Étiquette : label Encelade

  • Découvrir et admirer le superlatif jeu de clavecin de Pierre Gallon, dans les Suites françaises de Bach, comme dans celles de Louis Couperin…

    Afin de mettre en perspective l’interprétation de l’œuvre entier de Louis Couperin (Chaumes-en-Brie, vers 1626 – Paris, 39 août 1661) par Jean Rondeau – né à Paris le 23 avril 1991  – en son coffret de 10 CDs Erato 5021732837196,

    j’ai entrepris de la comparer aux interprétations de Louis Couperin par d’autres clavecinistes de sa génération, tels que Brice Sailly – né en 1980 – et Pierre Gallon – né le 27 mars 1986 à Falaise – (tous les deux élèves de ma chère amie Élisabeth Joyé), qu’il s’avère que décidément à l’écoute j’apprécie bien davantage…

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    D’où ma décision de me procurer les CDs de ces deux interprètes dont le jeu, infiniment plus juste, sans absurdes anarchiques foucades, et sublimement poétique vraiment, me plaît considérablement mieux…

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    Et aujourd’hui, c’est l’éloge du jeu de Pierre Gallon que je désire souligner ici…

    Et tout spécialement à l’écoute – avec ici cet extrait – en boucle de son superlatif (!!!) double album L’Encelade ECL 2103 « Bach – Suite françaises – Pierre Gallon – clavecin« , sur un clavecin flamand de l’atelier Marc Ducornet, 2020 – enregistré du 20 au 24 décembre 2021, à Sint-Truiden, en Belgique – , un album dont la parution, le 21 octobre 2022, m’avait alors, et j’ignore pourquoi, échappée :

    rien moins qu’un must sublime de la discographie de Bach…  

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    Quelle sublime poésie, aussi, dans ces « Suites françaises » BWV 812 à 119 sous les doigts si justes et si vrais de Pierre Gallon…

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    Comme dans celles de Louis Couperin en son merveilleux et incomparable CD « Blancrocher – L’Offrande – Froberger – Couperin – Dufaut – Gaultier » L’Encelade  ECL 3901 – enregistré du 8 au 11 janvier 2019 à Alfortville – ,

    un absolu must lui aussi !

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    Parmi les brillantissimes élèves d’Elisabeth Joyé, je ne saurais bien sûr oublier le cher Benjamin Alard – né à Rouen le 13 juillet 1985 – , dont figurent en ma discothèque personnelle deux CDs consacrés, au moins partiellement, à Louis Couperin,

    et comportant tous deux le « Tombeau de M. de Blancrocher » ; 

    _ le CD MarchVivo MV 007 « The Couperin Family – Benjamin Alard » – enregistré Live à la Fundación Juan March à Madrid le 1er février 2020 – , auquel j’avais consacré mon bref article « « The Couperin Family » : un admirable magistral concert de clavecin du merveilleux Benjamin Alard, pour le label Marchvivo, de la Fundacion Juan March !« , en date du 17 janvier 2023 ;

    _ et le CD Classica découvertes N°72 du mois de mai 2005 « Louis Couperin – Johann Sebastian Bach – Benjamin Alard«  – enregistré à l’église Saint-Rémy de Dieppe, pour l’orgue, et à la chapelle de l’hôpital de Bonsecours de Paris, pour le clavecin, au mois de mars 2005 : Benjamin Alard n’avait pas encore 20 ans ; et mon ami Jean-Paul Combet, le créateur-fondateur du merveilleux label Alpha, l’avait découvert à Arques-la-Bataille…

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    Ce samedi 13 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elisabeth Joyé justement saluée pour la ligne claire et sublimement poétique de son parfait album « Miscellanées », sur trois superbes instruments : un virginal, une épinette et un clavecin…

    Le 11 décembre dernier, il y a 6 mois,  en mon article « « , je saluais comme il convient la grâce splendide de la chère Elisabeth Joyé en son merveilleux album Encelade ECL 2204 « Miscellanées » _ un titre lui-même très discret… _, enregistré les 22, 23 et 24 avril 2022 au Temple protestant de la Rencontre, à Paris…

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    Et voici que ce dimanche 9 juin 2024, et sur le site de ResMusica, c’est Matthieu Roc qui, sous le titre un peu tarabiscoté _ avec un adjectif bien peu heureux ! _ de « Dans le salon sélect de la claveciniste Elisabeth Joyé« , vient à son tour rendre un très bel hommage, bien détaillé, à l’art si juste et délicat, raffiné, de la chère Elisabeth…  

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    Dans le salon select de la claveciniste Elisabeth Joyé

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    Elisabeth Joyé enregistre peu de récitals, et après celui consacré à Johann Caspar Ferdinand Fischer pour le même label, c’est un plaisir _ assurément ! _ de la retrouver dans un parcours de compositeurs très choisis, dans l’Europe des XVIe, XVIIe  _ surtout _ et _ tout _ début XVIIIe siècle.

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    Figure majeure _ oui ! _ mais discrète _ en effet _ du clavecin français, Elisabeth Joyé a eu des maîtres prestigieux (Gustav Leonhardt _ oui _, Bob van Asperen…) et a formé à son tour de grands interprètes, comme _ le merveilleux _ Benjamin Alard _ et c’est parfaitement juste… C’est sans doute sa discrétion _ mais aussi son goût très assuré ! _ qui lui fait choisir des petites pièces peu connues, parmi celles qui l’ont accompagnée pendant sa pratique pédagogique, car riches en couleurs _ oui ! _, et qu’elle a sélectionnées pendant le confinement _ voilà ! _, comme elle l’aurait fait des perles les plus fines choisies dans un trésor. Pas de virtuosité creuse _ oh que non… _ qui cherche à impressionner, et pas non plus de grande construction architecturale qui ferait perdre la magie du détail _ excellemment soigné… Ici, c’est pièce après pièce, bijou après bijou _ oui ! _  qu’Elisabeth Joyé déploie ses petites merveilles, selon un parcours certes varié, mais aussi simplement chronologique. Ces bijoux, elles les éclaire, les fait miroiter avec tendresse _ oui _, et nous pouvons ainsi profiter de toutes les irisations de chromatisme, de tous les raffinements de contrepoint. On peut, à la limite, regretter ce choix du florilège, et effectivement, il aurait été intéressant d’entendre chacune des deux chaconnes de Fischer incluse dans sa Suite respective entière, mais tel qu’il est, ce pot-pourri est délicieux _ tout simplement ! _ et se laisse écouter avec joie _ idoinement joyesque…

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    Ce programme, composé avec délicatesse _ oui, à nouveau oui _, permet une belle progression de Gibbons à Böhm et Fischer, mais aussi de subtiles oppositions de caractère, comme La Drollerie de De Chambonnières et la Plainte de Fischer _ et cela dans la plus pure ligne de la Suite à la française… Il permet aussi de plaisanter un peu avec l’auditeur, et de lui laisser le soin de deviner lequel des trois instruments _ mentionnés dans le livret _ est joué. Est-ce le Virginal, l’épinette ou le clavecin ? On ne prétendra pas donner les réponses qui ne sont pas apportées dans la notice. On se laissera simplement séduire _ tout simplement _ par le son cristallin des Préludes de Gibbons et le cuivré de l’intonazione d’Organo de Gabrieli. Si les chaconnes sont déconnectées de leurs Suites d’origine, elles n’en sont pas moins l’occasion d’apprécier leurs dynamiques internes, et la façon magistrale avec laquelle Elisabeth Joyé les fait respirer et s’épanouir _ tout cela est très bien observé. Surtout, la clarté et la netteté de son jeu _ à la française !!! _ nous permettent d’entendre très lisiblement _ dans le parfait esprit de la kigne claire française… _ le contrepoint de ces pièces très brèves de Gibbons ou de l’Aria de Frescobaldi, qui sont magnifiques _ oui. Avec cette grande dame du clavecin _ voilà _, tout devient simple et transparent _ sublimement naturel et évident, avais-je ainsi écrit… Du grand art _ sans jamais se pousser du col _, et de jolies pépites _ de musiques _ à découvrir !

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    Orlando Gibbons (1583-1625), Giovanni Gabrieli (1557-1612), Tarquinio Merula (1595-1665), Andrea Gabrieli (ca.1533-1585), Jan-Pieterzsoon Sweelinck (1562-1621), Doctor Bull (ca.1562-1628), François Roberday (1624-1680), Jan-Henry D’Anglebert (1629-1691), Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Johann Jakob Froberger (1616-1667), Louis Couperin (ca.1626-1661), Estienne Richard (ca.1621-1669), Jacques Champion de Chambonnières (ca.1602-1672), Luigi Rossi (1597-1653), Johann Caspar Ferdinand Fischer (1656-1746), Georg Böhm (1661-1733) : œuvres diverses pour clavecin.

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    Elisabeth Joyé, claveciniste, sur un « virginal italien » 2008/1626, une « épinette polygonale à la quarte » ND /1560, et un « clavecin à l’octave » 2021/1543.

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    1 CD L’Encelade enregistré du 22 au 25 avril 2022 au Temple protestant de la Rencontre, à Paris.

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    Notice de présentation en français et en anglais.

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    Durée : 62 min.

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    Un pur délice d’interprétation justissimement poétique…

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    Ce dimanche 9 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sublime évidence naturelle des délicieuses « Miscellanées » tendrement aimées de toute une vie de musicienne lumineuse de la chère Elisabeth Joyé…

    Sur trois merveilleux instruments d’après l’ancien,

    un virginal italien d’après un anonyme de 1626 conservé au Kunsthistorisches Museum de Leipzig,

    une épinette polygonale à la quarte d’après un anonyme vers 1560 (peut-être Salodiensis) d’une collection particulière,

    et un clavecin à l’octave d’après Domenico Pisaurensis de 1543 conservé au Musée de la Musique à Paris,

    tous faits par (ou dans l’atelier de) Jean-François Brun, à Paris,

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    la chère Elisabeth Joyé nous offre en un lumineux CD Encelade ECL 2204 une superbe collection de brèves ravissantes « Miscellanées » de sa pratique _ pour elle-même, ou/et pour ses élèves _ de toute sa vie :

     

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    un infiniment délicat et exquisément « naturel » délice de musique ! _ de Bull à Böhm, en passant par Frescobaldi et d’Anglebert.. 

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    Comme une très amicale confidence musicale et musicienne…

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    Et sont ici accessibles les podcasts des splendides 23 pièces de ce récital…

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    Un immense et très évident merci !

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    Ce lundi 11 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa