Étiquette : Louis Couperin

  • Un CD de trois Suites de Louis Couperin (c. 1626 – 1661) par Rinaldo Alessandrini

    Au panthéon

    de mes compositeurs préférés,

    avec Johann-Jakob Froberger (1616 – 1667) _ ils furent amis _,

    Louis Couperin (c. 1626 – 1661).
    …

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    Rinaldo Alessandrini vient de réaliser un CD  _ Naive OP 30577 _

    comportant trois Suites pour clavecin _ en la mineur, en fa majeurur, en ré mineur _

    que je vais écouter avec la plus grande attention…

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    Ce vendredi 26 juillet 1019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un excellent « Rêve de France » à propos du splendide CD Ricercar des Sonates en Trio de Philipp Heinrich Erlebach, par L’Achéron et François Joubert-Caillet

    Une nouvelle fois,

    ce jour,

    un très pertinent article _ très justement intitulé Rêve de France… _ de Jean-Charles Hoffelé

    sur son blog Discophilia _ sur le site Artamag _,

    …

    à propos du splendide CD

    de l’ensemble L’Achéron, dirigé par François Joubert-Caillet,

    Complete Trios Sonatas

    de Philipp Heinrich Erlebach (1657 – 1714),

    …

    le CD Ricercar RIC 393.

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    Cf mes remarques _ bien trop rapides et succintes _ en mon article _ déjà ! il y a presque deux mois ! _ du 11 janvier dernier

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    « un magnifique CD Erlebach Complete Trio Sonatas, par L’Achéron, dirigé par François Joubert-Caillet, toujours très musical _ il s’agit d’un CD Ricercar, RIC 393 ; et qui paraît ce jour même. Philipp-Heinrich Erlebach (1657 – 1714) est vraiment un excellent compositeur, proche de Buxtehude et Reincken (= le stylus fantasticus), en un peu plus apaisé. C’est un vrai régal de musique !

    Qui me fait penser à un merveilleux CD Alpha _ le CD Alpha 018 _, Zeichen in Himmel, de l’ensemble Stylus Fantasticus, dirigé par l’excellente Friederike Heumann, et avec la basse Victor Torres : une révélation de ce compositeur ! ».

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    L’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé creuse _ très opportunément et avec une splendide justesse ! _ bien plus profond :

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    Rêve de France

    RÊVE DE FRANCE

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    1694, Philipp Heinrich Erlebach publie un recueil de six Sonates mariant le violon italien et la viole française. Les goûts réunis ?

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    L’Allemand penche entièrement _ ou du moins pas mal… _ du côté de la France, même si le vocabulaire réemploie certains traits importés _ oui, bien sûr ! _ de l’autre côté des Alpes par _ les virtuposissimes _ Carlo Farina et Biagio Marini : mais la noblesse des sujets _ oui ! _, la passion de la danse _ oui ! oui ! c’est parfaitement justement ressenti ! _ qui transforment ces Sonates _ le mot est italien _ en de vraies Suites _ à la française !!! _ avec Courante, Sarabande, Gigue, l’invention impertinente _ oui _ de l’harmonie, la vivacité des rythmes _ sans la moindre lourdeur ou trop pesante insistance _ sont entièrement français, de cœur, d’esprit, de notes _ absolument !

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    Quelle belle découverte _ oui _ que ce trésor oublié de la musique instrumentale de la fin du XVIIe siècle que sont allés dénicher François Joubert-Caillet et ses amis de L’Achéron. En marge de leur périple chez Marin Marais, l’allégresse française de ces musiques, la délicate nostalgie dont elles s’ombrent _ mais oui _ ne pouvait que s’incarner dans la profusion de leur harmonie, la variété de leurs couleurs pleines, l’élégance piquante des ritournelles, au point que j’écoute ce disque en boucle _ moi aussi _ depuis deux semaines _ moi, presque deux mois _, musique pour m’accompagner dans la fin du jour _ sans une once de complaisante nostalgie, à l’anglaise. Nous sommes plus proches de François Couperin (1668 – 1733) ; ou de son oncle Louis (ca. 1626 – 1661).

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    Alors il faut continuer _ mais oui ! _, d’abord en gravant les douze Sonates _ publiées en 1693 _ de Johann Philipp Krieger _ 1649 – 1725 ; un compositeur qui jusqu’ici semble avoir échappé sinon à ma curiosité, du moins à ma mémoire vive ! A rafraîchir !!! _, mêlant aussi le violon et la viole, réponse d’amitiés _ voilà ! _ adressée à Erlebach sur laquelle _ page 17 du très riche et passionnant livret _ Jérôme Lejeune attire notre attention dans son excellente _ comme toujours ! _ notice, mais aussi en nous offrant enfin une version parfaite du génial _ comme c’est juste !!! _ Hortus Musicus de Johann Adam Reincken _ 1643 – 1722. Quel chef d’œuvre !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Philipp Heinrich Erlebach(1657-1714)

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    Les Sonates en trio (Intégrale)

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    L’Achéron
    François Joubert-Caillet, viole et direction

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    Un album du label Ricercar RIC393
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    Photo à la une : © Ricercar

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    Une musique (et une interprétation au CD) de très grand prix !

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    Ce mercredi 6 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Partager le plaisir du superbe CD Reincken de Clément Geoffroy, à L’Encelade

    Ce dimanche,

    réalisant ma petite recension matinale sur le net

    des articles parus cette nuit,

    …

    voici,

    sur le site de Res Musica,

    cet excellent article de Cécile Glaenzer  

    REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

    …

    dont les analyses rejoignent tout à fait les miennes

    _ cf mes deux articles des 17 et 25 octobre derniers :

     

    et  … _ ;

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    et Johann Adam Reincken, ce magnifique compositeur,

    comme Clément Geoffroy, cet excellent jeune claveciniste,

    …

    méritent parfaitement

    pareille unanime reconnaissance

    et de leur génie, et de leur talent !

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    REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

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    Johann Adam Reincken (c.1640-1722) :

    Toccata en la majeur, Ballett, Toccata en sol mineur, Fugue en sol mineur, Suite en do majeur, Höllandische Nachtigall, Die Meierin, Praeludium en do majeur (transcription par Johann Sebastian Bach BWV 966), Suite anonyme en la mineur.

    1 CD Encelade.

    Enregistré en décembre 2017 à l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg.

    Livret français et anglais.

    Durée 73:00
    Geoffroy-Reincken

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    Quel bonheur _ mais oui ! _ que cet enregistrement ! Tout y est _ en effet ! _ somptueux : la musique de Reincken _ que oui !!! _, le jeu tour à tour brillant et sensible _ parfaitement ! _ de Clément Geoffroy et le son ample _ oui, en totale concordance avec le faste de cette musique _ du clavecin d’Émile Jobin. Une fois de plus, L’Encelade _ oui, oui, oui ! _ nous offre une pépite.

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    On connaît trop mal _ comment le comprendre ? quelle profonde injustice ! _ Johann Adam Reincken, organiste de l’église Sainte-Catherine de Hambourg dans la deuxième moitié du XVIIesiècle, et fondateur dans cette ville de la première maison d’opéra d’Allemagne _ rien moins… De son vivant, seules les six sonates composant son Hortus musicus ont été publiées. Mais certaines de ses compositions pour l’orgue et pour le clavecin ont été heureusement copiées par ses contemporains, car sa renommée était immense _ mais oui !!!! _ dans toute l’Europe du Nord. C’est ainsi qu’elles sont parvenues jusqu’à nous et leur grande qualité _ l’expression est encore trop modeste _ atteste du bien-fondé de la réputation de leur auteur. Dans cet enregistrement, Clément Geoffroy a choisi d’ajouter quelques pièces dont l’attribution est douteuse, dont une suite en la mineur qui pourrait être de la main de Johann Pachelbel. Johann Sebastian Bach lui-même a transcrit certaines sonates de l’Hortus musicus pour clavier, et nous en entendons ici un exemple méconnu.

    …

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    Le jeu inspiré du jeune claveciniste fait merveille _ oui _ dans ce répertoire, tant dans la virtuosité propre au stylus fantasticus _ bien sûr : flamboyant ! _ que dans l’écriture à la française _ oui : Hambourg était un riche port hanséatique en communication avec toute l’Europe ; dont la France rayonnante de Louis XIV… _ des allemandes et sarabandes où son toucher sensible rend parfaitement les qualités expressives _ merveilleuses _ du compositeur. Une toute petite réserve, cependant, est appelée par la vélocité parfois un peu inutilement nerveuse, comme dans la fugue en sol mineur. Deux sommets dans ce programme : deux airs à variations, le premier intitulé Ballett et le deuxième sur l’air de La Meierin, emprunté à Johann Jakob Froberger _ (1616 – 1667) : autre compositeur sublime !, que dis-je, sublimissime !!! et passé par Paris ; et grand ami du génial  Louis Couperin (1626 – 1661). Cette dernière grande partita nous offre dix-huit variations admirables qui rappellent les variations de son ami Buxtehude _ 1637 – 1707 _ sur La Capricciosa et préfigurent les Variations Goldberg de Bach _ oui : une tradition majeure !!! On y admire, à chaque reprise, la science de l’ornementation de l’interprète, d’un goût très sûr _ oui.

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    Le choix du clavecin, un instrument d’Émile Jobin s’inspirant de la facture flamande des Rückers, est parfait _ en effet _ : un son éclatant et précis _ oui ! _ au service du _ très riche et soigné _ contrepoint de Reincken. L’accord au tempérament inégal (Lambert-Chaumont) lui confère une palette de couleurs très riche _ mais oui. Quant à la notice du livret, signée par Clément Geoffroy lui-même, elle témoigne de la grande culture et de la curiosité féconde _ c’est très important _ de ce jeune claveciniste qui nous emmène avec bonheur _ oui, oui, oui _ hors des sentiers battus _ et là, c’est entièrement de notre faute.

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    Courez vite vous nourrir de l’enchantement

    de ce CD Johann Adam Reincken : Toccatas, Partitas & Suites,

    L’Encelade ECL 1705.

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    Ce dimanche 4 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau à propos du renversant CD Beethoven de Pavel Kolesnikov

    Á nouveau à propos du renversant CD Beethoven du prodige Pavel Kolesnikov

    _ cf mon article du 10 octobre dernier :  … _,

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    ce matin, et sur son site, l’article de Jean Charles Hoffelé : ÉTONNEZ-MOI,

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    avec cette même très jouissive impression musicale

    éprouvée et exprimée…

    …

    …

    Étonnez-moi

    ÉTONNEZ-MOI

    Pavel Kolesnikov ne fait rien comme autrui _ sans rechercher quelque artificielle originalité d’interprétation ; non, il ressent autrement… Un disque Beethoven, oui, mais alors sans aligner trois ou quatre sonates, deux suffiront. Et quel choix ! _ et composition inventive de son programme ! La petite sol majeur, Op. 14 No. 2, pure pièce d’humeur, de fantaisie _ de plaisir _, qui permet au jeune pianiste de distiller des couleurs en estompe et de faire usage d’une pédale virtuose. Il faut entendre comment il compose les images sonores du Finale, ce presque rien où Haydn _ et tout son humour _ semble s’être invité.

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    Surprendre dans la Clair de lune semble _ en effet _ plus improbable, mais pourtant il y parvient _ et combien superbement !!! mais pas pour faire l’original… _ : il entend _ voilà ! _ le sostenuto noté par Beethoven pour l’Adagio comme un sostenuto rythmique, tempo rapide tel celui d’un astre lointain qui tournerait sur lui-même, le tout murmuré _ oui _ dans les feutres des marteaux, théâtre d’ombre pour une lune couleur d’amande, pâle, hivernale _ mais oui. Quelle vision _ voilà _ dans ce presque silence, si ce n’est pas d’un magicien _ en effet ! au pur service de la musique _, ce son-là ! L’Allegretto, posé, se regarde dans le miroir, mystérieux _ et fascinant _ avec ses rallentendos, étrange ! Lunaire. Alors que le Presto agitato est un galop _ beethovenien _ dans la brume.

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    L’album s’ouvre _ mais ce n’est pas du tout là simple rhétorique _ par quatre pièces brèves, ponctuations _ mais pas seulement ! _ dites avec une sorte de réserve, de distance, même dans les deux Allegretto assez pince-sans-rire. L’ombre de Haydn à nouveau ? Ou l’anticipation de quelque facétieux Schoenberg ? ou Webern ? En son centre, les Bagatelles Op. 33 étonnent par leur ton musardant, leur fantaisie sans nuage, quelque chose de lisse qui les met à cent lieux des fantaisies d’un Stephen Bishop _ que l’on apprécie tant, aussi. Interpréter est forcément acte d’ouverture de sa lecture. Et écouter aussi… Etrange là encore, mais fascinant _ oui !!! _, alors que les Variations sur un thème original manquent soudain d’incarnation : il ne faut pas avoir Gilels en tête _ autre grand lecteur de musique. Bémol mineur pour un disque majeur _ voilà _, qui me donne envie d’entendre Kolesnikov chez Haydn. Et ailleurs, tant son spectre de curiosité, je pense ici à son Louis Couperin au piano, comme à ses Mazurkas chopiniennes, est large… Cf mon article du 4 avril … Oui, nous sommes impatients d’écouter le prochain CD de Pavel Kolesnikov !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)
    Andante en ut majeur, WoO 211
    Presto en ut mineur, WoO 52
    Allegretto en ut majeur, WoO 56
    Allegretto en ut mineur, WoO 53
    Sonate No. 14 en ut dièse mineur, Op. 27 No. 2 “Clair de lune”
    7 Bagatelles, Op. 33
    Sonate pour piano No. 10 en sol majeur, Op. 14 No. 2
    32 Variations sur un thème original en ut mineur, WoO 80

    Pavel Kolesnikov, piano

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    Un album du label Hypérion CDA68237
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    Photo à la une : Le pianiste Pavel Kolesnikov – Photo : © Colin Way

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    Sur la question de l’interprétation

    et de la place de l’interprète

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    face aux œuvres à interpréter

    et servir le mieux possible,

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    cf aussi cet article mien du 13 octobre dernier :

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    Ce mardi 23 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa