Étiquette : lecture

  • Fin ce matin 17 avril à 8h10 de ma lecture des 711 pages du « Carnet de notes 2021 – 2025 » de Pierre Bergounioux, débutée mardi 14 avril dernier : la joie sobre et sans pathos de l’attention aux plus infimes variations des sensations lumineuses et chantantes, chaudes, éprouvées lors de la succession des saisons qui s’offrent en cette vie qui passe… Avec gratitude…

    Fin ce matin 17 avril à 8h10 de ma lecture des 711 pages du « Carnet de notes 2021 – 2025 » de Pierre Bergounioux, débutée mardi 14 avril dernier – cf mon article d’avant-hier mercredi 15 avril : « La joie de parcourir au fil de ses 711 pages la poursuite plus que jamais assidue (2021 – 2025) de l’ardent devoir de continuer d’assumer avec vaillance le récit détaillé scrupuleux du quotidien même le plus banal de ses jours, en un temps de plus en plus affecté par les blessures physiques de son vieillir, de l’admirable Pierre Bergounioux, en son présent « Carnet de notes 2021 – 2025 » : une joie de le retrouver toujours bel et bien aussi vivant et mieux que jamais profondément lui-même en son rapport vital, toujours frontalement assumé, au réel et à autrui…« …

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    Une lecture volontairement cursive, sans crayon ni surligneur à la main, et sans une seule prise de note – parfois, et à plusieurs reprises, je me suis forcé à n’en rien écrire : ni une expression remarquable, ni une date… Je désirais en retirer une impression globale – moi, amateur éperdu de micro-analyses, et si peu doué pour la synthèse...

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    Alors ? Mon impression globale ? Eh bien ! selon le mot même retenu pour le titre de mon article d’avant-hier, celle d’une « poursuite plus que jamais assidue » contre les vents et marées des circonstances diverses, événements en tous genres et accidents-blessures infiniment variés de la vie – cette vie bien évidemment, et même davantage que cela, mortelle, chaque seconde de vie nécessairement reçue en sursis (avec la continûment menaçante épée de Damoclès au-dessus de la fragilité de nos têtes…) ; et quelque part, je ne l’ai donc pas noté, Pierre Bergounioux cite un beau mot (d’avertissement !) de Pasteur prévenant qu’il y aurait faute grave à les laisser futilement et vainement passer, ces secondes de vie-là, et ainsi stupidement gaspiller, sans rien du tout en faire, sans les faire fructifier (telle Cathy ramassant assidument et infatigablement les divers fruits des bois (groseilles, framboises, myrtilles mais aussi cèpes et girolles…) aux alentours de sa maison des Bordes, afin d’en remplir à ras-bords et à foison ses pots de si délicieuses confitures)… ; et Louis Pasteur, bien sûr, le dit un million de fois mieux que moi ici… – , dont il importe de faire le meilleur – le plus utile et le plus fécond, en forme d’œuvre un peu consistante et au moins un moment durable… – usage possible, quelque mal et quelque peine-douleur dussions-nous aussi y endurer…

    Et Pierre Bergounioux, en bon corrézien qu’il est – même natif seulement de Brive, et pas du haut et rude plateau de Millevaches, Davignac, Meymac, la très pauvre Haute-Corrèze… – , est presque aussi rude en endurance que sa chère compagne et princesse mandchoue de Haute-Corrèze, Cathy…

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    Ce qu’indique superbement – et je me permets de le répéter ici – , la quatrième de Couverture : « Quarante-cinq ans ont passé depuis que j’ai pris le parti de noter la teneur, la couleur de mes jours. Des commencements, j’ai conservé quelques habitudes, la première et la principale étant de me lever tôt, d’écrire, jusqu’à midi, pour lire, ensuite, aussi longtemps que j’en suis capable. Je me conforme toujours à la règle que je me suis fixée, dans l’internat, et dont je ne saurais m’écarter sans que le gamin de dix-sept ans que, paraît-il, je fus et qui l’a édictée, ne me rappelle à l’ordre d’une voix tonnante. « On a tous les âges à chaque instant », constatait le psychanalyste Georg Groddeck, et c’est un adolescent de jadis qui continue de régenter mon existence. Je persiste à noter les faits quotidiens. Tout nous reste, mais les chemins d’accès au passé s’effacent. Quelques mots, sur du papier, aident, si on le souhaite, bien sûr, à le retrouver« …  

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    J’admire donc cette inflexibilité de Pierre Bergounioux à ne – presque – jamais tenir compte du critère de plaisir, en particuler dans les foisonnantes lectures que carrément il s’inflige : que d’affligeants très lourds pensums il s’obstine ainsi à accumuler et endurer jusqu’au bout, par crainte de manquer si peu que ce soit de savoir…

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    Quand mon tempérament personnel a d’abord pour boussole la joie, la pure joie :

    c’est ainsi que cette pente m’a conduit à préférer le plus souvent l’écoute émerveillée du meilleur de la musique à d’insipides fâcheuses lectures de bien trop bavards pesants livres…

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    Mais ce n’est là qu’un avis de lecteur !

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    De Pierre Bergounioux, et sa superbe et rutilante idiosyncrasie d’écriture qui sait aller droit et avec sobriété à l’essentiel, j’adore l’immense très précise et justissime attention, si  magnifiquement soigneuse, aux infinies variations toujours renouvelées et vibrantes des lumières, des couleurs des arbres et des fleurs, des chants et des ramages des divers oiseaux, qu’il sait si bien reconnaître, des vols virevoltants des fragiles et éphémères papillons, au fil des saisons qui bien fidèlement se renouvellent, pour lesquelles variations ainsi remarquées il prend soin de noter bien scrupuleusement, et à la volée quotidienne de son ressenti ainsi que de l’écriture minutieuse de son carnet, sa gratitude immensément reconnaissante : à la vie, tant la vie reçue (de ses parents et grands-parents, et ascendants) que la vie donnée (à ses enfants et petits-enfants, et descendants) : cette chaîne se perpétuant en se renouvelant forcément un peu, au fil des générations qui se suivent et se poursuivent…

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    Une vie qui en ses 45 années d’écriture de son quotidien « Carnet de notes« , démarré le 16 décembre 1980, lui a permis, à lui, Pierre Bergounioux – né à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) le 25 mai 1949 – , d’engranger 6307 pages une fois imprimées en 6 volumes publiés jusqu’ici par les Éditions Verdier : « Carnet de notes (1980 – 1990)«  – 951 pages en 10 ans et 16 jours – , « Carnet de notes (1991 – 2000)«  – 1261 pages en 10 ans – , « Carnet de notes (2001 – 2010)«  – 1263 pages en 10 ans – , « Carnet de notes (2011 – 2015)«  – 1204 pages en 5 ans – , « Carnet de notes (2016 – 2020) » – 917 pages en 5 ans – , et maintenant « Carnet de notes (2021 – 2025)«  – 711 pages en 5 ans – , qui, donc, lui ont permis et lui permettent encore et toujours pour le moment – tant qu’il y a de l’encre et du papier, ainsi, bien sûr, que de la vie, dirait notre cher Montaigne… – , en ces pages qui ne cessent, jour après jour de se suivre en s’écrivant quotidiennement, d’inscrire fidèlement dans la durée-continuité d’une vie et d’une écriture attentives et intensives, et ici, donc, en ces pages vibrantes de vie de ce carnet manuscrit, devenant un peu plus tard ces très copieux livres imprimés à couverture jaune des Éditions Verdier, ce qui dure, s’endure, se remarque et se marque, se suit et se poursuit, s’use et se répare, et se blesse et se soigne aussi, rustine après rustine posée, de ce que lui, Pierre Bergounioux, inscrit ainsi, page à page, de ce qui touche un peu à vif, au quotidien renouvelé très matinalement de ses jours – Pierre Bergounioux a conservé la très saine et féconde habitude de toujours se lever très tôt ! – , et le fait le tenir en attention, et puis le retenir un peu en l’écriture, le ressenti sensible le plus vivant et marquant, au moins sur le moment, de sa vivante et toujours vibrante, et jusqu’au plus infime et ténu, vie ; et que nous avons la chance insigne, en les lisant, ces pages, de partager un peu, à notre tour et par délégation de notre propre attention, au fil des pages tournées de notre lecture suivie…

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    Avec gratitude, oui.

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    Ce  vendredi 17 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En parcourant très attentivement par la lecture les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes concernant son Bordeaux et son Sud-Ouest, c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous…

    En parcourant très attentivement par la lecture soigneuse, attentive aux moindres détails – assez souvent à décrypter… – les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes qui concernent – et émanent, à vif, de – son Bordeaux et son Sud-Oest – « Le Jardin public« , en 1994 (Confluences) ; « Une Ville bâtie en l’air« , en 1996 (Confluences) ; « Les Quinconces« , en 1999 (Confluences) ; « Tsanga, tsanga, fragments malgaches« , en 1999 (Mollat) ; « Une Chanson qui nous ressemble« , en 2001 (Confluences) ; « Reste avec nous car le soir tombe« , en 2004 (Mollat) ; « Le Chemin de Macau« , en 2017 (Arléa) ; « Une Vie de soleil« , en 2019 (Arléa) ; « En visitant les musées de Bordeaux« , en 2021 (Confluences)…  ; et restent à publier d’autres recueils de ses très nombreux articles, par exemple de critique littéraire, pour le journal Sud-Ouest – ,

    c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie – ressentie ainsi que remémorée : mais pourquoi donc écrire, sinon pour apprendre à être d’abord tellement mieux à soi, face à l »écoulement des jours qui filent, passent et fuient… – si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous..

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    Et cela, dans un style, assez à la Chardonne, où règne une immense pudeur de fond de maintien, au final contrôlée ; en particulier concernant les personnes de son privé, le plus souvent, sinon toujours, minimalement indiquées, au très furtif passage, par une simple initiale – pas davantage – de prénom…

    Mais c’est l’enchantement profus et généreux, via le filtre-tamis des mots, du ressenti des impressions si nuancées et si délicates – sans la si petite que ce soit ombre-tache de mauvais goût de préciosité, ni encore moins le moindre soupçon d’exhibitionnisme : pouah ! – de l’auteur, ainsi qu’un art impressionniste parfait des touches fines de la palette raffinée et pourtant sobre – le mot précis toujours juste faisant instantanément et en finesse, j’y insiste, mouche en son phrasé svelte, vibrant et cursif… – de ses descriptions cursives – tout va toujours très vite, et file : à la Morand ; mais lui avait le cœur sec, et je remarque au passage que Jean-Marie Planes ne manquait jamais de le relever chaque fois qu’il évoque Morand… – de lieux et de paysages, qui  règne en l’écriture somptueuse – à la fois sobrement retenue et délicieusement épanchée : un oxymore réussi, qu’il s’autorise en s’y livrant à son écritoire… – de Jean-Marie Planes, pour enchanter, avec humilité et simplicité tempérée – c’est bien sûr là un très heureux effet du bienvenu climat dont nous jouissons à Bordeaux… – , la lecture à laquelle nous sommes ainsi, du coin de notre œil de lisant – et comme par-dessus l’épaule de l’écrivant à l’œuvre, juste en train, lui, à l’instant même, tout frais, de l’effectuer à sa plume sur le papier… – , autorisés à nous pencher, en lisant ce qu’il vient, consentant à peine, mais tout de même se livrant ainsi en ce filtre propice et incitateur de la joie de l’écriture, de nous laisser un peu regarder – et ainsi l’accompagner un peu aussi, lui, de notre complicité approbatrice de simple lecteur à distance, en temps en en lieu, de ce qu’il nous laisse, et a laissé, désormais, qu’il n’est plus là… – , au fil de la souplesse toute d’élégance foncière de la course respirante et maintenant, désormais, respirée, de ses phrases qui s’écrivaient alors, en son présent de vivant et écrivant – l’un après l’autre – à vif…

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    Beaucoup, beaucoup, nous est ainsi donné-laissé à recueillir, à notre tour de simple lecteur un peu attentif, en cette distance de délicatesse si magnifiquement retenue et millimétrée, en sa pudeur, d’épanchements, de sa délicieuse sprezzatura à l’écritoire, de Jean-Marie Planes – sur cette sprezzatura, lire l’indémodé et admirable « Livre du Courtisan«  de Baldassare Castiglione (1478 – 1529)…

    Le style, fluidissime, étant au service de l’extraordinaire précision – parfois pudiquement floutee… – , du rendu, par l’expression ainsi maîtrisée de l’écriture, du vécu même, fulgurant et à vif – jouissant et souffrant, brûlant même parfois, à l’occasion, tout à la fois tout cela, oxymoriquement, quasi en permanence… – , de l’auteur qui nous a quittés il y a maintenant un an, le 16 janvier 2025…

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    Ce lundi 19 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réception émerveillée ce jour de « Ce qui n’était jamais arrivé », le tout nouvel opus d’Hélène Cixous, à paraître en librairie le 9 octobre prochain : l’enchantement toujours renouvelé…

    L’année dernière, Hélène Cixous m’avait adressé, avant sa parution en librairie le 7 novembre 2024, son « Et la mère pond vite un dernier œuf« , assorti de cette très aimable dédicace : « pour Francis Lippa, grand lecteur de cœur, Hélène, avec Haya et Isha« …

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    Ce jour, elle vient, à nouveau, de m’adresser son opus de l’année, « Ce qui n’était jamais arrivé« , assorti de cette merveilleuse dédicace : « pour Francis  ami« …

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    Inutile d’ajouter que je me suis immédiatement immergé en ce somptueux cadeau, d’une auteure dont chaque page, chaque ligne, chaque mot, est un trésor d’incroyables merveilleuses surprises, qui font de la lecture un inépuisable et constamment renouvelé enchantement…

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    Ce soir, j’en suis à la page 72 de ma toute première lecture, de simple découverte…

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    Á demain, la suite de ma lecture – jubilatoirement impatientée – des 176 pages de ce radieux cadeau de l’année 2025 : quel régal !..

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    Et je signale, pour rappel, que la merveilleuse vidéo de notre entretien à propos de son superbe « 1938 – nuits » (paru aux Êditions Galilée) du 23 mai 2019, à la Station Ausone de la librairie Mollat, à Bordeaux, mise en ligne le 7 juin suivant, a été regardée sur youtube, à ce jour du 26 septembre 2025, 4539 fois – par comparaison avec d’autres succès de ces vidéos enregistrées par les soins minutieux et ultra-compétents de la librairie Mollat, la vidéo de l’entretien magnifique lui aussi que j’ai eu avec Manuel Cornejo le 17 avril 2025 (et mise en ligne le 27 avril), à propos de sa fabuleuse édition chez Gallimard (collection Tel) de la Correspondance et autres écrits de Maurice Ravel, a, toujours à ce jour du 26 septembre 2025, été regardée sur youtube 3802 fois...

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    Ce vendredi 26 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos des conditions assez exigeantes de lecture de ce blog-ci « En cherchant bien » : un petit appendice d’un jeu quasi vital…

     

    A propos des conditions assez exigeantes _ ne serait-ce qu’en temps et attention nécessaires … _ de lecture de ce blog-ci « En cherchant bien » _ peut-être au demeurant trop confidentiel, et cela déjà du simple fait, indépendant de ma volonté (d’auteur de ce blog), de sa complexité technico-matérielle d’accès depuis qu’il ne figure plus dans la grille générale du site de la librairie Mollat, depuis une reconfiguration, il y a quelque temps, de ce site, ayant décidé (qui ?) de faire l’impasse sur ses blogs ; mais mon blog ayant continué, lui, d’exister, plus actif que jamais… _,

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    ces brèves remarques qui suivent, de simple accompagnement à l’envoi par courriel _ et je tiens à ces échanges pas trop étiques, pas trop bruts, par courriels, justement : la pensée a toujours besoin d’un minimum d’espace ainsi que d’un minimum de temps, pour déployer-déplier, détailler, épanouir vraiment ce qu’elle a à signifier d’un peu précis, riche et complexe, et qui ne se borne bien sûr pas à du phatique et du conatif (selon Roman Jakobson, les fonctions du langage sont les suivantes : la fonction expressive, la fonction conative, la fonction phatique, la fonction métalinguistique, la fonction référentielle, la fonction poétique ; et je tiens aussi beaucoup à cette dernière, comme je tiens à la musique, et au concert enthousiasmant des Muses…) _ de mon article d’avant-hier 22 février « A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques : un échange de courriels avec Eric Rouyer… » à quelques amis auxquels j’avais à cœur de l’adresser et partager,

    et d’en recevoir peut-être _ qui sait ? l’espoir aide à vivre ; et je suis foncièrement un optimiste ! _ une forme d’un peu surprenant commentaire-réponse, à contre-pied, du côté de l’insu et de l’impensé : à découvrir à penser !,

    en dialogue ouvert et surprenant qui, creusant l’impensé du message énoncé proposé, fait avancer un poil plus loin, et commence à épanouir, telle la fleur s’extrayant de son bourgeon premier, ou tel le papillon s’extrayant de sa chrysalide originaire, l’intuition essayée _ s’essayant, au participe immanquablement présent (pour le lecteur aussi !) : à la Montaigne en ses formidables « Essais« … _ de départ

    _ « Penserions-nous beaucoup, et penserions-nous bien, si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres, qui nous font part de leurs pensées, et auxquels nous communiquons les nôtres ? Aussi bien, l’on peut dire que cette puissance extérieure qui enlève aux hommes la liberté de communiquer publiquement leurs pensées, leur ôte également la liberté de penser — l’unique trésor qui nous reste encore en dépit de toutes les charges civiles et qui peut seul apporter un remède à tous les maux qui s’attachent à cette condition« , proclamait de son côté, contre la censure, le cher Kant du côté de son Königsberg natal, actuellement Kaliningrad… Le combat de Sisyphe est à perpétuité…  _ :

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    Voici cet article « A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques : un échange de courriels avec Eric Rouyer… »

    issu d’un échange de courriels avec Eric Rouyer, le maître d’œuvre du superbe label discographique « Le Palais des Dégustateurs »…
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    Aider à faire œuvre de « passeur » – à quelque niveau que ce soit, et en toute modestie, forcément – d’œuvres vraies de culture, est d’une urgence absolue,
    quand tant de choses, semblant pourtant solidement installées jusqu’ici, s’écroulent autour de nous, par cynisme et veulerie…
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    « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est chemin »
    … 
    Francis
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    Voilà.
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    Ce blog m’est cher,
    et je suis mieux qu’attentif aux réponses _ inespérées/espérées, presqu’attendues : désirées… _ de ceux auxquels je les adresse et qui les déchifferont peut-être,
    tels des messages dans des bouteilles livrées aux courants capricieux, incertains, aléatoires, joueurs, de la mer…
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    Avec une non négligeable part, en effet, de jeu…
    Et que serait nos vies sans ce jeu mieux que sérieux : vital même ?…
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    Ce lundi 24 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa