Étiquette : Julien Chauvin

  • Année mozartienne 2026 (suite) : venir écouter le Jerusalem Quartet, avec Amichai Grosz à l’alto en 2010, dans le CD « Mozart – String Quartets – K.157 – 456 & 589 », et le bien fou de la joie pure… »…

    C’est le plaisir intensément jouissif – écoutez donc ici ! – de la Symphonie concertante pour violon alto et orchestre KV.366 de Mozart du CD Alpha 906 « Mozart – Sinfonia concertante – Symphony N°39 – Cosi fan tutte Overture » du Concert de la Loge dirigé par Julien Chauvin avec l’exceptionnel Amihai Grosz à l’alto – la Symphonie concertante a été enregistrée à Soissons au mois d’octobre 2023 – ,

    qui m’a fait désirer me procurer – je ne l’avais pas encore en ma discothèque personnelle... – le CD Harmonia Mundi HMM 902076 « Mozart – String Quartets – K.157 – 456 & 589 » – enregistré à Berlin au mois de février 2010 – , avec le même Amichai Grosz à l’alto.

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    Et maintenant je suis comblé – écoutez donc ici l’Allegro vivace assai du Quatuor KV. 458 La Chasse ! – : une splendeur mozartienne à nouveau à disposition de l’oreille par le CD !

    Simply Mozart !!!

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    Quel altiste merveilleux est donc Amihai Grosz – né à Jérusalem en 1979…

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    Merci le bien fou que nous font les écoutes en boucle de tels CDs…

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    Ce mardi 13 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la « Sinfonia concertante » KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le Concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996…

    Que 2026 soit une année mozartienne !

    Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la somptueuse rayonnante « Sinfonia concertante » KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir, et à un tel degré de jubilation, Julien Chauvin, le Concert de la Loge et l’altiste Amihai Grosz – quel somptueux altiste ! – , en le si beau CD Alpha 996 – enregistré en avril 2023 à l’Auditorium du Louvre, et en octobre 2023 à la Cité de la Musique et de la Danse à Soissons…

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    Mozart, interprété comme ici, fait si grand bien !!! Quelle lumière !!!

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    Et admirez ici, au passage, ce qu’offre cette superbe vidéo (de 2′ 05) de ces superbes interprètes…

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    Et comme pour adouber mon enthousiasme à l’écoute en boucle de ce magique CD Alpha 996, est venue s’ajouter la lecture hier 31 décembre 2025, sur le site Discophilia, du justissime article de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Théâtre d’orchestre« ,

    que voici, comme à l’appui de mon émoi envers ce magique CD :

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    THÉÂTRE D’ORCHESTRE

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    Si – merveilleusement ! – vive – enchanteresse ! – cette Ouverture de Così fan tutte ! Julien Chauvin en fait virevolter les sentiments avec une pointe d’humour qui précipite les cordes, fait persifler les bois, comme j’aurais aimé entendre la suite – c’est-à-dire l’opéra tout entier : absolument, moi aussi ! – , un jour peut-être, car ce Mozart si alerte – de tout ce CD, oui, oui ! –  est bien celui des opéras – absolument !, j’adhère ! – , ce que la Symphonie concertante, lancée comme une sérénade de plein air – cette musique si quintessentiellement mozartienne ! : qu’on se rapporte à ce chef d’œuvre absolu de bonheur de plein air qu’est la Gran Partita KV. 361 : écoutez ceci ! – affirmera aussi – avec un bonheur fou…

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    La beauté des timbres réunis du violon de Julien Chauvin et de l’alto – merveilleux! – d’Amihai Grosz fait de vrais duos lyriques, émotion à fleur d’archet qui culminera dans un Andante éperdu – oui, oui – , pas entendu porté par une tel degré d’espressivo – voilà ! – depuis les versions de Joseph et Lillian Fuchs.

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    Impétueuse – elle aussi… – , prise large sans renoncer aux apports d’une interprétation historiquement informée, la 39e Symphonie retrouve pourtant le ton majestueux des grands aînés, Klemperer, Krips : le paradoxe vaut d’être souligné, preuve que Julien Chauvin aura apporté à la trilogie finale, qui se boucle ici – cf l’article de Jean-Charles Hoffelé « Cour et jardin » en date du 2 février 2023, consacré aux 2 précédents CDs mozartiens de Julien Chauvin et le Concert de la Loge, les CDs Alpha 776 et Alpha 875 – , un éclairage inédit – et magnifique ! à joindre aux somptueux (de vie, eux aussi !) CDs de Maxim Emelyanychev et Il Pomo d’Oro pour Aparté : à ce jour les CDs AP 307, AP 328 et AP 349 : de pures merveilles !!!  – dans le sérail des « baroqueux ».

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    J’espère bien – et moi aussi… – qu’Alpha Classics le fera poursuivre chez Mozart.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
    Così fan tutte, KV 588 –
    Ouverture

    Sinfonia concertante pour
    violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, K. 364/320d

    Symphonie No. 39 en
    mi bémol majeur, K. 543

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    Julien Chauvin, violon, direction musicale
    Amihai Grosz, alto
    Le Concert de la Loge, direction

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    Un album du label Alpha Classics 996

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    Photo à la une : le violoniste Julien Chauvin – Photo : © Franck Juery

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    Oui, que la joie mozartienne ainsi partagée aux CDs nous accompagne tout le long de cette année 2026 qui débute musicalement si jubilatoirement ainsi…

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    Ce jeudi 1er janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ma première joie discographique de l’année 2025 : l’ »Iphigénie en Aulide » de Christoph Willibald Gluck, par Julien Chauvin et Le Concert de la Loge, et d’excellents chanteurs : une merveille de réalisation dramaturgique gluckiste…

    Ma toute première joie discographique de l’année 2025, ce vendredi 3 janvier, est celle éprouvée à l’écoute de la splendide tragédie-opéra en trois actes d »’Iphigénie en Aulide » de Christoph Willibald Gluck (dans la version révisée de 1775), dans la réalisation hyper-justissime de Julien Chauvin et son Concert de la Loge, et avec d’excellents chanteurs (ainsi que chœurs) parfaitement dirigés, en une merveille de réalisation dramaturgique gluckiste _ un Gluck aussi bon en son genre (tout aussi idiosyncrasique !) qu’a pu être, en un toute autre genre, le merveilleux génialissime Rameau des « Boréades« … _,

    soit le double CD Alpha 1073, enregistré à Soissons en octobre 2022.

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    Mes impressions, quant à la justesse « gluckiste » de cette réalisation de Julin Chauvin en ce réjouissant double CD Alpha 1073 qui vient de paraître enfin,

    tranchent un peu avec deux appréciations que je trouve pour ma part trop sévères :

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    l’une au concert donné au Théâtre des Champs Elysées en octobre 2022 _ ce même mois où a été enregistré à Soissons ce double CD Alpha 1073 _, et parue dans le magazine Diapason sous la plume de Jean-Philippe Grosperrin, et fort justement intitulée « Le retour d’Iphigénie dans sa patrie » ;

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    l’autre, sur le double CD Alpha 1073  lui-même, parue sur le site Discophilia en date du 27 décembre dernier, et intitulée « Bémols« , sous la plume de Jean-Charles Hoffelé…

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    Le retour d’Iphigénie dans sa patrie

    – Publié le 10 octobre 2022 à 10:35
    Iphigénie en Aulide au Théâtre des Champs-Élysées

    Avec une belle distribution _ exceptée Stéphanie d’Oustrac _, Julien Chauvin fait renaître “Iphigénie en Aulide” dans sa version de 1775, révélant plusieurs pages inédites d’une œuvre trop rarement donnée _ oui.
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    Enfin ! Alors qu’Iphigénie en Tauride est aujourd’hui constamment jouée, Iphigénie en Aulide, qui lança avec faste et fracas la carrière française de Gluck au printemps 1774, a fini par ressembler à une Arlésienne : deux ou trois productions seulement sur des décennies (Montpellier dans les années 1990, Strasbourg en 2008), absence obstinée depuis 1824 à l’Opéra de Paris qui la vit naître. Gratitude donc à une autre scène de la capitale, le Théâtre des Champs-Elysées, et au coproducteur, le Centre de Musique Baroque de Versailles, qui procure en outre ses Chantres (leur prestation est remarquable _ oui ! _) pour l’importante participation du chœur.

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    Si l’enregistrement de Gardiner à Lyon, seule intégrale à ce jour, optait pour la version originale _ de 1774 _, c’est le remaniement de 1775 que ce concert privilégie, révélant plusieurs nouveautés : outre le retour de Calchas au dénouement pour remplacer la théophanie de Diane et rapprocher l’opéra du modèle racinien par l’expulsion du fabuleux, on gagne quelques superbes augmentations aux actes II et III (le baryton David Witcak y excelle _ oui). Il est dommage pourtant d’abréger la grande Chaconne du II, comme de priver le conclusion de son chœur belliqueux (« Partons, volons à la victoire ») introduit par la voix du Grand-Prêtre. Mais il est carrément incompréhensible d’amputer des deux-tiers la merveille de grâce qu’est le chœur avec solos « Que d’attraits ! Que de majesté ! ».

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    Distribution des grands jours

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    L’accueil enthousiaste du public répond d’abord au brillant et à l’expressivité _ voilà ! et c’est capital pour l’intelligence de l’œuvre de Gluck… _ de l’équipe réunie. Judith Van Wanroij a rarement aussi bien chanté : rompue à la rhétorique du répertoire antérieur, elle possède aussi un art supérieur des lignes, sachant servir par le timbre, par la phrase, la dignité souffrante de la protagoniste. Ses adieux au III sont d’un calme frémissant : sublimes. Et quel couple bienvenu _oui, oui ! _ elle forme avec Cyrille Dubois !

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    Le ténor offre la performance la plus impressionnante de la soirée _ et c’est aussi le cas au CD !!! Le feu tumultueux d’Achille est là, avec la souplesse et le brillant insispensables à ce style _ oui, oui. La vie, la générosité qui rayonnent de ce chant exaltent la beauté aristocratique de son français limpide _ et c’est absolument décisif ! La moindre phrase incarne un personnage palpitant, avec cent nuances délicates que balance un pathos aussi saisissant (dès « Cruelle, non jamais ») que des ornements hardis (« Chantez, célébrez votre reine ») : un très grand artiste à son sommet _ oui, oui _, où le rejoint Jean-Sébastien Bou (Calchas) dont la noblesse inspirée est d’un poids inversement proportionnel à la rareté de ses scènes. Quelle apparition au dénouement ! Gluck a bien de la chance avec de tels interprètes _ c’est vrai.

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    Du côté de Mycènes, mitigeons. Tassis Christoyannis allie pourtant grandeur soucieuse et sensibilité dans un Agamemnon émouvant, avec un timbre bien différencié de celui du Grand-Prêtre, mais sa présence est moindre, peut-être en raison d’une assise bornée dans le grave, peut-être aussi parce qu’on le sent plus dépendant de sa partition _ bof, bof…. Quant à la Clytemnestre de Stéphanie d’Oustrac, grande allure en scène, personnalité, timbre opulent et corsé, soit ; mais cette émission très couverte _ hélas ! _, qui tasse le son en l’élargissant, grossit ou émousse considérablement une déclamation qui nécessiterait plus de tranchant, de rigueur prosodique, d’autres finesses aussi. On est alors plus près du « grand tapage maternel » dénoncé par un contemporain de Gluck que de la figure altière d’une reine. Il est vrai que l’interprète pâtit, plus que ses partenaires peut-être, d’un péché mignon du chef : presser le tempo plus que de raison.

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    Rythme, tempo et majesté

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    Julien Chauvin, à la tête de son Concert de la Loge (en grand effectif et en grande forme _ oui _), se montre extrêmement attentif aux structures rythmiques : fort bien. La pertinence est cependant en question quand le choix est fait d’outrer les accents et d’accuser les angles en dépit du caractère du morceau : l’air de Calchas y perd de sa majesté inquiétante, l’entrée de Clytemnestre le « gracieux » prescrit, et sa supplication à Achille sa beauté profonde. Judicieusement attentif aux heurts puissants d’une écriture que certains auditeurs à la création jugèrent vulgaire, le chef ménage aussi des courbes pénétrantes (les cordes dans l’Ouverture, le grand duo d’Iphigénie et d’Achille, la voix de la nature qui gémit dans celle des bois).

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    Mais pourquoi courir ainsi la poste dès que le drame point, ou quand Gluck stipule un Andante ? Cette vitesse, ou plutôt cet emballement (accru par l’instabilité du tempo à l’intérieur d’un numéro, tel le trio du II qui se met à gesticuler), produit dès l’Ouverture je ne sais quoi de hâtif, au bord du brouillon, qui manque l’impératif de tenue tragique. Même l’euphorie expansive de « Chantez, célébrez votre reine » est notée Maestoso dans la partition. Inversement d’ailleurs, les airs plus élégiaques menacent ici de se distendre dans l’alanguissement.

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    La gêne naît ainsi de ces options qui affaiblissent la cohésion organique de la musique en la morcelant (la Chaconne ne fait pas exception), mais la gêne touche d’abord les chanteurs, chœur compris, quand cette précipitation de la conduite met en péril, mécaniquement, l’intelligibilité des paroles, l’égalité du timbre, la respiration d’ensemble, ou simplement sa variété expressive. Il n’empêche : que tous soient loués de nous avoir rendu la première Iphigénie.

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    Iphigénie en Aulide de Gluck.  Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 7 octobre 2022.

     

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    Et :

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    BÉMOLS

    Il fallait une Iphigénie en Aulide sur instruments anciens, _ oui… _ puisque cette Iphigénie manqua au cycle de Marc Minkowski pour Archiv Produktion. Intention louable, que réalise avec l’art qu’on lui sait _ mais oui ! _  Julien Chauvin et son Concert de La Loge. Ce sont eux que l’on entendra d’abord, que l’on guettera au travers d’une équipe de chant qui, hélas !, ne peut rivaliser avec celle assemblée par Sir John Eliot Gardiner dans son enregistrement lyonnais, côté féminin surtout.

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    Judith van Wanroij n’a pas absolument le format vocal d’Iphigénie (à sa décharge, chez Gardiner, Lynne Dawson l’avait à peine plus, gâtée par les micros), mais du moins dans les mots, c’est une tragédienne _ oui _, ce qu’est un brin trop Ou mal… _  Stéphanie d’Oustrac dont la Clytemnestre outrancière _ hélas, et d’un timbre lourd et engorgé pénible à suivre… _ ne peut rivaliser avec l’incarnation stylée _ oui, toujours… _ d’Anne Sofie von Otter.

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    Mais l’Achille de Cyrille Dubois, parfois éprouvé pas la tessiture, impose _ superbement !_  son chant et son personnage, sans parvenir à l’art souverain de John Aller mais le compensant par un sens du texte qui est tout de même l’autre atout majeur d’un enregistrement _ oui, oui _ qui aura osé approcher au plus près _ voilà _ d’une des vérités de cette Iphigénie si peu chanceuse au studio, sinon pour Agamemnon, deux fois parfait, chez Gardiner selon José van Dam, ici _ oui, oui, lui aussi, et comme toujours, est souverain ! _ par Tassis Christoyannis.

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    Trop malheureuse Iphigénie, mais passez la barrière de langue, et en allemand écoutez-y un peu Inge Borkh, torche vive pour Karl Böhm face à la Clytemnestre de Christa Ludwig, un autre Gluck à cent lieues de celui que l’on cherche aujourd’hui sans être toujours certain de le trouver malgré toutes les bonnes intentions _ c’est trop sévère !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Christoph Willibald Gluck(1714-1787)
    Iphigénie en Aulide, Wq. 40

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    Judith van Wanroij,
    soprano (Iphigénie)
    Stéphanie d’Oustrac,
    mezzo-soprano (Clytemnestre)
    Cyrille Dubois, ténor (Achille)
    Tassis Christoyannis,
    baryton (Agamemnon)
    Jean-Sébastien Bou, baryton (Calchas)
    David Witczak, baryton (Patrocle, Arcas, Un Grec)
    Anne-Sophie Petit, soprano (La première Grecque)
    Jehanne Amzal, soprano (La deuxième Grecque)
    Marine Lafdal-Franc, soprano (La troisième Grecque)

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    Les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles
    Le Concert de La Loge
    Julien Chauvin, direction

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    Un album de 2 CD du label Alpha Classics 1073

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    Photo à la une : le violoniste Julien Chauvin, directeur du Concert de la Loge – Photo : © Raoul Gilibert

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    Merci à Julien Chauvin de s’attacher ainsi à tâcher de nous rendre au mieux la dramaturgie gluckiste !

     

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    Ce vendredi 3 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La discographie désordonnée et incomplète de l’oeuvre musical de Nicola Porpora (1686 – 1768) : à enrichir et compléter urgemment…

    Suite aux frustrations évoquées en mon article d’hier 2 juin «  » de ne pas découvrir assez au disque de l’art de Nicola Porpora en faveur du chantant violoncelle, dont il a pourtant été un des découvreurs,

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    et en cherchant à faire un bilan rétrospectif un peu exhaustif de la discographie réalisée _ sinon disponible… _ jusqu’ici de Nicola Porpora (Naples, 10 août 1686 – Naples, 3 mars 1768),

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    je suis bien forcé de constater un assez grand désordre, et pas mal d’absences criantes en cette discographie de ce très marquant compositeur du XVIIIe siècle ;

    absences bien dommageables pour la curiosité en éveil du mélomane….

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    De fait, j’ai tout de même découvert l’existence d’un double CD Brillant intitulé « Porpora Cello Concertos & Sonatas » par les soins du violoncelliste Rinato Crisculo et de l’Ensemble Musica Perduta,

    dont une vidéo accessible sur youtube permet de prendre connaissance par l’oreille d’une interprétation intégrale de ce Concerto en sol majeur de Nicola Porpora : 

    de la minute 61′ 25 jusqu’à la minute 78′ 55 de cette vidéo, soit la fin de ce concerto-ci.

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    Et le Largo donné par le Concert de La Loge de Julien Chauvin et Christian-Pierre La Marca à la plage 4 du CD « Legacy« , et d’une durée de 3′ 23 sur ce CD Naïve, en une superlative interprétation, et dont voici la très précieuse vidéo,

    est accessible aussi, de la minute 70′ 32 à la minute 74′ 15, de cette vidéo-ci du double CD Brilliant de l’Ensemble Musica Perduta.

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    Mais hélas l’interprétation, cette fois, n’est guère engageante…

    Pas grand chose à voir, en tout cas, avec les talents lumineux et enthousiasmants de Christian-Pierre La Marca et Julien Chauvin à la tête de son concert de La Loge, en le merveilleux Largo de leur CD « Legacy« .

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    Ce CD dont je me plais à donner à nouveau ici l‘excellente présentation vidéo _ réalisée le 8 février 2023 _ par Christian-Pierre La Marca et Julien Chauvin...

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    De ce CD « Legacy« , et toujours de la main de Nicola Porpora, mais cette fois en sa cantate « Gli orti esperidi« , créée le 28 août 1721, à, Naples, au Palais royal, sur un livret de Métastase,

    voici encore cet air magnifique, avec Philippe Jaroussky, avec un superbe accompagnement de violoncelle de Christian-Pierre La Marca, « Giusti amor, tu che m’accendi« ,

    à déguster en cette vidéo de 6′ 52…

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    Où l’on mesure comme jamais l’idéale harmonie entre la voix qui chante et le violoncelle, comme l’a si bien saisi, le tout premier _ déjà, du moins, dès 1721… _, le subtil et sensible Nicola Porpora…

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    Bref, l’ensemble de ce qu’a légué spécialement pour le violoncelle _ qu’il pratiquait _ Nicola Porpora (1686 – 1768)

    demeure encore à proposer aux mélomanes au disque en une version qui soulève vraiment l’enthousiasme,

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    comme ont su le réaliser _ mais trop parcimonieusement pour ce qui concerne Porpora lui-même… _ Christian-Pierre La Marca et Julien Chauvin en leur enthousiasmant CD « Legacy » _ privilégiant là, et d’un certain point de vue cela peut se comprendre, ces deux formidables chefs d’œuvre que sont les deux sublimes Concertos pour violoncelle, n°1 et n°2, de l’héritier direct de Porpora au violoncelle, Joseph Haydn (1732 – 1809), qui fut, et grâce à leur ami commun Métastase, son élève à Vienne au cours de la décennie 1750… ; cf aussi le cadeau inestimable de ce radieux fragment de la rare Sinfonia concertante pour violon, alto et violoncelle Kv. 320e Anh 104, de Mozart, donné à la plage 5 du CD : une autre merveille encore (de 9′ 34)… _,

    très appétant pour mieux découvrir tout ce qu’a fait _ et légué _ ce délicieux mélodiste qu’a été Nicola Porpora non seulement pour le chant _ cela étant bien connu, et assez bien servi au disque… _, mais aussi pour le violoncelle…

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    Vers un CD « Legacy II » ?

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    Nous voudrions l’espérer…

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    Ce samedi 3 juin 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa