Étiquette : label Naïve

  • Le passionnant CD « Stravagante pensiero – Gesualdo & Napoli » de Rinaldo Alessandrini et son Concerto italiano : enrichir la connaissance sensible du foisonnant contexte musical napolitain autour du génial et si singulier Carlo Gesualdo, prince de Venosa (1566-1613)…

    Le passionnant CD Naïve OP 8677 « Stravagante pensiero – Gesualdo & Napoli » de Rinaldo Alessandrini et son Concerto italiano – enregistré à Ferrare du 15 au 19 novembre 2924  – vient superbement enrichir la connaissance du très riche, foisonnant, contexte musical napolitain autour de Carlo Gesualdo, prince de Venosa (1566-1613), en nous offrant à découvrir une myriade de compositeurs actifs alors à Naples, dans l’entourage de l’immense et si singulier, et génial !, Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1613),

    et la plupart d’entre ceux-ci, sinon complètement inconnus, du moins très méconnus, et aux œuvres, pour un bon nombre d’entre elles, jamais enregistrées jusqu’ici  :

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    Scipione Lacorcia (fl. 1590 – 1620),

    Alfonso Fontanelli (Reggio Emilia, 1557 – Rome, 1622),

    Tommaso Pecci (Sienne, 1576 – 1604/1606),

    Vincenzo Macedonio (fl. 1603-1808),

    Ascanio Mayone (Naples, ca. 1565 – Naples, 1627),

    Bernardo Bolognini (Bologne, fl. 1570 – 1605),

    Francesco Genuino (ca. 1580/1585 – après 1633),

    Giovanni del Turco (Florence, 1577 – Florence, 1647),

    Scipione Dentice (Naples, 1560 – Naples, 1633),

    Francesco Lambardi (Naples, 1587 – 1642),

    Crescenzo Salzilli (? – ?),

    Giovanni Maria Trabaci (Montepeloso, ca. 1575 – Naples, 1647),

    Agostino Agresta (ca. 1575/1585 – 1617),

    Antonio Demetrio (16e – 17e siècle),

    Pomponio Nenna (Bari, 1556 – Rome, 1613),

    Ettore della Marra (ca. 1570 – 1634),

    Giuseppe Palazzotto e Tagliava (Castelvetrano, ca. 1583/1587 – avant 1653),

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    D’autres compositeurs présents en ce CD sont mieux connus, et pas nécessairement napolitains, tels

    Luzzasco Luzzaschi (Ferrare, ca. 1545 – Ferrare, 1607),

     Giovanni de Macque (Valenciennes, ca. 1575 – Naples, 1614),

    et Michelangelo Rossi (Gênes, ca. 1601/1602 – Rome, 1656)…

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    Un travail de recherche musicale de Rinaldo Alessandrini, et un CD de son Concerto italiano – constitué des excellents chanteurs Monica Piccinini et Sonia Tedla, sopranos, Maria Chiara Gallo, mezzo-soprano, Andres Montilla, alto, Raffaele Giordani et Roberto Rilievi, ténors, et Gabriele Lombardi, basse – , absolument passionnants, je le souligne,

    permettant de mieux appréhender à l’écoute – ici cet extrait du madrigal à 5 voix « Crudelissima donna«  de Vincenzo Macedonio, publié à Naples en 1603… – , et avec une très grande finesse, le très riche contexte musical, en majeure partie napolitain, de la création toujours si singulière à nos oreilles de l’astre génialissime qu’est à jamais dans l’histoire de la musique occidentale l’immense Carlo Gesualdo…

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    Un CD original et tout à fait important, par conséquent !

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    Ce lundi 15 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De l’importance de l’orchestre dans les Concertos pour Piano de Ravel : une perplexité…

    Ayant énoncé en mon article d »hier « L’impeccablement ravelien « Tombeau de Couperin » de Christian Macelaru dirigeant l’Orchestre National de France le 28 février 2025 : clarté, lumière et couleurs irradient en toute plénitude le jeu ; le plus pur Ravel est bien là… » ma très profonde admiration pour la parfaite conduite par Christian Marcelaru de l’Orchestre National de France dans le triple admirable CD « Ravel Paris 2025 » – il me faudra bien sûr y revenir… – ,

    il me faut aujourd’hui avouer ma persistante perplexité face à la réalisation bancale à mes yeux et surtout oreilles du CD Alpha 1162 « Ravel – Piano Concertos » du merveilleux Nelson Goerner (!!!)  et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Kazuki Yamada  – un CD enregistré à Monaco les 29 mars et 1er avril 3025…

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    Face au sublimissime – oui – jeu de piano de Nelson Goerner, cet orchestre ne fournit pas, à mon gout, l’écrin ravelien dont celui-ci a besoin ;

    surtout par comparaison avec la prestation ravelissime de l’Orchestre National de France conduit si raveliennement par le si ravelien ici Christian Macelaru…

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    Parmi les orchestres que j’oserais qualifier eux aussi de « raveliens« , je puis citer au premier chef aussi l’admirable Les Siècles, et sous la direction du magnifique François-Xavier Roth, dont j’ai maintes fois, en les articles de ce blog encherchantbien.fr , fait l’éloge…

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    Réussir à se couler, au concert comme au disque, dans la si subtile pâte orchestrale de Ravel n’est pas donné à tout le monde…

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    Ce samedi 20 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’impeccablement ravelien « Tombeau de Couperin » de Christian Macelaru dirigeant l’Orchestre National de France le 28 février 2025 : clarté, lumière et couleurs irradient en toute plénitude le jeu ; le plus pur Ravel est bien là…

    En ouverture du superbe triple album Naïve V9018 « Ravel Paris 2025« ,

    Christian Macelaru nous donne – l’enregistrement live a eu lieu le 28 février dernier dans la Grande Salle Pierre Boulez – Philharmonie…  – un impeccablement ravelien « Tombeau de Couperin » – dont le sublime Rigaudon me sert d’imparable test de ravelisme : le test est idéalement réussi !..

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    « La sonorité à la fois claire, lumineuse et pleine de couleurs, dans un style de jeu qualifié de « français » » dont parle très justement François-Xavier Szymczak en son texte « l’orchestre national de france et la musique de ravel » à la page 10 du livret de l’album, est magnifiquement magnifiée, avec une justesse idéalement ravelienne, justement…

    Et nous voilà immédiatement immergés dans le plus pur Ravel : c’est magique !

    Bravo Christian Macelaru !

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    Êcoutez aussi ce concert-ci par les mêmes, Christian Macelaru dirigeant l’Orchestre National de France, donné le 7 janvier 2021…

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    Ce vendredi 19 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir le double CD des 2 Concertos pour piano de Brahms par Herbert Schuch et le Bochumer Symphoniker dirigé par Tung-Chieh Chuang : du plaisir…

    Du pianiste Herbert Schuch (Timisoara, 13 septembre 1979),

    je possède le marquant coffret de 8 CDs OEhms OC 012 « Herbert Schuch – The OEhmsclassics Recordings« , paru au mois d’août 2015…

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    Et voici que paraît, cette fois chez Naïve, le CD Naïve V 8450 « Herbert Schuch – Brahms – the Piano Concertos« , avec le Bochumer Symphoniker placé sous la direction de Tung-Chieh Chuang – enregistrés live à Bochum du 9 au 12 septembre 2022 et du 16 au 19 juin 2023 –  ;

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    un double album dont vient de faire l’éloge, hier jeudi 3 juillet, Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en un article intitulé « Ungarisme » ;

    que voici :

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    HUNGARISME

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    Écoutez seulement _ un jubilatoire commencement d’écoute, en effet ! – comme Herbert Schuch s’approprie le Finale du Deuxième Concerto. Des tziganes y dansent, le clavier piaffe, les rythmes s’exaltent, et le piano sous ses doigts est un autre orchestre – voilà ! – , ce que Tung-Chieh Chuang entend ; la fusion dans les contrastes, l’art d’être au plus près dans chaque repli, chaque éclat, et il y en a de nombreux, le pianiste réinterprétant considérablement au point que j’ai plus d’une fois la sensation d’une recréation.

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    L’alliage s’avérera au long des deux concertos plus d’une fois foudroyant. Puis, une pincée de plus de paprika, avec la Cinquième Danse hongroise où Gülru Ensari – l’épouse turque de Herbert Schuch –  le rejoint pour faire résonner le cymbalum fantasmagorique qu’ensemble ils ajoutent. Génial !, au point qu’on voudrait par eux les vingt autres Danses.

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    Les paysages plus nordiques du Premier Concerto seront tout aussi saisissants, sans pour autant tirer au spectaculaire. Comme pour le concerto-ballade qu’est le Deuxième, Herbert Schuch sculpte le son et l’espace, après le maelström subtilement détaillé par les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Bochum, il n’entrera pas droit comme William Kappell sous le feu roulant de Dimitri Mitropoulos, mais en phrasant.

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    Tout le mouvement abondera en surprises, saisissant cette poétique diffuse que tant auront survolée d’un geste impérieux : on reconnaît le musicien, qui veut d’abord chanter – voilà – , jusque dans le plus ténu d’un Adagio apaisé, onde frisante à la surface d’un lac de haute montagne transformée en son, magique simplement. Le Rondo fusera, et à nouveau tout un imaginaire balkanique y éclatera, somptueux, enivrant – voilà, voilà – , chant et danse mêlés, signe que cette nouvelle intégrale nous réinvente des opus qu’on croyait connaître.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré mineur, Op. 15
    6 Klavierstücke, Op. 118 (extrait : No. 2. Intermezzo)
    5 Lieder, Op. 49 (extrait : No. 4. Wiegenlied – version pour piano solo : Schuch, d’après les arrangements de Reger et Cortot)
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 83
    21 Danses hongroises, WoO 1 (extrait : No. 5 en fa dièse mineur – version originale à quatre mains)*
    16 Valses, Op. 39 (extrait : No. 15 en la majeur – version originale à quatre mains)*
    3 Intermezzos, Op. 117 (extrait : No. 1 en mi bémol majeur)

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    Herbert Schuch, piano
    *Gürlu Ensari, piano
    Bochumer Symphoniker
    Tung-Chieh Chuang, direction

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    Un album du label naïve V8450
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    Photo à la une : le pianiste Herbert Schuch – Photo : © Felix Broede

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    Du plaisir…

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    Ce vendredi 4 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa