Étiquette : label Audax

  • Une merveille de réalisation musicale et discographique : le marquant CD Audax Records ADX 13781 « J. S. Bach – A musical Offering » de l’Ensemble Diderot et son chef Johannes Pramsohler ; ou l’éblouissante réussite d’une plus que parfaite incarnation…

    Oui,

    voilà bien une merveille de réalisation musicale et discographique, que cet éblouisssant parfait CD Audax Records ADX 13781 « J. S. Bach – A musical Offering » – BWV 1079 – , que vient nous offrir ce mois de juin 2025 l’Ensemble Diderot – Johannes Pramsohler, violon et direction ; Roldan Bernabé, violon et alto ; Georges Barthel, flûte ; Gulrim Choï, violoncelle ; Philippe Grisvard, clavecin – sous la direction de son chef Johannes Pramsohler – un CD enregistré à Toblach-Dobbiaco, du 29 au 31 octobre 2020 – pourquoi avoir attendu tant de temps, presque 5 ans, pour publier une telle merveille de réalisation-incarnation ?..

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    Admirez ici l’avant-goût de ce trailer de 3′ 14…

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    Et sur l’Ensemble Diderot, relire mon article du 11 août 2019, le lendemain du concert :

    « Un superbe concert baroque de l’Ensemble Diderot (direction Johannes Pramsohler) à Saint-Pée-sur-Nivelle : Telemann et le concert français« …

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    Un marquant souvenir…

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    Ce mardi 10 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une sublime paix de l’intimité par le luth magique de Jadran Duncumb : le volume II du l’œuvre pour luth de J.-S. Bach pour l’excellent label Audax…

    S’il m’est arrivé, à l’occasion de certaines écoutes de CDs, de faire un peu la fine bouche devant l’œuvre pour luth de Johann Sebastian Bach – qui semble ne pas avoir pratiqué lui-même le luth ; mais eut pour ami le merveilleux luthiste Sylvius Leopold Weiss… – ,

    il me faut bien rendre absolument les armes devant ce tout récent miraculeux CD – enregistré du 26 au 29 mars, et du 22 au 24 mai 2024, au studio de Rolf Lislevand, à Evje, en Norvège, pour le label décidément impeccable Audax de Johannes Pramsohler… – du luthiste Jadran Duncumb :

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    le CD Audax ADX 11214 « Jadran Duncumb – J.S. Bach – Works for lute – Vol. II« 

    – et alors que je m’aperçois avoir laissé passer (en 2021) le précédent CD ADX 13738 « Jadran Duncumb – J.S. Bach – Works for lute » de cet interprète vraiment superbe !, et que je suis pourtant bien attentif aux sorties des excellents CDs Audax..

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    Cette sublime musique de la paisible intimité me touche intensément…

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    Ce samedi 5 avril 2025 – Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Avec le clavecin toujours très expressif de Philippe Grisvard, l’Ensemble Diderot de Johannes Pramsohler nous offre un splendide « Berlin Harpsichord Concertos », avec en particulier un enthousiasmant Concerto en ré mineur de Christophe Nichelmann (1717 – 1762)…

    C’est très fidèlement et avec très grande satisfaction que je suis très attentivement la superbe production discographique des disques Audax et de l’Ensemble Diderot _ les deux fondés par le violoniste baroque Johannes Pramsohler _, qui nous offre aujourd’hui un très réjouissant CD Audax ADX 11211 « Berlin Harpsichord Concertos« ,

    avec quatre Concertos pour clavecin _ dans la mouvance hyper-stimulante du très grand Carl-Philipp-Emanuel Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) _ de Christoph Nichelmann (Treuenbritzen, 13 août 1717 – Berlin, 20 juillet 1762), Carl-Heinrich Graun (Wahrenbrück, 7 mai 1704 – Berlin, 8 août 1759), Christoph Schaffrath (Hohnstein, 1709 – Berlin, 7 février 1763) et Ernst-Wilhelm Wolf (Grossenbehringen, 25 février 1735 – Weimar, 1er décembre 1792), avec, au clavecin, l’excellent Philippe Grisvard _ cf par exemple, et parmi pas mal d’autres, mon article du 11 mai 2022 «  » ;

    ainsi que mon article du 11 août 2019, quand je les ai entendus en concert : « « …

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    Christoph Nichelmann a été élève à Leipzig de Wilhelm-Friedemann Bach (Weimar, 22 novembre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784 _ _ et Whilhelm-Friedemann Bach a résidé à Leipzig de 1722 jusqu’en 1733, où il s’en va à Dresde _), le frère aîné de CPE Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) ;

    et il se pourrait bien que le 17 octobre 1730, à Leipzig, le jeune Christoph Nichelmann ait été, à l’âge de 12 ans, le soprano soliste de la fameuse Cantate BWV 51 « Jauchzet Gott in allen Landen ! » de Johann-Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1885 – Leipzig, 28 juillet 1750)…

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    L’enthousiasmant « Concerto en ré majeur » de Christoph Nichelmann, composé vers 1745, constitue probablement le sommet de cette magnifique interprétation, en ce CD « Berlin Harpsichord Concertos« , des décidément toujours excellents Philippe Grisvard et Ensemble Diderot…

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    Dans ma discothèque personnelle,

    j’ai aussi pu mettre la main sur une très bonne interprétation d’un « Concerto en mi majeur » de ce même Christoph Nichelmann, par la claveciniste Christine Schornsheim et la Berliner Barock-Compagney _ ce concerto a été enregistré à Berlin au mois de mars 1997 _, en un triple album Capriccio 49541 de « Konzerte – Concertos » des Fils Bach (Carl-Philipp-Emanuel, Wilhelm-Friedemann et Johann-Christian), Johann-Philipp Kirnberger, Johann-Gottfried Müthel, Francesco-Antonio Rossetti, Ernst-Wilhelm Wolf et Johann-Gottlieb Naumann…

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    Et j’ai retrouvé aussi une splendide « Sonate en mi mineur pour Hautbois et Basse continue » de Christoph Nichelmann en un CD Capriccio 10414 intitulé « Abendmusik auf Schloss Rheinsberg » de cette même Berliner Barock-Compagney _ enregistré au château de Rheinsberg au mois de novembre 1990 _, avec le hautbois virtuose de Wolfgang Kube, et le clavecin de Christine Schornsheim…

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    Chistoph Nichelmann : un épatant compositeur de l’empfindsamkeit, à redécouvrir !..

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    Et Philippe Grisvard et l’Ensemble Diderot : régulièrement épatantissimes…

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    Ce dimanche 23 juin 2024, Titus Curosus – Francis Lippa

  • Retour au Bach puissant et clair de Johannes Pramsohler et Philippe Grisvard, deux mois plus tard…

    Voici que ce dimanche 16 juillet 2023,

    avec son article « Bach, intégrale contextualisée des sonates pour violon et clavecin« ,

    Christophe Steyne, sur le site de Crescendo, revient sur le coffret de 3 CDs Audax ADX 13783 autour de Johannes-Sebastian Bach,

    que j’avais chroniqué il a déjà deux mois, le 14 mai dernier, sous l’intitulé de « « …

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    Bach, intégrale contextualisée des sonates pour violon et clavecin

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    LE 16 JUILLET 2023 par Christophe Steyne

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sei Suonate à Cembalo certato è Violino Solo BWV 1014-1019. Sonates en sol mineur BWV 1020, en fa majeur BWV 1022.

    Johann Adolph Scheibe(1708-1776) : Sonates en ré majeur, si mineur, la majeur.

    Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Concerto en ré majeur TWV 42D:6.

    Christoph Schaffrath (1709-1763) : Duetto en la mineur CSWV F:30.

    Johann Gottlieb Graun (1703-1771) : Sonate en si bémol majeur, GraunWV Av:XV:46.

    Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonate en si mineur Wq 76.

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    Johannes Pramsohler, violon.

    Philippe Grisvard, clavecin.

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    Janvier à juillet 2021.

    Livret en anglais, français, allemand, japonais.

    TT 60’25 + 73’05 + 75’04.

    Audax ADX 13783

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    La discographie compte des dizaines d’enregistrements des six Sonates pour violon et clavecin BWV 1014-1019. Et tant de succès ! De Reinhard Gobel/Robert Hill (Archiv) à Chiara Banchini/Jörg-Andreas Bötticher (Zig-Zag, 2011) et Leila Schayegh/Jörg Halubek (Glossa, 2015) pour s’en tenir aux quarante dernières années. Au demeurant, loin du superflu, le coffret qui nous arrive gagne ses galons tant le duo offre une lecture nette, caractérisée, altière _ oui. L’historique Rogeri (Brescia, 1713) resplendit comme astre au zénith, captive par la cohésion, la plénitude et l’autorité de sa palette sur tout le spectre. Johannes Pramsohler en tire des phrasés alacres (pétillant Presto de la sonate en la majeur), blasonnés de drame (Largo du BWV 1017), toujours denses et signifiants, avec ce qu’il faut de hauteur. Une vérité du ton, une magistrale pureté d’intonation dignes d’un Évangéliste des Passions. On admire dans ce jeu d’archet l’humble grandeur et la dilatation du sens d’un Kurt Equiluz. Sur un clavecin flambant neuf, d’après Mietke, l’agile Philippe Grisvard n’est pas en reste, prodiguant un dialogue incessamment animé, finement vascularisé. Et reçoit même un solo par l’Allegro qu’inclut cette mouture du BWV 1019. Dans ces pages où le clavier ne doit pas être réduit à un rôle d’accompagnateur, et même si certaines sessions semblent mieux équilibrées (par exemple pour le BWV 1016), le seul regret provient d’une captation qui (sur)valorise le violon.

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    En soi enviable, cette interprétation renforce son intérêt en élargissant le cadre _ voilà ! _, s’annexant les BWV 1020 et 1022, certes de paternité douteuse. Et surtout en s’inscrivant dans un panorama qui explore la concomitance et l’aval de la polyphonie en trio dans la sphère allemande, et spécifiquement septentrionale. « Présenter les six sonates dans leur contexte historique et montrer comment elles ont pu inspirer les jeunes compositeurs de la génération suivante », ainsi que résume la notice de Peter Wollny. Un répertoire qu’investigue méthodiquement Johannes Pramsohler, après un précédent album Bach & entourage (mai 2014), et deux double-albums French Sonatas for harpsichord and violin (mai 2016) et The Beginning of the Trio Sonata in England and France (décembre 2018).

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    Hormis Bach père & fils et le concerto de Telemann, le parcours n’inclut que des révélations. Ainsi le tout premier enregistrement de trois sonates de Johann Adolph Scheibe (on goûte les hésitantes roucoulades du Poco Presto de celle en ré majeur), que la postérité retient comme contempteur _ voilà _ du Cantor de Leipzig, tirées des archives du Conservatoire de Bruxelles. Tout aussi rares, et débusqués à la Staatsbibliothek de Berlin, écrits par deux compositeurs actifs à la Cour prussienne : une Sonate en si bémol majeur de Johann Gottlieb Graun, particulièrement contrastée, et un Duetto en la mineur de Christoph Schaffrath armé d’un irrépressible Allegro, puis un Largo aux rondeurs cuivrées, où Johannes Pramsohler darde les timbres comme d’un cor.

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    Parmi les quatre sonates que Carl Philipp Emanuel conçut en 1763, le programme a choisi celle cotée 76 au catalogue Wotquenne. Edna Stern (avec Amandine Beyer, Zig Zag, 2013) et tout récemment Rachel Kristian Bezuidenhout (avec Rachel Podger, Channel) l’abordaient sur le pianoforte, une option apte à faire sentir le changement d’esthétique et la fine sensibilité de ce cahier. Philippe Grisvard persiste sur son scintillant Griewisch, et son camarade cisèle des émois corsés. Globalement, ce coffret signe une réussite qu’on dirait singulière si elle ne faisait sens dans le panorama chambriste et concertant déployé CD après CD _ voilà : je les collectionne _ par les membres de l’ensemble Diderot, un des plus admirables projets d’aujourd’hui _ voilà _ dans la galaxie baroque.

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    Christophe Steyne

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    Son : 8 – Livret : 9,5 – Répertoire : 8-10 – Interprétation : 9,5

     

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    Bravo !

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    Ce dimanche 16 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa