Étiquette : Magdalena Kozena

  • Savoir vraiment chanter Brecht (et Kurt Weill), aux œuvres-coups de poing : l’immense Milva (Goro, 1939 – Milan, 2021), enregistrée au Piccolo Teatro de Milan…

    Savoir vraiment chanter _ incarner en sa vibrante chair même ! _ Brecht (et Kurt Weill), aux œuvres-coups de poing :

    l’immense Milva (Goro, 17 juillet 1939 – Milan, 23 avril 2021) au Piccolo Teatro de Milan…

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    Pourquoi ce choix-ci de Milva ?

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    Réponse :

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    c’est pour suppléer à la déception de mon écoute de Magdalena Kozena interprétant _ de sa voix au timbre trop frêle ainsi que trop aigu _ Anna dans les admirables « Die sieben Todsünden » de Kurt Weill et Bertolt Brecht, dont la création a eu lieu au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, le 7 juin 1933, avec l’exceptionnelle Lotte Lenya dans ce rôle d’Anna,

    dans le CD LSO Live LSO 0880 SACD _ mais, sur les circonstances compliquées de la création de cette œuvre puissante et magnifique, le livret de ce CD-SACD est en revanche passionnant ! _, sous la direction de Sir Simon Rattle, et avec le London Symphony Orchestra,

    que je venais de me procurer… 

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    Ainsi désirais-je entendre et écouter _ et me réjouir à _ une voix bien plus puissante et beaucoup plus grave que celle de Magdalena Kozena ici ; et je me suis souvenu de la merveilleuse Milva ; et ne suis pas déçu ! : à votre tour vous allez voir et entendre !..

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    Voici donc de quoi se réjouir ici en cette merveilleuse vidéo (d’une durée de 84′ 47)  de la sidérante (!) Milva,

    avec un timbre idéalement approprié de la voix, et une intelligence supérieuse en même temps que toute d’humilité du dire, qui est fondamentalement nécessaire à l’interprétation-incarnation tout simplement réaliste et crédible des rôles qu’offrent les renversantes œuvres-coups de poing de Bertolt Brecht et Kurt Weill, qui m’impressionnent et m’enchantent depuis toujours _ cf aussi mes articles (avec précieux podcasts !) en date des 23 et 24 septembre 2024 :

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    Admirez-donc Milva :

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    https://www.youtube.com/watch?v=kBz12twrCpI

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    I. BALLATE
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    1. La ballata dell’agiatezza 0:00
    2. Jakob Apfelböck 02:30
    3. La ballata della schiavitù sessuale 06:10
    4. Canzone dei Marinai 09:52
    5. Ricordo di Maria A. 15:10
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    intermezzo musicale Secondo finale de L’Opera da tre soldi “Soldati e bombe”
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    II. GUERRA
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    1. 3 Ninne Nanne, 1932 24:15
    2. Maria Sanders 31:42
    3. Sotto le querce di Postdam 37:00
    4. La ballata di chi vuol star bene al mondo 40:15 Seconda parte
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    III. FIGURE FEMMINILI Intermezzo musicale
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    1. Tango Ballade (Ballata del magnaccia) 45:14
    2. Bilbao Song 48:43
    3. Canzone di una giovane puttana 53:11 
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    Filmato prove con Giorgio Strehler dall’ “Opera da tre soldi “
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    4. Il song di Mandelay 59:37
    5. Surabaya Johnny 01:03:40
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    BIS
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    1. La canzone della Moldava 01:17:16
    2. Alabama song 01:20:59

     

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    Une leçon d’incarnation charnelle _ dénuée, est-il nécessaire de le préciser, de la moindre once de didactisme… _ : un pur enchantement !

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    Au mois de mai prochain,

    mon ami Bernard, invité par ses amis Cristina et Marcello, de Bergame, fera le voyage de Bidart à la Scala de Milan pour découvrir à la scène ces admirables « Die sieben Todsünden » de Kurt Weill et Bertolt Brecht, sous la direction de Riccardo Chailly, et avec Alma Sadé dans ce rôle d’Anna, en un spectacle intitulé « Tryptique Weill« , comportant aussi « Mahagonny-Songspiel » et « Happy End« …

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    Ce vendredi 7 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le superbe CD « Czech Songs » de Magdalena Kozena (et Sir Simon Rattle) : un enthousiasme discographique partagé aussi sur le site du magazine Crescendo…

    Avec un peu de retard sur mes articles enthousiastes «  « ,

    « « 

    et « « 

    des 25 juin, puis 2 et 3 juillet derniers,

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    voici que ce jeudi 15 août sous la plume de Pierre-Jean Tribot le très attentif magazine belge Crescendo consacre un justissime article de célébration au merveilleux CD Pentatone 5187 077 « Czech Songs« , par Magdalena Kozena et son époux Simon Rattle,

    intitulé, lui, « Chansons tchèques avec Magdalena Kozena« , que voici :

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    Chansons tchèques avec Magdalena Kožená

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    LE 15 AOÛT 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Czech Songs.

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) : Nipponari, H.68 “Japanese Folk Songs” ; Songs on One Page, H.294 (orchestration de Jiří Teml) ;

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Evening Songs, Op.3 (orchestration partielle de Jiří Gemrot), Songs, op.2 ;

    Hans Krása (1899-1944) : Four Orchestral Songs, Op.1 ;

    Gideon Klein (1919-1945) : Lullaby. (orchestration de iří Gemrot).

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    Magdalena Kožená, mezzo-soprano ; Czech Philharmonic, Sir Simon Rattle.

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    2022 et 2023.

    Livret en anglais.

    Texte chanté en tchèque, traduction en anglais.

    61’20’’.

    Pentatone PTC 5187 077.

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    La mezzo-soprano Magdalena Kožená poursuit son compagnonnage musical avec son cher Sir Simon Rattle. Les deux artistes nous offrent un album magistral _ pas moins ! _ autour du thème de la mélodie tchèque pour mezzo et orchestre avec des œuvres _ bien trop _ rares _ en la discographie…

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    Ce voyage musical débute avec Bohuslav Martinů qui, comme le dit un éminent confrère, est sans doute le plus injustement sous-estimé _ oh que oui ! _ des grands compositeurs du XXe siècle. Composées en 1912, les  : Nipponari sont le fruit de la vague du japonisme qui parcourt alors l’Europe. Si on pense naturellement à Paris, comme capitale de cette frénésie artistique, l’Europe centrale ne fut pas une périphérie et connut un japonisme assez vif. Dans ce cycle de sept partitions d’un vingtaine de minutes, Bohuslav Martinů  compose un japon rêvé mais à la fois poétique et sensible. Le trait de composition est d’une extrême finesse _ un trait (assez français) de ce compositeur ! _, soutenant les lignes mélodiques portées par la voix de la mezzo soliste. Chacun des morceaux est relativement court, créant cet effet de haïku minimaux. On tient un véritable chef d’œuvre _ oui ! _ dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus souvent  au programme des concerts.  Les Chansons sur une page sont un cycle composé en pleine Seconde guerre mondiale sur des mélodies populaires de Moravie. C’est encore une forme de l’économie magnifiée par la beauté harmonique d’un compositeur alors en exil. Composé à la base pour chant et piano, le cycle est ici orchestré par le compositeur tchèque Jiří Teml.

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    Il est bien sûr impossible d’envisager un récital de mélodies tchèques sans interpréter  Antonín Dvořák dont la facilité mélodique est toujours extraordinaire _ c’est vrai. Le compositeur de la Symphonie du Nouveau monde est ici représenté par ses Chants du soir et ses Mélodies, Op.2. C’est du grand Dvořák avec cette plasticité magistrale de la voix _ oui _ qui fusionnent avec un accompagnement orchestral évocateur des paysages de Bohèmes tantôt ombrageux, tantôt gorgés de lumières.

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    Le disque se clôture avec deux partitions de génies musicaux fauchés par la barbarie nazie Hans Krása et Gideon Klein.  Composés en 1920 et créées en 1921 à Prague sous la direction de Zemlinsky, les 4 chansons orchestrales sont un véritable chef d’œuvre _ oui _ témoignant du génie d’un compositeur moderniste qui se situe dans un univers à la fois post-mahlérien par la noirceur du propos et les contrastes, mais pas si éloigné des expérimentations de l”école de Vienne avec un ton narratif récité sans oublier un travail d’un grand raffinement harmonique _ en effet. En conclusion, le court Lullaby de Gideon Klein, composé alors que le musicien était interné au camp de concentration de Terezin en 1943. Initialement composé pour chant et piano, cette partition est ici orchestrée par iří Gemrot est une berceuse à la fois belle et triste d’un artiste dont la création était le seul refuse devant l’horreur.

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    Tout au long de ce programme Magdalena Kožená est exceptionnelle _ absolument ! Son timbre rayonnant et clair s’adapte tant à la limpidité presque translucide de Martinů et à la luxuriance de  Dvořák. L’artiste cerne idéalement le tragique de Krása  et Klein, avec le talent d’une diseuse dans le premier et d’une amplitude émotionnelle dans le second.  Tchèque de naissance, la mezzo-soprano vit chacun de ces morceaux comme personne _ c’est parfaitement juste. Sir Simon Rattle est un accompagnateur passionné et attentif à ne jamais couvrir sa soliste. Les pupitres de la philharmonie tchèque à la beauté plastique renversante _ oui _ , sublimée par une prise de son de démonstration comme de coutume _ en effet _ avec Pentatone.

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    Son : 10    Notice : 10    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un enthousiasme discographique ainsi fort bien partagé.

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    Ce jeudi 15 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à propos de Magdalena Kozena chantant des mélodies d’Antonin Dvorak, en recherchant un peu en ma discothèque, voici aussi un CD de Mélodies de Dvorak, par Bernarda Fink et le piano de Roger Vignoles…

    Et dans la continuité de mes articles d’hier 2 juillet «  » et surtout du 25 juin dernier « « ,

    à propos du merveilleux CD Pentatone PTC 5187 077 « Czech Songs » de Magdalena Kozena chantant des mélodies tchèques de Bohuslav Martinu, Antonin Dvorak, Hans Krasa et Gideon Klein,

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    j’avais pensé un moment ne pas disposer en ma discothèque personnelle d’un seul CD de Mélodies d’Antonin Dvorak…

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    Mais en recherchant-fouillant un peu dans les classements divers de mes CDs,

    j’ai fini par en retrouver un, un très joli CD, tout entier consacré à des Mélodies de Dvorak :

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    le CD Harmonia Mundi HMC 901824 « Antonin Dvorak – Lieder » de Bernarda Fink et Roger Vignoles au piano _ enregistré à Berlin au mois de mai 2003.

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    Lequel comporte une seule mélodie d’Antonin Dvorak commune avec celles du CD « Czech Songs » de Magdalena Kozena :

    la mélodie n°2 de l’Opus 2 de Dvorak « Oh quel beau rêve doré !« …

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    Ce mercredi 3 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et retrouver Magdalena Kozena chantant (en 2007) Bohuslav Martinu : cette fois-là les « Songs on Two Pages » : le profond mystère du charme, en des rencontres chaque fois singulières…

    En  forme de poursuite de la joie musicale intense éprouvée récemment _ cf mon article «  » du 25 juin dernier… _,

    je suis revenu rechercher si la collection des CDs de Magdalena Kozena de ma discothèque personnelle _ j’avais procédé auparavant à un récapitulatif de mes CDs Martinu… _ ne recelaient pas, déjà, quelques mélodies de Bohuslav Martinu (1890 – 1959) par Magdalena Kozena _ née à Brno le 26 mai 1973 _, qui me seraient sortis, ces CDs Martinu/Kozena, de ma mémoire…

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    Et là j’ai retrouvé un CD Deutsche Grammophon paru en 2008, le CD DG 477 6665 « Magdalena Kozena – Songs My Mother Taught me« , avec le piano de Malcolm Martineau _ enregistré à Berlin au mois de mars 2007, déjà… _, comportant aux plages 26 à 32 les 7 mélodies _ une nouvelle fois au nombre de 7 ! _ du recueil « Songs on Two Pages » (H. 302), de 1944, composées, de même que les « Songs on One Page » (H. 294) de 1942-43, du CD Pentatone PTC 5187 077, aux États-Unis…

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    Celles-là, en 2008, m’avaient donc moins marqué,

    alors même que je suis, et depuis longtemps, un admirateur fervent de la musique de Bohuslav Martinu…

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    Pour quelles raisons ? Cela m’est difficile à dire… Peut-être le timbre de la voix de Magdalena Kozena, un peu moins mordoré alors, en cet enregistrement de 2007, en ces « Songs on Two Pages« … Ou bien l’accompagnement du piano de Malcom Martineau, au lieu du tendrissime accompagnement du Czech Philharmonic, en l’enregistrement de 2023, dans cette version _ superbement _ orchestrée par Jiri Teml, de ces « Songs on One Page« … 

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    Ou bien le simple mystère de la grâce de l’instant unique de l’enregistrement, ajouté à celui de la prise de son ?..

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    C’est très difficile à cerner, même après plusieurs écoutes comparées répétées, ce jour, de ce que viennent nous offrir ces deux CDs, l’un avec le piano de Malcom Martineau, et l’autre avec l’orchestre du Czech Philharmonic dirigé par Simon Rattle, de la merveilleuse Magdalena Kozena, née à Brno le 26 mai 1973…

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    Une affaire de charme…

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    Ainsi que de rencontre(s), à chaque fois singulières…

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    À suivre…

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    Ce mardi 2 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa