Étiquette : « La Valse » de Maurice Ravel

  • Découvrir grâce au magnifique altiste qu’est Amihai Grosz une magistrale interprétation, avec le pianiste Sunwook Kim, de la Sonate Arpeggione de Schubert ainsi que du bouleversant chef d’œuvre ultime de Chostakovitch qu’est la bouleversante Sonate Op. 147 : chapeau bas !!!

    C’est un bouleversant CD Alpha 634 « Schubert – Shostakovich – Pártos » qu’ont enregistré à Berlin au mois de septembre 2019 l’altiste miraculeux qu’est Amihai Gross, et le pianiste parfait qu’est Sunwook Kim,

    nous offrant deux interprétations magistrales de la Sonate Arpeggione D. 821 de Franz Schubert, et de la Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostakovitch, son adieu à la vie…
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    Après, et en ouverture, le « Yizkor (in Memoriam) « – une prière pour les morts – du compositeur hongrois Ödön Pártos (1907 -1977), éleve du grand Zoltan Kodaly, en forme d’indication de signification profonde de ce CD,
    une interprétation merveilleusement enlevée, sinon joyeuse, du moins fondamentalement gaie, de la merveilleuse Sonate Arpeggiata D821 de Franz Schubert, à la façon tournoyante mais avançant tout de même à chaque tour d’un pas, d’une valse viennoise jusqu’au final, foncièrement ambivalent, sinon ambigu, ou bien d’un effondrement mortel, ou bien d’un explosif orgasme jouissif, ou bien les deux – Thanatos et Éros – , mais ils ne sont probablement pas tout à fait exclusifs l’un de l’autre – cf les deux interprétations également possibles et justes de « La Valse « de Maurice Ravel par et selon ses divers interprètes… – ,
    l’aboutissement génialissime d’une terrible Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostacovitch, l’ultime opus du compositeur sentant sa mort toute proche, et en hommage à la fabuleuse Suite pour 2 Pianos Op. 6 qu’en 1922 le compositeur avait écrite sous le coup de la disparition de son père, ainsi que nous le rappelle, à la page 14 du livret de ce CD, le très beau texte intitulé « In Memoriam « de Nicolas Derny…
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    Le jeu d’Amihai Grosz et Sunwook Kim nous atteint et nous étreint absolument, ici, au plus profond et en plein cœur !
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    Ce CD est ainsi un absolu chef d’œuvre d’interprétation qu’à sa parution, en 2020, faute du moindre signalement médiatique ou autre reçu, nous avons alors laissé passer…

    mais l’écoute enchanteresse maintenant de l’interprétation d’Amihai Grosz de la formidable « Sinfonia Concertante «  Kv 364 de Mozart dans le CD Alpha 996 sous la direction de Julien Chauvin

    – cf mon article « Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la «  Sinfonia concertante « KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996 «  en date du 1er janvier dernier… –

    nous a remis dans le droit chemin de la magnifique discographie de cet extraordinaire altiste qu’est Amihai Grosz !

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    Et permis de commander à notre disquaire préféré ce formidable CD Alpha 634, enregistré à Berlin en septembre 2019 : la négligence de 2020 est ainsi désormais superbement réparée ; et c’est maintenant en boucle que je me passe et repasse ce sublime CD…
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    Ce mardi 27 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La Valse, de Ravel : par quel chef et par quel orchestre ? Klaus Mäkelä (à Paris en 2024) ? ou bien plutôt Francois-Xavier Roth (à Paris en 2019), Eduard van Beinum (à Amsterdam en 1958), Jean Martinon (à Chicago en 1967)…

    Vient de paraitre pour le label Decca le CD 487 0959 « Berlioz – Ravel – Klaus Mäkelä – Orchestre de Paris » comportant, outre la « Symphonie fantastique » Op. 14,, « La Valse » M. 72.

    Et c’est l’article intitulé « Fantastique » de Jean-Pierre Rousseau sur son blog qui m’a fait connaître la parution et la qualité de ce CD de Klaus Mäkelä, du moins pour ce qui concerne l’interprétation du chef d’œuvre éponyme de Berlioz :

    « Pour moi – concluait-il son article – le choix aujourd’hui est clair : la grande version moderne – rien moins ! – c’est Klaus Mäkelä, qui ne craint pas la confrontation avec ses glorieux aînés Charles Munch et Igor Markevitch« …

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    En revanche, et plutôt étonnamment, pas un mot ici sur l’interprétation par Klaus Mäkelä de « La Valse » de Ravel ; ce qui m’a mis la puce à l’oreille…

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    Or il se trouve que pour ma part, et à l’écoute très attentive de ce CD, je ne suis pas du tout séduit par cette ravélienne « Valse » de Klaus Mäkelä – enregistrée à la Philharmonie à Paris le 30 septembre 2024 – , pas assez fine, ni subtile, à mon goût.

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    Et surtout par comparaison avec l’interprétation que je porte au pinacle : celle, jubilatoirement fruitée – sur instruments de l’époque de la création, en 1920 : l’œuvre fut créée publiquement le 12 décembre 1920 par les Concerts Lamoureux dirigés par Camille Chevillard – , de François-Xavier Roth et les siècles – enregistrée elle aussi à la Philharmonie à Paris, au mois de novembre 2019 – , présente dans le CD Harmonia Mundi HMM 905282 « Maurice Ravel – La Valse – Mussorgsky orch. Ravel – Les Tableaux d’une exposition ».

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    Et pour celle-ci, absolument enthousiasmante (!), je renvoie volontiers au bel article de Stéphane Friédérich « Les Tableaux d’une exposition si français et la Valse de Ravel si viennoise » de ResMusica à la date du 28 avril 2020,

    dont je retiens ici cet entier paragraphe :

    « Toutes les qualités exploitées dans les Tableaux d’une exposition sont magnifiées – voilà ! – dans La Valse, enthousiasmante. La qualité de l’étagement des plans sonore ne contrarie pas la pulsation naturelle de la danse. La finesse de l’interprétation exploite la sensualité de cette « ultime » valse – ravélienne. Elle nous paraît infiniment viennoise et, plus exactement, mahlérienne. Le poison – sic – distillé dans les harmonies ravéliennes joue sur deux plans inconciliables : la noblesse de la danse et la trivialité des pas. Les instruments parfois à contre-emploi comme ces harpes “percussives”, ces bois qui “hurlent” jusqu’à donner une impression de chaos – voilà, voilà ! – , tout semble osciller entre l’ordre et la désinvolture, la caresse devenue une gifle. Maîtriser la laideur : tel est le prix de la beauté nous révèlent les interprètes – tout cela est justissime. De fait, voilà l’une des versions les plus intéressantes et personnelles au sein d’une immense discographie. Elle complète les legs « classiques » de (Sony), (Mercury), (Deutsche Grammophon), , (RCA), (Decca)… »…

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    Et j’ai aussi été très sensible à cet article très fouillé de Tristan Labouret « Pourquoi La Valse de Ravel est l’œuvre la plus jouée au monde« , sur bachtrack, le 5 jancvier 2023.

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    Et j’ai aussi ré-écouté, au sein du CD Decca Eloquence 482 5491 « Franck – Psyché – Variations symphoniques – Ravel – Bolero – La Valse- Rapsodie espagnole » d’Eduard van Beinum dirigeant l’orchestre du Concergebouw, cette somptuosissime « Valse« , que jauge excellemment, en son article du 29 juillet 2018 , »Valse mortelle« , le très bon Jean-Charles Hoffelé :

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    VALSE MORTELLE

    Il y a un tropisme français chez Eduard van Beinum, ses Debussy, ses Berlioz, ses Ravel dévoilent une poétique orchestrale qui aura modifié la nature sonore du Concertgebouw telle qu’il l’avait héritée de Willem Mengelberg.

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    Ce mélange détonant d’élégance et de cruauté – oui ! oui ! la formule est justissime ! – éclate dans une Valse vampirique, d’une suavité vénéneuse – voilà ! – , étrange course à l’abîme – oui – dont les envoûtements fascinent : cet orchestre si mobile, qui mord à la vitesse d’un aspic, sait être d’une seconde à l’autre sec puis voluptueux ; c’est celui de Ravel-même – voilà, voilà ! – , ce qu’illustre au même degré de perfection une Rapsodie espagnole moite, inquiétante, pleine de rumeurs et d’ombres dont les gitaneries n’auront jamais été aussi cante jondo. Mais le Boléro lui-même, somptueusement étouffant, participe de la même saturation de l’espace.

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    Ce triplé Ravel est faramineux, après lui (ou avant dans l’ordre du disque), les Franck distillent une toute autre lumière. Psyché rêvé, très tendrement composé dans les soieries d’un orchestre décidément faramineux, est cent coudées au-dessus de ce que tous les orchestre français pouvaient alors y faire et les Variations symphoniques, où le jeune Géza Anda dissipe le brouillard en phrasant tout, sont un modèle de style prenant le contrepied de l’estampe incarnée par Walter Gieseking et Landon Ronald, autre version majeure du 78 tours. Mais c’est à ce Ravel parfaitement délétère – sic – que vous irez d’abord.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Rapsodie espagnole, M. 54
    La Valse, M. 72
    Boléro, M. 81

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    César Franck (1822-1890)
    Psyché, FWV 47
    Variations symphoniques pour piano et orchestre, FWV 46

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    Géza Anda, piano
    Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam
    Eduard van Beinum, direction

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    Un album du label Decca 4825491 (Collection « Eloquence Australia »)

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    Photo à la une : © DR

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    Et je retiens aussi, toujours en ma discothèque personnelle, l’interprétation impeccable de Jean Martinon dirigeant le Chicago Symphony Orchestra, en le CD n°10 du coffret Martinon RCA 88843062752 – enregistrée à Chicago le 16 mai 1967 – ,

    sur laquelle voici un lien à mon article du moment du Covid, le 26 avril 2020 : « Musiques de joie : la frénésie rageuse de la Valse de Ravel, par Jean Martinon, Martha Arcgerich et Nelson Freire, et Beatrice Rana« …

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    Voilà quelques propositions de sentiers d’écoute pour savourer le plus jubilatoirement possible cet absolu chef d’œuvre – ravageur – de Ravel qu’est ce joyau, « La Valse« , préalablement intitulé « Wien » par Ravel…

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    Ce vendredi 13 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un pianiste bien mieux que prometteur : Martin James Bartlett, dans Ravel, Reynaldo Hahn, et Debussy, Rameau et François Couperin : son enchanteur CD « La Danse »…

    L’article d’hier mardi 30 janvier de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Danse funèbre« , sur son site Discophilia,

    m’a grandement mis l’eau à la bouche à propos du CD « La Danse«  _ le CD Warner Classics 5054197896804, tout juste sorti le 26 janvier dernier… _ du jeune pianiste anglais Martin James Bartlett _ né à Londres le 20 juillet 1996 ; le découvrir aussi dans sa vidéo du « Liebestraüme » n°3 , de Franz Liszt (4′ 58), du 3 mai 2019… _,

    consacré principalement à 3 chefs d’œuvre absolus de Maurice Ravel, « Pavane pour une infante défunte« , « Le Tombeau de Couperin » et « La Valse« ,

    ainsi que quelques autres pièces _ superbes, elles aussi ! _ de musique française, autour :

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    une « Gavotte et ses six doubles« , extraite de la « Suite en la mineur » des « Nouvelles Suites de clavecin » de Jean-Philippe Rameau,

    « Les Barricades mystérieuses« , la pièce n°5 du Sixième Ordre du « Second Livre de pièces de clavecin » de François Couperin,

    l’ »Andantino n°1 » des « Arabesques » de Claude Debussy,

    et _ surtout _ deux pièces _ d’un charme fou _ du « Ruban dénoué » de Reynaldo Hahn : « Décrets insolents du hasard » et « Les Soirs d’Albi » _ qui forment le sommet de charme français de ce merveilleux CD !

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    DANSE FUNÈBRE

    Que l’on ne croit _ surtout _ pas le titre de ce papier. L’œuvre _ très effectivement, oui _ la plus ouvertement noire de ce disque que l’on classera à Ravel _ soit « La Valse » pour l’apocalypse viennoise… _ est emporté dans un clavier absolument solaire, dont les vertiges érotiques, les grands gestes d’un piano absolument orchestral, ne danseront jamais au bord d’un volcan. Cette Valse n’est pas _ ici… _ un monde qui s’effondre _ ce qu’elle est bien, en sa vertigineuse réalité ! _, mais un pur spectacle esthétique _ voilà, délié… _ où les canons de l’art de Ravel sont magnifiés par un jeu athlétique absolument clouant. La lettre oui, et c’est rare de l’entendre à ce point réalisée dans une partition où les chausse-trappes abondent, mais l’esprit aussi _ mais _ sans le tragique _ ce qui n’est tout de même pas peu… Et pour ma très modeste part, personnement je le regrette…

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    Le tragique, vous le trouverez _ subtilement _ masqué _ tapi _ dans un _ tout à fait _ émouvant Tombeau de Couperin, tout en apartés, phrasé avec une imagination de tous les instants, dansé (le Rigaudon est leste, les ornements de la partie centrale faisant vraiment paraître Couperin) mais surtout ému (la Forlane, hors du temps, belle à pleurer _ oui ! _). Ce tragique affleurera dans l’assombrissement du Menuet, moment saisissant, et sera à peine suggéré dans une Pavane pour une infante défunte admirablement tenue _ oui, oui, oui. C’est magnifique !

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    La variété du toucher, la présence d’une main gauche diseuse, le grand son mis à Rameau ou Couperin laissent espérer que Martin James Bartlett reviendra aux clavecinistes français qu’il entend avec bien plus d’art qu’un certain confrère plus chenu _ lequel ? _, mais l’autre merveille _ absolument ! _du disque, plus encore que la face Ravel, plus que l’Arabesque de Debussy qui sous ses doigts a un petit côté Clair de lune, ce sont bien _ oui, oui, oui _ les deux _ merveilleuses _ pièces tirées du _ formidable _ Ruban dénoué _ ce délicieux pur chef d’œuvre, mais pas encore assez connu, de Reynaldo Hahn, composé pourtant dans les tranchées, en 1915 _ où le rejoint l’ami Alexandre Tharaud, romance nostalgique _ sublimisssime !!! _ des Décrets indolents du hasard, petit contredanse anisée des Soirs d’Albi, perles tirées d’un cycle de valses merveilleux _ oui, oui, oui _ tout juste enregistré dans son intégralité par Eric Le Sage et Frank Braley (voir ici) _ et voir aussi mon article enchanté «  » du 13 janvier dernier.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    La Danse

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    Jean-Philippe Rameau
    (1683-1764)

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    Gavotte et six doubles
    (No. 7, extrait de la « Suite en la mineur, RCT 5 »,
    des « Nouvelles suites de pièces de clavecin, 1727 »)

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    François Couperin
    (1668-1733)

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    Les Barricades mystérieuses (No. 5, extrait de l’« Ordre VI », du
    « Second livre de pièces de clavecin, 1717 »)

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Le Tombeau de Couperin, M. 68
    Pavane pour une infante défunte, M. 19
    La Valse, M. 72 (version pour piano deux mains)

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    Reynaldo Hahn (1874-1947)

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    Le ruban dénoué (2 extraits : No. 1. Décrets indolents du hasard ;
    No. 2. Les soirs d’Albi)
    *

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    Claude Debussy (1862-1918)
    Arabesque No. 1, CD 74/1. Andantino con moto
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    Martin James Bartlett, piano
    *Alexandre Tharaud, piano

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    Un album du label Warner Classics 5054197896804

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    Photo à la une : le pianiste Martin James Bartlett –
    Photo : © Paul Marc Mitchell

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    Afin d’en juger,

    rien de mieux qu’en écouter, un par un, chacun des podcasts :

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    _ celui de la « Gavotte et ses 6 doubles » de Jean-Philippe Rameau (6′ 25)

    _ celui des « Barricades mystérieuses » de François Couperin (2′ 44)

    _ ceux des 6 pièces du « Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel :

          _ le « Prélude » (3′)

          _ la « Fugue » (3′ 57)

          _ la « Forlane » (6′ 02)

          _ le « Rigaudon » (3′ 06)

          _ le « Menuet » (4′ 44)

          _ et la « Toccata » (3′ 55)

    _ ceux de 2 extraits _ en contraste tout à fait épatant _ du « Ruban dénoué » de Reynaldo Hahn, à 2 pianos, avec Alexandre Tharaud :

          _ « Décrets indolents du hasard« (1′ 36)

          _ « Les Soirs d’Albi » (2′ 32)

    _ celui de l’ « Arabesque » n°1 de Claude Debussy (4′ 37)

    _ celui de la « Pavane pour une infante défunte » de Maurice Ravel (5′ 58)

    _ celui de « La Valse » de Maurice Ravel, dans une version pour piano à deux mains ici (11′ 36)

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    Pour ma part,

    de ce formidablement délicieux CD de sommets de charme fou du meilleur de la musique française,

    je regrette seulement _ un peu, car l’interprétation est vraiment magistrale !! quelle clarté de lecture ! _ la dilution _ un poil trop purement hédoniste ici, à mon goût ; je ne partage donc pas toutà fait l’avis, pour une fois, de Jean-Charles Hoffelé… _ du tragique absolu, pourtant, de « La Valse » _ une œuvre génialissime !_ de l’apocalypse viennoise de l’immense Maurice Ravel,

    cette sublime course à l’abîme et à la chute que décidément elle est bien, cette « Valse » pour Vienne…

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    Mais, à la suite de plusieurs infiniment jouissives ré-écoutes de ce piano à deux mains de Martin James Bartlett _ sans  Alexandre Tharaud donc… _ en cette splendidissime « Valse » de Maurice Ravel,

    il me faut rendre les armes : le jeu de Bartlett est magistralement lumineux !

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    Et complètement fidèle à Ravel : au final du morceau, simplement ça s’arrête…

    Tel l’ictus foudroyant, sans secours et sans grondement (ni pathos gras et redondant), de l’implacable mort subite.

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    Sobre et humble élégance ravélienne.

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    Bravo !

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    Un récital de piano somptueux !

    Qui va droit à l’essentiel…

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    Ce mercredi 31 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa