C’est bien l’incroyable révélation d’un sublime chef d’œuvre – enfin exhumé ! – du Baroque français, la tragédie en musique en un prologue et cinq actes « Suite d’Armide ou Jerusalem délivrée » – créée à Fontainebleau le 14 octobre 1704, et plusieurs fois rejouée en privé, mais jamais mise au répertoire de l’Académie royale de musique ; avec une unique source musicale conservée, à la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris… – , que le génie d’interprétation de Leonardo Garcia Alarcon (La Plata, 1976), dirigeant sa Cappella Mediterranea et son Chœur de chambre de Namur – toujours magnifiques ! regardez cette brève vidéo (de 3′ 10) du chœur « Unissons nos cœurs à jamais« … – , vient mettre splendidement à la disposition de notre écoute avec le magnifique double CD Château de Versailles Spectacles CVS 125 (Collection Opéra français n° 12 « Suite d’Armide ou Jerusalem délivrée«
– regarder ici cette brève vidéo de présentation (de 1′ 30) par Leonardo Garcia Alarcon lui-même… – ,
avec aussi un casting parfait de chanteurs idoines : Marie Lys (Hermione), Véronique Gens (Armide), Gwendoline Blondeel (la Voix de Clorinde, une Suivante d’Armide, une Nymphe), Cyrille Dubois (Renaud), Nicolas Scott (Adraste, Alcaste, un Vieux Berger), Fabien Hyon (Vaffrin, un Guerrier), Victor Sicard (Tancrède), David Witczak (Ismen, Tissapherne)…
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De ce très marquant et magnifique (!!!) événement musical et discographique, ont tout récemment témoigné,
On pourrait croire qu’il s’agit d’une curiosité, mais c’est tout le contraire – que oui ! Servi par un cast impeccablement choisi, cet enregistrement, né d’un concert donné en 2023 au salon d’Hercule de Versailles et soulevé par la direction ardente – oui – de Leonardo García Alarcón, met en lumière un compositeur pour le moins inattendu – de nous tous jusqu’ici ! – et une œuvre singulière – absolument !
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…Le régent Philippe d’Orléans en 1715, par J.-B. Santerre
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De ce prince, le Régent, on savait en somme – assez – peu de choses. Qu’il avait mené une vie de plaisirs, passablement dissolue, allant de petits soupers en soirées galantes avec ses « roués » – oui, oui… – , qu’il avait passé nombre d’années à attendre la mort de Louis XIV, son oncle, avant d’assurer la Régence (de 1715 à 1723) pendant la minorité de Louis XV.
On se souvenait aussi de la mélancolie de Philippe Noiret dans Que la fête commence de Bertrand Tavernier (et de la gaillardise chaffouine de Jean Rochefort dans le rôle de l’Abbé Dubois).
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Ce qu’on savait un peu, c’est que cet homme de volupté et de goût – oui – , mais assez avisé en politique, était fort cultivé, qu’il dessinait et gravait, et collectionnait les tableaux. Qu’il fit décorer le Palais-Royal, à Paris, qui lui était échu en apanage, dans un style nouveau préparant les courbes aimables du Louis XV.
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Mais surtout que Philippe d’Orléans, fils de Monsieur, frère de Louis XIV, et de la Princesse Palatine, était fort mélomane. Que tout en s’intéressant à la géographie, aux mathématiques ou à l’optique, il avait pris des leçons de musique (et de composition) auprès de Charpentier – excusez du peu ! – , puis de Bernier, Campra et enfin Gervais à partir de 1700-1701. Saint-Simon, qui ne l’estimait guère, concède que « le duc d’Orléans aimait extrêmement la musique ; il la savait jusqu’à composer ». Le prince pratiquait le clavecin, la guitare, la flûte traversière, la viole de gambe et le chant, et avait bon goût : faisant nommer Charpentier et Bernier à la tête de la Musique de la Sainte-Chapelle ; favorisant Campra, protégeant Marais, Forqueray, Desmarest, Hotteterre, etc. ; faisant du Palais-Royal un foyer d’italianisme – voilà – , y accueillant des castrats, Pasqualino Tiepoli et Pasquale Betti, et nommant Charles-Hubert Gervais surintendant de sa musique.
Gervais, justement, collabora (jusqu’à quel point ?) à l’élaboration de Penthée, l’autre opéra du Régent, et de cette Suite d’Armide dont vraisemblablement il assura la direction lors de la création le 14 octobre 1704 dans la galerie des Cerfs du palais de Fontainebleau où séjournait alors la cour.
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Puis l’opéra fut redonné au Palais-Royal : « Il y eut au Palais-Royal un divertissement qui charma tous ceux qui eurent le bonheur de s’y trouver. Plus de 80 Concertans des plus habiles dans leur Art y firent répétition sous la conduite de Mr Gervais d’un Opéra intitulé Suite de l’opéra de Renaud & Armide. La surprise des Auditeurs fut grande, & quoiqu’ils eussent attendu beaucoup ce qu’ils entendirent fut trouvé beaucoup au-dessus de ce qu’ils attendaient. […] Je crois ne devoir rien dire davantage de ce divertissement, sinon qu’il semble qu’Apollon Dieu de la Musique ait versé ses connaissances dans le sein de quelqu’autre Dieu : je dis quelqu’autre Dieu, parce qu’il est des hommes que leur naissance et leur mérite mettent au dessus des Dieux de la Fable », écrit le Mercure Galant, dont les allusions à la « naissance » et au « mérite » désignent le Duc sans avoir à le nommer.
Ce qui est étonnant dès le prélude orchestral au premier monologue d’Herminie qui ouvre l’opéra, c’est la beauté et la richesse de l’orchestration (rappelons qu’on est là quelque trente ans avant – mais oui ! – l’Hippolyte et Aricie de Rameau…). Un opulent tissu de cordes et des contrechants de flûtes à bec colorent en arrière-plan une déclamation qui s’inscrit dans la postérité de la tragédie lyrique de Lully, où Marie Lys est superbe de passion contenue, de diction, de phrasé et de timbre. L’air assez bref « Qu’à son trépas » qui suit le long récitatif et s’appuie sur d’étonnantes cordes graves (violes de gambe et « basses de violons ») donne à Marie Lys l’occasion de montrer combien sa voix semble avoir encore gagné en richesse dans les graves, sans avoir rien perdu de sa lumière dans le registre supérieur.
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Tandis que la malheureuse Herminie se désole que Tancrède, non seulement la réduise en esclavage, mais reste de surcroît rétif à son amour, Armide se lamente de n’avoir pas eu plus du succès avec Renaud (l’ami de Tancrède) qui est resté sourd à ses ardentes sollicitations… Résolue à se venger, elle promet d’épouser celui (d’Adraste ou de Tissapherne ou de « cent guerriers fameux ») qui occira Renaud.
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…Fragonard : Renaud dans les jardins d’Armide (vers 1760). Musée du Louvre
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Italianismes
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Véronique Gens, à qui la redécouverte de la tragédie lyrique doit tant, dessine une Armide vengeresse, à la voix certes plus mûre, mais royale de phrasé et de douleur blessée. « Je chercherais moins sa perte si je l’avais moins aimé », dit-elle… Gens a l’art de rehausser la poésie du baron de Longuepierre qui n’est peut-être pas de la qualité de celle de Philippe Quinault, et fait un usage copieux de fatal courroux, atteinte mortelle, charme affreux, juste vengeance, et autre cruel vainqueur…
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Mais le Régent lui aussi l’améliore sérieusement : il passe avec naturel d’un style récitatif déclamé (sans doute, comme Lully, avait-il écouté la Champmeslé) à des airs plus mélodiques (qui témoignent de son goût pour la musique italienne). On remarque son habileté à animer le discours, en changeant le tempo à la fin du dialogue des deux femmes, sur « L’Amour causa mes malheurs ».
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On remarque aussi un certain penchant au sarcasme dans le duo des prétendants, rivalisant de panache surjoué : Adraste (le ténor Nicholas Scott) et Tissapherne (la basse-taille David Witczak) comme les valets, Vaffrin, l’écuyer de Tancrède, et la suivante d’Armide (le ténor Fabien Hyon et le soprano Gwendoline Blondeel) mêlent leur voix pour un finale du premier acte qui semble s’inscrire dans la tradition de la comédie-ballet.
Ce qui est plus personnel, c’est le pathétique de la nouvelle déploration, « Dans cette nuit de trouble et de douleurs », d’Herminie (Marie Lys, décidément magnifique) racontant à Vaffrin les avanies de Tancrède : c’est d’abord un arioso, très souple, que ponctue le continuo, dans une écriture calquée sur les affects du texte ; de là, insensiblement, on passe à nouveau sur « heureux et chers liens » à un air tendre où elle évoque la douceur de la captivité, quand, prisonnière de celui qu’elle aimait, son ennemi, elle le voyait sans cesse. Ce syndrome de Stockholm donne lieu à une mélodie effusive sur un lumineux accompagnement des cordes, d’une belle inspiration.
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De même que la fière plainte, « Amour, funeste amour » d’Armide sur un ostinato mordant de cordes graves, aux effets dramatiques puissants.
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Autre témoignage d’un talent d’orchestrateur très singulier (qui permet à la Cappella Mediterranea de déployer toutes ses couleurs), la « symphonie » précédent l’invocation de l’enchanteur Ismen (à nouveau David Witczak, qui peut là faire sonner toute sa puissance, un beau timbre très plein de baryton et son agilité dans les ornements).
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Dans une scène très théâtrale (on ignore tout bien sûr d’une éventuelle mise en scène), Philippe d’Orléans fait appel à des bassons obligés, sur un tapis de cordes graves et des roulements de timbales imitant le tonnerre, pour des effets spectaculaires qui semblent préfigurer Spontini voire Berlioz.
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En avance sur son temps
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Cette scène fantastique est bâtie largement, avec, non moins pittoresque et colorée, une danse des Démons, à nouveau très appuyée sur les basses, scandée et vigoureuse, sur quoi surenchérit un chœur des Démons (le Chœur de Chambre de Namur comme toujours parfait – oui – de précision et de couleurs variées).
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Le cantabile d’Ismen qui s’ensuit, très large, montre à nouveau les multiples talents du prince. Qui sans doute disposait d’interprètes de première force (il en avait les moyens) si l’on en juge par la difficulté et l’âpreté du monologue d’Armide, disant à la fois sa joie de terrasser bientôt Renaud et sa douleur de le perdre.
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C’est à nouveau une manière d’arioso, très tragédie lyrique, montant jusqu’au plus haut de la tessiture, et s’interrompant pour de brèves ritournelles mélodiques, et des fusées des violons. L’ultime phrase,, « Et tu pourras alors le suivre et mourir de douleur d’avoir percé son cœur », est une manière de lamento, qui à nouveau sonne très en avance sur son temps.
Évidemment qu’on s’interroge : quelle est la part de la réalisation de l’orchestration par Leonardo García Alarcón dans le chatoiement de l’orchestre ? Une part aussi difficile à mesurer que celle de Charles-Hubert Gervais, qui peut-on penser n’est pas mince… * voir note importante en bas de page !
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Une dramaturgie qui a de la force
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Le livret a ses faiblesses (les clichés cités plus haut), mais d’un point de vue dramaturgique il a de la force.
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Ainsi l’apparition de Tancrède (on change de personnage principal) au troisième acte. Victor Sicard dit autant qu’il chante, et avec beaucoup de largeur, et même de grandeur, la longue plainte du héros, se morigénant d’avoir tué Clorinde. Là encore le Régent (ou Gervais) passe avec décontraction du récit à l’air, pour revenir au récit, et ainsi de suite. Et que dire de la scène fantastique en Technicolor de la tempête, du vaste tintamarre, de « l’enchantement » (le mot est dans le texte) au milieu duquel Tancrède entend la voix de Clorinde. Mais ces timbales, ces violons agités, ces éclairs, sont peut-être moins audacieux que le discours décousu du héros, l’écriture hachée disant son désarroi, puis s’apaisant (sur un tapis de flûtes à bec) quand il entre dans le royaume de la mort.
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Contrastant avec la terribilità de l’apparition de Tancrède, celle de Renaud s’entourera d’un frais bocage musical, à renfort de flûtes, pizzicati de cordes et chœur des Nymphes. Autant l’écriture vocale pour Tancrède avait été heurtée et expressionniste, autant celle pour Renaud est séraphique et virginale – oui. Cyrille Dubois est aussi limpide dans ce registre pastel que Victor Sicard est puissant dans le sien. Beauté du timbre, délicatesse des phrasés, fierté des accents – voilà, voilà – dans son dialogue avec la fausse Armide (l’excellente Gwendoline Blondeel), puis éclat de son chant triomphal, « C’est étendre trop loin », Cyrille Dubois déploie toute la palette du héros solaire. Et c’est l’une des réussites de cet enregistrement que ce jeu sur les couleurs de voix.
On mentionnera encore les belles déplorations d’Herminie à l’acte IV. Son lamento « Ô vue, hélas, à mes yeux si chère » sur un tapis songeur de cordes et de flûtes à bec (deux pupitres de « dessus de violon » et deux de flûtes) est d’un pathétique qui lui aussi semble en avance sur son temps. Ces courbes, ces inflexions, semblent augurer une sensibilité nouvelle. De même que le bucolique de la scène du Vieux berger (Nicholas Scott), avec accompagnement de trois hautbois.
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Toile de Jouy et Hameau de la Reine avant l’heure…
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En revanche, le double chœur des Chrétiens et des Sarrasins au début de l’acte V sonne encore très grand genre et Grand Siècle, comme la plainte d’Armide « Attends, Hélas ! Je vais cesser de vivre » où Véronique Gens est superbe de tragique – oui.
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Entrelacs
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Comme si le Régent balançait entre deux époques (c’est le cas, d’ailleurs), il s’offrira encore quelques originalités d’écriture, d’abord le duo d’Armide avec Renaud où les deux voix s’entrelacent et se recouvrent, puis l’élégie de Renaud « Heureux, et trop heureux » (Cyrille Dubois très inspiré – oui ! – ), enfin la nouvelle fusion des deux voix réconciliées, « Ô bonheur trop digne d’envie », culminant en un unisson, « Aimons-nous à jamais », adorné de flûtes, frémissant et sensible.
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Tout comme le duo d’amitié quasi amoureux de Tancrède et Renaud, célébrant leurs retrouvailles : nouvel entrelacs de voix, et non moins charmant, non moins voluptueux, celles d’un ténor et d’une basse-taille.
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Avant une autre symphonie richement colorée et un chœur final triomphant. L’enregistrement a heureusement conservé les applaudissements du public de la Salle de Concerts de Namur, saluant une redécouverte qui a tout d’une révélation.
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* Information puisée à la source (Leonardo García Alarcón lui-même) : Aucune modification n'a été apportée à l'orchestration ; ce qu'on entend ici correspond exactement à la partition du Régent, telle qu'éditée par le Centre de Musique Baroque de Versailles. Ce n'en est que plus étonnant.
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On ne sait trop ce qu’apporta la plume du Régent à l’Hypermnestre de Gervais, quelques parties de tambour ?, mais jusqu’ici ce fut le seul écho de son art, en fait rien. C’est assez dire à quel point la révélation – voilà !!! – de sa Suite d’Armide fait sens.
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Le neveu du Roi Louis XIV s’y révèle un compositeur de première force – absolument ! – , participant au renouveau – post-lullyste (Lully est décédé en 1687) – de la tragédie lyrique dont il avait savouré – dès sa jeunesse : il est né à Saint-Cloud le 2 août 1674 – les arcanes dans sa longue fréquentation des ouvrages de Lully. Son génie s’affranchit – fréqentant des compositeurs familiers du génie italien, tel Marc-Antoine Charpentier qui avait fait le voyage de Rome et appris auprès du grand Carissimi… – des conventions de l’époque – modulations saisissantes, orchestre opulent, débordé de couleurs, vocalité libre. Dans cet art si français qui semble se métamorphoser sous nos yeux pour anticiper Mondonville, des italianismes s’instillent – voilà ! – , un chant expressif éloigne le genre des rigueurs lullystes – à l’instar d’un Collasse composant sur un livret de La Fontaine son « Astrée« …
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Et si Philippe d’Orléans avait écrit avec son Armide le fermoir des grandes tragédies suscitées par son oncle Louis XIV ? Avec lui un âge nouveau paraît, et à l’écoute de cette partition somptueuse – voilà ! – on ne peut que s’étonner – mais oui ! – de la voir enfin seulement enregistrer. Il suffisait d’en voir la musique – mais qui en avait eu vraiment la curiosité jusqu’ici ? – pour en savoir la valeur.
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Leonardo García Alarcón lui rend sa magnificence – oui ! – , animant les intrigues et les sortilèges (les dernières scènes de l’Acte III), ardant les combats (celui à l’écart de la scène de Tancrède et Argant, la bataille qui emplit l’Acte V), suspendant les épisodes lyriques et faisant les divertissements brillants au possible.
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Il a pour lui une distribution parfaite – oui !!! – , Véronique Gens, Armide idéale, Cyrille Dubois, Renaud conquérant au ténor éclatant, Victor Sicard, Tancrède tourmenté, Marie Lys, Herminie touchante, chœurs impeccables, restitution exemplaire qui laissent espérer demain, la résurrection de Penthée par les mêmes – mais oui, mais oui .
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LE DISQUE DU JOUR
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Philippe d’Orléans
(1674-1723)
… Suite d’Armide ou Jérusalem délivrée,
tragédie en musique en 1 prologue et 5 actes
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Marie Lys, soprano
(Herminie) Véronique Gens, soprano
(Armide) Gwendoline Blondeel, soprano (La voix de Clorinde, Une suivante d’Armide, Une Nymphe) Cyrille Dubois, ténor (Renaud) Nicholas Scott, ténor (Adraste, Alcaste, Un vieux berger) Fabien Hyon, ténor (Vaffrin, Un guerrier) Victor Sicard, baryton (Tancrède) David Witczak, baryton (Ismen, Tissapherne)
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Chœur de Chambre de Namur Cappella Mediterranea Leonardo García Alarcón, clavecin, direction
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Un livre-disque de 2 CD du label Château de Versailles Spectacles CVS125 …
en effet, avant l’entretien du 13 octobre 2009 avec mon ami Yves Michaud (sur son « Qu’est ce que le mérite ? »), qui entame cette collection de 45 entretiens enregistrés et désormais disponibles par simples clics de liens donnant accès à ces performances miennes d’interlocuteur _ j’aime la vie intense et méditée, toujours vive, de l’interlocution vraie ! _ avec d’excellents auteurs et le plus souvent amis, Denis Mollat n’avait pas encore commencé à procéder à l’enregistrement (podcasts, puis vidéos) de conférences dans les salons Albert-Mollat… Une initiative proprement géniale et fécondissime de sa part !!! Mes assez nombreux entretiens antérieurs à celui de ce 13 octobre 2009, et ils en fut de passionnants, n’ont donc pas été enregistrés, et leur écoute est impossible…
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On mesure ainsi l’importance de la mise en pratique effective de ces prodigieuses techniques d’enregistrement. Dont viendront profiter les conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux, une fois que, sur mon initiative et par mon (discret) entregent, il me faut en toute humilité le souligner ici, ces conférences de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux (fondée en 1927) auront désormais lieu dans les salons de la librairie Mollat, et seront, ainsi, enregistrées, conservées et transmises : c’est-à-dire données librement à partager, au monde entier (au moins celui parlant ou comprenant le français) ! _ cf ce qu’en développe la vidéode mon entretien de mardi 14 janvier dernier avec mon ami Bernard Sève, sur son magistral « Les Matériaux de l’art » _, devenues ainsi disponibles et accessibles de par le monde entier. Et c’est vraiment extraordinaire !!!..
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Voici, aussi, la possibilité d’accès par simple clic, à toute la collection, elle aussi urbi et orbi disponible, des 2922 articles (à ce jour) de mon blog « En cherchant bien », qui a débuté, sur une proposition d’ouverture d’un tel blog (que j’ai alors choisi d’intituler « En cherchant bien » et signer Titus Curiosus) sur le site de la librairie Mollat, de la très remarquable libraire et amie Corinne Crabos, le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique (et non vieilli) de ce blog et que j’avais intitulé tout simplement « le Carnet d’un curieux » ; l’article immédiatement suivant, le 4 juillet, étant l’article « Musique d’après la guerre », consacré au CD Alpha 125 de ce chef d’œuvre absolu que sont les « 3 Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (un article qui me conduira à Venise en février 2011, pour donner, le 21 février 2011, deux contributions au colloque consacré à tout l’œuvre musical de Lucien Durosoir !, je vais l’expliciter un peu plus loin) ; et le suivant encore, le 5 juillet, étant l’article « Attraverso Milano : le carton d’invitation alla mostra», consacré à une exposition à Milan de mon ami l’immense photographe Bernard Plossu…
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Toutefois, lors d’une révision technique du site Mollat il y a quelque temps _ je ne me suis pas immédiatement rendu compte de la disparition des connexions effectives à mes entretiens enregistrés : catastrophe ! _, mais le webmaster Jean-Sébastien Giet que j’ai pu alors joindre, a pu m’aider à rétablir _ ouf ! _ toutes les connexions aux podcasts et vidéos de ces très précieux entretiens qui avaient disparus lors de cette refonte complète du site de la librairie Mollat… _, mon blog, tout en continuant d’exister, a cessé d’être directement accessible (par clic immédiat) sur le site de la librairie Mollat : je m’en suis fait une raison : le nom que j’avais choisi pour ce blog, manifestait déjà aussi la nécessité pour l’auditeur ou/et regardeur éventuel, de lui aussi « bien chercher » … C’est donc désormais moi-même qui adresse mes articles à des correspondants et amis me paraissant susceptibles de s’y intéresser ; ayant bien conscience que mes articles pointus et toujours un peu singuliers n’intéresseront pas tout le monde…
Cependant parfois, à l’occasion de la magie improbable et malicieuse des échanges qui se produisent sur Internet, je découvre que certains d’entre ces articles de mon blog « En cherchant bien » sont devenus malgré tout, contre vents et marées (ou avec, a contrario, leur aide !) comme miraculeusement accessibles, en cherchant un peu (ou bien beaucoup) sur Google, quis’est chargé de les transmettre : ce qui est notamment le cas pour des personnes à la recherche d’informations sur la généalogie mal connue d’eux de leur propre famille ; et ils m’en remercient alors… Et j’ajoute que ce petit jeu-là des aléas des connexions (nouées, coupées ou rétablies) est loin de me déplaîre : mes articles étant, dans mon esprit, tels des bouteilles lancées à la mer, il se trouve donc que certaines de ces bouteilles confiées à l’océan, par le jeu formidable des courants, finissent par atteindre miraculeusement certains de leurs destinataires…
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Mon texte de 2015 « Oasis versus désert », rédigé, sur la commande expresse de la librairie Mollat au client passionné un peu privilégié que je suis, pour le « Dictionnaire amoureux de la librairie Mollat » paru en 2016 (m’avait été donné le choix du mot ouvrant le titre, et ayant tiré au sort la lettre O, j’avais choisi le mot « Oasis »), est accessible aussi en l’article intitulé « A Chantal Thomas, en souvenir d’avant 1968 à Bordeaux », un article que j’ai mis en ligne sur mon blog le 17 juin 2022.
Ce texte, qui m’est cher, exprime ma perspective personnelle sur la vie de la culture à Bordeaux, et la place toute cruciale qu’y tient pour moi la fréquentation régulière, quasi permanente même, des rayons de livres et de disques de ma chère librairie Mollat, pour le lecteur et mélomane à jamais boulimique, insatiable et exigeant, que je suis…
Je continue cette esquisse de CV un peu désordonnée (mes curiosités, très ouvertes, sont en effet très, très diverses !) par la mention de mon moment, vraiment très important _ un moment-clé ! _ pour mon devenir de chercheur, comme de mélomane passionné, tout le long de la décennie 90, de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et l’ami Hugo Reyne, avec, par exemple, mon travail de composition de 90 % du programme du CD EMI – Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (+ la rédaction du texte du livret de ce CD), réalisé en 1995 à partir de mes recherches très fouillées (avec d’extraordinaires découvertes !) sur les œuvres de La Fontaine et de Marc-Antoine Charpentier : la redécouverte, mais oui ! (cf là-dessus les précisions de mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 »), du petit opéra donné presque clandestinement, à Paris en 1678, en l’hôtel particulier de M. de Rians, procureur du Roi de l’ancien Châtelet, « Les amours d’Acis & de Galatée », et dont ce CD merveilleux donne à écouter les extraits par recoupements et ré-aboutements retrouvés, dans les œuvres et de La Fontaine et de Charpentier, sur lesquelles j’avais travaillé un an durant, pour La Simphonie du Marais !.. Un article qui évoque au passage mes échanges, alors, avec Patrick Dandrey ; ainsi que le commentaire laudatif que fit de ce CD La Fontaine, Boris Donné, sur le site du «Fablier»…
J’ai été aussi à diverses reprises récitant _ quelle expérience ! _ lors de concerts de la Simphonie du Marais, en France et en Belgique : par exemple, dans le grand salon d l’hôtel de Ville de Lyon, pour un concert Lully, de la Simphonie du Marais, ou, à deux reprises, à Saint-Michel-en Thiérache, dans l’Aisne, où fut enregistré au mois d’août 1995 ce passionnant CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » : une expérience fabuleuse…
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Puis ce fut l’étroite collaboration avec l’ami Jean-Paul Combet pour l’aventure elle aussi magnifique, flamboyante, des CDs Alpha qu’il a créés en 1998 (et dû quitter en 2010, faute d’entente avec le racheteur de son label Alpha, le riche brasseur et financier belge CharlesAdriaenssen, fondateur (en 2004) de la firme Outhere) : avec, par exemple, mon texte « La construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste» du livret du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux » du grand Gustav Leonhardt, un magistral CD enregistré à Bordeaux du 10 au 13 juin 2001. Et j’ai pu rencontrer à diverses reprises l’immense Gustav Leonhardt…
Et encore, en 2019, avec ma cousine Françoise Morin-Bioy, nous avons organisé à Bordeaux (à la Médiathèque et à l’Institut Cervantes), toute une semaine du mois d’octobre, un colloque international « Regards croisés sur Adolfo Bioy Casares» consacré à notre célébrissime cousin l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999), le grand ami de Borges : son père, Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos-Aires, 26 août 1962), et notre grand-père maternel, Paul Bioy (Oloron-Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), étaient cousins germains…
Enfin, ce mois de novembre 2025 (« Année Ravel 2025 » : année du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 à Ciboure), il se trouve que les recherches que j’ai entreprises dès le mois de mars 2019, à la lecture méthodique de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel que venait de publier Manuel Cornejo _ le 13 mars prochain paraît en 2 volumes chez Gallimard, dans la collection Tel, une nouvelle édition de cette Correspondance, richement complétée ! par les soins inlassables et efficaces, très féconds, de Manuel Cornejo, le très actif président de la Société des Amis de Maurice Ravel, et devenu un ami _, sur ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875-1937), via sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), vont être éditées par la très dynamique Association Jakintza à Ciboure, que préside Guy Lalanne.
Et je dispose d’un appartement bien commode, il est très bien placé, à Saint-Jean-de-Luz.
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Voilà, pour commencer cette première esquisse de CV du professeur de philosophie (passionné) que j’ai été, des années scolaires 1971-72 à 2012-2013, et que, bien sûr, je demeure : à jamais (comprendre vraiment et aider à partager)…
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Et le pseudonyme, Titus Curiosus, que j’avais alors choisi, au printemps 2008, pour signer les articles de mon blog « En cherchant bien », me paraît toujours convenir très bien au chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné sans cesse au travail (en recherche !) que j’aime tout particulièrement être…
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Et depuis pas mal d’années maintenant, je suis vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,
à partir de la cessation _ je ne me souviens pas de la date ; et ne l’ai pas noté : les titres m’indiffèrent, même s’ils peuvent être utiles parfois… _ à ce poste de vice-président d’André Bord (Bordeaux, 6 janvier 1922 – Bordeaux, 2 décembre 2018), dont je m’aperçois qu’il a été nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, en 1996 ; tiens, tiens…
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Et c’est aussi sur mon initiative, je me permets de le signaler à nouveau ici, que les conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autrefois itinérantes, se sont « installées » dans les salons Albert-Mollat ; et sont ainsi désormais enregistrées et diffusées urbi et orbi (!), et même, depuis peu, en direct… Et c’est là, bien évidemment, un privilège formidable !
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Voilà pour le moment,
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Ce lundi 20 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
La sortie du CD « Te Deum – Charpentier – Desmarest » de l’Ensemble Les Surprises dirigé par Louis-Noël Bestion de Camboulas _ un CD enregistré à l’Arsenal de Metz au mois de décembre 2022 _,
soit le CD Alpha 1018,
nous offre un pur ravissement musical !
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Outre une vraiment superbe interprétation du fameux _ célébrissime ! _ « Te Deum » H.146 de Marc-Antoine Charpentier (1643 – Paris, 24 février 1704) _ des 6 « Te Deum« qu’a composés Marc-Antoine Charpentier, celui-ci étant, et de très loin, le plus célèbre… _,
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Les Surprises nous donnent en effet une très belle _ écoutez-en ici cet extrait _ première discographique avec le « Te Deum » dit de Lyon de Henri Desmarest (Paris, février 1661 – Lunéville, 7 septembre 1741),
compositeur passionnant, et à la vie et la carrière mouvementées _ exilé à Bruxelles dès 1699 pour avoir enlevé celle qu’il voulait épouser contre le gré du père de celle-ci, Desmarest fut en effet rien moins que condamné à mort par contumace en 1700, s’exila à Madrid en juin 1701 à la cour du roi Philippe V, avant de trouver une brillante place durable de surintendant de la musique à la cour de Lorraine, à partir d’avril 1707 ; et jamais plus Desmarest ne pu revenir fouler de ses pieds le sol de France… _ :
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une œuvre qui pourrait bien avoir été composée pour le passage en Lorraine de Marie Leczynska (1703 – 1768), en route vers son mariage _ le 5 septembre 1725, à Fontainebleau _ avec le roi de France Louis XV (1710 – 1774), et vraisemblablement interprétée à Verdun au mois d’août 1725 ;
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et dont la partition _ c’est un précieux apax ! _ se trouve conservée dans le fonds de l’Académie des Beaux-Arts de Lyon, dans la bibliothèque duquel elle est entrée peu après (entre 1725 et 1727)…
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De Desmarest,
est conservé aussi un précédent « Te Deum« , dit de Paris, donné le 3 février 1687 à l’Oratoire de la rue saint-Honoré ;
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dont une fort belle interprétation se trouve dans le CD Glossa « Desmarest – Grands Motets » du Concert spirituel dirigé par Hervé Niquet,
soit le CD Glossa GCD 921607, enregistré à l’Arsenal de Metz _ lui aussi… _ au mois de février 2003.
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Henri Desmarest : un compositeur brillant et profond,
dont l’œuvre splendide doit urgemment être réévaluée !
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Ce lundi 15 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
L’Ensemble Correspondances que dirige Sébastien Daucé nous propose ce mois d’octobre 2023 un sixième opus Marc-Antoine Charpentier, autour de la « Messe de minuit » H.9,
le CD Harmonia Mundi HMM 902707…
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Ce vendredi 27 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa