Étiquette : label Seulétoile

  • Poursuivre l’approche de l’oeuvre de Johann Helmich Roman (1694-1758) avec le CD « a fancy hattar – Johann Helmich Roman – Assaggi a violino solo » d’Anaëlle Blanc Verdin….

    C’est un échange de courriels avec l’ami Bernard Sève, le 26 mai dernier, qui m’a fait découvrir le très beau récent CD Seulétoile SE 13 « a fancy hattar – Johann Helmich Roman – Assaggi a violino solo » de la violoniste Anaëlle Blanc-Verdin, consacré à certains – les BeRI 311-312-313-317-320-324 – des très singuliers « Assaggi a violon solo » du très original compositeur baroque suédois Johann Helmich Roman (Stockholm, 26 octobre 1694 – Kalmar, 20 novembre 1758) – un CD enregistré à Saint-Germain (Grand Poitiers), du 27 octobre au 2 novembre 2024 ; et paru le 17 octobre 2025 ; et comportant en son livret, aux pages 10 à 17, un « Assagi : dialogue entre une violoniste et un philosophe« , soient Anaëlle Blanc-Verdin et Bernard Sève…

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    Johann Helmich Roman dont je connaissais jusqu’ici le CD Indesens-Calliope IC 038 « Johan-Helmich Roman – A Violino Solo » par la violoniste Sue-Ying Koang – enregistré à Pompigny (Vaud) au mois de mai 2023… – , auquel j’avais consacré mon article « A l’occasion d’un merveilleux et saisissant CD « Johan-Helmich Roman – A Violino Solo » par la violoniste Sue-Ying Koang, redécouvrir l’oeuvre superbe de Johan-Helmich Roman (1694 – 1755), parfois qualifié de « père de la musique suédoise »… » en date du 19 septembre 2024 – qui comportait, lui, les Assagi BeRI 312-313-317, et les Övnings BeRI 332-336-337-339-347-348 – ;

    un article dans lequel j’avais rappelé la présence en ma discothèque personnelle de 3 CDs, ceux de la Swedish Society Discofil SCD 1019 « The Drottningholm Music – Sinfonias – Violin Concerto« , par le Drotningholm’s Chamber Orchestra dirigé par Stig Westerberg – enregistré à Stockholm en septembre 1958, avril 1965 et novembre 1965 ; le CD est paru en 1996… – ; de la Musica Sveciae CAP 21344 « Sonatas and Assagi« , par Jaap Schröder, violin, et Johann Sonnleiter, harpsichord – enregistré à Stockholm en mai 1986 ; le CD est paru en 1987 ; comportant trois autres des Assagi de Roman – ; et Naxos 8-553733 « Music for a Royal Wedding – Drottningholm Music« , par l’Uppsala Chamber Orchstra dirigé par Anthony Halstead – enregistré à Bälsta en avril 1996 ; le CD est paru en 1997.

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    Une musique d’ »Essais » audacieux pour soi-même de la part du compositeur, et non publiés de son vivant, qui vaut assurément le détour…

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    Ce mercredi 17 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’apport de l’écoute seulement audio de la musique, quand est respecté l’idéal de probité de l’interprétation au service le plus exclusif possible de l’œuvre même (suite)…

    deux amis profondément mélomanes, le philosophe Bernard Sève et le rhumatologue Joël Dehais, ont répondu aussitôt par des courriels intéressants,
    que je m’empresse de partager ici :
     
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    _ à 11h 29, l’ami Bernard Sève, philosophe, m’adresse ceci :
     
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    Cher Francis,

     
    je suis comme toi attaché au CD, mais l’opposition n’est pas entre CD et concert comme tu le dis. L’opposition, pour moi, est entre CD et écoute sur Deezer ou autres plate-formes gratuites ou payantes.
     
    J’ai voulu offrir il y a quelques mois le CD d’une amie à des amis. Ils ne connaissaient ni le compositeur ni l’interprète, et le CD venait de paraître : ils l’ont trouvé immédiatement sur Deezer, avec une qualité de son incroyable. Ils ont quand même pris mon CD, à cause du livre d’accompagnement (qu’on ne trouve pas sur Deezer).
     
    De très nombreux amis se débarrassent de tous leurs CD, encombrants – voilà donc la principale raison : gagner de la place chez soi – , et ils vont plus que moi au concert ! Ils écoutent tout sur Deezer…..
     
    Le CD que j’évoquais s’appelle étrangement a fancy hattar (mélange d’anglais et de hongrois paraît-il). Il s’agit de l’enregistement par une amie violoniste, Anaëlle Blanc-Verdin, de certains des Assaggi de Johan Helmich Roman (1694-1758), fondateur de la musique baroque suédoise. Ce sont des pièces pour violon seul, très originales selon moi, des notations de ses improvisations qu’il n’a jamais fait imprimer. Anaëlle a souhaité insérer dans le livret du CD un entretien avec moi.  Le CD a paru au label Seule Étoile : https://seuletoile.fr/a-fancy-hattar/
     
    Tant que j’y suis, je te signale le CD qui sortira le 5 juin d’Iris Daverio, première flûte supersoliste de l’Opéra de Paris. Elle est très jeune et très douée, c’est une amie. Le CD s’appelle « Les amoureux en bleu », pièces de Debussy, Holmès, Lili Boulanger, Dutilleux, Ravel, etc. https://www.cultura.com/p-les-amoureux-en-bleu-13110688.html
     
    Amitiés,
     
    Bernard
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    Auquel courriel, à 13h 18, je réponds ceci :
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    Merci de ta très intéressante réponse.

     

    Je connais le label Seuletoile, créé par Alice Julien-Laferriere ; de même que le compositeur suédois Johan Helmich Roman, remarquable en effet.
    Mais tu n’expliques pas ici pourquoi tu préfères, toi, le CD à Deezer (et autres plate-formes numériques)…
     
    Pour ma part, je ne fie pas du tout a ce que je contrôle pas, et qui risque de disparaître du jour au lendemain, et devient alors irrécupérable… Le CD, lui, demeure à portée de la main !
     
    Merci, cher Bernard, de tes conseils et de ta vigilance…
     
    À suivre…
     
    Francis
     
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    Et à 18h12, c’est l’ami Joël Dehais qui m’adresse ceci :
     
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    Merci, cher Francis,
    mais tu ne parles pas du format vidéo comme média de la musique couplé à l’audio, qui permet le revisionnage associé à une réécoute à volonté, et qui est essentiel pour moi car il montre le ou les musiciens en action et ajoute une dimension esthétique et émotionnelle par l’expression des visages, l’élégance et la beauté des postures et des gestes (quand ces éléments sont au rendez-vous et que le cinéaste a du talent…).
     
    Ecouter la musique en voyant le musicien en streaming permet aussi, élément important, de résoudre le problème – de commodité matérielle – de l’espace occupé par les centaines ou milliers de CD que l’on finit par posséder quand on a une tendance addictive – une passion constitue-t-elle nécessairement une addiction ?..
     
    Je me promène tous les jours sur YouTube avec le plus grand bonheur.
     
    Amitiés,
     
    Joël 
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    Auquel, à 19h 22, je réponds cela :
     
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    Merci, cher Joël,

    de tes remarques sur ce qu’apportent les images-vidéo de musiciens-interprètes saisis dans leurs gestes et expressions en concert, ou lors de l’enregistrement d’un disque.

    Un point de vue qui passionne bien sûr, en plus du mélomane et de l’interprète que tu es, à la viole, au hautbois, l’observateur professionnel, rhumatologue, des postures de musiciens que tu es aussi.
     
    Mais, ce n’est pas sur les gestes et expressions des interprètes que se centre la priorité de mon attention personnelle de simple mélomane passionné,
    mais aux tentatives de saisie au plus juste de l’œuvre musicale même, « en son esprit » dirais-je,
    c’est-à-dire telle qu’elle est sortie de l’écriture improvisée, au plus vif de son inspiration, du génie créateur du compositeur…
    Car tel est bien l’objet de mon désir de mélomane…
     
    Un idéal souvent visé par certains interprètes, jamais atteint bien sûr par aucun – lire là-dessus Harnoncourt…
    D »où l’intérêt pour le mélomane et discophile de découvrir toujours de nouvelles interprétations qui s’en approcheraient davantage,
    ou qui seraient autrement révélatrices de l’essence même de l’œuvre, d’abord pour le compositeur lui-même :
    ce de quoi se rapprochent certains chefs d’œuvre d’interprétations, que je privilégie, au disque, pour cette profonde et honnête humilité-là de leur part…
     
    D’où ma préférence toute personnelle peut-être pour le medium seulement audio du disque, en cette visée-là de ma part,
    même si je conviens que des vidéos peuvent être elles aussi intéressantes – mais pour ce qu’elles pourraient révéler de la musique même, et pas des interprètes – pour cet essai de saisie « idéale » de l’œuvre ;
    et il m’arrive en effet d’utiliser aussi des vidéos de youtube, par exemple, bien sûr, pour des opéras – mais l’opéra, lui, n’est pas seulement musical, c’est un spectacle fondamentalement spectaculaire, pour les yeux aussi… ; et pour ma part, j’appréciais davantage, voilà, des interprétations d’opéras en mode oratorio…
     
    Mais beaucoup moins pour la musique instrumentale…
    Car je crains en effet, pour ma part, que centrer l’attention de mon regard sur les images des postures des interprètes au travail ne me détourne un peu trop de l’écoute de la musique elle-même, et de l’appréhension que je recherche personnellement de l’œuvre telle qu’elle est sortie de l’écriture du compositeur…
    Ce ne sont donc certainement pas les interprètes qui m’intéressent en priorité, ni même leur travail, et encore moins leur virtuosité – parasite, auto-centrée qu’elle est bien trop souvent !.. – , mais l’œuvre elle-même…
    Ce que permet l’écoute très attentive seulement audio du disque…
     
    Pour moi, la mission unique (!) d’un interprète-musicien, est de servir, avec humilité et tout le sérieux nécessaire, au plus juste et du mieux qu’il le peut, l’œuvre même,
    et pas du tout se servir d’elle… 
     
    Francis
     
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    Se centrer donc, soi-même auditeur – à son tour, et en bout de chaîne de telles successives médiations… – , de la musique, sur la priorité de l’appréhension de l’oreille, et de l’écoute en priorité, quitte à même se fermer les yeux pour mieux écouter… : 
    l’interprétation par les musiciens-interprètes d’une œuvre musicale ne devant être que la plus probe et humble possible médiation, par eux, nous rapprochant, interprètes eux-mêmes comme nous auditeurs-mélomanes, de la respiration essentielle de l’œuvre elle-même issue, un jour passé, du génie singulier et admirable, confondant, du compositeur…
     
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    Ce mercredi 27 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le CD Seulétoile « Médée, fille des Enfers », d’Eugénie Lefèbvre : une curiosité discographique anomique autour du toujours fascinant mythe de Médée, meurtrière de ses enfants pour se venger du mari, Jason, qui l’avait trompée…

    C’est une curiosité assez anomique autour du mythe de Médée que vient nous proposer le CD Seulétoile SE 15 « Médée, fille des Enfers » – enregistré à Roubaix du 10 au 13 septembre 2024 – sur une idée, une direction artistique et une interprétation de la chanteuse Eugénie Lefèbvre,

    puisque mêlant des textes, lus – bien mal, hélas – par Dominique Boutelle, d’Apollonios de Rhodes (Les Argonautiques, IIIe siècle av. J-C), Euripide (Médée, 431 av. J-C), Corneille (Médée, 1634), et Anouilh (Médée, 1953) – mais pas la Médée de Sénèque, en 63… – ,

    avec des extraits d’œuvres musicales de l’époque baroque de Pascal Collasse (Jason, ou la Toison d’or, 1696), Johann-Sigismund Kusser (Jason, 1697), Francesco Cavalli (Il Giasone, 1649), Agostino Steffani (Le Rivali Concordi, 1698), Marc-Antoine Charpentier (Médée, 1693) et Joseph-François Salomon (Médée et Jason, 1713),

    interprétés par les chanteurs Eugénie Lefèbvre et Paco Garcia, les violons de Louis Créach et Simon Pierre, l’alto de Kate Goodbehere, la viole de gamme de Julie Dessaint, le violoncelle de Cécile Vérolles, le hautbois, la flûte et le basson de Lucile Tessier, le violone de Sarah Van Oudenhove, le théorbe de Thibaut Roussel, et le clavecin de Clément Geffroy : une bonne équipe d’instrumentistes…

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    Lors d’un voyage en Grèce, l’été 1969, conduits par l’ami grec – dont le père encore en vie était un grand sculpteur grec contemporain alors tétraplégique : nous lui avions rendu visite chez lui à Athènes : il nous avait reçu, privé de la parole, en chaise roulante… – d’une amie avec qui je voyageais, nous avions passé la nuit à la belle étoile et dormi dans les pauvres vestiges, mais tout de même impressionnants !, d’un petit temple de Médée, situé sur un cap en face de Corinthe, et non loin de la cité thermale de Loutrakis ; et l’ombre de Médée était bel et bien là présente en ce lieu perdu, loin de tout : il fallait y descendre par un petit sentier…

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    Et je me souviens bien aussi du film « Cri de femmes » de Jules Dassin, en 1978, avec Melina Mercouri et Ellen Burstyn, dans lequel une actrice interprète de Médée était fascinée par le procès d’une mère meurtrière de ses enfants pour se venger de son mari qui l’avait quittée pour une autre…

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    Oui, Médée assurément fascine,

    et continue de fasciner…

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    Ce lundi 9 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir le CD « Artemisia » de l’Ensemble Agamemnon dirigé par le cornettiste François Cardey, un récital d’émouvantes œuvres musicales de l’Italie baroque en l’honneur d’Artemisia Gentileschi (1593 – 1656), peintre marquante du Seicento : un très beau CD de l’inventif label Seulétoile……

    Le CD Seulétoile SE 14 « Artemisia«  – enregistré à Saint-Amant-de-Boixe du 29 avril au 4 mai 2024 – de l’Ensemble Agamemnon dirigé par le cornettiste François Cardey, et avec la soprano Amandine Trenc – en voici une judicieuse vidéo de présentation, de 4′ 56 – , est à la fois très intéressant et très beau, par le répertoire qu’il arpente et incarne pour nous ici au disque,  constitué d’œuvres des compositeurs Giovanni Battista Fontana (1589 – 1630), Lucretia Orsina Vizana (1590 – 1662), Orazio Tardini (1602 – 1677), Salomone Rossi (1570 – 1630), Domenico Mazzocchi (1592 – 1665), Girolamo Frescobaldi (1583 – 1645), Francesca Caccini (1571 – 1640), Ippolito Tartaglino (1535 – 1582), Orlando di Lasso (1532 – 1594) et Alessandro Grandi (1590 – 1630), toutes en rapport avec la remarquable peintre Artemisia Gentileschi (Rome, 8 juillet 1593 – Naples, ca. 1656)…

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    Sur ce CD original – de l’imaginatif et créatif label Seulétoile d’Alice Julien-Laferrière – ,

    consulter l’article de Cécile Glaenzer intitulé « L’ensemble Agamemnon dans un programme de musiques caravagesques« , paru sur le site de ResMusica le 14 janvier 2026, qui me l’a fait découvrir et rechercher, goûter et apprécier…

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    L’ensemble Agamemnon dans un programme de musiques caravagesques

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    Les pièces vocales et instrumentales choisies par le cornettiste  et son ensemble illustrent les peintures les plus marquantes d’ et mettent en musique l’art du clair-obscur caractéristique de la peinture baroque.

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    Trois figures féminines issues des Ecritures parcourent l’œuvre picturale d’ : la Vierge Marie, l’infortunée Susanne et la repentie Marie de Magdala, qui ont également inspiré la production musicale de la première moitié du Seicento italien – voilà ! Ce sont elles que l’on retrouve dans les pièces vocales de ce programme, en alternance avec des pièces instrumentales de la même époque, dont le cornet et le violon se partagent la déclamation. Il est tout à fait dans l’air du temps de s’intéresser à cette artiste, victime d’un viol dans sa jeunesse – voilà ! – et qui s’identifie pour cela à la chaste Susanne surprise au bain par les vieillards lubriques ; le musée Jacquemart-André a récemment consacré une grande rétrospective à celle qui est devenue malgré elle une icône féministe. Le livret abondamment illustré qui accompagne le disque donne la parole à une historienne de l’art (Anne Delage) pour un portrait de cette artiste qui s’inscrit dans la lignée des peintres caravagesques.

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    Créé en 2015 par le cornettiste , l’ se consacre aux répertoires italien et germanique du XVIIᵉ siècle. Il s’attache à faire découvrir des pièces  oubliées, en tissant des liens thématiques avec la littérature, la poésie, les arts plastiques et les cinq sens plus généralement. Comme ce que nous donne à voir la peinture de cette époque, le répertoire baroque italien décrit les émotions humaines – les passions… – en se basant sur les contrastes. Pour illustrer l’histoire malheureuse de Susanne et les vieillards, la cantate Susana combattuta de occupe la partie centrale du programme – oui : 13′ 14 – et nous offre une véritable scène d’opéra, où la voix bien timbrée de la soprano exprime les affects les plus variés. Pour Marie-Madeleine en extase, il est fait appel à un motet très virtuose d’, puis c’est à nouveau Mazzocchi qui illustre les larmes de la sainte au pied de la croix. Ce Lagrime amare d’une grande sensualité est riche d’incroyables chromatismes – oui – , et la voix glisse sur des inflexions microtonales d’un effet saisissant. Les musiques vocales mariales d’, Lucretia Vizzana et sont plus sages et pleines de tendresse. Mais ce sont les épisodes instrumentaux, où le violon d’ et surtout le cornet de font assaut de virtuosité, qui nous réjouissent le plus, et en particulier les diminutions au cornet sur la chanson « Susane un jour » d’. Après l’ombre des sentiments tourmentés apparaît la lumière de l’espérance.

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    Artemisia. Œuvres de Giovanni Battista Fontana (1589-1630), Lucrezia Orsina Vizzana (1590-1662), Orazio Tarditi (1602-1677), Salomone Rossi (1570-1630), Domenico Mazzocchi (1592-1665), Girolamo Frescobaldi (1583-1645), Francesca Caccini (1571-1640), Ippolito Tartaglino (1535-1582), Orlando di Lasso (1532-1594), Alessandro Grandi (1590-1630). Amandine Trenc, soprano. Ensemble Agamemnon, cornet et direction artistique François Cardey. 1 CD Seulétoile. Enregistré en mai 2024 à Saint-Amant-de-Boixe. Notice de présentation en français. Durée : 60:27

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    Un programme tout à la fois beau et très intéressant.

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    Ce dimanche 8 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa