Étiquette : Les Récollets

  • Quand un miracle, incroyablement annoncé, se trouve, et même doublement, réalisé : les castagnettes prodigieuses de Luceno Tena, avec la harpe, magicienne et magique, de Xavier de Maistre, en le programme, et de concert et de disque, « Serenata española « : maintenant le CD, enregistré en l’Hotel de Toulouse à Paris en juin et août 2017… Un double miracle, et de concert et de disque, accompli, et même dépassé au-delà de toute espérance ! 

    Quand un miracle, incroyablement annoncé, se trouve, et même doublement – mais oui ! au concert comme au disque… – , réalisé : les castagnettes prodigieuses de Luceno Tena, avec la harpe, magicienne et magique, de Xavier de Maistre, en le programme, et de concert et de disque, « Serenata española « : voici donc maintenant, à mon écoute proprement sidérée par tant de perfection de réalisation – quel art prodigieux, magique !, stupéfiant, de ces deux interprètes ! – comme de conception – déjà ! – , le CD Sony classical 88985450452 « Serenata española« , enregistré en l’Hôtel de Toulouse (aujourd’hui siège de la Banque de France) à Paris en juin et août 2017…

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    Oui, il s’agit bel et bien d’un double miracle, et au concert et au disque, merveilleusement accompli, et même au-delà de toute espérance jubilatoirement incroyablement dépassée et transcendée !

    UN MIRACLE de musique enchanteresse, voilà !

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    Tel est en effet aujourd’hui, ce samedi 19 septembre 2026, mon constat enthousiaste proprement émerveillé, après  la réception, chez mon disquaire préféré, de ce CD que j’avais doublement commandé – un exemplaire pour ma petite-fille Alma-Flore, harpiste, et l’autre pour moi : elle avait assisté, avec son père Sébastien, au concert de ce programme donné par Lucero Tena, aux castagnettes, et Xavier de Maistre, à la harpe, aux Récollets à Ciboure le samedi 5 septembre dernier, et pas moi, qui venais de regagner Bordeaux ; cf mon article « Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un absolument magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes…« , en date, lui, cet article, du 6 septembre dernier… – , et cela après plusieurs écoutes, en boucle, proprement enchantées de ce prodigieux CD, envoûtées par pareille prodigieuse magie enregistrée !

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    Existent donc vraiment, et en toute pleine effectivité, des miracles ; et en musique tout spécialement : elle a l’art d’élever très très haut, vers l’empyrée…

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    Tout simplement, regardez et écoutez donc ceci (de 5′ 43), enregistré en 2017 pour servir de trailer officiel à ce magique CD :

    à votre tour, vous accèderez ainsi déjà un peu au prodige de cette magie de musique et d’interprétation-incarnation donnée par le jeu incroyablement parfait et de Xavier de Maistre et de Lucero Tena…

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    Une magie qui m’avait été annoncée, voilà, par mon amie luzienne Francine Aldin, qui avait déjà, une ou deux années auparavant, assisté, envoûtée, à ce même concert « Serenata española » de Lucero Tena et Xavier de Maistre donné lui aussi à Ciboure ou Saint-Jean-de-Luz, et peut-être même aux Récollets ; et qui pour rien au monde ne désirait manquer de s’enchanter, cette nouvelle fois, à la perfection absolue du jeu de castagnettes de Lucero Tena (née à Victoria de Durango, au Mexique, le 16 septembre 1938)…

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    Une perfection confirmée à nouveau par les témoignages enthousiastes, après ce concert donné aux Récollets, à Ciboure, du samedi 5 septembre dernier, de Francine Aldin, de Sébastien Lepetit et Alma-Flore, ainsi que de mon ami désormais luzien Dominique Raoux-Cassin, tous présents, et tous encore sous le charme – à dimension d’éternité ! – de cet extraordinaire concert de harpe et castagnettes de Xavier de Maistre et Lucero Tena…

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    Et maintenant, me voilà qui écoute ce sublimissime CD « Serenata española » enregistré en 2017 en la sublime galerie – achevée par Mansart en 1640 – de l’Hôtel de Toulouse – ou Hôtel La Vrillière – , à Paris,

    qui n’a rien, mais absolument rien du tout !, d’une vulgaire espagnolade pour touristes en mal de clichés d’hispanité…

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    Écoutez, écoutez déjà, et regardez ici, cela, et vous serez à votre tour conquis et envoûtés par cette miraculeuse magie qui jaillit – miraculeusement ! je dois y insister.. – , de pure joie qui comble, des célestes doigts d’anges, plus et mieux que parfaits, de Lucero Tena et Xavier de Maistre…

    Un pur miracle à simple portée, aussi, d’écoute de CD…

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    Ce samedi 19 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un absolument magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes…

    Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes, auquel je n’ai pas assisté, mais dont mon gendre Sébastien Lepetit et ma petite-fille, harpiste, Alma-Flore Lepetit, sont revenus, m’ont-ils dit au téléphone, encore mieux qu’enchantés : absolument conquîs !!!

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    Étaient aussi présentes, au rang derrière Alma-Flore, sa professeur de harpe au Conservatoire de Bordeaux Marie-Emmanuelle Allant-Dupuy, et sa collègue professeur de harpe au Conservatoire de Bayonne, Salomé Magnier…

    Ainsi que ma chère amie luzienne Francine Aldin, qui m’avait dit la veille, vendredi 4 septembre, lors du concert Mompou de Jean-François Heisser – cf mon article d’hier « Superbissime Jean-François Heisser pour une sublimissime « Música callada » de Federico Mompou (1959, 1962, 1965, 1967) aux Récollets hier vendredi 4 septembre : une musique intense et profonde consubstantiellement retenue…« … – que pour rien au monde elle ne manquerait un concert, aux Récollets, de Lucero Tena – née à Victoria de Durango, au Mexique, le 16 septembre 1938… – que j’avais aperçue la veille, à son arrivée aux Récollets pour assister au concert Mompou de Jean-François Heisser, accueillie par l’ami, membre lui aussi de Jakintza, Christophe de Dreuille, qui lui avait alors, d’un geste de la main, signalé, juste en face, la belle maison natale de Maurice Ravel…

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    Et le programme de ce magique concert aux Récollets d’hier samedi 5 septembre, reprenait en partie celui, de 14 plages – d’œuvres de Mateo Albeniz, Enrique Granados, Manuel de Falla, Francisco Tarrega, Joaquin Malats, Antonio Soler, Isaac Albeniz et Jesus Goridi – , du très beau CD Sony classical 88985450452 « Serenata española » de Xavier de Maistre, à la harpe, et Lucero Tena, aux castagnettes, paru le 12 janvier 2018 – enregistré à Paris, à l’Hôtel de Toulouse, du 19 au 22 juin, et les 3 et 4 août 2017  – ,

    dont voici une belle vidéo (de 5′ 43) de présentation, par Xavier de Maistre lui-même…

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    Et au sortir de ce magistral si beau concert des Récollets – le lieu est lui aussi splendide ! – ,

    Marie-Emmanuelle Allant-Dupuy a dit à Alma-Flore qu’elle allait, cette année-ci, lui faire travailler le superbe – originellement pour guitare – « Recuerdos de la Alhambra » de Francisco Tárrega (Vila real, 21 novembre 1852 – Barcelone, 15 décembre 1909), si superbement joué à la harpe seule, hier soir, par Xavier de Maistre – et dont voici le podcast de ce « Recuerdos de la Alhambra«  (d’une durée de 3′ 59) présent en ce CD Sony enregistré en 2017, interprété à la harpe par Xavier de Maistre !..

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    Dont acte.

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    Alma-Flore a été absolument émerveillée (!) par ce si beau concert du Festival Ravel 2026, aux Récollets – un très brillant cru, donc,

    dont Bertrand Chamayou peut assurément être fier…

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    Ce dimanche 6 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Superbissime Jean-François Heisser pour une sublimissime « Música callada » de Federico Mompou (1959, 1962, 1965, 1967) aux Récollets hier vendredi 4 septembre : une musique intense et profonde consubstantiellement retenue…

    Oui, c’est un superbissime Jean-François Heisser qui, merveilleusement inspiré, nous a donné, hier vendredi 4 septembre, aux Récollets à Ciboure, une sublimissime  « Música callada » de Federico Mompou (Barcelone, 16 avril 1893 – Barcelone, 30 juin 1987) : une musique consubstantiellement et splendidement retenue – ou musique tue (callar = se taire)…

    Une musique d’une complète intimité, seulement pour soi-même et ses proches, et comme en partie murmurée, et pas pour une salle de concert, destinée à être acclamée…

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    Un récital de Jean-François Heisser, d’une admirable profonde, intense, bouleversante, et justissime, sobriété-nudité, formidablement expressive, sur le piano,

    telle que Mompou expressément le désirait, en ce sommet absolu de son œuvre que sont ces 4 cahiers de « Música callada« , soient 28 miniatures publiées en 1959 (1 à 9), 1962 (10 à 16), 1965 (17 à 21) et 1967 (22 à 28)…

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    Déjà la présentation qu’en a donnée, à son micro, Jean-François Heisser était magnifique, et sans un mot de trop.

    Il nous a dit comment il avait rencontré Federico Mompou, en 1974, lors de l’Académie d’été de Saint-Jacques-de-Compostelle : « Ce fut une expérience bouleversante de voir cet homme maladivement timide, gêné par sa grande taille, vivre au quotidien sa propre musique : la recherche permanente du rubato naturel, du  balancement idéal, du ton juste, nous laissait entrevoir ce monde de la liberté absolue dont on n’ose imaginer qu’on puisse un jour y accéder.« 

    Mompou qui disait avec sa très profonde et idiosyncrasique humilité : « Je ne suis pas un compositeur ; je ne veux pas être un compositeur. je crois, tout simplement, que je suis une musique, une musique dont je suis convaincu que ce n’est pas moi qui la fais, car j’ai toujours la sensation qu’elle vient en moi du dehors.« 

    Et dans le livret de présentation de ce concert de ce vendredi 4 septembre 2026, Hélène Cao très justement commente : « Son langage harmonique, à nul autre pareil, exploite les moindres vibrations du son. Cette sensibilité à la résonance s’enracine dans son enfance – barcelonnaise – car ses grands-parents – maternels : Dencausse – possédaient une entreprise de fonderie de cloches dans la région de Tarbes« .

    Et Hélène Cao de conclure sa notice du livret de présentation de ce si beau concert : « Ravel aurait été sensible à cette musique sans compromis, en dépit de ce qui le sépare de son esthétique – singulière. Si les informations manquent quant à ses relations avec le musicien catalan, on sait du moins que Mompou figure dans son carnet d’adresses et, en juin 1926, sur la liste des invités à la création des Chansons madécasses« .

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    Jean-François Heisser n’a pas manqué de très justement encore recommander la lecture du chapitre intitulé « Le Message de Mompou« , aux pages 157 à 172 du beau recueil de Vladimir Jankelevich « La Présence lointaine – Albeniz, Séverac, Mompou » à qui voudrait pénétrer plus avant dans les arcanes de l’œuvre de Mompou…

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    Et quand avec mon amie Francine Aldin, grande amie de Jean-François Heisser, nous sommes aller le féliciter après le concert – je désirais offrir au magnifique ravélien qu’il est aussi mon « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » – , je lui ai suggéré de découvrir l’extraordinaire musique de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784), telle que l’a donnée au disque – Mandala MAN 4847, enregistré à Paris en 1995 ; cf mon article « Musiques de joie : la merveille absolue et irrésistible des Sonatas de Manuel Blasco de Nebra, par Josep Colom«  en date du 10 avril 2020… – l’excellent pianiste catalan Josep Colom – Barcelone, 11 janvier 1947 – , auteur aussi, après Mompou lui-même – indispensable coffret de 4 CDs Brilliant Classics, enregistré à Barcelone, en 1974… – , d’une intégrale de la musique piano de Mompou – coffret de 4 CDs Mandala 5021/24 « Mompou -L’Œuvre pour Piano« , enregistré en décembre 1991, février, mars et juin 1992…

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    Mais, et surtout (!), le 23 octobre 2013, est paru aux Éditions Actes-Sud le livre-disque « Musica callada – Federico Mompou » de Jean-François Heisser,

    qui manque hélas à ma discothèque personnelle : je n’avais pas encore rencontré cette sublime musique de Mompou…

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    Mais hier je l’ai admirée en ce concert émouvantissime de Jean-Francois Heisser aux Récollets de Ciboure !

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    Et sur cette sublimissime « Música callada » de Federico Mompou,

    cf, parmi beaucoup d’autres sur mon blog consacré à Mompou que j’aime tant,

    mon article « Musiques de joie : la Musica callada de Federico Mompou à l’écoute de la quintessence acérée et voluptueuse de l’intime » en date du 11 avril 2020…

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    Ce samedi 5 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Fabuleux concert hier après-midi 3 septembre de Benjamin Alard aux Récollets à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, autour du Concerto pour clavecin et orchestre de Manuel de Falla, et découverte d’un extraordinaire compositeur né en 1968 : José Maria Sanchez-Verdú, avec 3 œuvres commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, pour un hommage à Falla, et créées le 18 juin 2024 à Grenade par Benjamin Alard lui -même au clavecin…

    Fabuleux concert hier après-midi jeudi 3 septembre 2026, aux Récollets, à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, par Benjamin Alard, clavecin et direction artistique, Gabriel Pidoux, hautbois, et 4 solistes de l’Academie Ravel : Shuyu Yang, flûte, Steven Taeyu Han, clarinette, Hadewych de Vos, violon, et Aurélien Fietta, violoncelle, autour du « Concerto de clavecin « d’Emmanuel de Falla, précédé du « Tantum ergo «  de Tomaso Luis de Victoria – José Maria Sanchez-Verdu – né à Algesiras le 7 juillet 1968 – , de « Las Ínsulas extrañas «  de José Maria Sanchez-Verdú, des Sonates K. 159, 461, 208 et 118 de Domenico Scarlatti, du « Fandango » d’Antonio Soler, des « 12 Variations sur les Folies d’Espagne « de Carl Philipp Emanuel Bach, du « De los Alamos vengo, madre «  de Juan Vasquez – José Maria Sanchez-Verdú…
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    Les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú lui ont été spécialement commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, et pour commémorer les 150 ans de la naissance de Manuel de Falla (Cadix, 23 novembre 1876 – Alta Gracia en Argentine, 14 novembre 1946), en complément du « Concert pour clavecin » de celui-ci, pour le concert donné à Grenade le 17 juin 2024, car c’est en effet à Grenade qu’à vécu plusieurs années Manuel de Falla, et que se trouvent les importantes archives Manuel de Falla.

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    Or le créateur, au clavecin, de ces œuvres de Jose-Maria Sanchez-Verdú, ce soir-là à Grenade, n’est autre que le magnifique Benjamin Alard, entouré alors pour cette création, de Miguel Colom, violon, Fernando Arias, violoncelle, Alonso Octavio, flûte, Angel Luis Sanchez, hautbois et Vicente Alberola, clarinette…

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    Mais la perspective entre le concert de 2024 à Grenade, et le concert de ce 3 septembre 2026 aux Récollets, est totalement inversée : le concert de Grenade honorait Manuel de Falla, alors que le concert d’hier aux Récollets, très justement intitulé «  Manuel de Falla : inspirations et filiations », s’inscrit dans une saison 2026 du Festival et de l’Académie Ravel baptisée « L’Heure espagnole « et honorant l’Espagne…

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    Et ce renversement a été à la fois sidérant pour le public des Récollets recevant ce concert, et plus encore passionnant, car il déplaçait complètement nos oreilles : les œuvres interprétées ne correspondent, en effet, pas du tout à ce que nous pouvions en attendre – et de fait beaucoup, bouleversés, non seulement ne les ont pas reconnues !!! , mais se demandaient même si le programme annoncé n’avait pas été remplacé par un tout autre !!! – ; avant, explications données par Benjamin Alard en a parte après le concert, d’admirer profondément le résultat obtenu :

    notre réception du « Concert pour Clavecin « de Manuel de Falla, s’éclairait, en effet, d’une toute autre lumière, comme si il était le résultat des œuvres l’ayant précédé dans ce concert des Récollets, et tout spécialement les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú composées en 2024, et pour le même effectif de musiciens que pour le « Concerto pour  clavecin « de Manuel de Falla : l’une absolument originale, « Las Ínsulas extrañas », et les deux autres, le « Tantum ergo «  et le « De los álamos vengo, madre « inspirées par deux œuvres de Tomás Luis de Victoria (1538 – 1611) et Juan Vásquez (ca. 1500 – ca. 1560), et se déprenant aussi considérablement d’elles…

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    Mais pareil jeu enchanteur de déprise jouait aussi à propos des autres œuvres interprétées hier soir : ainsi en est-il allé pour nos oreilles surprises de la Sonate K. 159 de Domenico Scarlatti , que cette fois seul au clavecin Benjamin Alard a fait suivre à « Las Ínsulas extrañas «  interprétées par lui avec le quintette de ses collègues instrumentistes, me semblait être davantage du  Giacinto Scelsi que du Domenico Scarlatti, de même que « Las Ínsulas extrañas » me semblaient être issues de la plume d’un Steve Reich…

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    Bref l’œuvre de Manuel de Falla, son « Concerto pour clavecin« ,  que nous recevions en cette très sobre et très belle chapelle des Récollets, devenait à la fois extraordinaire, surprenante, et magique, magnifique !!!

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    Oui, l’intitulé choisi pour le programme de ce concert des Récollets, « Inspirations et filiations », était mieux que superbement, superlativement !, rempli et honoré.

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    Et Benjamin Alard, créateur à Grenade le  18 juin 2024, des 3 œuvres redonnées hier à Ciboure de José Maria Sanchez-Verdú, est un interprète mieux que superlatif des œuvres pour claviers – clavecin, orgue, clavicorde, etc. – qu’ils nous fait découvrir ou plutôt redécouvrir comme si nous les entendions et admirions pour la première fois…

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    Benjamin Alard est plus que probablement, avec un Pierre Hantai et un Francesco Corti, le meilleur claveciniste aujourd’hui au monde…

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    Immense merci à lui !

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    A Saint-Jean-de-Luz, ce vendredi 4 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa