Étiquette : Les Indes galantes

  • L’événement de transcendantes « Indes galantes » de Rameau à l’Auditorium de Bordeaux, par la grâce d’une miraculeuse direction de Leonardo Garcia Alarcon, ce vendredi 20 juin, de 20h à 23h 15…

    Pour témoigner de cette émotion extraordinaire qu’a a été, hier vendredi 20 juin, en un Auditorium de Bordeaux comble et transporté de bonheur, l’événement de transcendantes « Indes galantes » de Jean-Philippe Rameau,  par la grâce d’une miraculeuse direction musicale de Leonardo Garcia Alarcon,

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    voici tout simplement ce rapide mot à mon gendre Sébastien, qui dans l’impossiblité d’y assister lui-même en compagnie de sa fille – ma petite-fille – Alma-Flore, retenue à une représentation en son collège d’une représentation théâtrale où elle intervenait, m’avait cédé sa place :

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    Un seul regret : qu’Alma-Flore ait manqué cette merveille…
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    C’étais plus beau encore que la fameuse production de 2019 :
    la vidéo de l’extrait de la fameuse Scène du Calumet de l’Entrée des Sauvages, en 2019
    est très inférieure (bien trop statique !) à l’apothéose de cette même scène (déchaînée) hier soir à l’Auditorium…
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    A la fin, la salle entière était debout pour une interminable formidable ovation, amplement méritée…
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    Un seul bémol, peut-être, et au final minime :
    la soprano Laurène Paterno (née à Chambéry) a une très belle voix, mais chante hélas en bouillie ! On ne comprend pas un mot à ce qu’elle dit !
    Les trois autres chanteurs : Ana Quintans (Lisbonne, 1975), Mathias Vidal (Saint-Raphaël,1978), Andreas Wolf (Wernigerode, 1981), eux, étaient, en divers rôles successifs dans les successives Entrées, tous les trois magnifiques,
    notamment le baryton-basse Andreas Wolf : beaucoup de présence, parfait !
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    Une soirée absolument merveilleuse.
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    Fournaise encore à la sortie, dehors, à 23 h15.
    Je suis rentré à pied : ça s’est rafraîchi peu à peu jusqu’à ce que j’arrive à la maison.
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    Une fabuleuse réussite, avec aussi des danseurs stupéfiants de vie, de Bentou Dembélé, et une mise en scène elle aussi faramineuse…
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    Francis
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    Mémorable !!!

    Peut-être la plus marquante représentation d’opéra à laquelle il m’a été donné d’assister…

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    Ce samedi 21 juin 2015, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le revival discographique des joyeux « Paladins » de Jean-Philippe Rameau (2)

    Voici qu’après mon article «  » du 26 février dernier,

    ResMusica, sous la plume de Jean-Luc Clairet, publie ce jour une chronique intitulée « Les Paladins de Rameau par la Chapelle harmonique : première intégrale discographique« , consacrée à ce marquant CD du label Château  de Versailles – Spectacles, par la Chapelle harmonique sous la direction de Valentin Tournet…

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    Valentin Tournet parachève le travail commencé par Jean-Claude Malgoire en 1990 (2 CDs Paul Vérany) et poursuivi par Konrad Junghänel en 2010 (2 CDs Coviello Classics) avec cette parution inespérée d’une véritable intégrale (3 CD Château de Versailles Spectacles) de l’avant-dernier opéra de Jean-Philippe Rameau.

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    « La musique est d’un ennui redoutable. Rameau a paru radoter, et le public lui dit qu’il est temps de dételer. » En 2022, l’on se désolidarise bien évidemment de cette critique de 1760 venue cueillir à chaud la première représentation des Paladins. Heureux fut-il que Rameau ne prît pas la mouche après cet avis assassin à l’endroit du dernier opéra qu’il présenta à son public, car c’eût été priver la postérité des géniales Boréades à venir. Si le succès délaissa bel et bien Les Paladins, supprimé de l’affiche après 15 représentations, ce fut pis pour Les Boréades, jamais représentées _ en effet… _ du vivant de son auteur, où pourtant (piqué au vif ?) il s’était de toute évidence dépassé. Certes, le pénultième opéra n’est pas irrigué de la même eau que l’ultime : pas un numéro des Paladins ne se hisse à la hauteur de l’Air pour les Saisons et les Zéphyrs, de l’Entrée de Polymnie des Boréades. Mais il dégage du déversoir de danses qu’il est une somme de trouvailles orchestrales, une énergie dont la très pop version Christie/Montalvo/Hervieu (DVD Opus Arte) fit une fête mémorable au Châtelet en 2004.

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    C’est dans ce maelström que plonge le jeune ensemble de Valentin Tournet. L’ambition affichée de sa Chapelle Harmonique (« renouveler l’approche de grandes œuvres… s’intéresser à des versions moins connues ») convainc davantage cette fois qu’à Beaune en 2019 (avec une version révisée, par Rameau soi-même, des Indes Galantes sans l’Entrée des Fleurs). Les Paladins version Tournet (deux heures cinquante au lieu des une heure trois-quarts de Malgoire) sont même plus qu’intégraux, puisque gratifiés de l’addendum de cinq pièces retirées par le compositeur avant la première et de l’Ouverture remplacée consécutivement à l’arrivée à Paris en 1759 de cornistes plus expérimentés. Une prise de son très aérée met en valeur le chœur haut en couleurs, les bois acidulés et joueurs, les cordes veloutées et fougueuses d’une phalange parfois tentée par la précipitation (péché mignon de jeunesse ?), ainsi qu’un arsenal percussif destiné, dixit Valentin Tournet, à « accentuer le caractère dynamique des danses…. une pratique selon toute apparence usuelle à l’époque. »

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    Les Paladins, en fait une comédie lyrique _ voilà _ , sont la réponse de Rameau à la Querelle des Bouffons (tenants du sérieux de la tragédie lyrique à la française, comme Rameau, versus ceux du bouffe à l’italienne – Rousseau). Le compositeur dijonnais, déjà visionnaire avec sa Platée de 1745, enfonce le clou de son indiscutable protéiformité. Rire ne lui fait pas peur. Choquer non plus : dans ses Paladins, sa version, adaptée par Duplat de Monticourt, du conte de La Fontaine inspiré de l’Arioste Le chien qui secoue de l’argent et des pierreries, le rôle de la fée Manto est confié, comme la plus célèbre des grenouilles, à un chanteur : l’intrigue convenue (un barbon amoureux d’un tendron amoureux d’un bellâtre) se teinte d’une ambiguïté qui interroge forcément lorsque ledit barbon, pour parvenir à ses fins, est contraint de jurer sa foi amoureuse à un homme.

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    Manto n’apparaît qu’au troisième Acte : de l’Ariette gaye Le Printemps des amants, ou encore le conquérant De ta gravité, Philippe Talbot s’empare avec l’assurance et la musicalité qui sont sa marque. Il aurait pu aussi bien incarner Atis, le jeune premier, attribué à l’impeccable ramiste qu’est une fois encore Mathias Vidal. L’amoureuse de ce dernier est Sandrine Piau, dont la ductilité vocale fait merveille en Argie. Elle délègue la suivante Nérine, qu’elle incarnait au Châtelet, à la pétillante Anne-Catherine Gillet. Nérine préfigure une certaine Blonde mozartienne, comme le garde-chiourme Orcan (impeccable Florian Sempey) un certain Osmin _ de « L’Enlèvement au Sérail« . Complétant cette excellente distribution française, Nahuel di Pierro croque d’une bonhomme noirceur Anselme, le barbon berné par les Paladins.

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    Moins expérimentés que Christie jadis, moins spectaculaires que Kossenko récemment _ en son superbe « Achante et Céphise« … _, Les Paladins de Tournet imposent la verdeur et l’enthousiasme de la jeunesse. Une jeunesse parfaitement accordée à celle d’un compositeur qui, même sous la surface d’intrigues rebattues, ne radote _ en effet _ jamais.

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    Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Les Paladins, comédie lyrique en trois actes sur un livret de Duplat de Monticourt.

    Avec : Sandrine Piau, soprano (Argie) ; Florian Sempey, baryton (Orcan) ; Anne-Catherine Gillet, soprano (Nérine) ; Nahuel Di Pierro, basse (Anselme) ; Mathias Vidal, ténor (Atis) ; Philippe Talbot, ténor (Manto) ;

    La Chapelle Harmonique, direction : Valentin Tournet.

    3 CD Château de Versailles Spectacles.

    Enregistrés dans la Galerie des Batailles du Château de Versailles en décembre 2020.

    Livret de 160 pages trilingue (français, anglais et allemand).

    Durée totale : 164:59

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    Ce jeudi 31 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Ecouter Frans Bruggen diriger Rameau…

    Pour prolonger le plaisir d’écouter Frans Bruggen diriger Rameau,

    à la tête de son Orchestre du XVIIIe siècle, 

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    retour au coffret de 4 CDs des Suites Orchestrales de Rameau

    _ Les Boréades, Dardanus, Castor et Pollux, Les Indes galantes, Acante et Céphise, Les Fêtes d’Hébé, Naïs et Zoroastre... _,

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    le coffret Glossa GCD 921125 _ enregistrements de 1987, 1990, 1994, 1998 et 2001 _,

    paru en 2018 : 

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    une merveille d’interprétations,

    qui nous comblent…

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    Ce mardi 13 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le merveilleux tout dernier concert de Frans Bruggen, consacré à un choix d’extraits des Indes galantes, de Jean-Philippe Rameau

    En m’intéressant aux diverses interprétations discographiques des sublimes Indes galantes de Jean-Philippe Rameau,

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    voici que je suis tombé sur une vidéo youtube (de 60′) du dernier concert public de Frans Bruggen,

    consacré précisément à un choix d’extraits de ce merveilleux ballet-opéra :

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    c’est tout simplement magnifique !

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    Quel chef d’œuvre !

    et quelle magistrale _ et archi-émouvante _ interprétation !

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    En ses recommandations de répétitions à ses musiciens et chanteurs,

    Frans Bruggen met l’accent sur l’exigence suprême de la justesse _ et fluidité-vivacité-délicatesse… _ des rythmes…

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    Ce lundi 12 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa