Étiquette : Les Talens lyriques

  • Jouir de la « Proserpine » de Lully et Quinault de Christophe Rousset et ses Talens lyriques : de délicieuses retrouvailles au CD…

    Jouir de la « Proserpine » de Lully et Quinault (de 1680) de Christophe Rousset et ses Talens lyriques : que voici de délicieuses retrouvailles en un triple CD Château de Versailles Spectacles CVS 187 !!! – enregistré du 19 au 22 juin 2025…

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    Retrouver ainsi le génie subjuguant et de Philippe Quinault (Paris, 3 juin 1635 – Paris, 26 novembre 1688) et de Jean-Baptiste Lully (Florence, 28 novembre 1832 – Paris, 22 mars 1687) pour l’éternité si miraculeusement accordés, est subjuguant d’intensité…

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    Admirez ici par exemple ceci (2′ 28)…

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    Ce lundi 10 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P. s. :

    ce 14 août, sur son blog Discophilia, Jean-Charles Hoffelé vient de consacrer à cette « Proserpine » de Lully et Quinault si bien servie par Christophe Rousset et ses Talens lyriques, un très juste article intitulé « Proserpine retrouvée« , que l’on peut consulter ici …

  • Un chef d’œuvre aujourd’hui oublié et un jalon important jusqu’ici négligé de l’histoire de la musique maintenant splendidement restitué au CD par Christophe Rousset et ses Talens lyriques : l’ »Ifigenia in Tauride »(créée à Vienne le 4 octobre 1763) de Tommaso Traetta (1727 – 1779)…

    C’est un chef d’œuvre aujourd’hui bien oublié et pourtant un jalon important jusqu’ici négligé de l’histoire de la musique qui vient de nous être splendidement restitué maintenant au CD par Christophe Rousset et ses Talens lyriques, pour le label de très grande qualité Aparté : l’ »Ifigenia in Tauride » (créée à Vienne le 4 octobre 1763) de Tommaso Traetta (Bitonto, 30 mars 1727 – Venise, 6 avril 1779), avec ce magnifique double album (de 159′) Aparté AP 399 – enregistré à Innsbruck du 27 au 29 août 2025 – ,

    une nouveauté discographique très heureusement signalée par les articles de Pierre Degott « Résurrection d’Ifigenia in Tauride de Tommaso Traetta » pour ResMusica le 23 juin dernier et Jean-Charles Hoffelé « Iphigénie viennoise » sur son site Discophilia le 3 juillet dernier …

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    Articles que voici – avec mes menues farcissures en rouge – :

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    Résurrection d’Ifigenia in Tauride de Tommaso Traetta

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    Les Clefs du mois

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    À la tête d’une distribution de haut vol, insuffle vie et passion – oui – à un – important – maillon manquant – de l’histoire de la musique : voilà – entre Gluck et l’école napolitaine finissante. Une découverte qui réjouira – oui ! – tous les amoureux de l’opéra italien du XVIIIᵉ siècle.

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    Le festival de musique ancienne d’Innsbruck 2025 aura été l’occasion de deux découvertes musicales majeures, l’Ifigenia in Aulide (1718) de Caldara et l’Ifigenia in Tauride (1763) de Traetta. Seul le deuxième ouvrage, semble-t-il, a été jugé digne d’intéresser le public discophile. Il est vrai que l’esthétique musicale de Traetta, à l’instar de celles de ses contemporains Gluck, Jommelli et Sacchini, frappe l’auditeur par son recours à des formes musicales traditionnelles, mais également par ses tentatives de « moderniser » l’opera seria en y introduisant différents courants propres à la sensibilité de la deuxième moitié du dix-huitième siècle. Créé à Vienne juste un an – et c’est bien sûr à souligner – après l’Orfeo de Gluck, avec dans le rôle d’Oreste le castrat Gaetano Guadagni, créateur également du rôle d’Orfeo, l’opéra Ifigenia in Tauride fait bel et bien partie de ces opéras dits « réformés » que l’on écoute aujourd’hui avec le plus grand intérêt – et plaisir : absolument. Encore très tributaire encore de l’aria ABA’, l’ouvrage fait la place belle au récitatif accompagné, aux ensembles vocaux et surtout au chœur, ce dernier jouant un véritable rôle dramatique dans une action qu’il ne fait pas que commenter. En cela, il se détache très nettement – oui – des opéras napolitains encore en vigueur dans les années 1760, et cela pour le plus grand bonheur – voilà ! – de tous.

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    L’action, on s’en doute, est peu ou prou – forcément – la même que celle de l’Iphigénie en Tauride de Gluck. Y a été introduit le personnage de Dori, qui en trahissant le tyran Toante et les prêtres du temple, aide le fidèle Pilade à sauver du sacrifice son ami Oreste, condamné à être exécuté par Iphigénie.

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    Du côté des performances vocales, l’enregistrement regorge – mais oui – de très belles découvertes – d’interprétation. Au grain de voix plus dramatique que les deux autres sopranos, savonne quelque peu ses vocalises même si elle propose une prestation de belle qualité. , en Pilade, impressionne par un joli timbre argenté et des vocalises à la vitesse supersonique. Non moins virtuose, dispose d’un timbre rond, frais et charnu, d’un suraigu puissant et nourri et d’un flair dramatique qui lui permet de rendre compte de la complexité – voilà – des sentiments d’Iphigénie. En Toante le ténor australien possède lui aussi tous les atouts vocaux pour faire vivre un personnage tout d’une pièce : des vocalises acérées, des aigus percutants et un timbre d’une grande beauté qu’on espèrerait entendre dans un rôle de personnage plus sympathique. Le contreténor polonais sera sans doute une révélation. Dans le rôle – d’Oreste – conçu pour Guadagni, il triomphe non pas par la virtuosité vocale mais par l’onctuosité de la ligne vocale, par un legato rond et crémeux et surtout par l’expressivité de son chant – voilà. Ses airs ainsi que son duo avec Iphigénie comptent ainsi parmi les plus belles réussites – en effet – de la partition.

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    À la tête de ses Talens Lyriques, est l’artisan de cette belle réussite musicale. Énergique sans être frénétique – jamais chez lui… – , sa direction vive et précise – oui – soigne aussi bien les parties solistes que les ensembles instrumentaux et les chœurs. On notera enfin la belle participation de l’ensemble vocal , très sollicité dans cet opera seria réformé où la place du chœur est une remarquable innovation.

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    Tommaso Traetta (1727-1779) : Ifigenia in Tauride, dramma per musica in tre atti. Livret de Marco Coltellini.Avec Rocío Pérez, soprano (Ifigenia) ; Rafał Tomkiewicz, contre-ténor (Oreste) ; Suzanne Jerosme, soprano (Pilade) ; Alasdair Kent, ténor (Toante) ; Karolina Bengtsson, soprano (Dori). Ensemble NovoCanto. Les Talens lyriques, direction : Christophe Rousset.2 CD Aparte. Enregistrés en août 2025 lors du Festival de musique ancienne d’Innsbruck.

    Notice de présentation trilingue (anglais, allemand et français). Durée totale : 159:00

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    Et 

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    IPHIGÉNIE VIENNOISE

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    Le 4 octobre 1763, le palais du château de Schönbrunn accueillait cette Ifigenia in Tauride composée par Tommaso Traetta pour le couple impérial. Gaetano Guadagni venait – événement très marquant ! – d’incarner l’année précédente sur la scène viennoise l’Orfeo de Gluck, Traetta releva le défi – voilà ! – de lui écrire cet Oreste élégiaque et blessé qui ne pâlit pas devant l’aède de son prestigieux rival.

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    Certains auront sacré la puissance dramatique – voilà ! – si suggestive du chef-d’œuvre de Traetta à la même aune que le geste plus uniment lyrique – oui – de l’opéra de Gluck, l’écoute de cette résurrection captée dans le cadre du Festival d’Innsbruck – le livret documente par de beaux clichés la mise en scène élégante de Nicola Raab – leur donne raison – oui.

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    Le livret habile de Marco Coltellini – Montepulciano, 24 mai 1724 – Saint-Pétersbourg, Novembre 1777 – sert les intentions novatrices du compositeur, les da capos creusent les sentiments, augmentent la vérité des portraits psychologiques, la plume – dramatique très expressive – de Traetta est inspirée au point qu’on ne songe guère – voilà : Traetta sait très bien s’en démarquer – à l’emprise que Gluck étendait sur l’apogée déclinante de l’opera seria.

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    Les airs virtuoses sont stupéfiants – voilà ! – autant par leurs pyrotechnies que par leur impact émotionnel – surtout – , mais comment ne pas entendre dans les pages lyriques des mélodies déjà – mais oui... –  mozartiennes ? Ecoutez seulement – plage 2 du CD n° 2 – le sommeil d’Oreste et son air « Deh ! per pieta, placatevi » (avec un violoncelle concertant surprenant) si finement chanté par Rafał Tomkiewicz. À lui le redoutable défi de reprendre ce rôle écrit pour Guadagni, il le fait avec une grâce certaine – oui – qui rend son Oreste si émouvant – voilà.

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    Splendide (et supra virtuose) l’Ifigenia de Rocío Pérez (« So, che pieta de’ miseri ») alors que Suzanne Jerosme offre son timbre versicolore à un Pilade dont la psyché est finement saisie par Traetta (« Grazie, pietosi Dei »). Karolina Bengtsson confère une vraie présence à Dori. Alasdair Kent ne rend-il pas l’odieux Toante supportable ? Sa présence scénique devait être à la hauteur de son chant dardé qui fascine, décidément un ténor à suivre.

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    Après la renaissance discographique d’Antigona – paru en 2000 pour le label Decca – , il fallait bien que Christophe Rousset et ses Talens Lyriques reviennent enfin à Traetta ; aidés par Novo Canto ils en magnifient le théâtre inventif – voilà, voilà – , capturant toutes les subtilités – absolument – dont Traetta aura empli cette somptueuse – c’est le mot juste ! – Ifigenia in Tauride, laissant espérer qu’il se pencheront demain sur cette Armida composée elle aussi pour Vienne deux années auparavant – cette Armida de Traetta a été créée à Vienne le 3 janvier 1761.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Tommaso Traetta
    (1727-1779)

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    Ifigenia in Tauride

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    Rocío Pérez,
    soprano (Ifigenia)
    Rafał Tomkiewicz,
    contre-ténor (Oreste)
    Suzanne Jerosme,
    soprano (Pilade)
    Alasdair Kent, ténor (Toante)
    Karolina Bengtsson, soprano (Dori)

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    Novo Canto
    Les Talens Lyriques
    Christophe Rousset, direction

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    Un livre-disque de 2 CD, au livret soigné, du label Aparté AP399

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    Photo à la une : © DR

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    Pas seulement donc un jalon important de l’histoire de la musique,

    mais un somptueux chef d’œuvre d’opéra seria de Traetta, splendidement servi ici au disque pour le label Aparté par la direction très juste, à la fois dramatique et subtile, de Christophe Rousset : une importante et très marquante réalisation ! 

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    Ce lundi 6 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Eblouissant Michael Spyres, une nouvelle fois sublimement au sommet, en un somptueux « In the shadows – Wagner », dans lequel il élargit encore son répertoire, ici jusqu’à Wagner, de son autorité naturelle d’une rayonnante douce évidence et parfait art du chant… Chapeau bien bas, Monsieur !

    Après son flamboyant CD « Baritenor«  _ enregistré à Strasbourg en août et octobre 2020, avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Marko Letonja, soit le CD Erato 019029516664 ; cf, par exemple, mon article du 22 octobre 2021 « « … _

    et son passionnant CD « Michael Spyres – Contra-Tenor«  _ enregistré à Lonigo (Vicence) en septembre 2022, avec Il Pomo d’Oro dirigé par Francesco Corti, soit le CD Erato 5054197203467 ; cf, par eremple, mon article « «  du 5 mai 2023… _,

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    voici qu’aujourd’hui _ regardez ici cette vidéo de présentation de leur CD par Michael Spyres et Christophe Rousset (d’une durée de 6′ 52) : elle est vraiment très intéressante dans la précision même des détails donnés, et par Michael Spyres, et par Christophe Rousset, et sur la composition magnifique du programme de ce trèsremarquable CD, et dans le choix et la fraîcheur, comme d’improvisaion pour une première sur la scène, de leur interprétation enregistrée et partagée ici des divers airs si minutieusement et intelligemment choisis… _  l’incomparable Michael Spyres nous fait la grâce d’un admirable somptueux CD « In the shadows – Wagner » _ enregistré à Paris, Salle Colonne, en décembre 2022, avec cette fois Les Talens lyriques dirigés par Christophe Rousset, soit le CD Erato 5054197879821 _ dans lequel il met en parfaitement convaincante lumière beaucoup de ce que l’ombrageux génie musical de Richard Wagner (1813 – 1883) _ ici en un air d’Arindal de l’opéra « Les Fées«  (créé en 1834), en un air de Cola Rienzi de l’opéra  « Rienzi«  (créé en 1842), et dans un air de Lohengrin de l’opéra « Lohengrin«  (créé en 1848) ; regardez-ici cette vidéo de l’enregistrement (d’une durée de 5′ 09) _ doit, aussi, même si c’est resté jusqu’ici assez peu visible _ et pas assez remarqué, avant, justement, la curiosité sagace et experte du merveilleux Michael Spyres… _, à certains de ses prédécesseurs compositeurs du premier XIXe siècle opératique,

    de 1807, pour la date de création de l’opéra « Joseph » d’Étienne Méhul, à 1833, pour la date de création de l’opéra « Hans Heilig » de Heinrich Marschner,

    pour ce qu’il en est du choix réalisé ici en ce programme magnifique (!) de ce que Richard Wagner doit à ses immédiats prédécesseurs en l’histoire de la musique et l’opéra… :

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    Étienne Méhul (1763 – 1817) _ pour un air de Joseph dans « Joseph » (créé en 1807) ; admirez-ci ce sublime podcast (d’une durée de 5′ 06)… _,

    Ludwig Van Beethoven (1770 – 1827) _ pour un air de Florestan dans  « Fidelio » (créé en 1814) _,

    Gioachino Rossini (1792 – 1868) _ pour un air de Leicester dans « Elisabetta, regina d’Inghilterra«  (créé en 1815) ; écoutez-ici le podcast (de 9′ 57) _,

    Giacomo Meyerbeer (1791 – 1864) _ pour un air d’Adriano dans « Il Crociato in Egitto » (créé en 1824) _,

    Carl Maria Von Weber (1786 – 1826) _ pour un air de Max dans « Freischütz » (créé en 1821) _,

    Daniel Auber (1782 – 1871) _ pour un air de Masaniello dans « La Muette de Portici » (créé en 1828) ; écoutez-ici le podcast (de 5′ 01) _,

    Gaspare Spontini (1774 – 1851) _ pour un air de Heinrich dans « Agnes von Hohenstaufen » (créé en 1829) ; écoutez-ici le podcast (de 5′ 12) _,

    Vincenzo Bellini (1801 – 1835) _ pour un air de Pollione dans « Norma » (créé en 1831) _

    et Heinrich Marschner (1795 – 1861) _ pour un air de Konrad dans  « Hans Heiling » (créé en 1833). 

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    Et, à nouveau,

    Michael Spyres, ténor, avec une autorité naturelle qui jamais ne force rien, mais vient délicatement, doucement, illuminer tout,

    avec la clarissime évidence de son timbre magnifique, de sa voix si justement posée, de sa parfaite élocution en les diverses langues, français, italien, allemand, et de son idéal art du chant le plus naturel qui soit,

    vient cette fois encore ici nous surprendre,

    et fait merveille absolue !

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    Et c’est tout simplement, et à nouveau _ j’y insiste, pardon, mais comment ne pas rendre les armes devant un tel, à nouveau sublime, sommet d’art du chant ?!. _ un éblouissement…

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    Chapeau bien bas, l’artiste !

    Bravissimo, Monsieur !

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    Ce mardi 5 mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce que l’Air du Froid du « King Arthur » (en 1691) de Henry Purcell (et John Dryden) doit à l’Air des Trembleurs de l’ »Isis » (en 1677) de Jean-Baptiste Lully (et Philippe Quinault)…

    Un échange de courriel avec une amie m’a permis, ce mercredi 10 mai, de faire un point sur ce que le célèbre Air du Froid du « King Arthur » (en 1691) _ air popularisé il y a quelques années par une interprétation-adaptation de Klaus Nomi (1944 – 1983), et disponible dans le magnifique enregistrement de John-Eliot Gardiner, avec Stephen Varcoe, en 1985 _ de Henry Purcell (1659 – 1695), sur un livret de John Dryden (1631 – 1700),

    doit à l’Air des Trembleurs de l’ »Isis » (en 1677) de Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), sur un livret de Philippe Quinault (1635 – 1688).

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    En 1995, alors que j’étais « conseiller artisitique de Hugo Reyne et La Simphonie du Marais », 
    j’ai été l’auteur à 90% du programme du CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (CD EMI – Virgin, de La Simphonie du Marais) préparé pour les commémorations _ plusieurs concerts et un disque _ du tricentenaire du décès de La Fontaine en 1695.
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    Et il se trouve que j’avais personnellement tenu à inclure en ce programme autour de la carri§re poétique et musicale de La Fontaine, l’air des Trembleurs de l’ » Isis » de Lully et Quinault, en 1677,
    pour illustrer d’une part les péripéties des querelles musico-poétiques entre La Fontaine et Lully,
    et surtout afin situer, dans le temps, le « petit opéra », donné à Paris, en 1678 _ et quasi inconnu, non seulement des mélomanes, mais aussi de la plupart des chercheurs _, « Les Amours d’Acis et de Galatée » de Marc-Antoine Charpentier et Jean de La Fontaine,
    que j’avais retrouvé et pu reconstituer en partie lors de mes recherches de toute une année pour constituer ce programme de concert et de CD en l’honneur de La Fontaine…
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    En effet, c’est de cet air des Trembleurs de l’ « Isis » de Lully, en 1677, que le merveilleux Henry Purcell s’est inspiré pour l’air célèbre du Froid de son « King Arthur » en 1691…
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    Purcell, en effet, formé auprès des compositeurs  Pelham Humphrey et John Blow, était très connnaisseur de la musique française de son époque, à la cour des rois Charles II et Jacques II Stuart, qui avaient longtemps longtemps présents à Saint-Germain-en-Laye, au moment du règne de Cromwell…
    Et leur sœur étant l’épouse de «  Monsieur », Philippe d’Orléans, le frère du roi, Louis XIV…

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    Voici donc ici un podcast (de 1’ 48) de cet air extrait de notre CD, enregistré pour EMI en 1995, par La Simphonie du Marais dirigée par Hugo Reyne, intitulé « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine »
    – les chanteurs en sont Isabelle Desrochers et Bernard Deletré. 
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    J’étais présent (et vigilant !) aux séances d’enregistrement (par l’excellent Hugues Deschaux), supervisées par l’excellent Nicolas Bartholomée, à l’abbaye Saint-Michel-en-Thiérache, au mois d’août 1995,
    dont je garde un souvenir enchanté…
    Et le CD est paru, brillamment récompensé, en mars 1996 sous le label Virgin : 7243 5 45229 2 5. 
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    De ce bel air des Trembleurs d’ » Isis », de Quinault et Lully,
    voici les podcasts de deux autres interprétations,
    l’une tirée de l’ » Isis » de Lully dirigée par Christophe Rousset à la tête de ses Talens lyriques, en 2019 ;
    et l’autre du CD « Lully – Les Divertissements de Versailles », par les Arts Florissants dirigée par William Christie, en 2002.
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    La confrontation de ces trois interprétations est plus qu’intéressante.
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    dans lequel j’évoque les circonstances des recherches (et découvertes) liées à ce CD de 1995-96…
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    Voilà.
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    Ce mercredi 10 mai 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa