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  • L’immense bonheur de la délicatesse infinie de Pierre-Laurent Aimard donnant un merveilleux accès, en son CD Pentatone « Schubert – Ländler » paru en mai 2024, à la délicatesse infinie du plus intime du compositeur, en sa vulnérabilité, sa tendresse, ses secrets, en des pièces (« Ländler », « Valses », « Ecossaises », et autres « Danses allemandes ») d’une brièveté singulière, au charme transcendant qui va au plus profond ! Un trésor de musique et d’interprétation immanquable !…

    C’est en recherchant des CDs Schubert – de ses œuvres pour piano, et tout spécialement par Ronald Brautigam : en l’occurrence le CD Bis 2624 SACD « Franz Schubert – Sonata in A Major D. 959 & B flat Major D. 960« , paru en septembre 2024 ; mais passé complètement inaperçu des disquaires eux-mêmes : je viens donc de le commander !  – en fouillant sur l’étagère qui lui est consacré dans les rayons de mon disquaire préféré,

    que je suis tombé sur un exemplaire du CD Pentatone PTC 5187 034 « Schubert – Ländler – Pierre-Laurent Aimard » – enregistré à Dobbiaco – Toblach du 19 au 22 septembre 2022 – , paru en mai 2024, et chroniqué dans le numéro 736 du magazine Diapason du mois de septembre 2024 – décidément : à quoi avais-je donc alors la tête ce mois de septembre 2024 pour passer à côté d’une telle merveille ?!.. – par le critique Erwan Gentric – et doté par le magazine Diapason de 5 étoiles… – , dont je retiens ici cet extrait significatif et très juste :

    « Pierre-Laurent Aimard élabore un parcours « somnambulesque », suspendu entre rêve et réalité, qui révèle tout ce que la spontanéité schubertienne – voilà ! – peut avoir de fragile, d’éphémère, mais également d’indélébile. L’interprète (…) cueille la plus petite note comme si tout Schubert – voilà ! – y était contenu en germe. Choyées, ciselées, toutes ces danses n’en conservent pas moins – et surtout ! – une immédiateté saisissante – oui – , une saveur exempte d’artifice – absolument ! – jusque dans leurs aspérités. Contrairement à certains enregistrements cliniques et aseptisés, celui-ci restitue sans fard le rapport charnel qu’entretient le musicien avec l’instrument (un – magnifique – Steinway de 1956 au grain typique), tout comme ses intentions toujours franches (…). Cette  plongée dans l’esprit fourmillant – voilà, voilà ! et sans si peu que ce soit s’attarder, ni a fortiori s’apesantir, jamais : tout coule… – de Schubert, dans ses peines et ses joies, dans ses petites choses insignifiantes, séduit (…). Un disque à l’ancienne, au relief et au charme bruts, où tout respire – mais oui ! – la poésie » ;

    mais probablement passé – très incompréhensiblement pour moi, qui maintenant ne cesse de l’écouter jubilatoirement en boucle… – inaperçu des sites de discophilie que je consulte quotidiennement ; et donc, par là  aussi, de ma propre vigilance musicale et discophilique…. 

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    D’autre part,

    il est tout à fait possible aussi – et ici mea culpa ! mea maxima culpa ! – que j’ai alors négligé, ce mois de mai 2024 de la parution de ce CD « Schubert – Ländler » de Pierre-Laurent Aimard, cette information de parution, pour avoir bien trop associé en mon esprit, jusqu’ici – mais je ne me laisserai désormais plus jamais surprendre en pareille négligence ! – , Pierre-Laurent Aimard surtout à des compositeurs plus tardifs – et modernes : tels un György Ligeti ou un György Kurtag ! qu’il sert si admirablement ! – qu’à Schubert…

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    Et donc me trouvant en ce moment,

    et tout particulièrement grâce au sublimissime CD Hänssler classics HC 24025 « Franz Schubert – Fantasies – Ammiel Bushakevitz » – cf mon article du vendredi 18 avril dernier : « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle… »… – ,

    en une fastueuse période Schubert,

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    je me suis donc illico presto procuré ce CD de « Ländler » de Pierre-Laurent : pour un immense formidable bonheur ! Voilà !

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    Celui de musiques de joies dans la simplicité la plus naturelle d’une clarté et lisibilité de l’intime – que sert si bien la parfaite rectitude de jeu de  Pierre-Laurent Aimard – , qui nous va droit au cœur, et enchante,

    et fait très effectivement danser ! :

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    Schubert a composé, sa brève vie durant (1797 – 1828), plus de 450 danses de toute nature :

    « la plupart sont des haïkus, 16 mesures tout au plus, notées à la vitesse de la pensée saisissant au vol l’esprit et le charme de quelques notes vouées à l’éphémère, bulles de savon qui n’éclatent qu’au bout de la plume du compositeur (…).

    Ce sont des conglomérats d’origines et de dates très diverses, assemblés par des éditeurs peu scrupuleux qui les affublent de titres commerciaux pour appâter l’apprentie pianiste (…) Car ce sont les demoiselles de la bourgeoisie et de l’aristocratie viennoise que vise – par exemple – l’éditeur Diabelli, qui veut de l’accessible, sans trop de dièses ni de bémols – péché mignon de Schubert – et aussi peu de modulations que possible – autre plaisir secret et jouissif du compositeur (…).

    Comme le feront plus tard dans leur pays Bartok, Dvorak et Janacek, Schubert se livre (mais lui sans le savoir – pour son seul pur plaisir ! – ) à un formidable travail de mémoire des rythmes, motifs, sons et musiques populaires de Vienne et des modestes territoires de ses voyages« ,

    avance très justement aux pages 14 à 16 du livret Philippe Cassard, en une judicieuse contribution joliment intitulée « Deux Pas deux mesures« …

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    Ce sont donc là en quelque sorte des œuvrettes très brèves et sans grandiloquentes prétentions – rien de beethovenien ici… –  qui ne retiennent guère habituellement l’attention – intéressée le plus souvent – de la plupart des organisateurs de concerts – remplir les salles en sachant attirer le plus large public – ou des éditeurs de disques – séduire le chaland pour accroître leurs chiffres de vente – ,

    mais où se livre absolument, dans la plus parfaite innocence de joie, le plus intime et profond du formidable génie musical spontané de Schubert…

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    Et que Pierre-Laurent Aimard – né à Lyon le 9 septembre 1957 – sait si admirablement – avec finesse et pure joie simple de jouer – nous donner à partager en ce jubilatoire merveilleux récital-CD sobrement intitulé « Ländler » ;

    cf cette brève vidéo (de 3′ 13) de présentation par Pierre-Laurent Aimard lui-même ;

    et admirez tout simplement ceci…

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    Un trésor de musique et d’interprétation immanquable !

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    Ce dimanche 22 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La sensualité débordante jusqu’au mysticisme, mais ici retenue et contenue, d’Alexandre Scriabine, somptueusement servie par le superbe Evgeny Subdin en son prenant et envoûtant, et maîtrisé, CD « Scriabin – Vers la flamme » ; ou la quadrature du cercle affrontée et surmontée…

    Le somptueux CD-SACD Bis  2538 – enregistré à Brème en février 2020 et à Västeras en juin 2021 et juin 2024 – « Scriabin – Vers la flamme« ,

    incarné sous les doigts à la fois hyper-sensuels et, aussi, mesurés, d’Evgeny Subdin – Saint-Petersbourg, 19 avril 1980 – ,

    accomplit la très marquante performance musicale d’incarner au plus près l’attraction et le trouble sensuel jusqu’au vertige, où il va se brûler – vers la flamme… – , et cela jusqu’au mysticisme presque fou, de l’écriture musicale d’Alexandre Scriabine (Moscou, 6 janvier 1872 – Moscou, 27 avril 1975), en un programme idéalement choisi et interprété…

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    Selon une trajectoire musicale de composition – de Scriabine, dont je suis assez peu familier… – prenant peu à peu ses distances d’avec le maître d’inspiration de départ – lointain seulement dans le temps et l’espace… – Frédéric Chopin (Zelazowa, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)…

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    Et en une merveilleuse magique interprétation d’Evgeny Subdin, constamment mesuré, retenu, contenu, jamais hyperbolique :

    défiant et surmontant magnifiquement la quadrature du cercle – scriabinien – osée affrontée

    – admirez ici cette vidéo de 5′ 29 de « Vers la flamme« , Op. 72, enregistrée par Evgeny Sudbin à Fishtail, dans le Montana, le 7 juillet 2017…

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    Ce mercredi 14 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, des CDs : ainsi ce jour, le CD BIs 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture de l’article « Relu » de Jean-Charles Hoffelé. Ou comment servir au mieux au disque comme au concert le jubilatoire allant de l’ »Impromptu » noté, à la volée de l’improvisation, par son compositeur livré à l’inouï de son inspiration…

    Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, de CDs, et sans se contenter de la seule première écoute, toujours déstabilisée par rapport à nos souvenirs d’autres interprétations qui nous ont marqué :

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    ainsi, par exemple aujourd’hui mercredi 19 avril, le très beau CD BIS 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture, ce matin, de l’article « Relu » du toujours bien intéressant et en général très judicieux – à quelques rares exceptions près, selon mon appréciation… – Jean-Charles Hoffelé, sur son blog Discophilia ;

    et, qui plus est, pour un CD tout entier consacré à ces pièces notées à la volée lors d’improvisations, que sont, justement, les « Impromptus« 

    – et je remarque ici, au passage, que cette notice que Wikipedia consacre à l’ »Impromptu« , si elle commence par signaler ceci : « On peut aisément attribuer l’invention de l’impromptu à deux Tchèques : Václav Jan Tomášek (1774–1850) et son élève Hugo Voříšek« , ignore en son récapitulatif d’oeuvres intéressantes les superbes « Impromptus » de Jan Václav Hugo Voříšek ! dont deux d’entre eux, le n°4 en la majeur (écoutez-le ici) et le n°6 en si majeur (écoutez-le ici), extraits de ses « Six Impromptus » Op. 7, ouvrent, et en quelle beauté !, ce CD-ci de Can Çakmur. Jan Václav Voříšek (Vamberg, 11 mai 1791 – Vienne, 19 novembre 1825) étant un des initiateurs de ce qui allait devenir bientôt un genre, à l’instar de celui de la « Fantaisie« …

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    Mais, que ce soit au concert comme à l’enregistrement du disque, toute interprétation sur le vif de quelque pièce notée que ce soit, et pas seulement les « Impromptus » ou les « Fantaisies » hors genres institués, doit avoi ce feu vif, jubilatoire et emballant-enthousiasmant, qui fut celui du compositeur lui-même qand il l’a joué-essayé, notamment au clavier,  et puis notée sur le papier, afin de pouvoir ensuite, lui-même ou un autre interprète après lui, la rejouer, et retrouver son feu même…

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    Le mercredi 5 mars dernier, j’avais consacré en partie à ce CD BIS 2710 -SACD de Can Çakmur l’article suivant :

    « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre« …

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    Et voici donc maintenant, avec quelques menues farcissures miennes, cet article intitulé « Relu » que vient de consacrer, à la date d’hier, à ce même très remarquable CD de Can Çakmur, le très fin Jean-Charles Hoffelé :

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    RELU

    Le plus étonnant de la nouvelle étape schubertienne  – la 4e… – de Can Çakmur ? La Fantaisie-impromptu – Op. 66/WN 46 – de Chopin, dont il orne de libertés surprenantes la partie centrale ; c’est d’un artiste qui n’a pas froid aux yeux – certes -, et ose avec brio – oui ! – ajouter une dimension supplémentaire – et juste en son esprit ! – , rappelant que Chopin fut aussi un improvisateur fêté – en effet : Chopin adorait même improviser en ses concerts privés et intimes…

    Ecoutez-la ici (5′ 08)…

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    D’ailleurs, l’improvisation est, en quelque sorte, la nature même – bien évidemment ! – de ce qu’entend fixer – à la volée sur le papier – l’impromptu, fil rouge de ce voyage commencé – en le programme de ce CD – par deux merveilles – absolument ! – signées Jan Václav Voříšek, que jadis Rudolf Firkušný défendit avec entêtement : celui en si majeur fut un temps l’un de ses bis favoris – écoutez-le ici interprété par Rudolf Firkušný ! Le pianiste turc aurait été bien inspiré de graver tout l’Opus 7 – oui, oui ! – , plutôt que de s’égarer un rien à la coda du disque  – je ne serai pas aussi sévère pour Can Çakmur ici, car Scriabine n’est pas de mes compositeurs le plus fréquenté : je le découvre peu à peu… – avec l’Impromptu en si bémol de Scriabine, si difficile à conduire.

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    Ce sera le seul point d’achoppement de l’album, ailleurs ce pianisme vif – oui ! – , ces constructions parfaites pour le premier cahier des Impromptus de Schubert – une splendide réussite ! en effet… -, le délié, l’élégance et le feu – oui ! comme il se doit ! – des opus de Chopin, font un ensemble où son art rayonne – oui ! – produisant pour l’heure le plus beau jalon – probablement – de cette passionnante série menée grand train.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert+
    Volume 4

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    Jan Václav Voříšek
    (1791-1825)

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    6 Impromptus, Op. 7 (2 extraits : No. 4 en la majeur ;
    No. 6 en si majeur)

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    4 Impromptus, Cahier 1,
    Op. 90, D. 899

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Impromptu No. 1 en la bémol majeur, Op. 29
    Impromptu No. 2 en fa dièse majeur, Op. 36
    Impromptu No. 3 en sol bémol majeur, Op. 51
    Fantaisie-impromptu en ut dièse mineur, Op. 66

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    Alexandre Scriabine (1872-1915)

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    2 Impromptus, Op. 12

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    Can Çakmur, piano

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    Un album du label BIS Records 2710
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    Photo à la une : le pianiste Can Çakmur – Photo : © DR

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    Oui, ce CD – tout d’ »Impromptus«  – de Can Çakmur est splendide

    et tout à fait réjouissant en ce jubilatoire allant tout ouvert qui le porte

    et nous transporte, à notre tour et à sa suite, à l’écouter ainsi merveilleusement jouer…

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    Ce mercredi 19 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur deux articles consacrés à 2 CDs CPE Bach et l’ère Sturm und Drang parus ce 13 mars 2025, l’un, sur le site Discophilia et signé par Jean-Charles Hoffelé, et l’autre, sur le site de Crescendo Magazine et signé par Jean-Christophe Steyne), comparer les articles de mon blog « En cherchant bien » mis en ligne l’un, sur le CD Arcana A573, à la date du 14 janvier 2025, et l’autre, sur le CD BIS SACD 2459, à la date du 22 août 2024 : le jeu de confronter des appréciations…

    A propos de 2 articles portant sur 2 CDs consacrés tous les deux à CPE Bach et l’ère Sturm und Drang, parus ce même jour, jeudi 13 mars 2025,

    l’un sur le site Discophilia et signé Jean-Charles Hoffelé : « Direction perdue« ,

    et l’autre sur le site de Crescendo Magazine et signé Jean-Christophe Steyne : « CPE Bach, les symphonies hambourgeoises par Arte dei Suonatori : un théâtre bien appris« ,

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    il m’amuse de leur comparer ici même, sur ce blog, et tout de suite, les articles de mon blog « En cherchant bien » mis en ligne

    l’un à la date du mardi 14 janvier 2025, l’article « Découvrir et s’émerveiller au nouveau CD « The Age of Extremes » de Francesco Corti et Il Pomo d’Oro : avec des acmés de tendresse sublimes…« ,

    et l’autre à la date du jeudi 22 août 2024, l’article « Découverte ce jour d’une interprétation nouvelle des merveilleuses Symphonies hambourgeoises Wq. 182 du cher Carl-Philipp-Emanuel Bach : le CD Bis « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias » de l’Ensemble Arte dei Suonatori sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…« …

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    DIRECTION PERDUE

    Entre les ultimes folies du Baroque et l’empire de la raison du Classicisme, une tentation exista, qui par l’espressivo entendait briser la forme, ou du moins l’asservir ; le nouvel album de Francesco Corti et de ses amis d’il Pomo d’Oro, illustre cette parenthèse, le claveciniste sortant tout juste d’un saisissant récital Scarlatti où le même sujet était abordé par un angle différent (voir ici).

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    Le disque s’ouvre et se ferme par deux Concertos de Georg (Jiri Antonin) Benda où se lit déjà la veine sensible qui, chez Mozart, dynamitera le Classicisme. Mozart justement l’admirait pour son art du cantabile, et son goût des surprises les plus épicées : écoutez la furia du Finale du Concerto en fa mineur : on attend l’entrée d’un ténor réchappant d’une tempête.

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    Aussi spectaculaires que soient les deux opus du Bohémien, les vraies saveurs de l’Empfindsamkeit se dévoilent dans les opus des fils Bach, caprices plus inquiétants que fulgurants des Folies d’Espagne de Carl Philipp, cycle de variations qui referme la carrière d’un thème célèbre transformé en un cabinet de curiosité à force d’écritures contournées, surtout l’espressivo si désarmant, si décontenançant du Concerto de Wilhelm Friedemann, plus encore que de sa Sinfonia, musique si prompte à changer de direction, si perdue dans l’aparté, si chantournée qu’on perd la tête, cette déraison du cœur semblant comme le miroir inversé tendu à la raison du père.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    The Age of Extremes

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    Georg Benda (1722-1795)

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    Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en fa mineur
    Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en si mineur

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    Carl Philipp Emanuel Bach(1714-1788)

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    Les Folies d’Espagne, Wq. 118/9 (Variations)
    Sonatine pour clavecin, cordes et basse continue en ut majeur, Wq. 103, H. 457 (extrait : II. Andante)

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    Wilhelm Friedemann Bach (1710-1784)
    Adagio e Fuga (Sinfonia) en ré mineur, F. 65
    Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en ré majeur, F. 41

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    il Pomo d’Oro
    Francesco Corti, clavecin, direction

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    Un album du label Arcana A573
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    Photo à la une : le claveciniste Francesco Corti –
    Photo : © DR…

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    Et sur ce même CD Arcana A573, mon article du 14 janvier 2025 :

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    Découvrir et s’émerveiller au nouveau CD « The Age of Extremes » de Francesco Corti et Il Pomo d’Oro : avec des acmés de tendresse sublimes…

    — Ecrit le mardi 14 janvier 2025 dans la rubrique “Blogs, Musiques”.
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    Me frappent, et même m’éblouissent, sous les doigts décidément magiques de l’immense Francesco Corti, en ce CD Arcana 4573 « The Age of Extremes« ,

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    tout spécialement, et surtout,

    la Sinfonia Fk 65 de Wilhelm-Friedmann Bach (Weimar, 22 novembre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784) _ son Adagio est d’une tendresse sublime ! _,

    et l’Andante (extrait de la Sonatina Wq 103) de Carl-Philipp-Emanuel Bach(Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) _ second sommet (méditatif !) de tendresse stupéfiante de ce CD ! _ :

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    infiniment sensibles et touchantes ainsi touchées par le merveilleux Francesco Corti…

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    Mais je remarque aussi combien les deux Concertos pour clavecin en fa mineur et en si mineur de Georg Benda (Benátky nad Jizerou, 1722 – Bad Köstritz, 1795) qui encadrent le programme de ce CD, doivent au style des années berlinoises de Carl-Philipp-Emanuel Bach _ qui demeura en poste à la cour de Berlin de 1738 à 1768)…

    Et eux aussi sont admirables !!!

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    A la ré-écoute, de nouveau, de ce nouveau très très beau travail de Francesco Corti,

    je constate que c’est peut-être la formidable tendresse et phénoménale douceur de son interprétation de cette musique si vivement contrastée de l’Empfindsamkeit, qui culmine et bouleverse, fait fondre…

    Chapeau l’artiste !

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    Ce mardi 14 janvier 2014, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Puis sur le CD Bis SACD 2459 :

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    CPE Bach, les symphonies hambourgeoises par Arte dei Suonatori : un théâtre bien appris

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    LE 13 MARS 2025 par Christophe Steyne
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    Instrumental theatre of affects. Carl Philipp Emanuel Bach(1714-1788) : Symphonies en sol majeur, si bémol majeur, ut majeur, la majeur, si mineur, mi majeur Wq 182/1-6. Fantaisies pour clavier en ut mineur Wq 63/6:III, en fa majeur WQ 59/5, en sol mineur WQ 117/13. Arte dei Suonatori, Marcin Świątkiewicz, clavecin, pianoforte. 2022. Livret en allemand, anglais, français. 84’27’’. SACD BIS-2459

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    Carl Philipp Emanuel Bach revient régulièrement dans les concerts de l’ensemble Arte dei Suonatori, qui a eu l’occasion de se produire dans les dix-huit symphonies léguées par le second fils de Johann Sebastian. Par exemple les quatre WQ 183, jouées mi-décembre 2023 au festival Actus Humanus de Gdansk. C’est l’intégralité des symphonies WQ 182 que nous propose cet album. Elles furent commandées par l’ambassadeur autrichien Gottfried van Swieten, six ans après que le compositeur se fut installé à Hambourg, d’où l’appellation toponymique que l’on prête à ce corpus.

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    Le baron van Swieten avait donné toute licence à l’auteur, qui ne s’en priva pas pour délivrer des partitions qui rivalisent d’audace, malgré une nomenclature limitée aux cordes et au continuo. Suivant la même coupe tripartite que les huit « berlinoises », les six « hambourgeoises » repoussent pourtant les limites expressives, exhaussent encore l’intensité, le contraste dynamique et rythmique, l’impulsivité, l’excentricité, en alliant la sensibilité de l’Empfindsamkeit au Sturm und Drang le plus farouche.

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    Plusieurs fois rééditées depuis leur parution, ces œuvres « ont pu bénéficier d’une tradition d’exécution ininterrompue jusqu’à nos jours » précise le livret de l’album. Au disque, les bonnes adresses n’ont jamais manqué. Parmi les enregistrements qui ont fait leurs preuves, on citera Christopher Hogwood et son Academy (L’Oiseau Lyre, mars 1977), fin et élancé, délicatement coloré, qui tire ces pages vers un hédonisme raffiné. Presque à l’opposé, Hartmut Haenchen et son Kammerorchester (Capriccio, octobre 1985) tendaient à un robuste préclassicisme fermement architecturé. Entre ces pôles, toutes les intentions restent possibles.

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    Dans sa note de présentation, Marcin Świątkiewicz signale que son approche a été guidée par l’univers de l’opéra, justifiant le sous-titre « théâtre instrumental des affects ». L’ordre des symphonies se trouve réagencé (5e, 3e, 2e, 4e, 6e, 1e) et peut s’entendre comme deux actes, séparés par la symphonie en si bémol majeur, et structurés par quatre Fantaisies pour clavier (dont une improvisée) en guise de récitatif. Pourquoi pas ? Plus singulièrement, le continuo alterne clavecin (Christian Fuchs d’après Johannes Ruckers) et pianoforte (un modèle d’après Johann Andreas Stein). On sera plus sceptique face à l’affirmation selon laquelle cet opus relèverait « de la musique de chambre intime. C’est pourquoi nous avons décidé de les interpréter dans une formation qui rappelle un quatuor à cordes élargi ». De fait, un pionnier comme Trevor Pinnock et son English Concert (Archiv, 1979, reparu en SACD chez Pentatone) prônait une vingtaine d’archets. Tout récemment, Alexander Janiczek & Orchestra of the Eighteenth Century (Glossa) en ajouta encore quelques-uns.

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    Au-delà du débat sur l’effectif en jeu, c’est plutôt l’esthétique qui pose question. On apprécie certes la palette de nuances défendue par l’équipe fondée en 1993, mais son optique da camera ne se traduit pourtant pas par une extrême précision de diction, ce qui évite du moins la sécheresse. Il manque surtout ce zeste d’imprévisibilité, ce grain de témérité, un zèle de clair-obscur qui surprendrait l’écoute. Ce qui n’ôte rien à quelques intéressants travaux de texture (les soufflets dans l’Allegro assaï de la 4e) dont les harmoniques bénéficient d’une subtile moirure en mode SACD. Cependant, même dans cette lecture haute définition, la transparence et la dynamique ne sont pas optimales par rapport aux standards audiophiles. Plutôt sages, les tempos n’enthousiasment pas plus que de raison, et se propulsent sur des basses plus limpides que puissantes. Ce qui n’empêche pas le Presto de la 5e de s’activer avec une fougue à peu près sans rivale dans la discographie, mais pour un résultat lustré, bien loin du relief torrentiel d’Ophélie Gaillard & Pulcinella (Aparté).

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    On résumerait en disant qu’Arte dei Suonatori grave une eau-forte qui se laisse admirer par la souple acuité de son graphisme, ses éclairages crus alla Pinnock, mais le tableau y semble filtré par un artifice nous éloignant de la vie authentique que réclament ces instantanés. Puisque le projet se revendique du théâtre, on conclura que ses acteurs y assurent un texte bien appris, peaufiné avec un soin de tout instant, mais qui se cantonne à une mince initiative autour des rôles. Tel quel, le spectacle s’en tient à une rhétorique qui nous rappelle toute la distance entre grammaire et instinct dramatique, celui qui transparaît avec force dans le récent CD de l’Akademie für alte Musik (Harmonia Mundi) proposant de quatre symphonies une exécution de haut vol. Lâcher la bride, libérer l’invention, désinhiber l’effet de scène : la prime de risque aurait placé la proposition polonaise parmi les plus émoustillantes.

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    Christophe Steyne

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    Son : 8 – Livret : 8,5 – Répertoire : 9 – Interprétation : 8

     

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    Er maintenant mon article en date du 22 août 2024 :

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    Découverte ce jour d’une interprétation nouvelle des merveilleuses Symphonies hambourgeoises Wq. 182 du cher Carl-Philipp-Emanuel Bach : le CD Bis « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias » de l’Ensemble Arte dei Suonatori sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…

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    — Ecrit le jeudi 22 août 2024 dans la rubrique “Blogs, Musiques”.
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    C’est l’article d’hier 22 août « Naissance de la symphonie » de l’avisé Jean-Charles Hoffelé qui m’a fait découvrir l’existence d’un CD assez étrangement demeuré inaperçu jusqu’ici de ma part, d’un compositeur que j’apprécie énormément, Carl-Philipp-Emanuel Bach, le CD Bis 2459 – SACD « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias« , enregistré à Varsovie du 7 au 10 août 2022 par l’Ensemble Arte dei Suonatori, sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…

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    J’aime énormément ces fantasques et très dynamiques « Symphonies hambourgeoises » du très cher CPE Bach, dont ma discothèque personnelle possède d’assez nombreuses interprétations ;

    cf par exemple mes articles «  » du 17 mars dernier,

    et «  » du 21 mai 2020…

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    Et voici donc l’intéressant article d’hier de Jean-Charles Hoffelé « Naissance de la symphonie » :  

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    NAISSANCE DE LA SYMPHONIE

    Le coup d’œil de l’Akademie _ en le CD Harmonia Mundi HMM 903317 « From Berlin to Hamburg » de l’Akademie für Alte Musik Berlin, en registré à Berlin en janvier 2023 que Jean-Charles Hoffelé chroniquee ici pour commencer… _ est large, englobant les années Berlin, où le langage de Carl Philipp Emanuel Bach mêle encore les styles, balance entre galant et Empfindsamkeit, ce que l’ensemble étoffé fait entendre avec une foule de nuances, et l’atelier des Six Symphonies hambourgeoises, qui reste toujours aussi surprenant _ oui _ par ses imaginations, ses foucades _ fantasques…

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    L’Akademie les replace dans une perspective où l’on voit à l’horizon Haydn lui-même, façon de clore en majesté leur intégrale du corpus symphonique, même si l’on devra chercher l’ultime œuvre du cahier dans un volume précédent.

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    Marcin Świątkiewicz et ses Suonatori _ eux, chroniqués à la suite… _ envisagent l’ensemble hambourgeois sous un autre angle et le propose au complet _ des 6 Symphonies Wq. 182 _ : non plus l’orchestre conséquent _ de 27 instrumentistes _ choisi par l’Akademie, mais une formation chambriste, en fait un quatuor élargi, six violons, un alto, un violoncelle à quoi s’ajoute une contrebasse _ soit 9 instrumentistes seulement ici.

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    Les œuvres y gagnent une volatilité, une fantaisie, une clarté _ indispensables, les trois ! _ dans les audaces harmoniques qui soulignent leur caractère expérimental. Fascinant _ oui _, par la qualité du son, la précision des attaques _ qualités (chambristes) qui me vont personnellement droit au cœur ! _, l’aspect novateur des inventions de Carl Philipp jaillissant littéralement.

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    Entre certaines des symphonies, Marcin Świątkiewicz retrouve clavecin ou pianoforte pour quatre « Fantaisies » dont le discours est placé pour faire miroir, célébrant le théâtre des affects _ voilà _ qui nomme leur spectaculaire album.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    From Berlin to Hamburg

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    Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)

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    Symphonie en ut majeur,
    H. 649, Wq. 174

    Symphonie en ré majeur,
    H. 651, Wq. 176

    Symphonie en mi mineur,
    H. 652, Wq. 177

    Symphonie en sol majeur,
    H. 657, Wq. 182/1

    Symphonie en ut majeur, H. 659, Wq. 182/3
    Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
    Symphonie en si mineur, H. 661, Wq. 182/5

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    Akademie für Alte Musik, Berlin

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    Un album du label harmonia mundi HMM902317
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    Instrumental Theatre
    of Affects

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    Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)

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    Symphonie en si mineur,
    H. 661, Wq. 182/5

    Sonate pour clavier en fa mineur, H. 75, Wq. 63/6
    Symphonie en ut majeur,
    H. 659, Wq. 182/3

    Fantaisie pour clavier en fa majeur, H. 279, Wq. 59/5
    Symphonie en si bémol majeur, H. 658, Wq. 182/2
    Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
    Symphonie en mi majeur, H. 662, Wq. 182/6
    Fantaisie pour clavier en sol mineur, H. 225, Wq. 117/13
    Symphonie en sol majeur, H. 657, Wq. 182/1

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    Arte dei Suonatori
    Marcin Świątkiewicz, direction, clavecin, pianoforte

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    Un album du label BIS Records 2459
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    Photo à la une : le claviériste Marcin Świątkiewicz – Photo : © DR

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    Mais j’adore aussi et surtout la virevoltante et presque folle vie que l’Orchestra of the Eighteenth Century a su mettre dans son interprétation sublimissime (!!!) de ces 6 Symphonies hambourgeoises WQ 182, sous la dirction d’Alexander Janiczek, en son miraculeux CD Glossa 921134 « Carl-Philipp-Emanuel Bach – The Hamburg Symphonies Wq 182 » _ enregistré à Amsterdam en mai 2021 et septembre 2022 _ qui m’enthousiasme toujours autant depuis l’écoute dont témoigne l’enthousiasme de mon article «  » du 17 mars 2024…

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    Une musique parfaite de joie !!!

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    Ce jeudi 22 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Comparer est toujours intéressant,

    et surtout à propos d’interprétations d’œuvres que l’on chérit…

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    Ce jeudi 13 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa