Étiquette : Luc et Georgie Durosoir

  • Suites espérées des questionnements sur la filiation dacquoise du magnifique pianiste Emmanuel Despax : ce que peut apporter d’échanges féconds pour la micro-histoire un blog……

    Le message intitulé « Filiation d’Emmanuel Despax » adressé à mon blog encherchantbien.fr le 16 août dernier par la sœur du pianiste Emmanuel Despax :

    Je découvre votre intérêt pour la filiation de mon frère Emmanuel Despax en cherchant à compléter l’arbre généalogique familial. Notre grand-père Pierre Despax (05/01/1920 – 04/04/2007), fils de Gabriel Despax (22/11/1878 – 09/05/1922), a eu quatre enfants, dont mon père Damien Despax, né en 1948. Du mariage de Damien Despax avec Catherine Charpentreau, fille de Jacques Charpentreau, notre grand-père, est née notre fratrie de cinq enfants, dont le benjamin Emmanuel.

    Bien cordialement,

    E. Despax

    vient combler mon interrogation sur la filiation dacquoise de ce brillant pianiste, qui, en un passionnant entretien avec Pierre-Jean Tribot, sur Crescendo Magazine, en date du 22 juin 2023 et intitulé « Emmanuel Despax, après un rêve » , s’affirmait on ne peut plus clairement être arrière-petit-neveu du poète dacquois Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, Chemin des Dames, 17 janvier 1915)… Cf là-dessus mon article en date du 21 août 2025 : encherchantbien.fr https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/  .
    Peu à peu se précisent donc les maillons manquants qui relient Emmanuel Despax, né à Paris en 1984, à son arrière-grand-père paternel Gabriel Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922), et qui sont donc – je l’apprends donc ainsi – son grand-père paternel Pierre-Raymond Despax (Dax, 5 janvier 1920 – Avallon, 4 avril 2007) – voilà ! – et son père Damien Despax, né en 1948 – voilà ! – , époux de Catherine Charpentreau, par laquelle Emmanuel Despax a pour grand-père maternel le poète bien connu Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 25 décembre 1928 – Paris, 8 mars 2016), avec lequel les liens littéraires et musicaux ont durablement marqué Emmanuel Despax, très proche de lui…
     
    Me restent donc maintenant – j’ai l’esprit d’escalier : ma recherche inlassablement se poursuit, je cherche toujours à établir de nouveaux liens à partir de nouvelles questions ; cf aussi, au passage, mon article « Les enjeux de pouvoir de la curiosité libre et ouverte : le passionnant « Sérendipité _ Du conte au concept » de Sylvie Catellin, un livre salutaire !«  en date du 22 février 2014… – deux questions en quelque sorte subsidiaires à propos de cette filiation Despax du pianiste Emmanuel Despax :
    …
    _ d’abord, le poète Jean-Luc Despax (né au mois de mai 1968), qui a collaboré avec le poète éminent qu’a été Jacques Charpentreau – possiblement son grand-père ? – , fait-il partie, ou non, de la fratrie de cinq enfants de Damien Despax et son épouse Catherine Charpentreau, dont Emmanuel (né à Paris en 1984) est – viens-je d’apprendre donc aussi – le benjamin ?
    …
    _ et d’autre part, en cherchant un peu sur le web, j’ai découvert qu’existait un autre Damien Despax que le père (né en 1948) d’Emmanuel, né, celui-là, au mois de mai 1978, et je me suis alors demandé si ce nouveau – si j’ose le dire ainsi… – Damien Despax pouvait faire partie lui aussi, avec Emmanuel et sa sœur Evangéline, et peut-être aussi, donc, Jean-Luc Despax, de cette fratrie des cinq enfants nés du mariage de Damien Despax et Catherine Charpentreau…
    Mais cela juste avant de découvrir assez vite – il faut toujours chercher un peu… – que ce Damien Despax-là, qui a été un moment boulanger à Meung-sur-Loire, était originaire du Gers, où vivent, du côté de Mirande et de Jegun, d’autres Despax – dont un Patrick Despax, né en 1965, peut-être frère de ce Damien Despax-là, ainsi que sa famille – , non directement apparentés, eux, aux Despax de Dax.
    C’est ce même prénom de Damien qui avait suscité cette piste d’interrogation. Ce qui n’empêche pas qu’un autre des 5 enfants de Damien Despax et Catherine Charpentreau, porte peut-être lui aussi – car c’est ainsi que je raisonne, m’interroge – et recherche : un élément découvert fournissant ainsi de nouvelles pistes de recherche… – ce même prénom de Damien, qui est celui du père de cette fratrie de cinq…
    …
     
    Et en osant rêver maintenant qu’Emmanuel Despax lui-même entre en contact à son tour avec moi,
    et peut-être, lui qui joue en son CD Signum SGCD 837 « Résonance » avec le Piatti Quartett – un CD enregistré à Londres du 9 au 12 février 2024 – , trois œuvres de Lucien Durosoir (« Prière à Marie », « Chanson élégiaque » et « Berceuse », transcrites ici pour piano seul),
    dont voici les deux résumés de présentation :
    …
    « Approcher l’idiosyncrasie de l’art de Lucien Durosoir oblige à interroger les raisons de sa singularité, et mettre à jour les tenants et aboutissants de cet œuvre et du génie de son auteur (1878-1955). Déployée au sortir de la Grande Guerre vécue sur le front dans les tranchées les cinq ans de 1914 à 1918, et après le sas d’exercices de préparation intensifs tout l’an 1919, la composition de Lucien Durosoir s’accomplit avec une immédiate sidérante maturité comme hors contexte d’écoles, tellement les influences de départ sont transmuées en un tout puissant et une forme achevée d’œuvre. Non seulement l’homme a un fort tempérament, et le virtuose du violon qu’il fut de 1897 à 1914 par l’Europe entière, une immense culture musicale, mais l’épreuve sauvage de la Grande Guerre fixe – et pour toujours : de 1919 à 1950 – la plus haute ambition artistique qui soit à sa création : une venue à « l’essentiel », et par une poétique musicale en symbiose avec la création-figuration des poètes reçue en exemple-modèle d’une poiêsis donnant accès à l’être même du réel. Non pas selon quelque Idéal du moi de type romantique, mais selon un Idéal d’œuvre à dimension – ontologique – de monde, à l’exemple thaumaturgique d’un Leconte de Lisle en poésie. Et, après une fabuleuse première moisson de « fruits mûrs » les années 1920-21-22, ce sera dans une dynamique de grandeur en expansion, à son acmé œuvre après œuvre jusqu’en 1934, et dans une logique de modernité exigeante, audacieuse en même temps que sereine, soucieuse – à la façon d’un Paul Valéry en sa poésie comme en sa Poétique – de la clarté de ses formes et flux, jamais inchoative : moderne sans modernisme. »
    …
    et « L’œuvre musical de Lucien Durosoir est en dialogue permanent et fondamental avec la poésie : pas seulement parce que la poésie – essentiellement celle de la seconde moitié du XIXe siècle – est, au plus haut des Arts, référence et modèle ; mais parce que la poésie est matrice même de sa création : un pôle consubstantiel du déploiement du discours musical. Un tel transfert d’imageance se révèle dès les intitulations des pièces de musique d’après des poèmes ; mais encore dans les vers placés en exergue des partitions, continuant ce dialogue. Et cela, alors que le compositeur répugne au genre de la mélodie, en déficience d’imageance musicale pour lui. Historiquement, entre les courants romantique, parnassien, symboliste et moderne de la poésie dont il est le contemporain, la préférence de Lucien Durosoir va, et avec fidélité, au modèle et idéal d’œuvre parnassien, dans la version de Leconte de Lisle surtout, tant sur un plan formel qu’ontologique. Avec aussi la fréquence de références thématiques à la Grèce, celle de Sophocle, Théocrite, Chénier, et Moréas. Ainsi que l’accomplissement, œuvre après œuvre, en la chair de la musique, d’une singulière puissante dynamique serpentine, au service du rendu le plus sensuel des forces de la vie. Et cela jusque dans le rapport de Lucien Durosoir aux œuvres de Baudelaire et Rimbaud. En même temps que, et alors que rien ne s’y réfère aux poètes du modernisme, selon la voie sereinement audacieuse d’une vraie modernité musicale, parfaitement libre, ouverte et renouvelée avec constance au fil des œuvres, magnifique en sa dense clarté d’affirmation.
    …
    Et le 17 août dernier, la très chère Georgie Durosoir, a répondu ceci à mon envoi des avancées de ma recherche à propos des Despax de Dax,
    et qui m’a bien fait plaisir : « Bravo cher Francis! Vous n’avez pas votre pareil pour révéler les histoires secrètes et les biographies complexes !!« …
    …
    À suivre donc, je l’espère !
    …
    Ce jeudi 20 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Vœux pour cette année 2026 : nourrir l’entretien infini…

    En forme de vœux pour cette année 2026,
    – et à partir de mes vœux à mes chers amis de Belus Georgie et Luc Durosoir, que j’espère vivement pouvoir venir embrasser prochainement  – , 
     
    voici un lien à mon article musical d’hier matin 1er janvier :
     
    Je pense bien sûr très souvent à Luc et à vous, chère Georgie, en désirant la meilleure santé pour vous deux,
    et en osant espérer vous embrasser un de ces jours à venir…
    …
     
    Pour ce qui concerne mes premiers projets personnels actuels d’un peu de consistance et réclamant une préparation suivie,
    outre d’éventuelles suites à mes travaux sur Ravel, concernant cette fois ses amis luziens les Gaudin et les Bibal,
    je m’attelle à mon entretien à venir le jeudi 29 janvier prochain, à la Librairie Olympique à Bordeaux, pour l’association Notre Italie,
    avec Andrea Agliozzo, pour son « Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier Paolo Pasolini…
     
    Et à mon entretien à la Station Ausone le mardi 24 mars, pour la Société de Philosophie de Bordeaux,
    …
    Pour le reste du quotidien des jours qui vont se présenter,
    et outre les richesses infinies des rencontres passionnantes – elles ne manqueront pas, je les accueillerai ! ,
    beaucoup, beaucoup de musique – qui m’enchantent et qui me comblent (de joie pure) au quotidien ! : mi par plaisir de découvertes nourrissant ma curiosité insatiable de compositeurs ou d’œuvres inconnu(e)s de moi jusqu’alors, mi par joie d’interprétations renouvelées d’œuvres que j’aime déjà tout particulièrement… –,
    ainsi que de lectures – telles, par exemple, celles qui viennent de me passionner d’œuvres du philosophe Baptiste Morizot : « Les Diplomates – Cohabiter avec les loups sur une carte du vivant » , « Sur la piste animale » , « Manières d’être vivant – Enquête sur la vie à travers nous »… – ,
    tout cela en une forme d’entretien infini : à la Montaigne en ses « Essais » – tant qu’il y aura de l’encre et du papier…
    …
    Ce vendredi 2 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Naissance, ce mois de mai 2024, du Festival Lucien Durosoir « Mai musical 2024 », autour de Bélus, en pays d’Orthe, pour des oeuvres magnifiques données ici en miroirs ; ou le constat renouvelé de la sidérante singularité Durosoir…

    Une magnifique initiative

    pour honorer un compositeur à la très forte personnalité musicale.

    …
    …

    De: « Georgie Durosoir »

    Objet: Naissance d’un festival

    Date: 14 mars 2024 à 09:50:43

    …

    Chers mélomanes, chers amis,

    Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’un festival de musique de chambre consacré à la mémoire de Lucien Durosoir (1878 – 1955). Nous l’inaugurons par le Mai Musical 2024 dont vous trouverez le détail ci-dessous.

    …

    Lucien Durosoir a maintenant conquis la place qui lui  revient dans le concert des grands de l’histoire de la musique. Il est légitime de lui dédier un festival. Celui-ci se tiendra en Pays d’Orthe, dans le pourtour du village de Bélus auquel il lia son destin à son retour de la Grande Guerre, et où il fonda sa famille. Nous avons choisi l’idée du « Miroir », une manière de mettre Lucien Durosoir face à ses contemporains _ voilà ! Sa musique démontre ainsi d’elle-même que cette place n’est pas usurpée. Nous espérons vous retrouver nombreux à ces événements qui enrichiront la vie culturelle de notre région.

    …

    Georgie et Luc Durosoir.

    …

    …

    Musique de chambre en Pays d’Orthe

                 Festival Lucien Durosoir »

             « Mai Musical » 2024

    …

    …

    Dimanche 5 mai 2024 : « Sonates en miroir »

    …

    Sonates pour violoncelle et piano de Claude  Debussy et de Lucien Durosoir

    Duo Stanislas Kim, violoncelle et Marie Günter, piano

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

    …

    …

    Dimanche 12 mai 2024 : « Scherzando ! »

     

    …

    Le scherzo, avec sa fantaisie, inspirera « Les Gabriëles », quatuor à cordes

    Scherzos de Fritz Kreisler, Lucien Durosoir, Henryk Wieniawski, Quatuor de Claude Debussy

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

    …

    …

    Dimanche 19 mai 2024 : « Durosoir invite Ligeti »

    …

    Durosoir Quatuor n° 3 et Ligeti Quatuor n° 1 par le Quatuor Tana

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

    …

    …

    Samedi 25 mai 2024 : « Trio/miroir »

    …

    Trios de Debussy, Durosoir, Lili Boulanger par le Trio Ernest,

    Église de Bélus (40300)

    …

    …

    Tous les concerts ont lieu à 16 heures

    …

    Réservations ouvertes à partir du 15 avril

    maimusicalLD@gmail.com

    Ou : 06 80 89  63 34

    …

    …

    Voilà une passionnante initiative, avec de jeunes ensembles de musiciens prometteurs ou déjà confirmés.

    …

    …

    Ainsi, du Quatuor Tana, je possède pour ma part 4 magnifiques CDs :

    …

    _ le double CD « Seven » des sept premiers Quatuors de Philip Glass,

    _ le CD « King Lear » des Quatuors n° 8 et 9 de Philip Glass,

    _ et le CD « WTC 9/11 » de Steve Reich…

    …

    …

    Du Quatuor n°1 (composé en 1953-1954) de György Ligeti (1923 – 2006),

    je possède deux interprétations au disque par le Quatuor Arditti, enregistrées toutes deux à Londres, en 1978, pour le label Wergo _ j’en possède la « special edition«  de 2006 : le CD WER 6926 2 _, et 1994, pour le label Sony Classics_ en formation en partie modifiée : si Irvine Arditti, premier violon, et Rohan de Saram, violoncelle, sont des deux enregistrements de 1978 et 1994, dans celui de 1994, Lennox Mackenzie, second violon, et Levine Andrade, alto, de l’enregistrement de 1978, ont cette fois été remplacés par David Alberman et Garth Knox ; cette interprétation de 1994 (disponible dans le coffret « György Ligeti – Works » de 9 CDs dans la ré-édition-anniversaire de 2010 que je possède : Sony 88697616412) est sidérante d’incisivité et beauté ! C’est magistral !!! _ ; écoutez-ici cette seconde interprétation de 1994 (d’une durée de 20′ 41), elle est spendidissime…

    Ainsi que deux autres interprétations, l’une par l’Artemis Quartet enregistré à Cologne, en 1999 _ dans le CD « Ligeti – String Quartets 1 & 2« , Erato 0946 3369 34 2 5 _, et l’autre par le Quatuor Béla enregistré à Grange des Villarons en 2012 _ dans le CD « György Ligeti – Métamorphoses intimes« , Æon AECD 1332…

    …

    …

    Et il me faut ajouter ici que ce sont mes échanges avec Karol Beffa _ cf son important « György Ligeti » paru chez Fayard en mai 2016 : un magnifique travail  que j’ai dévoré à sa sortie…  _ qui ont aiguillé ma curiosité vers l’œuvre, magistral en effet, de György Ligeti…

    …

    …

    À partager,

    et bien sûr à suivre…

    …

    …

    Francis Lippa

    …

    …

    Des confrontations « en miroirs » passionnantes.

    …

    Et bravo pour un choix si judicieux de programmes de concerts afin de mettre si bien en valeur l’idiosyncrasie puissante de l’œuvre de Lucien Durosoir

    _ cf ma contribution « «  au Colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » qui s’est tenu les 19 et 20 février 2011 au Palazzetto Bru-Zane à Venise ; ainsi que mon article du 23 juin 2020 à propos des trois stupéfiants Quatuors de Lucien Durosoir ; « « … _,

    mises ainsi en regard de quelques uns de ses plus excellents contemporains, tant compositeurs que violonistes :

    Henrik Wienawski (1835 – 1880), Claude Debussy (1868 – 1918), Lili Boulanger (1893 – 1918), Fritz Kreisler (1875 – 1962), György Ligeti (1923 – 2006)…

    …

    Et c’est bien cette très marquante singularité (ou idiosyncrasie), en son siècle, de Lucien Durosoir, à laquelle j’avais consacré la première de mes deux contributions de recherche et analyse au colloque du Palazzetto Bru-Zane à Venise, en février 2011 : «  » _ la seconde de ces deux contributions miennes au colloque de Venise étant : « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« …

    …

    …

    Ce samedi 16 mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa