Étiquette : Magdeleine Hiriart-Gaudin

  • Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel

    Voici que
    continuant à rechercher les diverses parentés cibouriennes et luziennes des familles Ravel-Delouart et Hiriart-Gaudin-Bibal
    _ je viens, ainsi, de relire très attentivement le très intéressant Ravel _ Portraits basques, du cher Étienne Rousseau-Plotto… _ ,
    …
    je viens de découvrir _ et c’est indépendant de cette re-lecture ; simplement, continue de me travailler la question des divers cousinages basques de Maurice Ravel, tant à Ciboure qu’à Saint-Jean-de-Luz, aussi… _ que la Marie Delouart n°2 _ cf mon article du 12 avril dernier :  _
    (née à Ciboure le 17 juin 1784
    _ celle-ci était la seconde des quatre enfants de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse (leur mariage eut lieu à Ciboure le 28 janvier 1778) Sabine Laxague (Ciboure, 1758 – Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, après 1823 – 27 février 1845 – (ajout du 9 juillet 2025) : Sabine Laxague était présente au mariage, à Ciboure, le 30 avril 1823, de son fils Jean Delouart (né le 27 août 1788) avec Marguerite Larrea, née le 18 décembre 1798 et qui décèdera le 30 septembre 1844 ; Jean Delouart survivant à son épouse jusqu’en 1872 – il est décédé le 23 septembre 1872 (ajout du 9 juillet 2025) :
    soient, parmi ces quatre enfants Delouart, trois Marie (ou Marie-Baptiste) et un Jean, né(-e)s, tous à Ciboure, respectivement le 29 juin 1782, le 17 juin 1784, le 17 août 1786 et le 27 août 1788… _
    …
    et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842),
    qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 le marin cibourien Jean Etcheverry
    (né à Ciboure _ le 6 août 1886 : alors qu’il a déclaré avoir 34 ans le jour de son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 ; j’ai découvert sa date de naissance réelle dans un document officiel d’attribution de pension destiné à sa veuve, en date du 18 novembre 1842 ; sa veuve qui venait de décéder, à Saint-Jean-de-Luz, le 3 janvier 1842 ! soit à peine un mois et demi après son mari _, fils naturel de Gana Curutchet, et décédé au large d’Hendaye _ probablement noyé _ la nuit du 14 au 15 novembre 1841)
    …
    n’avait pas eu de son mari qu’une seule fille se nommant Marie Etcheverry,
    mais _ au moins… je deviens plus prudent… _ deux :
    …
    j’avais réussi jusqu’ici à identifier une première Marie Etcheverry _ en fait née la seconde, nous allons le constater ! _ :
    …
    Marie Etcheverry (laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 le luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815, et fils de Martin Dargaignaratz, officier de marine),
    née le 20 novembre 1824 à Saint-Jean-de-Luz, où s’étaient installés ses parents, le marin Jean Etcheverry et son épouse Marie-Baptiste Delouart 2, cibouriens de naissance…
    …
    Cette Marie Etcheverry épouse Dargaignaratz décèdera, veuve, à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 (elle était directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz  et son mari Bernard Dargaignaratz était décédé au Hâvre le 29 janvier 1862).
    Elle et son mari Bernard Dargaignaratz _ après avoir eu en 1855 une fille aînée, Gracieuse, décédée célibataire, à l’âge de 24 ans, à Urrugne, le 16 avril 1879  _ ont eu une fille, Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860, qui décèdera, veuve, à Urrugne le 25 février 1943 ; celle-ci avait épousé _ tardivement _ à Urrugne le 22 novembre 1905 Martin Zozaya, né à Urrugne le 1er août 1856, et qui décèdera à Urrugne le 5 Avril 1932 _ les nouveaux époux étaient âgés respectivement de 45 et 49 ans ; ils n’ont pas eu d’enfant. Maurice Ravel aurait fort bien pu connaître ces cousins urrugnars… D’autant que cette Clotilde, épouse Zozaya, excellente pianiste, collectionnait les pianos ; et c’est ainsi qu’à son décès, en 1943, elle en légua un à ses cousins Geudin ‘ajout du 9 jullet 2025)… 
    …
    …
    Voilà donc qui enrichit un peu notre panorama des cousins cibouro-luziens et urrugnars de Maurice Ravel, côté maternel.  
    …
    …
    Or voici que je viens de découvrir maintenant _ et c’est très éclairant pour ma recherche sur ces cousinages cibouro-luziens ravéliens ! _ que
    Jean Etcheverry _ fils de Gana Curutchet _ et son épouse Marie (ou Marie-Baptiste _ cela dépend des actes administratifs ! _) Delouart _ la seconde (ou n° 2)  des trois sœurs nommées ainsi Marie (ou Marie-Baptiste) Delouart, filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague… _
    étaient déjà parents, en 1824, d’une première Marie Etcheverry,
    née elle aussi à Saint-Jean-de-Luz, mais le 21 juin 1817, celle-ci _ soit sept ans avant sa sœur prénommée elle aussi Marie.
    Ils avaient aussi eu un garçon, Jean-Baptiste, décédé à Saint-Jean-de-Luz (rue Serpente, n°4) le 26 septembre 1819 à l’âge de cinq ans (il était né à Saint-Jean-de-Luz le 15 juin 1815)…
    …
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    Or il se trouve que cette première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850 _ elle décède des suites des couches de son troisième enfant, Jean-Charles Hiriart, né une semaine plus tôt, le 20 décembre 1850 _),
    et fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart
    (la sœur cadette de la première Marie-Baptiste Delouart, la mère de Sabine Delouart, et grand-mère de la Marie Delouart épouse Ravel, la mère de Maurice)
    épousera, âgée alors de 29 ans, à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart, tonnelier, et âgé de 30 ans
    (celui-ci est né à Saint-Jean-de-Luz, le 10 avril 1816, et est décédé, à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 43 ans, le 24 septembre 1859) ;
    lui-même était fils de feu Étienne Hiriart, cordonnier et luzien, 
    né à Saint-Jean-de-Luz le 13 mai 1784, et décédé à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 39 ans, le 10 août 1823 ; et qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 7 juin 1815 Françoise Berduqueu _ ou Verduco : son frère Alexandre fit fortune en Argentine, et revint à Saint-Jean-de-Luz, où il reprit son nom français _, née à Bidart le 5 juillet 1789.
    Étienne Hiriart, cordonnier, était le fils de Michel Hiriart, lui aussi cordonnier et luzien, né en 1744 et décédé le 23 février 1814, à Saint-Jean-de-Luz _ Grand’ Rue, n° 61 _, et de Marie Duhamel).
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    Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859)
    et son épouse (le mariage avait eu lieu à Saint-Jean-de Luz le 10 novembre 1846) Marie Etcheverry n°1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) auront trois enfants _ luziens _ de sexe masculin :
    …
    _ Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 4 novembre 1847, mais décédé à l’âge de 1 an et 9 mois, le 8 août 1849 à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n° 67)
    _ Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849)
    _ et Jean-Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 20 décembre 1850) : sa mère née Marie Etcheverry décédant une semaine plus tard, le 27 décembre 1850, des suites de cet accouchement.
    …
    Dominique Hiriart, âgé de 25 ans le jour de son mariage, et menuisier, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874 Marie Dimatz (dite Imats), née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845,
    fille de Raphaël Dimatz, charpentier, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1869, et de Madeleine Harispe, née en 1804 _ je souligne ce prénom.
    Et je remarque que, ce 3 juin 1874, la seconde Marie Etcheverry, alors veuve _ depuis le 29 janvier 1862 _ Dargaignaratz  _ elle est née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824 et décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 _, assistera son neveu Dominique Hiriart à cette cérémonie de mariage, les parents du marié, soient Jean-Baptiste Hiriart et la première Marie Etcheverry, étant alors tous deux déjà décédés _ le 24 septembre 1859, pour Jean-Baptiste Hiriart, et le  27 décembre 1850, pour la première Marie Etcheverry. Les liens familiaux demeuraient puissants en cette famille Hiriart-Etcheverry-Delouart…
    …
    Et Jean-Charles Hiriart, maître bottier, âgé de 26 ans le jour de son mariage, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 30 juin 1877 Marie Arramendy, née à Saint-Jean-de-Luz le 18 décembre 1858,
    fille de Pascal Arramendy, charcutier, alors âgé de 52 ans, et de Ramona Irazabal, née en 1826.
    …
    …
    Or il se trouve que Magdeleine Hiriart, la future épouse de Charles Gaudin _ l’aîné (1875 – 1910) des sept enfants de Saint Martin Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal ; leur mariage a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvierer 1901 _, est née le 11 mars 1875, soit neuf mois et une semaine après le mariage de Dominique Hiriart et Marie Dimatz… 
    …
    …
    Si je n’ai pas pu à ce jour identifier formellement le lien de parenté précis _ administrativement _ entre les cibouriens Delouart-Ravel et les luziens Hiriart-Gaudin _ les Gaudin étant à l’origine eux aussi cibouriens : ainsi Martin Gaudin, tonnelier (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1864, le père d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920, rue Gambetta n°41) et grand-père de Charles, Marie et Jane Gaudin ; ainsi Martin Gaudin, donc, était-il né à Ciboure, fils des cibouriens Vincent Gaudin et son épouse Placide Etchenique ; et c’est par son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 avec la luzienne Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz le 13 août 1799, fille de Martin Goyetche, forgeron, et Catherine Olivier) que Martin Gaudin devint luzien ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n°4, le 22 avril 1864 _,
    …
    il me semble que se confirment _ et la preuve formelle va venir très vite ! _ les raisons de fond justifiant que
    les liens épistolaires _ et doivent exister encore bien d’autres lettres d’entre eux deux ; certaines semblant avoir été dérobées en 1975, au moment des célébrations du centième anniversaire de la naissance à Ciboure, le 7 mars 1875, de Maurice Ravel… _ entre Magdeleine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel
    sont bien de l’ordre d’un très effectif cousinage,
    via la descendance luzienne de la première Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1817) et la seconde Marie-Baptiste Delouart, sa mère (née à Ciboure le 17 juin 1784), côté Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    Mieux,
    s’éclaire aussi l’étroitesse du lien entre les Delouart-Billac de Ciboure, et les Hiriart-Gaudin-Bibal de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    À commencer par la proximité entre la cibourienne Marie Delouart-Ravel (1840 – 1917) et la maisonnée luzienne Dupous-Bibal-Gaudin du 41 Grand-Rue (puis rue Léon Gambetta),
    non seulement via Gachucha Billac, d’abord, en effet,
    mais aussi, ensuite, via Magdeleine Hiriart, à partir de son mariage avec Charles Gaudin _ le 28 septembre 1901 ; leur fils Edmond Gaudin naîtra le 30 mai 1903…
    Edmond Gaudin, le fils unique de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – sur le fleuve Oubangui, le 13 septembre 1910) et Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968), est en effet né à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903 (il décèdera le 28 décembre 1988) ; époux _ à Ciboure, le 30 septembre 1935 (ajout du 9 juillet 2025) _ d’Angela Rossi (Triona, 14 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999), il aura deux enfants, Charles-Paul Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 15 janvier 1938) et Maylen Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz le 4 avril 1942), dont les enfants et petits enfants constituent la perpétuation de la descendance des cousins luziens _ mais oui ! _ de Maurice Ravel… 
    …
    …
    Si bien que je pense me trouver en mesure d’établir les liens de descendance suivants,
    entre le cibourien Gratien Delouart (1er mai 1748 – 21 août 1798) et le luzien Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1742) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 1 _
    Marie Etcheverry 1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean de Luz, 27 décembre 1850) _ cousine germaine de Sabine Delouart _
    Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – vers 1929…) _ cousin au second degré de Marie Delouart _
    Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) _ cousine au troisième degré de Maurice Ravel _
    Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – ? 28 décembre 1988) ;
    …
    et ceux-ci
    entre ce même Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 2 _
    Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874) _ cousine germaine de Marie Etcheverry 1 _
    Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840, Paris, 5 janvier 1917) _ cousine au second degré de Dominique Hiriart _
    Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1785 – Paris, 28 décembre 1937) _ cousin au troisième degré de Magdeleine Hiriart.
    …
    …
    Si bien que quand, dans sa lettre de condoléance à Magdeleine Hiriart du 10 octobre 1910 _ page 246 de l’Intégrale de la Correspondance (1895 – 1937) de Maurice Ravel, que vient de publier Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur _,
    dont l’en-tête est « Ma chère cousine« ,
    Maurice Ravel adresse « ses sentiments bien affectueux » à sa cousine Magdeleine « ainsi qu’à (ses) parents et à (sa) sœur« ,
    les parents Hiriart de Magdeleine dont il s’agit là
    sont Dominique Hiriart _ le cousin (né le 28 janvier 1849 _ j’ignore la date de son décès : entre 1926 et 1929 _) au second degré de sa mère, Marie Delouart-Ravel (née le 24 avril 1840) ; la mère de Dominique Hiriart étant la première Marie Etcheverry (21 juin 1817 – 27 décembre 1850), la fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart (17 janvier 1784 – 3 janvier 1842), qui était la cadette de la première Marie-Baptiste Delouart (29 juin 1782 – 28 août 1855), l’aïeule directe de Maurice Ravel _
    et son épouse, née Marie Dimatz _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 ; fille de Raphaël Imatz (charpentier, né le 17 août 1797, et décédé le 27 janvier 1869) et son épouse, née Magdeleine Harispe (née le 10 mars 1802, et décédée le 28 février 1883) ; Raphaël Imatz et Magdeleine Harispe s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839…
    …
    …
    Et pourtant, à la page 73 de son très intéressant et riche _ mais parfois, à quelques reprises, un peu flou, voire carrément faux (ajout du 9 juillet 2025) ; c’est notamment le cas, assez fâcheux, à propos de l’hypothèse de l’existence de deux Gachoucha Billac : l’une qui est une grand-tante (étant la demi-sœur, née en 1819, de la grand-mère de Maurice, Sabine Delouart, née le 11 septembre 1809), et l’autre, qu’Etienne qualifie de sa tante (sic), et qui serait une cousine, en tant que fille, mais née en quelle année ?, de la Gachoucha Billac née en 1819…), de Maurice Ravel : bien du flou demeure donc ici dans pareille généalogie familiale des Delouart-Billac… _,  Maurice Ravel _ Portraits basques,
    Étienne Rousseau-Plotto écrivait :
    …
    « Une interrogation subsiste sur l’expression « ma chère cousine » _ appliquée par Maurice à Magdeleine Hiriart-Gaudin, en sa lettre du 10 octobre 1910 _,
    car personne _ et là c’est plus qu’extrêmement étonnant ! _ n’identifie un lien de parenté _ tiens donc !!! _ entre Marie Delouart (et Maurice Ravel) et la famille Hiriart _ pas même le petit-fils, Charles-Paul Gaudin, et la petite fille, Maylen Gaudin-Lenoir, de Magdeleine (décédée le 15 juin 1968) ?
    Peut-être _ poursuit donc Étienne, à la page 73, reprenant ce qu’a pu lui dire Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) _ est-ce simplement une manière d’exprimer un lien affectif _ mais lequel ? Et en quoi ce lien-ci diffèrerait-il du lien affectif (bien avéré) qui unit Maurice à Marie et Jane Gaudin ? jamais qualifiées, elles, de « mes chères cousines«  !.. _ entre eux. »
    …
    D’autant que dans sa lettre du 24 novembre 1914 à son « cher Maurice« 
    _ lui annonçant la mort conjointe, au front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914, de ses deux beau-frères Pierre et Pascal Gaudin _,
    Magdeleine Hiriart-Gaudin signe semblablement « Votre cousine« ,
    …
    non sans avoir préalablement conclu sa lettre de :
    …
    « Et vous, cher Maurice, recevez de toute ma famille _ les Hiriart (ses parents, Dominique Hiriart et son épouse Marie (ou Marianne), toujours en vie, donc, en 1914 : ils sont nés, son père Dominique Hiriart, le 28 janvier 1849, et sa mère Marianne, née Imatz, le 28 octobre 1845 ; ainsi que sa sœur, probablement célibataire, et dont le prénom n’a pas encore été identifié _ si, un peu plus tard : Marie, Marie Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 27 juillet 1877 – Saint-Jean-de-Luz, 19 octobre 1946 : ajout du 9 juillet 2O25) _), et peut-être aussi les Gaudin-Bibal, en y incluant son propre fils Edmond Gaudin, alors âgé de onze ans (il est né le 30 mai 1903) ; et qui sera plus tard un grand ami de Maurice, et même son chauffeur lors des séjours de celui-ci au pays basque… _ et de moi-même, les meilleurs souvenirs les plus affectueux« .
    …
    …
    En relisant très attentivement ce riche Maurice Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto,
    je découvre aussi
    qu’une partie de la correspondance _ il reste difficile d’en mesurer la proportion : beaucoup ? peu ? pas mal !!! _ entre Maurice Ravel et ses amis luziens Gaudin a disparu hélas (prétée et pas restituée !), notamment au moment des célébrations du centenaire de la naissance du compositeur, en 1975 _ d’autres seront vendues en ventes publiques plus tard…
    …
    Et je m’étonne aussi que ne demeurent connues _ du moins publiées _ à ce jour que _ seulement ! _ deux lettres de deux échanges épistolaires _ les lettres (de condoléances, toutes deux…) du 8 octobre 1910, page 246, et du 24 novembre 1914, page 403, de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) de Maurice Ravel _ entre Maurice Ravel et sa « chère » cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    De même que je me demande comment Magdeleine a vécu à la suite de son veuvage _ de son époux Charles Gaudin _ survenu le 13 septembre 1910 _ par noyade-disparition sur le fleuve Oubangui (au Congo français)… Magdeleine décèdera le 15 juin 1968.
    Vivait-elle à Saint-Jean-de-Luz ? _ oui ; en sa maison de la rue Gambetta. Quels contacts Maurice Ravel entretint-il _ ou pas _ avec elle ?
    À l’image _ ou pas _ de ses liens si étroits avec l’amie luzienne _ et belle-sœur de Magdeleine _ Marie Gaudin (1879 – 1976) ?.. _ je me le demande…
    …
    Même si nous avons par ailleurs _ c’est-à-dire sans nulle lettre à ce jour publiée entre eux : par divers témoignages oraux de Charles-Paul Gaudin (décédé en 2006) _ connaissance
    de très effectifs liens d’amitié ayant existé _ en dépit du décalage générationnel _ entre le compositeur (1875 – 1937) et le fils de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (1903 – 1988) _ qui, en sa voiture, ne manqua pas d’emmener le cousin Maurice en balade de par tout le pays basque, à la fin des années 20 et au tout début des années 30 ; et Maurice Ravel l’invita à plusieurs reprises à Paris assister à des concerts…
    …
    …
    Mais nous ne disposons que d’une partie seulement _ publiée _ des lettres échangées…
    …
    …
    Ainsi mon propre questionnement se poursuit-il…
    …
    …
    À suivre…
    …
    …
    Ce lundi 13 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • En parcourant l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel…

    En parcourant avec un vif plaisir l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens, je m’attache à y relever tout ce qui y concerne Saint-Jean-de-Luz et Ciboure…

    …

    A commencer par les séjours – au nombre de 21, semble-t-il : en 1901, 1902, 1911, 1912, 1913, 1914 (2 séjours), 1921, 1923 (2 séjours), 1924, 1925, 1927, 1928 (2 séjours et un bref arrêt en train), 1929 (2 séjours), 1930, 1932 et 1935, pour ce qu’il en est des séjours luziens de Maurice Ravel à partir de 1901, tels qu’ils sont attestés par sa Correspondance disponible, réunie par le formidable travail inlassable (et qui se poursuit…) de Manuel Cornejo … (ajout du 14 juillet 2025) – qu’y fit Maurice Ravel – et ce qu’il y fit et y composa – ; mais aussi et plus encore toutes les personnes – ainsi que les correspondances qu’il y rédigea (et auxquelles du moins nous pouvons avoir accès)… – ayant un lien – affectif très fort – avec ce coin de son « pays natal« , ainsi que Maurice Ravel se plaît à l’écrire à maintes reprises…

    …

    En commençant par les membres de la famille Gaudin,

    surtout Marie Gaudin (1879 – 1976) et sa sœur Jane Gaudin-Courteault (1880 – 1979), qui furent les amies de toute la vie de Maurice Ravel ;

    mais aussi un membre très important de cette famille Gaudin, qui est la nounou – à la très forte personnalité : elle conservait par devers elle l’argent de poche des enfants dont elle avait le soin et la charge, afin de veiller à ce qu’ils ne le dépensent pas inconsidérément !, et en contrôlant par là leurs façons d’en user sans en abuser, m’a confié en riant Maylen Gaudin-Lenoir… (ajout du 14 juillet 2025) – des 7 enfants Gaudin, la fameuse « tante Gachuch » –  Engrace-Gachucha Billac (née en 1819) étant en fait, non pas la tante, mais la grand-tante du petit Maurice, parce qu’elle est une des tantes Billac de la mère de Maurice, Marie Delouart-Ravel (1840-1917) ; Gachucha est en effet une des sœurs Billac de Sabine Delouart (1809-1874), la mère de Marie Delouart, et la grand-mère de Maurice… (ajout du 14 juillet 2025) – , Gachucha, c’est-à-dire Gracieuse Billac  – avais-je alors écrit, ce 14 mars 2019 : mais non, il ne s’agit pas là de Gracieuse (!), mais bien de sa sœur Engrace – « Gachucha » Billac, née à Ciboure le 2 juin 1819 ; alors que Gracieuse Billac, celle qui avait été la marraine du petit Maurice sur les fonts baptismaux de l’éclise saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, était née, elle, à Ciboure, le 15 mai 1824 : il ne faut surtout pas confondre ces deux sœurs Billac !!! modification et ajout du 9 juillet 2025) ; et sur cette malencontreuse confusion, hélas endémique parmi la plupart des biographes de Ravel, entre ces sœurs Billac, cf mes articles du 15 juiller 2019 «  » (comportant hélas une fâcheuse erreur que je mettrai moi-même beaucoup de temps à rectifier, et surtout l’article en date du 8 juin 2025 intitulé : « Bref récapitulatif de facheuses erreurs et confusions biographiques concernant la généalogie et les cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart et Maurice Ravel, les Billac cibouriens, les Dupous-Bibal et les Gaudin-Goyenetche luziens, etc. » (ajout du 14 juillet 2025) – ;

    et je remarque aussi que quand Maurice Ravel et Magdeleine Gaudin née Hiriart – épouse le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz de Charles Gaudin, le fils aîné de ces 7 enfants Gaudin qu’a élevés Gachucha (et ce sont les frères Pierre et Pascal Gaudin – les futurs dédicataires du sublime (et si luzien !) « Rigaudon » du « Tombeau de Couperein » – qui sont allés déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902, le décès, à leur domicile du 41 rue Gambetta, de leur chère nounou Gachucha Billac) ; et ce jour du mariage, le 28 septembre 1901, de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart, Gachucha Billac est bien présente : âgée de 83 ans, elle décèdera, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902, soit quatorze mois et vingt jours plus tard après ce mariage de son petit Charles Gaudin et sa propre cousine Magdeleine Hiriart ; un mariage qui faisait de Gachucha Billac, la vieille domestique de Victoire Dupous-Bibal et sa fille Annette Binal-Gaudin, une personne désormais apparentée, mais oui !, à ses patrons Dupous-Bibal-Gaudin… ; et là dessus, je rédigerai le 18 août 2022 un article de réflexion : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » (ajout du 14 juillet 2025) – s’écrivent (cf les lettres du 8 octobre 1910 et du 24 novembre 1914), Maurice écrit « ma chère cousine » (page 246) ; et Magdeleine signe « votre cousine, Madeleine » (page 403) – ces deux letres se trouvent maintenant aux pages 373-374 et 608-609 de la nouvelle édition Tel-Gallimard de cette Correspondance, réunie par les soins (inlasssables) de Manuel Cornejo (ajout du 14 juillet 2025)…

    …

    Ce 14 mars 2019, en cet article-princeps de toute ma recherche à venir, de 6 années et 4 mois (14 mars 2019 – 14 juillet 2025), j’avais donc déjà et tout de suite idée qu’il allait me falloir m’atteler à creuser-fouiller très sérieusement cette question de fond jusqu’ici laissée pour l’essentiel en jachère par les biographes de Ravel, et donc inédite, des parentés basques – au XIXe siècle surtout – de Maurice Ravel,

    cette question que, moins d’un mois plus tard, le 7 avril 2019 – en mon article, au titre modeste « « ,  qui ne l’annonçait pas ! – , j’oserai qualifier de la question des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (incise en ajout du 14 juillet 2025)…

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    Et je remarque que ces séjours-là de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz, sont pour lui – tant l’homme lui-même que le compositeur – comme un très salutaire baume de jeunesse et reviviscence – et source formidable de création : le « Trio« , « Le Tombeau de Couperin« , le « Bolero« , ces trois immortels et sublimes chefs d’œuvre, sont tous trois, en effet, nés à Saint-Jean-de-Luz, en 1914 rue Sopite pour les deux premiers, et en 1928 rue Tourasse, pour le troisième (ajout du 14 juillet 2025)…

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    À suivre…

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    Ce jeudi 14 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa