écoute.

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    Note globale : 10

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    Jean Lacroix

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    Quel régal que cette musique si jubilatoiremet partagée !!!

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    Ce lundi 21 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa