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  • Aller à la rencontre, à Arbonne, à la Benoîterie, de l’œuvre si puissant et si émouvant sur l’essentiel, de Serge Labégorre, récemment disparu le 16 avril 2026, à l’âge de 94 ans…

    C’est un article mis en ligne par Sud-Ouest hier après-midi mardi 22 septembre, à 15h 49, intitulé « Arbonne : l’œuvre puissante de Serge Labégorre s’expose à la Benoîterie« , qui m’a fait immédiatement désirer me rendre à Arbonne à la rencontre de l’œuvre très puissant, en effet, de ce peintre décisif et majeur qu’est Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026)…

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    Je connais Serge Labégorre, libournais, depuis mon année de Terminale au Lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64, car ma chère professeur de philosophie – cf notamment mon article « Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux… » en date du 7 juillet dernier  – , Simone Gipouloux, très amatrice d’arts, et amie proche de Serge Labégorre qu’elle encourageait dès cette époque libournaise, possédait en son salon, à Libourne, une très imposante toile de lui, qui a continué d’impressionner très fortement en sa jolie petite maison de l’avenue Georges Clémenceau à Talence, où j’allais de temps en temps lui rendre visite quand elle fut à la retraite…

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    Et la dernière fois que je l’ai vu, lui, Serge Labégorre, ce fut à la cérémonie des obsèques de Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 2014 – Talence, 14 février 2014), au temple de Talence, le 18 février 2014…

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    Mais, professeur – de philosophie – à mon tour au Lycée – devenu Lycée Max Linder – de Libourne, j’ai eu comme élève sa fille Sophie Labégorre (née à Pau le 14 avril 1963), qui a fondé, à Seignosse en 2014, l’importante et toujours très active Fondation Labégorre – cliquez sur l’onglet « œuvres disponibles« , et vous accèderez à un trésor éblouissant d’images de tableaux plus saisissants (!) les uns que les autres de Serge Labégorre : quel artiste !.. – , consacrée à la conservation et à la mise en valeur de l’œuvre – considérable et vraiment magnifique ! – de son père :

    écoutez ici cet entretien très détaillé – et passionnant – (de 75′) du mercredi 1er octobre 2025, avec Sophie Labégorre, ainsi que – mais oui ! – son père Serge en personne…

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    « La peinture n’est pas, n’a jamais été une imitation – mimesis – des apparences, mais la traduction par des formes et des couleurs de ce qui ne se voit pas, c’est à dire la tension irréductible – voilà – de l’homme vers ce qui le dépasse, son désir absolu – et sans limite et infini – qui le déchire – car il y du tragique, et intense, aussi dans ces élans si profonds – ; c’est ce désir habité d’éternité – à  la fois dans le temps et d’une autre dimension que le temps, comme en un radieux (et irradiant de lumière) moment de surplomb du temps… – qui est sa réalité. Et c’est bien ce déchirement et cette souffrance qui font la dignité – oui ! et absolument essentielle… – de l’homme, que j’aime approcher », a excellemment dit, avec l’humilité de son parcours d’artiste de toute une vie de recherche d’approche de cela, Serge Labégorre…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux…

    Pour marquer ma réception très émue hier 6 juillet du très émouvant « La Femme sans visage« , recueil de contributions d’amis que Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 1914 – Talence, 14 février 2014) a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, qu’a réunis Monique Bauer – qui n’a pas connu, elle, Simone, mais a été très fort touchée par les témoignages qu’elle a reçus de diverses personnes concernant l’exceptionnelle rayonnante humanité de Simone… – , et que celle-ci m’a adressé,

    voici ce modeste témoignage de ma part à ce superbe et très simple – avec les purs mots du cœur – vibrant hommage rendu par ce petit livre à Simone Gipouloux, si exceptionnellement rayonnante en sa foncière modestie et humour…

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    D’abord, voici ce tout frais petit courriel de remerciement-réception à Monique Bauer, adressé hier à 17h 07 :

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    C’est avec beaucoup d’émotion que je découvre à l’instant le recueil de très beaux et si justes témoignages – de Chantal Cambronne, Josiane Blasquez, Pascale Dewambrechies, Serge Labégorre, Catherine Cessac, Francis Lippa, Janine Molina, Brigitte Lopez ; c’est moi (qui suis né à Libourne le 12 décembre 1947 et fut élève au lycée de Libourne de 1957 à 1964) qui vous ai fait connaitre les liens de Simone Gipouloux avec Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026), libournais, ami proche de Simone et peintre important, qu’elle a soutenu (un imposant très grand tableau de Serge Labégorre figurait déjà, en 1964, en la salle de séjour de Simone à Libourne, comme, ensuite, en sa maison du 99 avenue Georges Clémenceau à Talence…)  ; et avec Catherine Cessac, qui a été son élève à l’automne 1968, et est devenue une musicologue importante, faisant autorité sur Marc-Antoine Charpentier…  – que vous avez réunis dans ce « La Femme sans visage – A la recherche de la Fille de Mai que je n’ai pas connue, Simone Gipouloux », et que vous venez très gentiment de m’adresser.

     

    Me frappe bien sûr – même si cela ne m’étonne pas du tout ! – la très belle concordance de ces divers témoignages, tous très émus et tous très reconnaissants (de ce que la fréquentation de Simone Gipouloux a pu nous apporter, à chacun, de si précieux pour une vie vraiment « humaine » ), concernant Simone Gipouloux, mon professeur de philosophie, l’année de Terminale, au Lycée de Libourne, l’année scolaire 1963 – 1964, et amie depuis, sur sa vraiment extraordinaire « humanité ».
     
    Mais me dérange aussi, un peu, le titre que vous, qui ne l’avez jamais rencontrée – mais avez entendu si chaleureusement parler d’elle, et de son rayonnement si profond… – , avez choisi de donner à ce recueil : « La Femme sans visage – A la recherche de la Fille de Mai que je n’ai pas connue, Simone Gipouloux » – et cela à partir de votre découverte personnelle de l’existence, et surtout des paroles de Simone Gipouloux présentes dans les deux éditions successives, aux Éditions du Bord de l’Eau, en 2004, puis 2018, de « Filles de mai – 68 mon Mai à moi – Mémoires de femmes« , avec une préface de Michelle Perrot… – , car pour la plupart des témoignants-là de ce recueil, Simone Gipouloux n’était certes ni « sans visage », ni « sans voix », si prégnants et marquants, ce visage et cette voix siens ; et nous continuons donc, chacun d’entre nous, tous, maintenant qu’elle n’est plus physiquement là, depuis le 14 février 2014, à la voir et à la regarder, et à l’entendre et à l’écouter, à converser encore avec elle, en continuant à quelques moments de nos vies singulières, de poursuivre, avec jubilation et humour, notre merveilleuse conversation avec elle…
     
    Quant à la « Fille de Mai », Simone Gipouloux l’était encore moins pour moi, qui la connaissais auparavant, dès 1963, et ne l’ai pas connue en mai 1968, ni les années proches qui ont suivi ; ni ne l’ai jamais considérée comme – ni réduite à – une « Fille de Mai » – ce qu’elle a été et demeure évidemment pour vous, à partir d’abord de vos lectures, puis de vos rencontres témoignant d’elle…
     
    Mais je comprends, bien sûr, que ce que vous, Monique Bauer, pouvez avoir entendu de très marquant d’elle, en sa pourtant foncière et fondamentale humilité, ait pu vous mettre ainsi en pareille recherche-quête d’elle, de sa parole vivante, et même de son visage…
     
    Merci beaucoup, donc, de ce beau recueil de témoignages sur l’ « humanité  » souriante et, à ce degré rare-là, rayonnante – et exemplaire, même si c’est sans le moins du monde l’avoir jamais recherché… – , de Simone Gipouloux. 
     
    Francis Lippa,
    vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,
    élève de Simone Gipouloux en classe terminale de Philosophie au lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64,
    devenu professeur de philosophie en lycée, 42 années durant, à son exemple,
    et ami fidèle depuis…

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    Ensuite et surtout ces deux contributions de témoignage personnel de ma part, et à la demande de Monique Bauer en quête du visage et de la voix de Simone Gipouloux – pour elle « Fille de Mai 1968« … – , en date du 20 juillet 2020 pour le premier, et du 11 décembre 2025, pour le second :

    …

    Simone Gipouloux fut d’abord pour moi ma prof de Philo,
    et probablement la personne dont la rencontre a orienté le plus ma vie ;
    puisque ce que j’ai ardemment désiré, et réalisé, c’est devenir à mon tour, pour d’autres, le modeste maître de philosopher qu’elle a été pour moi.
     
    Ce n’est pas la philosophie que j’admirais, ni devenir philosophe ce à quoi j’aspirais,
    mais bien assumer, comme elle, cette position de montrer comment vivre (et vivre bien)
    nécessite – de chacun et de tous, quel qu’il soit… – cet effort de penser aussi justement qu’on le peut, 
    au plus quotidien du quotidien, avec très grande humilité et une bonne dose d’humour !
     
    À la façon d’Héraclite se moquant de ses admirateurs – surpris ! – le surprenant chez lui, à Éphèse, en train – lui, le philosophe tellement admiré – de faire la cuisine ;
    et leur disant, lui dit « l’Obscur » : « Les dieux sont aussi dans le foyer ».
    Mais oui, c’est bien là qu’ils sont le plus – les dieux…
     
    Ou à la façon des maîtres zen chinois ou japonais, au plus quotidien du quotidien, eux aussi…
     
    Je suis revenu voir Simone Gipouloux à Talence, d’abord rue du Château, une ou deux fois, l’année qui a suivi le bac,
    puisqu’elle avait quitté Libourne, et moi le lycée ;
    puis, dans les années 80 – j’enseignais deux ans de suite au lycée Alfred Kastler, tout proche – , en sa petite maison avec jardin du 99 avenue Georges Clemenceau :
    elle préparait un peu de thé, et nous bavardions un moment, toujours passionnant, avec de la musique dans la pièce ;
    puis ensuite, devenue quasiment aveugle, dans sa chambre de la maison de retraite rue du Lycée,
    où je la surprenais en train d’écouter France-Musique ou France-Culture ; et nous parlions aussi de ses enfants.

    …

    Et puis, en date du 11 décembre 2025,

    en réponse à une demande de complément de témoignage de ma part, émanant de Monique Bauer :

    …

    Simone Gipouloux était rayonnante d’humanité, toujours souriante et accueillante, toujours positive,
    sans jamais la moindre ironie acerbe ou plaintive.
    Ni vanité.
    D’une parfaite modestie et humilité – en son humour inexorablement souriant.
     
    Comme je me représente Montaigne, notre voisin gascon à la formidable conversation.
     
    Et elle a marqué ma vie : j’ai voulu être professeur de philosophie en classe de Terminale à son image d’ouverture formidablement lumineuse et généreuse.
    Une personne rare, et même exceptionnelle.
    Un exemple – d’évidence toute simple mais très forte – de chemin existentiel sûr et heureux.
     
    Et sa figure très amicale demeure très présente en ma pensée.
    Elle m’accompagne régulièrement de sa chaleureuse rayonnante humanité…
     
    Et elle adorait aussi – comme je l’aime, et au quotidien… – la musique.

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    Voilà, très simplement,

    pour donner à partager un peu une modeste trace du rayonnement tellement bienfaisant et jubilatoire, avec son sourire et son humour, de la si chère Simone Gipouloux…

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    Ce mardi 7 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Souvenirs, souvenirs : Brigitte Bardot tournant à Saint-Emilion au mois d’août 1956 « La mariée est trop belle » avec Louis Jourdan, et signant avec un grand sourire un autographe sur une ordonnance de mon père, à Libourne…

    Hier, journée d’hommages à Brigitte Bardot en continu sur plusieurs chaînes d’information à la télévision, poursuivie par la diffusion à 21h sur la 2 du « Mépris » de Godard.

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    Au passage, je me souviens de Brigitte Bardot tournant à Saint-Émilion, au mois d’août 1956 – il faisait très très beau ! – , une séquence – celle du mariage ! – du film « La mariée est trop belle » – un film de Pierre Gaspard-Huit, tourné du 6 août au 10 octobre 1956, et sorti sur les écrans 16 jours plus tard : le 26 octobre 1956 – avec Louis Jourdan, et signant, un peu plus tard, dans l’après-midi, et avec un immense sourire-rire, un autographe sur une ordonnance de mon père, à Libourne, devant le cinéma « Variétés« , Cours Tourny, en disant que c’était la première fois qu’elle signait une ordonnance médicale…

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    Je me souviens de ce sourire-rire et de sa voix…

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    Elle sortait tout juste du tournage, du 3 mai au 7 juillet de son « Et Dieu créa la femme« , tourné à Saint-Tropez et aux studios de La Victorine à Nice du 3 mai au 7 juillet 1956 ; le film, flamboyant, sortira sur les écrans en France trois mois plus tard : le 28 novembre 1956.

    Mais Brigitte Bardot était déjà célèbre ce mois d’août 1956… 

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    C’était il y a 69 ans…

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    Et ce matin dans Libération, ce joli billet, très juste, de Thomas Legrand : « Brigitte Bardot, monument d’une France disparue » : la France souriante des Trente Glorieuses… 

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    Ce lundi 29 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD…

    Le proprement magique CD « Amazone » de la mezzo-soprano Léa Désandré,

    avec l’ensemble Jupiter, sous la direction de Thomas Dunford,

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    nous fait tout spécialement assister au splendide épanouissement de la voix et de l’art de chanter _ splendides tous les deux ! _ de Léa Désandré,

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    en même temps qu’il nous offre,

    par des airs excellemment choisis, sur la thématique suivie des Amazones (de la mythologie antique),

    de magnifiques _ très prometteuses… _ fenêtres sur plusieurs pans, français et italiens, du meilleur du Baroque musical du XVIIIème siècle.

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    Ainsi l’article intitulé « Destouches« , de Jean-Charles Hoffelé, le 12 octobre dernier, sur son site Discophilia,

    nous a-t-il _ déjà _ grandement mis l’eau à la bouche,

    …

    et préparé à porter toute l’attention nécessaire à l’interprétation par Léa Désandré,

    en ce CD Erato 0190295065843,

    tout particulièrement _ mais pas seulement : c’est l’ensemble du programme, mis au point par Yannis François, qui est tout simplement magnifique ! _de sublimes airs extraits de « Marthésie, première reine des Amazones« , d’André-Cardinal Destouches _ une œuvre inédite jusqu’ici au CD…

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    Et c’est peu dire que l’audition de ce CD (de 76 ‘) nous a comblé de joie !

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    DESTOUCHES

    « Amazone » : le titre du nouveau récital de Lea Desandre m’alertait. Et si elle avait eu, probablement aiguillée par Thomas Dunford, la bonne idée d’enregistrer les airs de Marthésie, reine des Amazones d’André Cardinal Destouches ?

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    Bingo !, deux grands airs y sont, magnifiques de nostalgie et de révolte (« Faible fierté, gloire impuissante » et son magnifique berceau de flûtes _ l’air, sublime, dure 4′ 05 … _), d’intense déclamation où passe _ oui, bien sûr _ l’ombre de Lully (« Ô Mort ! Ô triste Mort »)_ l’air dure 2’24 _), et aussi la saisissante scène finale avec sa foudre _ « Quel coup me réservait la colère céleste ?« , l’air dure 4′ 28 ;

    et me rappelle le sublime air du suicide d’Astrée de l’opéra « Astrée » (en 1691) de Pascal Collasse, sur un livret de Jean de La Fontaine,

    présent dans le programmme du CD Virgin Classics (paru en 1996) de La Simphonie du Marais « Un portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont j’étais, pour 90 %, l’auteur, avec Hugo Reyne… ;

    cf mon article du 9 septembre 2021 :  ;

    ou celui du 3 juillet 2020 :  … _,

    coup de génie _ mais oui ! _ d’un compositeur majeur _ oui, vraiment ! _ du Grand Siècle _ André-Cardinal Destouches (Paris, 6 avril 1672 – Paris, 7 février 1744) _ que l’on n’en finit pas de découvrir _ après le « Sémiramis » que vient de diriger Sylvain Sartre, le frère aîné de Théotime Langlois de Swarte, présent, au violon, parmi les musiciens de l’ensemble Jupiter _ cf aussi leur merveilleux CD « The Mad Lover« , dont rendait compte, avec enchantement, mon article du 12 mai 2021 : …

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    Ailleurs les amazones permettent à Lea Desandre, entre France et Italie _ la chanteuse a des ascendances paternelles italiennes, probablement dans le Val d’Aoste ou le Piémont… _, de faire briller son beau soprano virtuose et sensible _ parfaitement ! _ si finement entouré par les soins amoureux des musiciens de Jupiter _ que dirige Thomas Dunford, son compagnon à la ville comme à la scène. La fantaisie rieuse du Non posso far de Provenzale qui ouvre cet album foisonnant _ oui ! _ donne la mesure d’un voyage fabuleux où William Christie s’invite _ plutôt discrètement, à mes oreilles, pour un tel chef d’œuvre !.. _ pour une Passacaille _ bien connue _ de Louis Couperin, Cecilia Bartoli et Véronique Gens la rejoignant pour deux plages

    _ de 4′ 57 (c’est sublime ! quelle découverte que ce compositeur napolitain, Giuseppe De Bottis, 1678 – 1753 , auteur de l’opéra Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707 ; d’où sont extraits 3 formidables airs de ce CD…) ;

    et de 2′ 40 (pour un très beau duo des Amazones, extrait d’une mascarade donnée à Marly en 1700, œuvre d’Anne Danican Philidor (Paris, 11 avril 1681 – Paris, 8 octobre 1728), le fondateur du Concert spirituel le 17 mars 1725, et fils d’André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor l’aîné, bibliothécaire et copiste du roi Louis XIV ; c’est à André Danican Philidor, le père d’Anne, que l’on doit la richesse considérable (!) des fonds musicaux de la Bibliothèque nationale de France et de celle de Versailles : ballets, opéras, musique instrumentale ou religieuse y sont réunis en de très précieux volumes qui présentent notamment la plupart des grands ballets et comédies-ballets de Lully… ; mais ici c’est hélas à tort que la notice du CD attribue au père, André Danican Philidor, une œuvre qui appartient à son fils, Anne, le fondateur, le 17 mars 1725, de cette institution si importante qu’a été le Concert spirituel, à Paris, de 1725 à 1790 ; Anne Danican Philidor est aussi l’auteur de la pastorale héroïque Diane et Endymion (réputée être son chef d’œuvre), en 1698, et de l’opéra Danaé, en 1701 ;

    à propos d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, cf le CD de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, en 1995 : « Fanfares, fêtes et marches royales« , auquel il se trouve que j’ai un peu participé ;

    des 7 Mascarades données à Marly en 1700 par les Danican Philidor : André, dit Philidor l’aîné, le père (1652 – 1730), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), son fils, ainsi que  Pierre Danican Philidor (1681 – 1731), son neveu, ce CD de 1995 de La Simphonie du Marais comporte des extraits instrumentaux seulement de la très exotique et pittoresque Mascarade du Roy de la Chine, d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, le père…

    …

    Et sur la localisation de cette partition de la mascarade des Amazones d’Anne Danican Philidor, donnée à Marly en 1700,

    cf cette décisive précision, donnée par un article extrêmement détaillé, et donc très précieux pour les chercheurs un peu curieux, de Laurent Guillo : « La loterie de 1729 : le chant du cygne du copiste André Danican Philidor » :

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    « Tome 57e.

    Les 7 Masquarades faites par ordre du Roy sur les ordres de Mr Bontens et representées [f. 15r] devant Sa Majesté à Marly, mis en musique sçavoir Le Roy de la Chine Par Mr Philidor Le pere, Les Amazones par Anne Philidor. Les Savoyards par Mr Philidor le pere. La Noce de village Mr Philidor le père. Le lendemain de la Noce par Anne Philidor. Les Echets par Pierre Philidor. Le Vaisseau Marchand par Mr Philidor le père. Les paroles sont de Mrs Le Noble et Babron. Ces 7 Masquarades ont esté representées plusieurs fois l’an 1700.

    ¶ Ce précieux volume, qui contient des unica, est à Berkeley UL : MS-455. Cité par Carl B. Schmidt, en 1992, page 384″…

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    Et si demain Thomas Dunford nous enregistrait l’intégrale de Marthésie, reine des Amazones ? Oui, décidément, Destouches est grand !

    Et quelle est donc _ la question se pose, en effet… _ cette mystérieuse _ et magnifique !!! _ vingt-sixième plage _ en français _ ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Amazone

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    Airs et parties instrumentales extraits d’opéras de Francesco Provenzale (Lo schiavo di sua moglie), Francesco Cavalli (Ercole amante), Giovanni Buonaventura Viviani (Mitilene), Giuseppe de Bottis (Mitilene), Georg Caspar Schürmann (Die getreue Alceste), Carlo Pallavicino (L’Antiope), André Danican Philidor (Les Amazones), François et Louis Couperin (Passacaille en ut majeur), André Cardinal Destouches (Marthésie, première reine des amazones), Marin Marais, Antonio Vivaldi (Ercole sul Termodonte)

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    Lea Desandre, mezzo-soprano
    Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
    Véronique Gens, soprano
    William Christie, clavecin
    Jupiter
    Thomas Dunford, direction

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    Un album du label Erato 0190295065843
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    Photo à la une : Lea Desandre et Thomas Dunford – Photo : © Julien Benhamou

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    Et les airs italiens de ce magnifique programme composé autour des Amazones,

    notamment celui (de 14′ 32) du napolitain Francesco Provenzale (1624 – 1704), « Non posso far« , qui ouvre en beauté le CD,

    n’ont absolument rien à envier à la sublimité des airs tirés d’opéras français d’André-Cardinal Destouches, ou d’André Danican Philidor… 

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    L’opéra de cet autre extraordinaire _ et jusqu’ici, il faut le reconnaître, complètement méconnu _  napolitain, Giuseppe De Bottis (1678 – 1753), Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707,

    est magnifiquement servi ici par deux très beaux airs et un fulgurant duo (de Léa Désandré avec Cecilia Bartoli) : 

    _ le stupéfiant duo « lo piango, lo peno« , plage 5 ;
    _ l’air « Lieti fiori, erbe odorosi« , plage 21 ;
    _ et l’air « Sdegno all’armi, alle vendette« , plage 22.

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    Giuseppe De Bottis, un compositeur à découvrir, donc ;

    de même que sont à explorer vraiment les œuvres vraiment superbes d’André Cardinal Destouches et André Danican Philidor…

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    Et je tiens à souligner aussi, et tout spécialement, la somptueuse poésie de l’interprétation, à la plage 12 du CD, par Thomas Dunford, au luth, de « L’Amériquaine« , de Marin Marais, extraite de la « Suite d’un goût étranger« … : une plage (de 4′ 57) de pure magie, tout simplement…

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    Une merveille, aussi : quel luxe !..

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    Ce dimanche 17 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    …`

    Post-scriptum :

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    les chemins de la vie ont fait qu’il se trouve que j’ai été le professeur de philosophie, en 1979-80, à Bordeaux, de Philippe Désandré, le père de Léa ;

    ainsi que le collègue, à Arcachon et à Libourne, deux années scolaires différentes, de Thibault de Swarte, l’oncle maternel des musiciens Théotime Langlois de Swarte et son frère Sylvain Sartre…