Étiquette : les Couperin

  • Une délicieuse évocation musicale de Marie-Françoise Certain, claveciniste du Grand Siècle, appréciée notamment de Jean de La Fontaine…

    Le très joli CD Seulétoile SEIO « Le Salon de la rue du Hasard – Melle Certain claveciniste du Grand Siècle« , de Mathilde Mugot _ regardez et écoutez cette vidéo de présentation de 3′ 13 _,

    vient délicieusement rappeler à mon souvenir le passionnant travail de recherche que j’avais réalisé en 1994-1995 pour le CD « Jean de La Fontaine – Un Portrait musical » de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne _ l’enregistrement avait eu lieu en l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache pour EMI – Virgin au mois d’août 1995 ; et le CD était sorti en mars 1996 _,

    dans lequel j’avais pour la première fois croisé ce nom de Melle Certain (1662 – 1711), dans un vers de la très précieuse « Épître à M. de Nyert » (en 1677) de Jean de La Fontaine :

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    « Certain, par mille endroits également charmante,

    Et dans mille beaux art également savante,

    Dont le rare génie et les brillantes mains 

    Surpassent Chambonnières, Hardel, les Couperins. »

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    Le programme de ce délicieux disque de Mathilde Mugot nous invite dans l’intimité musicale d’une femme d’exception, qui côtoya La Fontaine et Lully, et sut rester libre en vivant de son art _ ce qui n’est pas rien…

    Sur cette Melle Certain, lire ceci de Bertrand Porot, en 2005…

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    Mathilde Mugot fait ici entendre la musique que Marie-Françoise Certain et les plus grands musiciens de l’époque interprétaient dans le salon de celle-ci, rue du Hasard à Paris, improvisant et rejouant au clavecin en particulier les airs à succès des derniers opéras.

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    Œuvres et transcriptions pour clavecin seul de Jean-Henri d’Anglebert, Jacques Hardel, François Couperin, Élisabeth Jacquet de La Guerre, Mlle de Ménetou, Jean-Baptiste Lully.

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    Tout un beau monde _ parisien, du Grand Siècle _ revit ainsi, délicatement, en délicieuse musique…

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    Ce jeudi 23 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De Ravel en Liszt, un voyage mien, somme toute, de redescente, pour le ravélien que je suis…

    Les bien belles sorties discographiques présentes des CDs « Ravel – The Complete Works for Solo Piano Vol. 1 » (Avie Records AV2623) de Vincent Larderet et « Liszt » (Alpha 1036) de Nelson Goerner _ regarder cette passionnante vidéo (de 5′ 09) de présentation de ce CD « Liszt«  par Nelson Goerner lui-même, formidable interprète, ici à son domicile, à Cologny, au bord du Lac Léman… _,

    m’ont amené à commander dare-dare à mon disquaire préféré le précédent double album « Liszt- Between Light & Darkness » (Piano Classics PCL10201) de Vincent Larderetn que, en dépit d’un article « Deux nuances de sombre » _ le lire ici _ de Jean-Charles Hoffelé, paru en date du 26 janvier 2021, je n’avais pas vu passer _ et que d’ailleurs le magasin n’avait jamais eu non plus… _ ;

    ce qui a fait que ce même jour, hier samedi 13 avril, j’ai pu me procurer et écouter sur ma platine ces trois CDs Liszt par Vincent Larderet et Nelson Goerner…

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    Je dois confesser que, à la différence de Jean-Charles Hoffelé qui a beaucoup apprécié ce double album « Liszt- Between Light & Darkness » de Vincent Larderet, je n’y ai hélas pas du tout accroché…

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    A contrario,

    le jeu de Nelson Goerner, éminemment poétique dans les « 3 Sonetti di Petrarca » S. 270 _ écoutez ceci _, et sensible et nuancé dans la majestueuse grande « Sonate en Si mineur » S. 178, m’a, lui, en revanche, comblé…

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    Et rappelé aussi le plaisir éprouvé aux divers CDs Liszt, tout en subtiles nuances, de Francesco Piemontesi _ cf tout spécialement mon  article « «  en date du 19 septembre 2023,

    avec rappels de précédents articles consacrés à ces divers CDs lisztiens de Francesco Piemontesi…

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    Il n’empêche, le voyage de Ravel en Liszt représente pour moi, très subjectivement, hélas, une forme de redescente musicale, eu égard à mes réticences indurées envers le romantisme _ et son pathos confus souvent, sinon en général ; mais cela dépend aussi, bien sûr, des interprètes et de leurs interprétations : il y a aussi de bienheureuses exceptions !.. _, et surtout ma passion pour la lisibilité-clarté-fluidité du goût français, à son acmé dans Ravel _ en sa filiation assumée avec les Couperin par exemple…

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    Toute écoute de musique, d’un disque ou d’un concert, a lieu en un moment et un contexte nécéssairement particuliers, qui ainsi, forcément, la relativisent, et qui obligent à revenir, ici ou ailleurs, ré-écouter et l’œuvre et l’interprétation de tel ou tel artiste qui nous en donne une médiation sienne, à laquelle nous-mêmes prêterons une plus ou moins ouverte et juste attention, à cet autre moment-là :

    telle est la situation de ce jeu mélomaniaque ouvert à focales croisées et recroisées, indéfiniment in progress…

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    Ce dimanche 14 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa