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  • Cyrille Dubois (avec au piano Tristan Raës) une fois de plus admirable(s) interprète(s) des mélodies françaises : le magnifique CD Aparté « Gabriel Dupont (1878 – 1914) – The Complete Songs », ou une tendrissime délicatesse…

    Une fois encore et à nouveau,

    Cyrille Dubois, ténor, et son compère au piano Tristan Raës, sont les éblouissants délicats interprètes des tendres mélodies françaises :

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    cette fois-ci en le – vraiment parfait ! – CD Aparté AP377 « Gabriel Dupont – The Complete Songs » – enregistré du 12 au 14 juillet 2023, au Conservatoire de Caen : à écouter ici… – ,

    des Mélodies – tendrissimes de vraie délicatesse ! il me faut y insister… – de Gabriel Dupont (Caen, 1er mars 1878 – Le Vésinet, 2 août 1914),

    ce génie musical précocément emporté par la tuberculose à l’âge de 36 ans

    – le lendemain de son décès, l’Allemagne déclare la guerre à la France ; et le décès du compositeur, « l’un des plus grands espoirs de la musique française« , passe, à une unique exception près, quasiment inaperçu de la presse ; et «  »peu de gens se préoccuperont de son souvenir au cours des Années folles » : on aura alors changé d’époque, musicalement aussi, bien entendu…

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    Avec un très beau texte – et excellemment documenté – intitulé « Crépuscule d’été » – et c’est aussi le titre de la merveilleuse (et emblématique) mélodie (composée par Gabriel Dupont en 1912, sur un poème de Cécile Périn), située à la plage 18 du CD ; l’écouter ici en cette vidéo de 2′ 47… – ,

    de la plume de l’ami Etienne Jardin, aux pages 16 à 19 du livret de ce CD :

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    Etienne Jardin remarque fort bien que Dupont « encre sa poétique dans le quotidien – voilà – , et utilise, au – pur et tout simple – hasard de ses lectures, des textes qui résonnent avec une douceur – voilà, voilà ! – ou une difficulté d’existence – en très discrète synergie, donc, avec les siennes…

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    Le traitement musical des mélodies trahit ainsi – à une écoute attentive un peu précise – deux préoccupations – siennes – : rendre parfaitement intelligible le propos – musical – par la clarté de la ligne vocale – voilà ! – , et installer, au piano, une atmosphère explicitant tout de suite – aussi, et sans lourdeur – l’état d’esprit – global – de la pièce.

    L’instrument raconte – discrètement, sans jamais rien de pesant – l’émoi intérieur – voilà ! – que le texte suggère. Dupont y pousse toujours plus loin le raffinement harmonique – oui – qui devient sa marque de fabrique.

    Usant de procédés qui offrent – ainsi – au chanteur la capacité de transmettre, à fleur de peau – en très délicate douceur… – , de subtiles – très fines – atmosphères sentimentales. Elles sont – ainsi aussi – autant de fragments de vie – du compositeur lui-même – détachés du long crépuscule – vital – que le musicien a connu alors qu’il était au sommet de son art« …

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    Sur l’œuvre musical – magnifique et à redécouvrir… – de Gabriel Dupont accessible en CDs,

    cf par exemple mon article en date du 9 novembre 2018 : « A Arcachon : écouter Severin von Eckardstein interpréter « La Maison dans les dunes » de Gabriel Dupont (1907-1909)« , dans lequel, outre ce CD Artallina ATL-A020 « Gabriel Dupont – Claude Debussy » de Severin von Eckardstein, je citais aussi le beau CD Mirare 418 « Gabriel Dupont – Gustave Samazeuilh » de Marie Catherine Girod – deux CDs présents en ma discothèque personnelle – :

    au bon air d’Arcachon, Gabriel Dupont venait tenter de soigner cette tuberculose qui finira par l’emporter, chez lui, au Vésinet, le 2 août 1914…

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    Immense merci, à nouveau,

    à ces merveilleux passeurs de l’art mélodique français, si délicat et doux, que sont les toujours parfaits Cyrille Dubois et Tristan Raës…

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    Ce vendredi 11 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter vraiment chanter éperdument la clarinette de Weber par la grâce justissime du souffle du jeune Arthur Stockel…

    Le prodige _ saisissant _ du CD Aparté AP 354 « Weber – Clarinet Concertos – Clarinet Quintet » d’Arthur Stockel (né en Alsace en 1996) avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg placé sous la très souple et juste direction de Leo McFall, et avec le très remarquable aussi Quatuor Hanson, nous permet, peut-être à ce très haut degré-là, d’écouter vraiment chanter _ éperdument _ la clarinette magique de Carl-Maria von Weber (1786 – 1826) …

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    Aucune description de photo disponible.

     

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    En un judicieux entretien avec Pierre Liscia-Beaurenaut, aux pages 14 à 19 du livret de ce CD, Arthur Stockel raconte qu’en découvrant, à son arrivée à Paris, l’opéra italien, « c’est surtout le rapport à la voix, au souffle, à l’écriture musicale autour de la voix _ voilà ! _ qui l’a fasciné. (…) Puis, en arrivant à Berlin, je me suis découvert une passion pour le lied (et ai réalisé) toute la profondeur dramatique de cet univers.« 

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    Aussi, face aux partitions des œuvres pour la clarinette de Weber, Arthur Stockel a-t-il « tenté de traiter (son) instrument comme un personnage vocal à part entière, en épurant les lignes au maximum « 

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    Ce récital Weber d’Arthur Stockel est ainsi une pure grâce…

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    En voici deux brefs échantillons vidéos :

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    _ un extrait (de 1′ 49) de la Pollaca du Concerto n°2, Op. 74 ;

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    _ et un extrait (de 1′ 38) du Rondo Allegro du Quintette 0p. 34.

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    Ce samedi 1er mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un autre chef d’oeuvre de Mozart pour la clarinette : le  »Kegelstatt Trio » K. 498, en une nouvelle belle interprétation au disque : enchanteur et troublant…

    Le 13 février dernier,

    alors qu’en mon article « Le plaisir pénétrant, érotique même, mais sublimé, de radieuse innocence conquise, de la clarinette de Mozart : l’enthousiasmant CD « Pierre Génisson – Mozart 1791″, avec la soie de Concerto Köln, en 2022… » je me félicitais de l’usage enchanteur que Mozart divinement fit de la clarinette,

    en même temps je regrettais un peu que fut absent de ce CD Erato 5054197732331 « Pierre Génisson – Mozart 1791 » le merveilleux « Kegelstatt Trio » K. 498, de 1786, pour Stadler…

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    Et voici que ce jeudi 20 février je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Jean-Luc Caron, l’article intitulé « Messina, Berthaud, Chiovetta : lecture magnétique de trios de Mozart et Bruch« ,

    qui me met aussitôt sur la piste de ce CD Aparté AP 332 « Mozart – Bruch – Messina – Berthaud Chiovetta » comportant cet adoré « Kegelstatt Trio » K. 498,

    dans lequel, cette fois, c’est l’excellent Patrick Messina qui est à la clarinette…

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    Messina, Berthaud, Chiovetta : lecture magnétique de trios de Mozart et Bruch

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    L’heureuse association du clarinettiste , de l’altiste et du pianiste  illumine deux partitions incontournables issues de l’esprit de Wolfgang Amadeus Mozart et de celui de .

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    Avec le Trio pour piano, clarinette et alto dit « Les Quilles », en mi bémol majeur (K.498), Mozart semble avoir pour la première fois _ en 1786 _ composé pour cette formation instrumentale inhabituelle. Nous sommes à Vienne en 1786. Si ultérieurement son intérêt pour la clarinette s’intensifiera encore _ voilà _, les potentialités de l’instrument ont retenu longtemps son attention. C’est le contact avec le fameux virtuose Anton Stadler (1753-1812) au sein d’une loge maçonnique qui l’incitera à confier à son génie créateur des musiques comme le Quintette K.581 (1789), le Concerto pour clarinette K.622 (1791) et d’autres chefs-d’œuvre encore. Pour l’anecdote, précisons que le surnom attribué à ce Trio K. 498 résulte sans doute d’une confusion entre cette pièce et les Duos pour cors (K. 487 à 496a) composés la même année. Le Trio _ lui _ est créé chez le futur baron von Jacquin, botaniste distingué, dont la fille Franziska deviendra une élève zélée de Wolfgang.

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    De manière inusitée l’œuvre commence par un Andante franchement monothématique puisque le premier thème est entendu une quarantaine de fois tandis que le second thème se montre proche du premier. L’absence du tempo Allegro attendu n’empêche donc pas Mozart de parer cette partie d’une coloration instrumentale délicieuse _ voilà _, homogène, dépassant nombre de conventions tout en mettant en route une économie de moyens (on pense à Joseph Haydn). Tonique, le mouvement suivant, noté Menuetto, s’enrichit d’une brillante cohérence. Le dernier mouvement, Rondeau, est un Allegretto, dans lequel la clarinette majestueuse doit à l’évidence au second motif du premier mouvement et parachève la grande unité de cette partition polyphonique bénéficiant des sections contrastées jamais amputées de la précieuse et légère poésie mozartienne _ c’est bien cela…

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    L’équilibre parfait imaginé entre les trois instrumentistes fait merveille à l’écoute d’une complicité évidente _ rn effet : ils sont très attentifs les uns aux autres… Bénéficiant de leurs interactions délicates, les trois musiciens de cet enregistrement déploient un jeu rigoureux _ peut-être un poil trop _ et de toute beauté _ oui. Ils parviennent ainsi à traduire toute la richesse mélodique et virtuose de la partition.

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    On se souvient de comme d’un compositeur allemand ayant excellé dans ses grandes œuvres chorales et pour ses deux merveilleux concertos pour violon. On connait moins ses partitions de musique de chambre pourtant de belle facture et appréciables pour leur beauté sonore et leur structure classique accomplie. Les Huit Pièces op. 83 ont été élaborées vers la fin de la vie du maître (1910). Elles révèlent un compositeur plein de noblesse et apte à enfanter une musique développée avec maestria et conçue pour faire ressortir les qualités de chaque instrument. Plutôt conservateur et romantique, positionné dans le sillage de Brahms, Bruch compose dans le registre de la tonalité et offre à sa musique une accessibilité patente, s’opposant aux innovations de son temps, visant en particulier tant Max Reger que Richard Strauss, ses contemporains.

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    Son habileté et son sens de l’équilibre, parfaitement suivis et traduits par les musiciens de cette parution, se déroulent au cours des pièces majoritairement adagio : n° 1, 3, 5 (Air roumain), et 6 (Chant nocturne), mais aussi allegro : n° 2, 4 et 7, ou encore Moderato : n° 8.

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    Un enregistrement délicat et engagé fêtant tour à tour ou de concert la clarinette, l’alto et le piano.

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    Max Bruch (1838-1920) : Huit Pièces pour clarinette, alto et piano, op. 83 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Trio en mi bémol majeur « Les Quilles », K.498.

    Patrick Messina, clarinette ; Lise Berthaud, alto ; Fabrizio Chiovetta, piano.

    1 CD Aparté. Enregistré réalisé en novembre 2022 à l’Auditorium Darius Milhaud, Aix-en-Provence.

    Notice de présentation en français et anglais.

    Durée : 51:00

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    Mozart nous fait toujours beucoup beaucoup de bien !

    Et tout spécialement avec le son enchanteur et troublant de la clarinette…

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    Ce jeudi 20 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un décevant double CD Mendelssohn « Complete Works for violin and piano », par Denitsa Kazakova et Sylviane Deferne, et l’Orchestre des Jeunes de la Suisse romande, pour le label Aparté…

    C’est un bien décevant double CD Aparté AP 348 « Mendelssohn – Complete Works for violin and piano« , par Denitsa Kazakova, violon, et Sylviane Deferne, piano et direction de l’orchestre, et l’Orchestre des Jeunes de la Suisse romande,

    que vient de publier le label Aparté :

    tourné vers un romantisme larmoyant et excessif, au lieu d’être dans le droit fil, fluide et droit, classique, de Jean-Sébastien Bach et Mozart _ voire, mieux encore, de Carl-Philipp-Emanuel Bach, qui fur l’inspirateur des professeurs de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847)…

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    Ce jeudi 24 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa