Étiquette : magie

  • La mirobolante poésie magnifique d’Erik Satie merveilleusement révélée par le magique « Letter(s) to Erik Satie » de Bertrand Chamayou, il y a un an déjà : Bertrand Chamayou, thaumaturge, révélateur de profonde poésie…

    Ce n’est qu’aujourd’hui, 4 janvier 2025, que grâce à un appel téléphonique de mon ami Karol Beffa, le 28 décembre dernier, suite à mes projets d’entretiens Ravel à Saint-Jean-de-Luz cette année « Ravel 2025« ,

    m’annonçant, au passage, qu’outre son livre « Maurice Ravel : en avant la musique !« , il ferait paraître aussi prochainement cette année 2025 un « Erik Satie de A à Z« ,

    que je me suis mieux penché sur la discographie d’Erik Satie _ laquelle ne m’avait jamais vraiment touché jusqu’ici, je dois bien l’avouer, en dépit d’excellents interprètes… _,

    d’autant qu’était paru fin décembre 2023 un CD du présent président de la luzienne Académie Ravel, Bertrand Chamayou…

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    Je me procure donc ce CD Erato 50541976964C42 « Letter(s) to Erik Satie » de Bertrand Chamayou _ enregistré (superlativement !) au Domaine de Miraval, à Correns, dans le Var, propriété de Brad Pitt, du 3 au 6 avril 2023  _, et qui me bouleverse par la révélation étourdissante du génie poétique de la musique d’Erik Satie, interprétée magiquement ainsi par Bertrand Chamayou…

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    Le titre de ce CD est emprunté à John Cage ;

    et le CD entremêle à un choix très judicieusement programmé d’œuvres d’Erik Satie (1866 – 1925), un choix tout aussi judicieux d’œuvres de John Cage (1912 – 1992), qui vouait un véritable culte à Erik Satie…

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    Et immédiatement j’ai couru illico presto me procurer aussi le CD Erato 5021732275165 « Cage 2 » enregistré dans la foulée par Bertrand Chamayou en ce même Domaine de Miraval le 6 avril 2023 :

    une réalisation elle aussi merveilleuse !

    Quelle magique poésie !!!

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    Bertrand Chamayou a plus que du talent ! C’est un vrai thaumaturge révélateur de profonde poésie… 

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    Ce samedi 4 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence…

    Ce vendredi midi,

    coup de sonnette du facteur qui m’apporte le somptueux cadeau que me fait Eric Rouyer du tout nouveau CD PDD041  « Shostakovich – Silvestrov » du constamment merveilleux Palais des Dégustateurs,

    en une interprétation à la fois sobre, sans pathos, et surtout sublimement émouvante, de l’alto miraculeux d’Ettore Causa et du piano parfait de Boris Berman, au service de purs chefs d’œuvre pour alto et piano de Dmitri Shostakovich (1906 – 1975) et Valentin Silvestrov (né à Kiev le 30 septembre 1937)….

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    Quel choc !

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    Bien sûr, la « Sonate ultime, Op. 147, pour alto et piano » (de 1975), de Dmitri Shostakovich, qui ouvre le programme de ce CD,

    de même que l’ »Impromptu pour alto et piano, Op. 35 » (de 1931), qui vient le clore,

    sont superbes d’émotion en cette interprétation épurée et profonde _ parfois aux bornes du silence… _ d’Ettore Causa et Boris Berman…

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    Mais ce sont les œuvres de Valentin Silvestrov qui me bouleversent !!!

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    Soient

    _ l’« Elégie pour alto » (de 2010),

    _ l’ »Epitaphe (L. B.)«  _ Larissa Bondarenko, l’épouse de Valentin Silvestrov, décédée en mai 1996 _ (de 1999),

    _ les « Trois Intermezzi pour piano«  _ dédiés par le compositeur à Boris Berman _ (de 2022),

    _ et enfin le « Triptyque pour alto et piano«  _ sur une commande toute spéciale du Palais des Dégustateurs _ (de 2023),

    constitué de l’ »Intermezzo« , la « Sérénade« , et le « Moment musical » :

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    de renversants chefs d’œuvre de compassion…

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    Un CD tout simplement admirable !!!

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    Ce vendredi 27 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le sublimissime magique CD Szymanowski n°39 du somptueux coffret « David Oistrakh – The Warner remastered edition » : le son fabuleux de l’interprétation d’un compositeur lui-même essentiel : Karol Szymanowski (1882 – 1937), par ce violoniste d’exception qu’est David Oïstrakh (1908 – 1974)…

    Au sein du somptueux coffret Warner « David Oistrakh – The Warner remastered edition – The Complete Columbia & HMV Recordings – Premières, Rarities & Live Performances » de 58 CDs et 3 DVDs,

    par quel CD débuter son écoute ?

    Dilemme de l’embarras du choix…

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    Par affinité personnelle essentielle avec le compositeur Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1882 – Lausanne, 29 mars 1937), pour commencer ma découverte du violon magique de David Oïstrakh (Odessa, 30 septembre 1908 – Amsterdam, 24 octobre 1874) que vient nous offrir ce richissime et indispensable coffret Warner,

    mon choix s’est donc porté sur le CD n° 39 « Szymanowski« ,

    consacré à la « Sonate pour violon » Op. 9 (avec le piano de Vladimir Yampolsky) _ enregistré live en 1956 _, les « Mythes » Op. 30 (avec le piano de Vladimir Yampolsky) _ enregistré live à Moscou le 27 janvier 1956 _, « Nocturne et Tarentelle » Op. 28 (avec le piano de Frida Bauer) _ enregisté live le 20 février 1964 _, et le « Concerto pour violon n°1« , Op. 35 (avec l’Orchstre Philharmonique National de Varsovie placé sous la direction de Karol Stryja) _ enregistré live le 24 novembre 1961 _ de Karol Szymanowski.

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    Et ce CD n°39 est proprement fabuleux ! La pioche, magnifique, est rien moins que merveilleuse.

    Car en ces œuvres d’une déjà confondante beauté de Szymanowski, la magie idiosyncrasique du violon de David Oïstrakh est tout simplement la perfection même…

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    Et sur la merveille de ce richissime coffret Warner David Oïstrakh,

    voici aussi les appréciations un peu détaillées et très judicieuses de Jean-Charles Hoffelé en son article « Le Roi David » en date du 24 novembre dernier sur son site Discophilia,

    et de Patrice Lieberman en son article « Le Violon souverain de David Oïstrakh » en date du 6 décembre suivant sur le site du magazine belge Crescendo.

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    LE ROI DAVID

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    On n’y prendrait pas garde, mais la Russie mise au banc des nations civilisées par le génocide qu’elle commet en Ukraine, finira par faire disparaitre de la mémoire des jeunes mélomanes des artistes légendaires. Qui sait encore dans les moins de trente ans quel violoncelliste fut Daniil Shafran, qui parmi eux peut mettre un son sur le violon de Leonid Kogan ? Youtube s’en charge encore, mais avant bientôt quantité de musiciens de l’ère soviétique ne seront plus même des noms.

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    David Oïstrakh lui-même risquerait cette oblitération, ces disques consentis aux labels du monde libre ne sont pas si nombreux, une pincée pour Deutsche Grammophon, une autre pour la CBS, bien plus heureusement pour His Master’s Voice, mais pour un archet aussi rayonnant _ oui _ le legs est relativement mince : 28 CD réédités ici en reprenant les pochettes originales des microsillons en attestent, dérisoire si l’on songe au legs discographique de Yehudi Menuhin.

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    Ces gravures que l’on croît connaitre, réservent des surprises : la grande Suite de Taneïev sous la baguette stylée de Nikolai Malko célèbre une partition magnifique et la rencontre de deux Russies, le chef étant un pur produit de l’école impériale de direction d’orchestre. Le Premier Trio de Schubert rappelle, avec éloquence, qu’Oïstrakh était un fou de musique de chambre _ et c’est là bien évidemment capital. Les premières gravures suédoises avec Sixten Ehrling, Concertos de Beethoven et de Sibelius capturent la sonorité d’Oïstrakh dans sa pleine gloire. La Symphonie espagnole avec ses cinq mouvements célèbre l’alliance parfaite de cet archet classique avec la direction lumineuse de Jean Martinon. Tant d’exemples seraient à citer – le Concerto de Brahms deux fois, impossible de trancher entre Klemperer et Szell, Oistrakh y est royal, madeleine personnelle, le Premier Concerto de Chostakovitch dirigé par Maxim, le fils du compositeur – si l’apport décisif de cette édition historique n’était d’abord ailleurs.

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    Bruno Monsaingeon, « curator » de l’entreprise, a ouvert la boîte de pandore des archives russes, et glané un trésor _ voilà ! David Oïstrakh sous tous ses visages, et parfois les moins connus. Le virtuose sans esbrouffe rejoignant Kreisler par la pureté du style _ oui ! _ pour un plein disque des œuvres de ce dernier, le chambriste omniprésent, et d’abord pour un ensemble Schumann transcendant, Trios, Sonate, Quatuor (avec le piano de Goldenweiser) et même la Fantaisie dans l’orchestration de la mouture de Kreisler signée Feigin, mais aussi pour trois disques en quatuor ; le divulgateur qui n’hésitait pas à donner les concertos avec leur accompagnement de piano devant des publics éloignés de toute formation symphonique (même celui de Sibelius !), deux pleins CDs d’enregistrements de jeunesse avec la surprise d’un émouvant Concert de Chausson capté en 1939, supérieur à celui que l’on connaissait déjà, tout un récital de 1960. Impossible de tout détailler, mais impossible aussi de ne pas souligner qu’on y gagne un _ absolument magique ! _ album Szymanowski où seule la Sonate est doublonnée face à la gravure de studio, mais ce Premier Concerto à Varsovie avec Karol Stryja, quelle célébration panthéiste ! _ oui.

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    Le livret est une mine, les 3 DVD mettent un visage sur ce miracle sonore, le film de Bruno Monsaingeon capturant l’homme et son art : David Oïstrakh est enfin sauvé _ voilà : la transmission, elle aussi, est bien sûr capitale ! _ pour la génération qui vient.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    David Oïstrakh (The Warner Remastered Edition)
    The Complete Columbia Recordings
    Premières, Rarities & Live Performances

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    Œuvres de Ludwig van Beethoven, César Franck, Karol Szymanowski, Jean Sibelius, Edouard Lalo, Max Bruch, Sergei Prokofiev, Aram Khachaturian, Johannes Brahms, Franz Schubert, Giuseppe Tartini, Wolfgang Amadeus Mozart, Sergei Taneiev, Claude Debussy, Manuel de Falla, Eugene Ysaÿe, Piotr Ilitch Tchaikovski, Josef Suk, Henri Wieniawski, Aleksander Zarzycki, Dmitri Chostakovitch

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    Un coffret de 58 CD et 3 DVD du label Warner Classics 5054197963520
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    Photo à la une : le violiniste David Oïstrakh – Photo : © DR

     

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    Et Puis :

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    Le violon souverain de David Oistrakh

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    Le 6 décembre 2024 par Patrice Lieberman

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    Cette magie d’incarnation par David Oïstrakh de tels chefs d’œuvre de Karol Szymanowski en ce CD n° 39 de ce coffret,

    est proprement sidérante de finesse et justesse !

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    Ce mercredi 11 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Tâcher de retrouver l’envoûtement Szymanowski dans les « Variations sur un thème folklorique polonais » Op. 10, dans le nouveau CD Alpha 1064 « Chopin – Szymanowki » du jeune Jonathan Fournel…

    C’est en effet tâcher de retrouver la magie fascinante et enivrante de l’envoûtement Szymanowski dans les « Variations sur un thème folklorique polonais » Op. 10, en Si mineur (composées en 1900-1904) de Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octiobre 1882 – Lausanne, 22 mars 1937),

    qui m’a poussé à désirer écouter les doigts du jeune Jonathan Fournel en ce CD Alpha 1064 _ enregistré à La-Chaux-de)-Fonds du 28 octobre au 1er novembre 2023, en une prise de son de Jean-Martial Golaz _,

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    après l’expérience de mon admiration éperdue pour la magie de Kristian Zimerman, en le CD Deutsche Grammophon 486 3007 « Karol Szymanowski : Piano Works » _ enregistré, pour ces magistrales « Variations«  Op. 10, à Fukuyama au mois de juin 2022, en une magnifique prise de son de Rainer Maillard… Cf l’enthousiasme de mon article « « , du 25 octobre 2022…

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    Cette bouleversante, virtuose et profonde à la fois, interprétation de Kristian Zimermann, en ce CD Deutsche Grammophon enregistré à Fukuyama, en 2022 _ écoutez et admirez ici le Tema Andantino semplice (2′ 10), la variation n°1 Meno mosso (1′ 20) ou la variation n°2, Agitato (0′ 43) ; si Kristian Zimerman peut parfois être jugé froid, ce n’est du tout le cas ici : il est splendide…_, constituant jusqu’ici celle que je préfère parmi les trois que comportait, jusqu’à ce CD Alpha 1064 « Chopin – Szymanowski » de Jonathan Fournel aujourd’hui, ma discothèque personnelle,

    avec celle de Martin Jones, enregistrée en 1992, à Monmouth, en un coffret de 4 CDs Nimbus Records NI 1750 « Szymanowski : Piano Works« ,

    et celle de Corinne Kloska, enregistrée en 2002, à Paris, dans le CD Soupir Edition S 207 NT 100 « Corinne Kloska – Szymanowski« …

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    Karol Szymanowski, oui,

    un formidable génie, et parfaitement singulier, de la musique…
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    Ce mardi 3 septembre 2024, Titus – Curiosus – Francis Lippa