Étiquette : Marguerite Long

  • Quelques petits progrès de connaissance luzienne, en partant sur les traces de la carrière de pianiste de la luzienne Hélène Coronado (1890-1982)…

    C’est une question – à propos d’un concert donné par Marguerite Long au Golf Hôtel de Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1918 – de Martin Cochard – chercheur rigoureux et ouvert, croisé à deux reprises déjà à Ciboure – , avant-hier vendredi 1er août, à 19h 52,

    qui m’a lancé sur la piste de la pianiste luzienne – élève de Marguerite Long au Conservatoire national de musique, à Paris, en 1906... – Hélène Coronado (Lucenay-les-Aix, Nièvre, 29 décembre 1890 – Saint-Jean-de-Luz, 9 octobre 1982) – épouse à Saint-Jean-de-Luz le 20 septembre 1915 de Paul Pléneau (Bordeaux, 11 février 1869 – Saint-Jean-de-Luz 16 février 1949) : tous deux reposent au cimetière luzien d’Aïce Errota, dans le caveau familial d’Edgar Debas (Moulins, 23 mai 1845 – Madrid, 28 décembre 1891) ; un caveau dans lequel repose aussi l’épouse d’Edgar Debas (ils se sont mariés à Moulins le 20 février 1874), Antoinette Coronado (Moulins, 26 octobre 1856 – Olette, 29 juillet 1902) – ;

    Martin Cochard dont je donne ici en exemples quelques brefs extraits de fructueux échanges de courriels, qui ont l’heur de venir compléter en quelque sorte à la marge mes propres recherches raveliennes…
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    De Martin Cochard, vendredi 1er août, à 19h 52 :
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    Cher Monsieur,

    Je crois que vous avez déjà écrit sur le concert qu’a donné Marguerite Long le 17 septembre 1918 au Grand Hôtel – portant alors le nom de Modern Hôtel – à Saint-Jean de Luz.

    Que pouvez-vous m’en dire ? Hélène Coronado, épouse Pléneau, habitait Saint-Jean de Luz à cette époque, et on peut imaginer qu’elle a assisté à ce concert ; je n’ai malheureusement trouvé aucun compte rendu (de presse, par exemple) qui rende compte de l’évènement et précise les noms de quelques personnes de l’assistance.

    Je vous remercie pour l’attention que vous porterez à ma requête.

    Bien cordialement,

    Martin Cochard

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    Voici ma réponse, ce même vendredi 1er août, à 21h 30 :
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    Cher Monsieur,

     

    voici des liens à mes 2 articles concernant ce concert de Marguerite Long donné au Golf-Hôtel de Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1918, qui vous intéresse,

     
    Dans les deux éditions de la Correspondance de Maurice Ravel réalisées par les soins hyper-méticuleux de Manuel Cornejo, à aucun moment n’apparaît le nom d’Hélène Coronado…
     
    Pourriez-vous m’indiquer les lieux et dates de naissance, mariage et décès d’Hélène Coronado,
    ainsi que ceux de son mari Paul Pléneau (1869- 1949).
    Ainsi que quelques renseignements lmportants dont vous disposez sur elle…
    Hélène Coronado, qui, je crois, a été l’élève aussi du pianiste montois Francis Pianté (Orthez, 2 mars 1839 – Saint-Avit, 19 décembre 1934)…
     
    Si le nom de Francis Pianté apparaît bien 2 fois dans la seconde édition de la Correspondance de Ravel par Manuel Cornejo, une fois, à la page 882, dans une lettre de Debussy à l’éditeur Jacques Durand (écrite de Saint-Jean-de-Luz le 27 septembre 1917), pour dire que Planté n’a hélas pas bien joué, en un concert donné à Saint-Jean-de-Luz, les Jeux d’eau de Ravel, et la seconde fois à la page 2701, parmi les membres de la Chambre syndicale des compositeurs de musique, en 1919 ; en revanche on ne trouve aucune mention d’un quelconque rapport de Maurice Ravel avec Francis Planté…
    D’autre part, dans le journal Le Mémorial des Pyrénées du 16 février 1912, il est fait mention de la participation d’Hélène Coronado à un concert donné au Modern Hôtel de Saint-Jean-de-Luz – aujourd’hui le Grand Hôtel – , notamment dans des pièces pour piano seul (de Liszt) et pour deux pianos (de Weber et Chopin) avec une certaine Mme U. G ; mais aussi comme 2ème violon…
     
    C’est tout ce que pour le moment j’ai pu trouver concernant Hélène Coronado… Et Manuel Cornejo, actuellement en vacances loin de France, est injoignable pour le moment…
     
    Quant au concert donné au Golf Hôtel le 17 septembre 1918, les deux seules pianistes qui y ont joué sont Marguerite Long et Monique Haas. Et pas Hélène Coronado, probablement présente à ce concert dans l’assistance. Mais il est difficile de savoir quel public était là…
     
    À suivre…
    Francis Lippa
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    Puis de Martin Cochard, le samedi 2 août, à 14 h 51 :
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    Cher Monsieur,

    un grand merci pour toutes les informations transmises.

    Hélène Coronado épouse Pléneau a bien été aussi l’élève du pianiste Francis Planté.

    Voici les dates et lieux demandés :

    Hélène Coronado : née le 29 décembre 1890 à Lucenay-les-Aix (Nièvre), mariée à Paul Pléneau le 20 septembre 1915 à Saint-Jean de Luz, décédée le 9 octobre 1982 à Saint-Jean de Luz.

    Paul Pléneau : né le 11 février 1869 à Bordeaux, marié à Hélène Coronado le 20 septembre 1915 à Saint-Jean de Luz, décédé le 16 février 1949 à Saint-Jean de Luz.

    Paul et Hélène sont enterrés dans le caveau de la famille d’Edgar Debas au cimetière d’Aïce Errota à Saint-Jean de Luz.

    Bien à vous,

    Martin

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    Puis mon envoi de samedi à 15h 33 :
    …
    …

    Merci de vos informations… 

    Et à propos du concert donné au Modern Hôtel à Saint-Jean-de Luz le 20 février 1912, auquel a participé Hélène Coronado alors âgée de 21 ans, je me demande quelle pianiste, possiblement luzienne elle aussi, se cache sous les initiales de Mme U. G. …
     
    Et je me réjouis qu’en échangeant nos amorces de connaissance, nous puissions les faire un peu progresser…
    Francis, à Bordeaux 
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    Ainsi qu’un autre envoi de ma part, à 20h 00,
    avec les réponses ponctuelles de Martin Cochard à 22h 49 : :
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    Les deux frères Debas, photographes officiels de la famille royale d’Espagne, sont
    Ferdinand Debas (Moulins, 31 août 1842 – Madrid, 21 juin 1914)
    et Edgar Debas (Moulins, 23 mai 1845 – Madrid, 28 décembre 1891), dont l’épouse était Antonia Coronado.
    La mère de ces deux frères Debas s’appelait Dujant.
     
    Lors des obsèques d’Edgar Debas, en 1891 à Madrid, sur une annonce de décès, apparaît aussi le nom de Carlos Coronado : peut-être un frère d’Antonia et un beau-frère du défunt,
    et peut-être père, ou bien oncle, d’Hélène Coronado,
    née le 29 décembre 1890 à Lucenay-les-Aix, dans la Nièvre, un département voisin de l’Allier (et Moulins : le berceau de ces Debas installés ensuite à Madrid…
    Réponse Martin : il s’agit de Charles Coronado, frère d’Antonia et père d’Hélène Coronado.
     
    La « Madame Veuve Debas » qui décède d’une fracture du crane à la fin juillet 1902 dans un accident automobile au Pont d’Olette, était dite « propriétaire à Saint-Jean-de-Luz »…
    Réponse Martin : Edgar Debas avait fait construire une villa dans le quartier d’Aïce Errota de Saint-Jean vers le milieu des années 1880. Cette maison, qui était nommée « Villa Antonie » sans doute en raison du prénom de l’épouse, se trouve aujourd’hui au 11, rue François Rabelais.
     
    Et avec elle, en cet accident, se trouvait son neveu « M. Jayme, négociant photographe à Biarritz (au Port-Vieux) »
    (dixit une information du Mémorial des Pyrénées – ici je fais erreur : l’article où apparaît ce nom de « M. Jayme » est en fait celui de la Gazette de Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz du 1er août 1902)…
    Réponse Martin : je n’avais pas trouvé cet article, merci ! En revanche, je n’ai rien lu concernant M. Jayme dans le numéro du Mémorial des Pyrénées du 1er août 1902. Merci de me dire où je me suis trompé.
     
    Cette Mme Vve Debas serait-elle Antonia Coronado, probablement enterrée ensuite au cimetière d’Aice Errota, dans le caveau dit d’Edgar Debas, à Saint-Jean-de-Luz ?
    Réponse Martin : Mme Vve Debas est bien Antonia Coronado et est enterrée au cimetière d’Aïce Errota avec son mari Edgar Debas. 
    Et ce neveu, sorti, semble-t-il, quasi indemne de l’accident, serait-il Jayme (ou en français Jacques) Coronado ?..
    Qui pourrait être un frère (ou un cousin) d’Hélène Coronado ?
    Réponse Martin : Hélène a eu trois frères qui ne portaient pas le prénom de Jacques. Aucune fiche Généanet ne donne le détail des enfants de ses oncle et tante.
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    Et mon envoi suivant, ce dimanche 3 août, à 7h 42 :
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    Il existe 3 versions (divergentes hélas !) de l’accident où est décédée Madame Veuve Debas, au pont d’Olette le 29 juillet 1902, dans 3 journaux :

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    _ la Gazette de Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz du 1er août 1902 : « En automobile »
    Dans cet article, il est dit que « Mme veuve Debas, de Saint-Jean-de-Luz, M. Jayme, négociant, photographe à Biarritz (Port-Vieux) et une autre personne faisaient une promenade en automobile quand une fausse manoeuvre les jeta contre le parapet du pont. Mme Debas a eu le crane brisé et mourut presque instantanément. M. Jayme a eu un poignet brisé et les deux pouces arrachés. »…
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    _ le Mémorial des Pyrénées du 1er août 1902 : « Saint-Jean-de-Luz – grave accident d’automobile »
    Dans cet article, il est dit : « Mardi après-midi, Mme veuve Debas, propriétaire à Saint-Jean-de-Luz, faisait une promenade en automobile accompagnée de son neveu et un ami. Au pont d’Olette, la machine maladroitement manoeuvrée alla heurter l’angle du pont et fit immédiatement bascule. Mme Debas est morte quelques instants après l’accident ; son neveu a eu les deux bras brisés. » …
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    _ et la Dépèche du 2 août 1902 : « Accident mortel d’automobile »
    Dans cet article, il est dit que « Monsieur Bourguignon, rentier à Saint-Jean-de-Luz, faisait une promenade en automobile en compagnie de Madame veuve Debas et de son neveu âgé de 16 ans. 
    (…) Monsieur Bourguignon a eu les poignets brisés. Quant au neveu de Mme Debas, il en a été quitte avec quelques égratignures. Quant au troisième voyageur, malgré la secousse et une frayeur bien légitime, il a pu donner les ordres nécessaires pour envoyer une voiture aller chercher un médecin et un landau pour ramener les blessés.»
     
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    Décrypter ces 3 versions divergentes de l’accident, et ce qu’elles affirment des 3 passagers de la voiture, serait assurément intéressant !
    J’en retiens surtout que le neveu (Coronado probablement) était âgé de 16 ans ; et donc né vers 1886…
    Hélène Coronado étant née, elle, le 29 décembre 1890.
    Et ce 29 juillet 1902 de l’accident mortel de sa tante Antonia, Hélène Coronado avait 11 ans…
     
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    Il serait donc intéressant d’en apprendre davantage sur les 3 frères d’Hélène Coronado, dont celui qui fut présent à l’accident au pont d’Olette le 29 juillet 1902…
    Ainsi que sur Charles Coronado, le frère d’Antonia, et sa présence à Saint-Jean-de-Luz ou Biarritz ou Bayonne à cette époque… 
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    Sur les concerts repérables donnés par Hélène Coronado,
    _ pour celui donné au Modern Hôtel à Saint-Jean-de-Luz le 20 février 1912 , consulter l’article du Mémorial des Pyrénées du 19 février 1912 :
    _ et pour celui donné à la Sala Navas (à Madrid probablement…) le 23 décembre 1912, consulter l’article d’El Pais du 24 décembre 1912 :
    …
     
    Et sur les brillantes carrières professionnelles des frères Ferdinand et Edgar Debas (avec mention des noms de leurs veuves), consulter le riche travail de Juan Antonio Fernandez Rivero et Maria Teresa Garcia Ballesteros «Los Hermanos Debas : fotografos de corte en las monarquias alfonsinas » :
     
    À suivre…
     
    Bien à vous,
     
    Francis Lippa
    …
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    Et ce nouvel envoi de ma part, ce dimanche matin 3 août à 11h 15 :
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    Les parents d’Hélène Coronado (née à Lucenay-les-Aix (Nièvre) le 29 décembre 1890), sont Charles Marie Isidore Coronado, né à Moulins (Allier) le 23 décembre 1854, et Marie Madeleine Goetz, née à Saverne (Bas-Rhin) le 7 novembre 1860 ; il se sont mariés à Paris 6e le 8 avril 1886.

    Et les 3 frères d’Hélène Coronado sont :
    _ Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885 ;
    _ Charles Emile Alexandre Coronado, né (j’ignore où) semble-t-il en 1887 (sans plus de précision) ;
    _ Pierre Edgard Coronado, né à Bressay (Allier) le 18 décembre 1889…
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    La vraisemblance conduit à penser que le neveu de Mme Veuve Debas (née Camille Hélène Antoinette Félicie Coronado, le 26 octobre 1856 à Moulins), qui était présent (et âgé de 16 ans) lors de l’accident qui a coûté la vie à sa tante le mardi 29 juillet 1902 au pont d’Olette, était Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885, l’aîné des 4 enfants de Charles Marie Isidore Coronado et sa future épouse, alors, Marie Madeleine Goetz…
    Antonia Coronado (veuve d’Edgar Debas) et son frère Charles Marie Isidore Coronado étaient deux des 3 enfants de Jean Alphonse Coronado (né à Ciudad Real le 21 octobre 1815) et son épouse Suzanne Alix Touzain (née à Saint-Pourçain sur Sioule le 27 septembre 1830 ; et qui décédera à Moulins le 24 octobre 1870), lesquels s’étaient mariés à Moulins le 15 novembre 1847.
    …
    Voilà où j’en suis de mes recherches sur cette famille Coronado, d’origine espagnole (Jean Alphonse Coronado est né à Ciudad Real le 21 octobre 1815), venue s’installer au Pays basque, après leur long séjour (très prospère !) à Madrid, probablement suite à la construction, par Edgar Debas, dans les années 1880, de la Villa « Antony » (ou « Antonie ») dans le quartier d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz ; Edgar Debas qui décèdera à Madrid le 28 décembre 1891 d’une maladie pulmonaire, mais sera enterré dans le caveau qu’il avait fait construire au cimetière d’Aïce Errota à Saint-Jean-de-Luz…
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    Je remarque aussi qu’il est possible que la succession, par achat, de la brillante entreprise madrilène d’Edgar Debas par son concurrent Pedro Calvet, en 1902 – celui-ci résidait juste en face ! – , soit tout simplement consécutive au décès d’Antonia Coronado, veuve Debas, au pont d’Olette, le 29 juillet 1902…
    Demeure la question : pourquoi ce choix d’Edgar Debas madrilène, de faire bâtir une villa à Saint-Jean-de-Luz ?..
    Cela pourrait-il avoir un rapport avec Charles Marie Isidore Coronado, le frère de son épouse Antonia ?
    Même si celui-ci est né à Moulins en 1854,
    a eu son flls aîné Charles Antony à Paris en 1885 ;
    s’est marié avec Marie Madeleine Goetz, la mère de son fils, à Paris 6e en 1886 ;
    a eu leur second fils Charles Emile Alexandre en 1887, mais j’ignore où celui-ci est né ;
    a eu leur troisième fils Pierre Edgard à Bressay (Allier) en 1889 ;
    et leur fille Hélène, enfin, à Lucenay-les-Aix en 1890,
    il faut convenir que jusqu’alors, en 1890, nulle attache n’apparaît pour ceux-ci en Pays basque.
    …
    Cependant, dès avant le décès accidentel, le 29 juillet 1902, de sa soeur Antonia veuve Debas,
    Charles Coronado et sa famille (qui seront domiciliés ensuite à la Villa « Antonie » du quartier d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz : par exemple le 3 juin 1912, au moment du mariage, à Paris, de leur troisième fils Pierre Edgard Coronado), résident bien déjà, semble-t-il au pays basque : ainsi ai-je pu relever que le fils aîné de Charles Marie Isidore Coronado, Charles Antony Coronado, passe en juin 1901 le bac (mention Bien) au lycée de Bayonne…
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    Voilà ce que pour le moment, en cherchant sur le web, j’ai réussi à glaner…
    À suivre…
    Francis Lippa
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    Et c’est ainsi, par de tels échanges de précisions de tels micro-détails, que la connaissance progresse pas à pas avec efficacité et justesse…
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    Ce dimanche 3 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé…

    Ce n’est que ce jeudi 9 janvier 2025 que je prends connaissance, sur mon ordinateur, du DVD M6vidéo 1000837721 « Bolero – le mystère de Ravel« , du film de la cinéste Anne Fontaine, un film sorti en salle le 6 mars 2024…

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    Se confronter au « mystère de Ravel«  _ sa personnalité fondamentalement discrète et secrète _ n’est certes pas une petite affaire, et on ne peut rien reprocher à l’incarnation _ superbe ! _ qu’offre (-nt) sur l’écran Raphaël Personnaz (et son très réaliste et impeccable mutisme !) au personnage même de Maurice Ravel _ Raphaël Personnaz qui se trouve avoir des attaches familiales bayonnaises…

    …

    …

    Quant à Anne Fontaine,

    sa caméra a choisi de mettre l’accent à la fois sur l’énigme de la sexualité _ à distinguer de l’érotisme, patent déjà, lui, dans la musique même de Ravel… _ assez ambigüe (voire ambivalente ; surtout d’après ce qu’on peut en inférer, et qui est bien trop à sens unique, de témoignages ultérieurs (et de fiabilité fragile, pas assez objectifs…) de quelques proches : Roland-Manuel, ou Manuel Rosenthal, par exemple…) de Maurice Ravel, ainsi que ses divers rapports _ toujours très complexes, et pas assez finement dégrossis en ce biopic, du moins à mon goût… _ à quelques femmes un peu marquantes de sa vie _ sa mère, d’abord et surtout, bien sûr !, Marie Delouart (incarnée ici par Anne Alvaro) ; son amie, Misia Sert (incarnée ici par Dora Tillier) ; la pianiste Marguerite Long (incarnée ici par Emmanuelle Devos) ;  la danseuse (et commanditaire du « Bolero » !) Ida Rubinstein (incarnée ici par Jeanne Balibar) ; et la fidèle servante Marie Reveleau (incarnée ici par Sophie Guillemin) ; sans oublier quelques prostituées qu’il aimait, a-t-il été prétendu, fréquenter à Paris : là-dessus, cf le détaillé chapitre 12 « Les dames de la porte Champerret« , aux pages 171 à 186 du passionnant et riche « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie« , paru aux Editions Odile Jacob le 8 février 2023 ; mais ces allégations-là offrent bien peu de garanties de vérité objective… _, mais très peu d’hommes _ seulement ici son ami Cipa Godebski (incarné ici par Vincent Perez) ; et le critique, constamment inamical, en effet, Pierre Lalo (incarné ici par Alexandre Tharaud)… _ ;

    ainsi que l’emprise progressive de la maladie neurologique du compositeur, qui l’a peu à peu privé _ dès la fin des années 20, et avant même, selon cette biopic cinématographique, la composition (de la mi-juillet au 15 octobre 1928) du Bolero, créé à l’Opéra Garnier le 22 novembre 1928 ; cf par exemple mon article « Une autre intéressante lecture du « Cerveau de Ravel », de Bernard Lechevalier, Bernard Mercier et Fausto Viader » du 20 avril 2023 sur ce passionnant (et décisif sur la question !) « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie » : ce n’est qu’un peu plus tard, seulement (cf là-dessus le chapitre 6 « La lente désagrégation (1929-1932) », aux pages 91 à 103 de ce très riche essai, que se sont manifestés les tous premiers signes vraiment patents de la dégénérescence neurologique qui finira par avoir raison de la vie même de Ravel, le 28 décembre 1937… _  sinon de la maîtrise, du moins d’une certaine aisance _ Ravel a toujours été de la plus extrême exigence à l’égard de son requisit (absolu) d’excellence-perfection de sa musique !.. _, de sa composition :

    ce qui est certes loin d’être absurde, mais ne fait cependant pas vraiment avancer dans une découverte un peu fine et profonde _ même si ce n’est bien sûr là qu’un film… _ de l’homme Ravel, en ce résistant « mystère« , décidément, de son idiosyncrasie :

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    écoutons bien sa musique _ et toute sa musique ! _, qui nous en livrera quelques pièces…

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    Une grosse absence bien fâcheuse, cependant et surtout, à mes yeux, en ce biopic d’Anne Fontaine :

    pas une seule image ici des couleurs ni de Ciboure, ni de Saint-Jean-de-Luz _ les images de mer et de plages ont été filmées en Bretagne : Dinard, Perros-Guirrec ! _, ni de son tendrement aimé verdissime pays basque ;

    ni, tout particulièrement, de la plus chère amie _ la plus ancienne, la plus fidèle et la plus constante : dès les années de leur petite enfance, lors des séjours luziens, à certaines vacances, du petit Maurice auprès de sa chère grand-tante et marraine Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et qui durant de longues années, et jusqu’à son décès, le 17 décembre 1902, était la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), la luzienne Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…

    …

    …

    Ce jeudi 9 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la rubrique « Saint-Jean-de-Luz », le détail du concert de Marguerite Long au Golf-Hôtel (de Saint-Jean-de-Luz) le 17 septembre 1918 : Beethoven, Fauré, Chopin, Albeniz, Samazeuilh, Debussy, Liszt, mais pas « Le Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel, pour lequel elle n’était pas encore tout à fait émotivement prête…

    En complément de son très précieux courriel d’avant-hier lundi 29 avril en réponse immédiate à l’envoi de mon article « « ,

    …

    Manuel Cornejo m’adresse ce mercredi 1er mai, à 00h 05, ces très intéressantes précisions-ci :

    …

    …

    Cher Francis Lippa et ami,
    …
    Merci beaucoup pour votre article, que je trouve de retour d’une nouvelle journée de recherches dans des archives avec encore de petites découvertes, que je garde secrètes jusque 2025…
    …
    Je tiens juste à faire deux précisions _ merci ! les précisions sont toujours grandement utiles, ne serait-ce que, et d’abord, pour d’ultérieures recherches : le moindre détail pouvant constituer un formidable indice pour un bientôt fructueux questionnement ! _ :
    …
    …
    1° le concert de Marguerite Long au Golf Hôtel eut lieu le 17 septembre 1918 _ voilà _ et elle y joua des morceaux de Beethoven, Fauré, Chopin, Albéniz, Samazeuilh _ ami de Ravel, notamment lors de leurs séjours de vacances à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, compositeur bordelais (Bordeaux, 2 juin 1877 – Paris, 4 juin 1867), et que j’ai pu croiser peu de temps avant son décès au mois de juin 1967 , je me souviens de sa haute prestance, à quelques conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux (Maurice Dupuy, sur Max Scheler ; Jean Hyppolite, Pensée formelle et Machine ; Etienne Borne, Ethique et Politique), dont je me trouve depuis plusieurs années être vice-président… _, Debussy et Liszt. Pour le détail de ce programme, sans Le Tombeau de Couperin…, voir en libre accès pour tous les internautes ma saisie effectuée dans la base de données Dezède à laquelle je collabore activement : https://dezede.org/evenements/id/92474
    …
    …
    Et voici ici le détail de ce très beau programme de matinée à 15h 30 au Golf-Hôtel, donné le 17 septembre 1918 (la guerre n’était alors pas finie) pour le compte de la Société Charles Bordes, et au bénéfice des prisonniers de guerre nécessiteux de Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne :
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    …
    …
    …
    2° mon édition de la correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel de 2018 regroupant 2.700 documents est hélas épuisée mais… je prépare activement une édition revue, corrigée et augmentée pour 2025, 150e anniversaire de naissance,
    qui comportera environ 150 documents supplémentaires, avec, vous le verrez, des documents supplémentaires en lien avec Saint-Jean-de-Luz… _ ainsi que, peut-être, quelques découvertes miennes concernant la généalogie cibourienne et luzienne, côté Delouart, de Maurice Ravel ; cf à nouveau, et parmi bien d’autres de mon blog « En cherchant bien« , mes  articles « «  et «  » des 17 et 18 août 2022, qui en donnent une utile synthèse, et corrigent des erreurs de précédents biographes pas assez rigoureux de Ravel, concernant en particulier la grand-tante (et marraine) du petit Maurice, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) :
    sur l’acte de décès d’Engrace Billac, « domestique, célibataire, âgée de quatre-vingt-trois ans, née à Ciboure, fille de feu Jacques Billac et de feue Marie Delouart, son épouse », décédée au 41 rue Gambetta, au domicile des Gaudin,  figurent les noms de ceux qui sont venus déclarer son décès : « Charles Gaudin, capitaine au long cours, âgé de vingt-sept ans, et Pierre Gaudin, employé, âgé de vingt-quatre ans, voisins (sic) de la défunte« , ces enfants Gaudin dont Gachucha Billac était, depuis leur naissance, la gouvernante (et au domicile desquels elle résidait, 41 rue Gambetta, et recevait son petit-neveu et filleul Maurice Ravel, ainsi ami d’enfance des enfants Gaudin…) :
    Charles Gaudin (Saint-Jean-de- Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 12 septembre 1910), qui depuis le 28 septembre 1901 était l’époux de Magdeleine Hiriart (Saint-Jean de Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) la cousine au 3e degré de Maurice Ravel,
    et Piere Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914), qui est, avec son frère Pascal Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 31 janvier 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914), le dédicataire du sublime « Rigaudon«  du sublime « Tombeau de Couperin«  de Maurice Ravel…
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    Ravelamente,
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    Voilà !

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    Toute vraie recherche demande méthode, confiance et optimisme, mémoire et imageance, ténacité, à la fois suite dans les idées et grande capacité d’ouverture, ainsi que, éventuellement, quelques amicales lumineuses, et un peu chanceuses _ telles des bouteilles lancées à la mer dont les messages finissent par rencontrer d’improbables destinataires inconnus, qui, y répondant, engagent une féconde conversation, un vrai dialogue… _, collaborations, en plus, et surtout, d’une vraie passion :

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    des qualités que possède Manuel Cornejo :

    et à nouveau bravo ! et grand merci à lui !..

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    Ce mercredi 1er mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand c’est au Golf Hôtel de Saint-Jean-de-Luz que Marguerite Long a failli créer, dès 1918, « Le Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel…

    En réponse à mon envoi, ce lundi, de mon article «  » d’avant-hier samedi 27 avril,

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    Manuel Cornejo, le président des Amis de Maurice Ravel, et auteur de l’indispensable « Intégrale » de la Correspondance de Maurice Ravel,

    vient de m’apporter un très précieux éclairage concernant la lettre n° 1015 (à la page 596 de cette « Intégrale« ) en date du 2 juillet 1918, de Maurice Ravel à Marguerite Long,

    à propos d’une éventuelle création, par celle-ci _ qui en fut la créatrice effective à la salle Gaveau à Paris, et pour la S. M. I., le 11 avril 1919 ; et comme le voulait le compositeur… _, en 1918, du « Tombeau de Couperin« , à Saint-Jean-de-Luz, au Golf Hôtel, en se dirigeant vers la pointe de Sainte-Barbe _ ce grand hôtel, dont la très haute stature domine la Grand-Plage, construit en 1908, est devenu en 1954 la Résidence du Golf ; cf plusieurs photos et un bref historique aux pages 95-96 du beau livre « Saint-Jean-de-Luz : Donibane Lohizune : la vie quotidienne de Napoléon III à Charles de Gaulle«  de Claude Louvigné et Guy Lalanne, paru le 7 juin 2017 aux Éditions Jakintza – La geste basque….

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    Mais Marguerite Long n’étant alors pas encore prête _ notamment pour sa difficulté à émerger vraiment du très lourd chagrin du décès de son mari Joseph de Marliave décédé au champ d’honneur à Senon (Marne) le 24 août 1914 (auquel Ravel a dédié la « Toccata » conclusive de son « Tombeau de Couperin« ) ; cf aussi, à ce propos, ce très intéressant article, en anglais, « Mourning at the Piano: Marguerite Long, Maurice Ravel, and the Performance of Grief in Interwar France » de Jillian Rogers, paru en 2014 _, c’est seulement  le 11 avril 1919, à la S. M. I., la Société de Musique Indépendante, salle Gaveau, à Paris, que cette création du « Tombeau de Couperin » put avoir lieu, par Marguerite Long.

    Ravel le lui avait promis, et il ne dérogeait pas à ses promesses : c’est seulement quand Marguerite Long s’estima tout à fait prête que la création de cette œuvre à laquelle Ravel tenait beaucoup, put enfin avoir lieu, à Paris, donc, et pas à Saint-Jean-de-Luz, la ville de Gabriel Leduc (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1883 – Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne), 15 septembre 1916 ; dédicataire de la « Forlane« ) et des frères Pierre et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise (Aisne), 12 novembre 1914 ; et Saint-Jean-de-Luz, 31 janvier 1883 – Oulches-Hurtebise (Aisne), 12 novembre 1914 : dédicataires du « Rigaudon« )

    _ et au passage je me permets de rappeler ici que les frères Pierre et Pascal Gaudin, étant les beaux-frères de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968), épouse (puis veuve) de leur frère aîné Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 12 septembre 1910), qui était cousine de Maurice Ravel, se trouvaient être ainsi apparentés à Maurice Ravel ; même si jamais, du moins à ma connaissance, Maurice Ravel, toujours très discret, ne fit étalage public de ce lien de parenté avec eux, dédicataires seulement, si je puis dire, de ce sublime « Rigaudon«  ; sur ces liens de parenté entre Maurice Ravel et les Gaudin, cf mon article « «  du 18 août 2022… Cf aussi et surtout aux pages 402 et 403 de l’« Intégrale« , les courriers échangés entre Maurice Ravel et Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), le 20 novembre 1914, et Magdeleine Gaudin-Hiriart _ elle signe « Madeleine, votre cousine«  _ et Maurice Ravel, le 24 novembre 1914, à propos de ce tragique décés conjoint, sur le front, à Oulches-Hurtebise, au Chemin des Dames, le 12 novembre 1914, des frères Pierre et Pascal Gaudin. 

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    Voici donc le passionnant courriel que cet après-midi, à 15h 58, en réponse très rapide à mon courriel de 14h 59, Manuel Cornejo a eu la gentillesse de m’adresser :

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    Cher Francis Lippa et ami,

    Merci beaucoup pour votre message, très intéressantes en effet vos réflexions, je me suis aussi posé les mêmes questions, mais avec des dates précises, on visualise et comprend mieux les choses.
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    J’ai un petit « scoop » à vous donner que vous pouvez utiliser ! car il me semble bien intéressant, jamais personne n’en a parlé.
    Dans sa lettre à Marguerite Long du 2 juillet 1918, Maurice Ravel demande à la pianiste quand elle créera Le Tombeau de Couperin, et il voudrait le savoir pour organiser sa venue à Saint-Jean-de-Luz en 1918 _ voilà ! _ car la pianiste avait prévu de descendre au Golf Hôtel, endroit où elle aurait pu créer Le Tombeau de Couperin si elle avait été prête, peut-on déduire de la lettre.
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    J’ai retrouvé un programme de concert de Marguerite Long de fin 1918 au Golf Hôtel de Saint-Jean-de-Luz en effet, mais sans la moindre œuvre de Ravel.
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    Il s’en est fallu de peu, donc, que Le Tombeau de Couperin soit créé en terre luzienne, mais la pianiste n’était malheureusement pas encore prête, c’est dommage, car le compositeur était prêt à faire spécialement le déplacement en sa terre natale pour l’événement. Le sort en a décidé autrement.
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    Pour revenir à la lettre en question de Ravel à Marguerite Long du 2 juillet 1918, notre association des Amis de Maurice Ravel a eu le bonheur de pouvoir en faire l’acquisition _ bravo ! _ très récemment à New York chez un marchand d’autographes https://www.taminoautographs.com/products/maurice-ravel-autograph-letter-signed-1918 !
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    Il n’existe en tout que dix correspondances connues de Ravel à la pianiste, nous en avions déjà acheté une de 1920, très importante, il y a un moment, déjà donnée à la BnF.
    Nous verrons à quelle institution donner notre nouvelle acquisition.
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    Ravelamente, à bientôt,
    …
    Manuel Cornejo

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    Merci infiniment de ce scoop !

    Qui devrait intéresser et les luziens et les cibouriens !

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    Ce lundi 29 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa