Étiquette : Kristian Bezuidenhout

  • Sur le radieux et magique CD « Johann Sebastian Bach – Sonatas for Violin and Continuo »d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz (en forme de suite)…

    Comme en suite de mon article d’hier 23 septembre « Un coup de Bach… et ça repart : le splendide CD « Sonatas for Violin and Continuo » d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz…« ,

    voici que ce matin  sur son site Discophilia Jean-Charles Hoffelé publie un article intitulé « En trio » consacré à ce radieux CD HMM 902698 « Johann Sebastian Bach – Sonatas for Violin and Continuo » – enregistré à Harlem au mois d’août 2023 – d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz – écoutez donc ici, ou ici...- ,

    qui vient compléter le double CD HMM 902256.57 « J.S. Bach – Sonatas for violin & Harpsichord » – enregistré à Berlin du 18 au 24 août 2016 – d’Isabelle Faust et Kristian Bezuidenhout…

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    Le violon et le clavecin de ces enregistrements d’août 2016 et août 2023 ont changé :

    au violon de Jacob Stainer (1658) – prété par Jakob Bader – a succédé le violon Stefan van Baehr (2019) d’après le « Sleeping Beauty » d’Antonio Stradivarius (1704) ;

    et au clavecin John Phillips (Berkeley 2008) d’après Johannes Heinrich Grabner l’aîné (Dresde 1722) – prété par Trevor Pinnock – , a succédé le clavecin Jonte Knif et Arno Pelto (2004) d’après divers modèles allemands – prété par Olivier Fortin – …

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    Et pour  ma part, je préfère de loin les instruments de cet enregistrement de 2023 à ceux de l’enregistrement de 2016…

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    Voici donc le très intéressant article « En trio » de ce jour de Jean-Charles Hoffelé :

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    EN TRIO

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    Le violon arpège sur la seule tenue de la basse de viole avant que le clavecin ne se glisse entre eux pour initier la grande toccata où l’archet pourra briller. Isabelle Faust fait naître cette Sonate virtuose – BWV 1023 – du quasi-silence, elle ouvre cet album qui vient compléter – voilà ! – celui des Sonates en duo – enregistré en 2016 – , bouclant probablement le parcours Bach de la violoniste.

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    La beauté – oui, oui ! – de son Stradivarius – de 1706 – irradie ces pages peu souvent enregistrées, toujours dans l’ombre des Sonates à deux – BWV 1914 à 1019 – , pourtant Bach ose y avouer sa fascination pour les modèles français – en effet ! – y invitant le monde des suites des violistes – c’est tout à fait cela ! Danses et contredanses, pastorales et siciliennes sont à peine déguisées – oui : d’où leur irréfragable charme français… – sous les mouvements des Sonates.

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    La beauté des mélodies fait songer parfois à des airs de cantates – celles pour la maison… – , on traquera les réemplois, mais ce qui étonne au long du cahier reste cette virtuosité qui en fait croire certaine écrites pour Pisendel.

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    Sur son beau Jonte Knif prêté par Olivier Fortin, Kristian Bezuidenhout tisse le lacis des polyphonies et envole les danses où l’archet de Kristin von der Goltz ne lui cède en rien, dansant lui aussi –oui, oui – , souvent sur les pointes. L’alliage des trois est simplement radieux – voilà ! et c’est bien là le mot-clé pour qualifier ce magique CD ! -, il règle à vrai dire la discographie – oui : une irradiante joie – de ces éloquents bijoux.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Sonate pour violon et basse continue en mi mineur,
    BWV 1023

    Sonate pour violon et basse continue en sol majeur,
    BWV 1021

    Sonate pour violon et basse continue en ut mineur,
    BWV 1024

    Sonate pour violon et clavecin obligé en sol majeur, BWV 1019a
    (3 extraits : III. Cantabile, ma non poco Adagio ; IV. Adagio ; V. Violino solo e
    Basso l’accompagnato)

    Fugue pour violon et basse continue en sol mineur, BWV 1026
    Sonate pour viole de gambe et clavecin obligé en sol mineur, BWV 1029 (version avec violon)

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    Isabelle Faust, violon
    Kristin von der Goltz, violoncelle
    Kristian Bezuidenhout, clavecin

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902698
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    Photo à la une : la violoniste Isabelle Faust et le claviériste Kristian Bezuidenhout – Photo : © Peter Fischli

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    Un magique CD !!!

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    Ce mercredi 24 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un coup de Bach… et ça repart : le splendide CD « Sonatas for Violin and Continuo » d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz…

    Le CD Harmonia Mundi HMM 902698 « Johann Sebastian Bach – Sonatas for Violin and Continuo » d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz – enregistré à Haarlem (Pays-Bas) au mois d’août 2023 – est tout bonnement splendide !

    Et fait grand bien…

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    Ce mardi 23 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plus qu’admirable art de dire (et chanter) de Julian Prégardien, avec l’admirable art de l’accompagner au piano de Kristian Bezuidenhout, en un admirable très marquant CD Harmonia Mundi « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert…

    Ne manquent certes pas d’innombrables interprétations au CD de « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert D. 795 ;

    et je n’énumérerai pas, pour commencer ici, celles de ma  discothèque personnelle…

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    Mais il me faut absolument insister, d’entrée, sur le niveau de choc d’admiration éprouvé dès la première écoute de cet extraordinaire CD Harmonia Mundi HMM 902739, par la grâce de Julian Prégardien, ténor, et Kristian Bezuidenhout à un fortepiano de Christoph Kern, de 2019, d’après un Conrad Graf, à Vienne, en 1825, en un enregistrement réalisé à Stuttgart en novembre 2023…

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    A-t-on déjà joui d’un tel degré de perfection de l’art du dire et du chanter, et du jouer, dont font ici preuve et Julian Prégardien et Kristian Bezuidenhout ?..

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    Je ne peux donc qu’abonder pleinement dans ce qu’en commente en son article de Discophilia le cher Jean-Charles Hoffelé en son article de vendredi 23 août dernier « Aède« ,

    que voici :

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    AÈDE

    Julian Prégardien le sait bien, le narrateur-acteur de La Belle meunière _ de Franz Schubert, D. 795, sur un poème de Whilhelm Müller… _ est un poète, qualité qui le destine plus encore aux ténors qu’aux barytons, Aksel Schiøtz, Ernst Haefliger, Fritz Wunderlich l’ont prouvé chacun dans leurs nuances. Celles du nouveau venu sont emportées par cet élan _ oui _ que le timbre, toujours juvénile _ Julian Prégardien est né à Francfort le 12 juillet 1984 _, autorise : la passion le brûle, la désillusion le détruira, tant de drame qui font le mot égal de la note _ voilà, voilà ! _, et la note elle-même soumise à un espressivo qui pimente le texte, dans le soutien exact et lui aussi très orné de la belle copie d’un Graf que touche _ admirablement, lui de même _ Kristian Bezuidenhout _ né, lui, en 1979, en Afrique du Sud _ avec cet alliage de brio et de sensible _ oui _ qu’il mettait déjà à ses autres Schubert pour Mark Padmore.

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    Voyage fascinant, et qui renouvelle _ vraiment, en effet ! _ une œuvre courue, écoutez seulement le récit _ sublimissime, oui _ de Morgengrüss _ à défaut, regardez ici la vidéo (de 0′ 58) de cet extrait de « Der Neugierige« , à la plage 6 du CD… _, cet art de faire entendre différemment, plus encore par une volonté artistique que par le simple recours aux ossias.

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    Troublant au possible, comme le sera son Possente spirto où il ose la même intensité, le même espressivo, mais d’un chant à revers des virtuosités voyantes d’un Nigel Rogers. La prière au bord des Enfers se déploie à la lisière de l’espoir et de la fureur, cette fureur qu’il aura laissé exploser dans un Tu sei morta d’anthologie. Musique de mort, quel contraste avec son ivresse encore si proche qui lui faisait oser un Vi ricorda o bosch’ombrosi d’une folle insolence.

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    De Schubert à Monteverdi, il n’y aurait donc qu’un pas pour cette voix dont l’art est tout espressivo ? Cela pourra sembler vertigineux à certains, mais offre un portrait du poète monteverdien saisissant, rappelant l’audace mêlant chant noble et douleur humaine qu’y avait osé Eric Tappy, posant alors un modèle inaltéré.

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    Autour de Julian Prégardien, Stéphane Fuget dresse plus que des décors : la narration est dans son orchestre sombre, intense, qui, atteint au sublime pour les Enfers, et ose toutes les fantaisies des deux premiers actes. Il sait marier les fêtes madrigalesques des bergers à leurs lamentations, encorbelle les amours d’Orfeo et Euridice avec des myriades de timbres subtils, détaille les débats des Enfers (la Proserpine de Marie Perbost proche du sublime, mais tous font un quatrième acte exceptionnel), conduit à l’élévation finale dans cette alliance de la douleur et de la consolation qu’apaise le dialogue déchirant entre le père (Cyril Auvity, quel Apollon) et le fils.

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    Gravure magique, portée par une équipe de chant qui magnifie le second volume de cette trilogie Monteverdi de première force. Que nous réservera L’incoronazione di Poppea ? En attendant, je vais reprendre leur version d’Il ritorno d’Ulisse in patria.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Die schöne Müllerin, D. 795

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    Julian Prégardien, ténor
    Kristian Bezuidenhout,
    pianoforte
    Un album du label harmonia mundi HMM902739

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    Claudio Monteverdi (1567-1643)

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    L’Orfeo,
    SV 318

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    Julian Prégardien, ténor (Orfeo)
    Gwendoline Blondeel,
    soprano (La Musica, Euridice)
    Marie Perbost, soprano (Ninfa, Proserpina)
    Eva Zaïcik, mezzo-soprano (Messaggiera, Speranza)
    Cyril Auvity, ténor (Apollo, Eco, Un pastore, Un spirito)
    Luc Bertin-Hugault, baryton-basse (Plutone, Un pastore, Un spirito)
    Luidi De Donato, basse (Caronte, Un spirito)
    Vlad Crosman, baryton (Un pastore, Un spirito)
    Paul Figuier, contre-ténor (Un pastore)

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    Les Epopées (Chœur & Orchestre)
    Stéphane Fuget, direction

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    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS103
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    Photo à la une : le ténor Julian Prégardien – Photo : © DR

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    Tout simplement admirable !

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    Ce mardi 27 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : les Concertos pour Piano et Orchestre de Beethoven, par la jubilation enthousiasmante de Ronald Brautigam sur deux superbes pianofortes

    L’expression spontanée de la joie

    n’est probablement pas le fort du génie de Beethoven…
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    Mais peut-être le genre _ opératique et mozartien ? _ du concerto pour piano
    peut-il fournir cependant d’intéressants et judicieux exemples de cette joie
    _ à destination d’une salle de concert, à Vienne _
    chez Beethoven…
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    Ainsi ai-je été totalement séduit par la vivacité enthousiaste du brillantissime jeu de Ronald Brautigam
    sur superbes deux pianofortes
    _ d’après un Walter & Sohn de 1805
    et un Conrad Graf de 1819,
    les deux par le facteur Paul McNulty, en 2012 et 2007 _
    en un récent merveilleux double album BIS SACD 2274,
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    avec Die Kölner Académie, dirigée par Michael Alexander Willens,
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    en des enregistrements de juillet 2017 et juillet 2018, à Cologne.
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    Avec quelques autres pianofortistes, tels
    Christian Zacharias _ né à Jamshedpur (Inde) le 27 avril 1950 _,
    Kristian Bezuidenhout _ né en Afrique-du-Sud en 1979 (sans plus de précisions) _
    et le regretté Paul Badura-Skoda _ Vienne, 6 octobre 1927 – Vienne, 25 septembre 2019 _,
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    ainsi que le pianiste magnifique, lui aussi, Stephen Kovacevich _ San Pedro (Californie), 17 octobre 1940 _
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    Ronald Brautigam _ né à Amsterdam le 1er octobre 1954 _ emporte merveilleusement notre enthousiasme…
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    Ainsi Ronald Brautigam enlève-t-il notre adhésion totale dans les 5 Concertos pour piano et orchestre de Beethoven,
    le n°1 (op. 15, composé en 1798),
    le n°2 (op. 19, composé en 1795),
    le n°3 (op. 37, composé en 1802),
    le n°4 (op. 58, composé en 1806)
    et le n°5, L’empereur (op. 73, composé en 1809)…
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    Simplement, un immense bravo !
    et merci !!!
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    Ce lundi 4 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa