Étiquette : Le Palais des Dégustateurs

  • La question de l’objectif de la justesse à viser, sinon réussir à atteindre, dans les diverses pratiques (composition, interprétation, production, écoute, témoignage) concernant la musique _ en réponse à un courriel d’Eric Rouyer…

    Cher Éric Rouyer,

     
    merci de me faire partager cette bien intéressante correspondance
    notamment avec des interprètes centrés, probablement, sur la « vérité » (ou « justesse ») des œuvres mêmes des compositeurs
    plutôt que sur leur propre carrière d’interprètes, les médias, leur image, leur ego…
    C’est du moins ce que vous, producteur _ du label Le Palais des Dégustateurs _, me semblez attendre d’eux…
     
    Mélomane passionné seulement que je suis, et pas du tout interprète musicien,
    je peux, bien sûr, comprendre les très prégnants soucis d’activités professionnelles des interprètes
    _ dont le parcours (de carrière) en vue de la reconnaissance (par les concerts, par les disques, etc.) est forcément compliqué et stressant.
    Il y faut, en effet, pas mal de courage et de ténacité…
    J’ai côtoyé de près certains d’entre eux : leur expérience m’est ainsi proche…
     
    Mais, de (et en) cette situation de mélomane seulement,
    c’est la justesse d’interprétation des œuvres des compositeurs par leurs interprètes qui personnellement m’intéresse (et que je recherche) en tant qu’écouteur passionné des interprétations, afin d’accéder le mieux possible à la « vérité » même des œuvres, 
    même si cette « justesse » d’interprétation elle-même est forcément, déjà, très complexe,
    donnant lieu à des analyses _ « musicologiques », et non pas strictement musicales… _ fort intéressantes pour l’esprit,
    se situant elles-mêmes, théoriques qu’elles sont, « à côté » des soucis éminemment pratiques, eux, de la perfection du « rendu » des œuvres par les interprètes,
    au disque comme au concert…
    Je pense, par exemple ici, aux analyses et pratiques passionnantes d’un Gustav Leonhardt ou d’un Nikolaus Harnoncourt…
     
    Nous tournons donc ici autour de la question du statut et des enjeux internes (et non contextuels et socio-historiques) de l’ « interprétation » des œuvres musicales,
    qui croise _ autour de ce qu’est écouter, interpréter, composer… _ le questionnement que j’ai eu, au mois d’août 2011, en mes 3 articles _ détaillés _ suivants,
    dont j’ai conservé le souvenir (je désirais en effets faire inviter les auteurs concernés (Martin Kaltenecker, pour L’Oreille divisée ; Christian Accaoui, pour les Éléments d’Esthétique musicale : notions, formes et styles en musique ; Alain Corbellari, pour Les Mots sous les notes…) témoigner de leurs analyses très fines à Bordeaux ; mais cela ne s’est pas fait) :
     
     
     
    Tout cela,
    et des divers points de vue envisagés (compositeur, interprète, producteur, mélomane),
    est assurément important,
    et nécessite, à chaque strate, et pour chacun, d’essayer d’écarter au mieux les facteurs négatifs de parasitage de la justesse :
    que ce soit la justesse de la composition, la justesse de l’interprétation, la justesse de la production, et la justesse de l’écoute, des œuvres ;
    sans oublier la justesse du témoignage a posteriori des interprétations de ces œuvres… 
     
    À chaque strate, importance fondamentale et extrêmement vigilante, sans trop de compromission qui viendrait la gâcher,
    de l’honnêteté et de l’humilité de chacune de ces opérations : composition, interprétation, production, écoute, témoignage,
    de la part du compositeur, de l’interprète, du producteur, de l’écouteur, et du rapporteur témoignant…
    Ce qui est toujours, et chaque fois, à chaque étape, difficile à réaliser et vraiment obtenir ; le chantier étant même infini…
     
    Mais « Tout ce qui est beau est difficile autant que rare »,
    concluait splendidement son Éthique le cher Spinoza.
     
    Merci !!!
    Honnêteté et humilité font partie de votre apanage…
     
    Francis Lippa, à Bordeaux
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    Ce mercredi 6 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La parfaite réussite du CD Schumann – Liszt de Jean-Claude Vanden Eynden, au Palais des Dégustateurs : une évidence splendide de travail d’orfèvre à l’admirable fluidité…

    Le plus récent CD (PDD 024) du Palais des Dégustateurs,

    le CD Schumann -Liszt _ de Schumann, la Fantaisie op. 17 ; de Liszt, la Sonate pour piano _ par Jean-Claude Vanden Eyden,

    est une réussite merveilleuse,

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    pour deux œuvres particulièrement difficiles à saisir dans leur assez étrange complexité, qui réclame infiniment de précision, finesse et justesse d’interprétation ;

    comme le signale tout à fait opportunément l’excellente présentation de ces deux œuvres, dans le livret, par Stéphane Friédérich.

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    Le jeu pianistique de Jean-Claude Vanden Eynden est de la délicatesse et équilibre parfait qui leur convient, sans jamais nulle outrance, en une admirable fluidité

    _ ce qui est assez rare pour ces deux œuvres si singulières dans le parcours même de création de ces deux compositeurs assez audacieux dans leur démarche inventive, que sont Robert Schumann et Franz Liszt….

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    Une parfaite réalisation artistique et discographique, donc,

    dont il faut remercier tous les responsables, au premier chef desquels, bien sûr, le premier maître d’œuvre de ce CD, Eric Rouyer.

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    Ce mercredi 11 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un petit éclairage sur la singulière histoire du label discographique « Le Palais des dégustateurs », et de son créateur passionné, Eric Rouyer…

    Le numéro 16, de juin-juillet 2021 de Trémolo Magazine comporte, en ses pages 14, 15 et 16, un article intitulé « Musique à déguster qui présente un rapide historique de l’intéressant et original label discographique « Le Palais des Dégustateurs« .

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    Article que voici :

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    Une histoire de vins et de musique. Et pas n’importe quels vins mais, au contraire, les plus fameux crus de Bourgogne. Quand la vente et la spéculation autour des grands vins permettent l’enregistrement d’œuvres musicales.

    Tout commence dans un des domaines viticoles les plus célèbres de France, la Romanée Conti. Grand par la réputation et l’excellence des vins qui y sont produits, petit par la taille du domaine : à peine plus d’un hectare et demi et un peu moins de 5 500 bouteilles produites chaque année. Exceptionnelles… et hors de prix. Un produit de grand luxe, qui alimente la spéculation.

    Eric Rouyer est caviste, agent distri­buteur de vins. Il est également mélomane. Depuis 20 ans, il organise des concerts dans des lieux qui ne sont normalement pas dédiés à cela, notamment des caves en Bourgogne. Un jour, l’idée vient d’enregistrer un CD, qui sort en 2012. Et puis tout s’est emballé, raconte-­t-­il. Soutenu par une quinzaine des plus grands domaines viticoles de Bourgogne, le Palais des dégustateurs compte aujourd’hui a son catalogue 25 albums souvent doubles, et ce n’est pas fini.

    Des lieux à l’acoustique difficile

    Le premier enregistrement a eu lieu à la Goillotte, ancienne cuverie du Prince de Conti, à Vosne­ Romanée, les suivants dans ce même lieu ou à Beaune, dans le couvent des Jacobins. Des lieux atypiques, à l’acoustique difficile, comparée à celle d’un studio. Il y a de l’inconfort physique, explique Eric Rouyer. Il faut aux musiciens un peu de temps pour saisir la différence entre ce qu’ils entendent et ce que le micro enregistre. En revanche, j’assure un confort moral. Cultivant un côté atypique, Eric Rouyer « recrute » des musiciens qui, sans être sur le devant de la scène médiatique, sont des professionnels qui ont fait leurs preuves. Avec eux, il tisse un lien amical avant tout. Je les prends un peu en otage et ils vont au­-delà de ce qu’ils imaginent, observe-­t-­il. C’est ainsi que des CDs ont pu être enregistrés par Robert Levin, Anne Le Bozec, Boris Berman, Ya ­Fei Chuang et bien d’autres. Plutôt « hors système », le label a obtenu quelques distinctions : un diapason d’or, onze distinctions de Classica, un ffff dans Télérama… Il a déclenché l’enthousiasme du chef Alain Passard, dont le restaurant trois étoiles, l’Arpège, porte dans son nom l’attrait pour la musique de son créateur . Celui­-ci apporte son soutien au Palais des dégustateurs à chaque fois qu’il en a l’occasion. Et le lien entre tout cela est moins improbable qu’il n’y paraît. Après tout, grands vins, cuisine étoilée et musique relèvent tout simplement des plaisirs de la vie.

    Une aventure financière

    Créer un label discogra­phique est une aventure à tous points de vue. De son propre aveu, si Eric Rouyer a pu réaliser ses projets, c’est avant tout parce qu’il bénéficie de la confiance des vignerons, qui lui permettent d’enregistrer dans des lieux dédiés au vin. Pour autant, il s’agit toujours d’un énorme risque financier. Je le fais, c’est déraisonnable, et puis après, je me débrouille, s’amuse-­t-il. Avant d’avouer que son comptable s’arrache les cheveux.

    Son activité profession­nelle de caviste et de négociant soutient le label et contribue à faire aboutir les projets. Selon lui, il y a 30 ans, cette aventure n’aurait pas été possible. Le vin est en effet devenu un produit de luxe durant les dernières décennies et connaît actuellement un emballement qui en fait un produit spéculatif. «Pour ceux qui ont de l’argent à dépenser, la bouteille de grand vin a remplacé la Porsche d’autrefois, observe­-t-­il. Une situation dont il ne se réjouit pas parce qu’il la juge symptôme d’un système malade, mais dont le label profite pour le moment. Jusqu’à l’inversion ? Un peu lassé des selfies avec les bouteilles, un vigneron aimerait faire évoluer ses pratiques et, puisque certains grands vins sont représentés par des agents, comme les artistes, il a demandé à être distribué par le label Palais des dégustateurs ; une « porte de sortie » pour son produit. Eric Rouyer travaille à cette évolution : représenter les grands vignerons à travers son label discographique. Et la petite entreprise soutenue par la réputation des vignerons, pourrait à son tour devenir un soutien pour ces derniers. En attendant, en passionné des bonnes choses, Eric Rouyer continue tous azimuts à s’enthousiasmer pour les grands vins comme pour la grande musique. Quand on assume une passion, on peut vivre des choses superbes, conclut-­il.

    La Romanée Conti, un lieu magique

    La célébrité de la Romanée Conti est très ancienne. Elle date de l’époque où le prince Louis François de Bourbon­ Conti l’achète, en 1760, pressentant qu’à cet endroit­-là, il se passe quelque chose de magique, raconte Eric Rouyer. Depuis le 18e siècle, la parcelle a connu de nombreuses mésaventures telles que l’arrivée des maladies cryptogamiques (l’Oïdium, le mildiou) et des ravageurs (la pyrale, le phylloxera), qui ont contraint à l’arrachage des pieds de vigne en 1945. Aujourd’hui, la parcelle est cultivée en biodynamie, à l’aide d’outils tirés par un cheval et elle est une des plus célèbres du monde, à tel point que les amateurs de vin viennent du monde entier pour la voir. Quant au prix d’une seule bouteille, il s’élève à plusieurs milliers d’euros… jusqu’à plus de 45 000 € pour une bouteille de l’année 2 000, par exemple.

    Le terroir (le sol, le climat…) est ce qui fait la différence et permet de produire un grand vin. Entre un bon vin et un grand vin, ce qui fait la différence, c’est l’émotion, confie Eric Rouyer. On est dans le mystère. Et plus un vin est grand, moins on a de choses à dire.

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    La passion de la musique peut ainsi heureusement mener à l’écart des sentiers battus…

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    Ce lundi 2 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le plaisir partagé d’un éditeur de disques de voir ses enregistrements reconnus et célébrés : Eric Rouyer (Le Palais des Dégustateurs) , pour le double CD des Trios avec piano de Schubert, par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley

    L’éditeur des superbes CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer,

    m’a fait partager sa joie de voir son double CD PDD021 des Trios avec piano de Schubert par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley,

    reconnu « Révélation Juillet-Août 2021 » par le magazine Gramofon, en Hongrie…

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    http://www.gramofon.hu/archivum/nemes-egyszeruseg-es-csendes-nagysag

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    Les Trios de Schubert version Robert Levin/ Noah Bendix-Balgley/ Peter Wiley : révélation Juillet-Août en Hongrie par Gramofon, que le Dr Balàcs Zay considère comme la plus grande interprétation de l’histoire du disque, devant Jacques Thibault / Alfred Cortot / Pablo Casals, et même celle avec David Oistrakh, qui sont « correctement romantiques et férocement engagées » par rapport à la pureté et l’élévation de l’interprétation, la simplicité noble et la grandeur tranquille du coffret du label Le Palais des Dégustateurs. 
    L’unique version que l’on peut qualifier d’exceptionnelle.
    Enregistrement effectué au Couvent des Jacobins de la Maison Louis Jadot à Beaune. 

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    Bravo !

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    Ce mercredi 7 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa