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  • Formidablement radieux, Georg Philipp Telemann : admirer ainsi la merveilleuse Sérénade « Deutschland grünt und blüht im Friede » que nous offre le double CD « Frankfurter Festmusiken 1716 » de la Kölner Akademie, dirigée par Michael Alexander Willens… Une musique flamboyante et heureuse !!!

    Si souvent radieux le si divers et merveilleusement généreux Georg Philipp Telemann (1681 – 1767) ! :

    admirer ainsi, en son œuvre multiple et si souvent jubilatoire, la flamboyante Sérénade – pour deux sopranos, un alto, un ténor et deux basses, deux hautbois, trois bassons, trois cors, trois trompettes, cordes et timbales – « Deutschland grünt und blüht im Friede » – quel chef d’œuvre !!! d’une durée de 100′ sans un instant de relâchement de la jubilation : écoutez ceci !.. – dans le double très beau CD cpo 555 584-2 « Frankfurter Festmusiken 1716 » de la Kölner Akademie, dirigée par Michael Alexander Willens – enregistré à Cologne du 18 au 21 septembre et du 2 au 5 novembre 2023 – ,

    qui comporte aussi, en début du premier CD, la musique religieuse « Auf Christenheit ! bergen ein Freudenfest » – d’une durée de plus de 40’… – ,

    soient deux œuvres composées pour une grandiose fête en l’honneur de la naissance le 13 avril 1716 de l’Archiduc Leopold d’Autriche – le premier fils (1716 – 1716) de l’Empereur Charles VI (1685 – 1740) et son épouse Elisabeth Christine (1691 – 1750) ; l’enfant, cependant, décèdera durant l’année 1716. ; et ce sera Marie-Thérèse (1717 – 1780) qui succèdera à son père Charles VI en 1740… – , célébrée à Francfort un mois plus tard, le 17 mai 1716…

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    Et quand j’écoute une aussi jubilatoirement radieuse musique, je me demande chaque fois pour quelles raisons la gloire posthume de Telemann est à ce point, et encore aujourd’hui, inférieure à celle de son très proche ami Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750) :

    probablement du fait du poids toujours pesant de la musicologie allemande romantique, austère et protestante, ne goûtant guère l’hédonisme généreux, épicurien, du trop bon et expansif Telemann

    – dont on retrouve cependant la profonde marque de joie chez son filleul, et héritier à Hambourg, le très grand Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788)… 

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    Ce vendredi 20 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Parmi les compositeurs actifs en la Rome baroque du Seicento, le parmesan Marco Marazzoli (Parme, ca 1602 – Rome, 1662) : une intéressante parution discographique : « Cantatas of Peace ans Pleasures »…

    Parmi les nombreux compositeurs actifs en la Rome baroque du Seicento – notamment sous le pontificat (1623-1644) d’Urbain VIII Barberini (Florence, 15 avril 1568 – Rome, 29 juillet 1644), mais aussi au service de la reine Christine (Stockholm, 18 septembre 1626 – Rome, 19 avril 1689)… – ,

    on doit remarquer le parmesan Marco Marazzoli (Parme, ca 1602 – Rome, 1662)…

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    D’où l’intérêt musical et discographique du double CD cpo 555 731-2 « Marco Marazzoli – Cantatas of Peace and Pleasures » du Boston Early Music Festival Vocal & Chamber Ensembles, placés sous les directions des Paul O’Dette et Stephen Stubbs –  enregistré à Brème du 2 au 8 août 2024 – qui vient très heureusement compléter une discographie de Marazzoli jusqu’ici assez éparse et disparate…

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    Un compositeur a redécouvrir et interpréter de nouveau, au concert comme au disque, pour faire vivre les fastes musicaux de la splendide Rome baroque…

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    Ce dimanche 1er février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (1656 – 1746), un des premiers diffuseurs du style lullyste en Europe : un compositeur baroque qui suscite depuis longtemps ma curiosité…

    C’est la récente parution – le 17 juillet 2025 – du CD cpo 555-689-2 « Johann-Caspar-Ferdinand Fischer – Hymns and Psalms »  l’Ensemble Gloriosus dirigé par Patrick Debrabandere – enregistré à Wippelgem (Belgique) du 19 au 22 février 2024  regardez cette très brève vidéo… – , qui vient relancer ces jours-ci d’octobre 2025 ma vive curiosité à propos de ce marquant compositeur baroque qu’est Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (Schönfeld, 5 septembre 1656 – Rastatt, 27 août 1746),

    « un des compositeurs allemands de son temps les plus au fait de la tradition musicale française » et qui a peut-être fait, jeune, « un séjour en France auprès de Lully«  – il a au moins rencontré à Dresde, où il a étudié auprès de Christoph Bernhard (Kolberg, 1er janvier 1628 – Dresde, 14 novembre 1692), Georg Muffat (Megève,1er juin 1653 – Passau, 23 février 1704), qui a étudié à Paris auprès de Lully entre 1663 et 1669, et autre très important diffuseur du style lullyste en Europe ; et j’apprécie au plus haut degré la musique de Georg Muffat… – , faisant de lui, Fischer – via Georg Muffat, ou directement auprès de Lully lui-même – , un des premiers et principaux diffuseurs du style lullyste en Europe…

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    Je collectionne donc, et depuis la décennie 90 du siècle dernier, les CDs comportant de la belle musique de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer…

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    Or, ce n’est pas cette fois-ci le style lullyste- français de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer que ce CD vient servir, mais un autre versant de l’œuvre de ce très grand compositeur – pas assez servi au disque à mon goût – : le versant italien, dans le sillage ultra-brillant du grand Claudio Monteverdi (Crémone, 1567 – Venise, 1643)…

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    Ici, les pièces composant ce beau programme de musique religieuse baroque d’inspiration italienne de Fischer sont issues des Op. 3 – un recueil de 16 Psaumes et 2 Magnificat, publié à Augsbourg… –  et Op. 5 – comportant 2 Litanies de Lorette et 3 Hymnes à la Vierge Marie... – de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer, publiés respectivement en 1701 et 1711…

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    Ce mercredi 22 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quid des « Bagatelles » de Beethoven, et de leurs interprétations au disque ? Une question à propos de la parution du CD cpo « Ludwig van Beethoven – Bagatelles et Variations » de Michael Korstick. Mon choix après écoutes comparées : Ronald Brautigam faisant revivre sur ses pianofortes la flamme de Beethoven lui-même composant jubilatoirement à son piano !..

    C’est la récente parution – puis acquisition chez mon disquaire préféré et auditions répétées sur ma platine – du CD cpo 555 564-2 « Ludwig van Beethoven – Bagatelles et Variations » de Michael Korstick – enregistré à Cologne le 1er octobre 2020, et du 12 au 14 avril 2022 – qui m’a amené à me poser la question d’abord de la valeur en quelque sorte intrinsèque – si j’ose dire… – , de ces œuvres de Beethoven, à la fois par comparaison avec d’autres œuvres – chefs  d’œuvre plutôt… – pour piano de Beethoven, mais aussi avec des pièces un peu singulières proches, telles que les merveilleux « Impromptus » de Schubert, ou ceux de Vorisek ;

    mais aussi me poser la question de l’échelle de valeur – à mon goût personnel du moins… – des interprétations de ces pièces, par exemple par comparaison du jeu ici de Michael Korstick – un interprète assurément marquant ; et je possède son coffret Oehms OC 125 de 11 CDs « Beethoven Complete Piano Sonatas« , paru en 2012… – avec celui d’un Ronald Brautigam ou d’un Stephen Kovacevich, des pianistes que j’apprécie beaucoup beaucoup, tous les deux, pour le vivacité et la fraîcheur enthousiasmante de leur jeu, qui fait qu’à leur écoute on a l’impression d’assister à la création du compositeur lui-même improvisant à son piano…

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    D’ailleurs,

    en son article intitulé « La Queue de la comète » – qui m’a fait connaître la parution de ce CD de Michael Korstick pour le label cpo – ,  Jean-Charles Hoffelé, s’il ne dit rien de Ronald Brautigam, fait précisément référence à l’interprétation du « jeune Stephen Kovacevich«  – c’était en 1974 ; mais je possède aussi le coffret EMI de 9 CDs « Beethoven – The Complete Piano Sonatas , Bagatelles Op. 119 – Op. 126 » de Stephen Kovacevich,  où se trouve, aux plages 3 à 13 du CD n° 9, une magistrale interprétation de cet opus 119…  – des « 11 Nouvelles Bagatelles » Op. 119 de Beethoven, que Jean-Charles Hoffelé qualifie en cet article du 3 juin dernier, je le cite, de « chef-d’œuvre qui laisse espérer pour demain une autre apostille – de la part de Michael Korstick – aux Sonates et aux Diabelli déjà brossées par Michael Korstick : les Bagatelles Op. 126 et tant d’autres cahiers de variations, de pièces diverses – l’Allegretto en ut mineur – WoO 53, à la plage 7 de ce CD cpo de Michael Korstick, mais absent du splendide coffret Bis 2403 SACD « Beethoven – The Complete Variations, Bagatelles & Clavierstücke » de 6 CDs de Ronald Brautigam… – rappelle ici – et c’est magnifique ! – leur importance – espèrent ce piano magistral » – wow…

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    Voici donc cet article « La Queue de la comète » de Jean-Charles Hoffelé : 

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    LA QUEUE DE LA COMÈTE

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    D’où viennent – excellente question – les Bagatelles, ces pièces audacieuses que Beethoven aura jetées – fiévreusement improvisées – sur le papier d’un trait, et qui le montrent tout humeur, improvisant à loisir ? Dans son cosmos pianistique elles semblent ne subir en rien l’attraction des Sonates, leur fantaisie – c’est aussi tout un chapitre de notre histoire de la musique… – rappelle la manière de ces compositeurs bohémiens, Voříšek, Benda, Tomášek – voilà, voilà : les inventeurs des tous récents alors « Impromptus« … – , avec lesquels il entretenait des liens d’admiration mutuelle.

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    En mariant l’Opus 33 et l’Opus 119 – de Bagatelles – à trois cahiers de variations, Michael Korstick infuse dans les Bagatelles cette logique de cycle que les pianistes y entendent rarement : plus des vignettes, mais à chaque fois un tout.

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    Son clavier fusant et clair – oui – , le style classique pourtant capable d’aventure, le toucher net, coupant lorsqu’il faut, puis soudain dispensant des sfumatos à profusion, les magnifie, et me rappelle les audaces dont les avait parés – c’était en 1974 – le jeune Stephen Bishop Kovacevich – né en 1940, il avait 34 ans..

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    La même versatilité – ouverte aux grands vents de l’improvisation respirée – emporte les Variations, le tumultueux cahier en ut mineur évidemment, si intense – une merveille ! – , le grand jeu des turqueries de l’Opus 76, mais jusqu’à cette merveille trop peu courue qu’est le vaste cahier des Variations sur un thème de Righini, dont le demi-caractère, la lyrique un peu mozartienne, en aura désarçonné plus d’un.

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    Mais commencez par les Bagatelles Op. 119, chef-d’œuvre qui laisse espérer pour demain une autre apostille aux Sonates et aux Diabellidéjà brossées par Michael Korstick : les Bagatelles Op. 126 et tant d’autres cahiers de variations, de pièces diverses – l’Allegretto en ut mineur rappelle ici leur importance – espèrent ce piano magistral.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)

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    32 Variations sur un thème original en ut mineur, WoO 80
    7 Bagatelles, Op. 33
    Allegretto en ut mineur, WoO 53
    6 Variations sur un thème original en ré majeur (« Marche turque »), Op. 76
    11 Bagatelles, Op. 119
    24 Variations en ré majeur sur l’air « Venni Amore » de Vincenzo Righini, WoO 65

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    Michael Korstick, piano

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    Un album du label CPO 555 564-2
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    Photo à la une : le pianiste Michael Korstick – Photo : © D 

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    Après plusieurs écoutes et ré-écoutes des interprétations présentes en ma discothèque personnelle de Stephen Kovacevich pour les « 11 Bagatelles » Op 119, et de Ronald Brautigam pour ces mêmes « 11 Bagatelles » Op. 119, ainsi que les « 7 Bagatelles » Op.33, mais aussi les « 32 Variations sur un thème original en ut mineur« , WoO 80 – superbissmes ! , les « 6 Variations sur un thème original (Marche turque)« , Op. 76, et les « 24 Variations sur l’Air de Righini « Venni Amore’ » sur de superbes pianofortes du facteur McNulty, d’après un Walter & Sohn ca. 1805 et un Conrad Graf ca 1819,

    je dois bien avouer que c’est aux interptrétations infiniment fruitées et proprement jubilatoires de Ronald Brautigam à ses pianofortes que va ma préférence…

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    A l’écouter,

    c’est le feu de Beethoven lui-même à son piano auquel nous avons comme miraculeussement accés…

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    Bravo !

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    Ce mercredi 18 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa