Étiquette : Marie Delouart

  • Pour faire un point un peu clair sur ma présente recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    C’est la lecture de la passionnante Correspondance de Maurice Ravel
    _ homme éminemment discret et pudique, au delà du génial compositeur qu’il est d’abord pour nous, par la présence intense, sobre et noble de sa musique _
    telle que vient de la publier, superbement, Manuel Cornejo,
    qui m’a fait entreprendre des recherches sur les cousinages de Maurice Ravel à Ciboure ;
    …
    mais aussi à Saint-Jean-de-Luz,
    une fois que j’ai pris conscience du cousinage _ au troisième degré _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)
    avec la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et cela à partir des qualifificatifs de « cousine » et « cousin »
    que j’ai découvert employés dans leurs lettres respectives
    de 1910 _ à propos de condoléances de Maurice Ravel à Magdeleine Hiriart-Gaudin pour le décès de son mari Charles Gaudin, disparu le 13 septembre 1910 sur le fleuve Congo _
    et 1914 _ à propos de l’annonce par Magdeleine à Maurice du double décès (au front) de ses deux beaux-frères, frères de son mari Charles : Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
    …
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    J’ai désiré comprendre sur quoi ces qualificatifs _ que j’ai pris au sérieux _ pouvaient bien se fonder….
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    D’autant que j’avais commencé à établir la généalogie
    _ complexe, du fait de ses ombres et « trous«  ; et bien méconnue, même depuis les travaux pionniers de Jean-Noël Darrobers _
    de la famille cibourienne des Delouart,
    depuis Gratien Delouart (1748 – 1798) jusqu’à aujourd’hui.
    …
    Inutile de préciser que bien des données continuent de me manquer…
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    Mais j’ai compris qu’avaient existé, né(e)s à Ciboure, trois Marie _ ou Marie-Baptiste, au moins pour les deux premières d’entre elles _ Delouart (plus un frère : Jean Delouart)
    issu(e)s du mariage (le 28 janvier 1778, à Ciboure) de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (c. 1758 – après 1823 _ sans plus de précision _) :
    les racines communes à ces divers cousins.
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    La première de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), 
    est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel 
    et la mère, aussi, de Gachucha Billac (15 mai 1824 – avant 1916 _  sans plus de précision ; et j’ignore à ce jour la date de son décès _), la chère grand-tante (et marraine) du compositeur ;
    …
    la seconde de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), 
    est la mère des deux _ sœurs _ Marie Etcheverry :
    la première Marie Etcheverry (Saint- Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), couturière, épouse (à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846) de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), tonnelier ; 
    et la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), modiste, épouse (à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851) de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Hâvre, 29 janvier 1862), maître au cabotage ;
    …
    ainsi qu’elle est _ cette seconde Marie Delouart-là _ l’arrière-grand-mère de la grand-mère paternelle de Maylen Gaudin-Lenoir : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et aussi la grand-mère maternelle de la « tante Clotilde » Dargaignaratz-Zozaya (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1943) _ l’amatrice de piano et collectionneuse de pianos ; qui, à sa mort, prit soin de léguer l’un de ses pianos au petit-fils de son cousin Dominique Hiriart, Edmond Gaudin et son épouse Angela _,
    …
    qui était, elle, la cousine germaine de l’arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir : Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929
    _ j’ignore jusqu’ici la date de son décès : entre avril 1925 (une médaille lui est alors décernée) et juillet 1932 (il est décédé lors du décès de son épouse-veuve, Marianne Imatz-Hiriart, le 9 juillet 1932, ou plus probablement, juillet 1929… ;
    je note aussi que lors de son mariage avec Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz, Dominique Hiriart est indiqué comme de profession « menuisier«  ;
    alors qu’au mariage, à Ciboure le 20 août 1890, de ses cousins Paul et Nicolasse Goyenague, pour lequel fait partie des quatre témoins, l’acte d’état civil le mentionne cette fois comme « commerçant« , à Saint-Jean-de-Luz ;
    plus tard, en 1925, quand lui est décernée une médaille d’or pour services rendus aux œuvres de prévoyance sociale, le Journal officiel de la République du 9 avril 1925 (page 3605), le mentionne comme « administrateur«  de la succursale à Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Épargne de Bayonne ; et quatre ans auparavant (Journal officiel du 26 juillet 1921), lui avait été décernée une médaille de bronze pour services rendus à la mutualité, au titre de vice-président de la société de secours mutuel Saint-Jean, à Saint-Jean-de-Luz ;
    je note cependant qu’au mois de juillet 1929, aux cérémonies d’un mariage un peu mondain à Saint-Jean-de-Luz (celui de Mayi Elissague et Louis Lebrun), une « Madame Hiriart«  est citée par la Gazette locale comme figurant parmi l’assistance, sans un « Monsieur Hiriart«  qui l’aurait accompagnée : Marianne Imatz-Hiriart était-elle alors déjà veuve  ?.. Probablement… ;
    …
    je me permets de mettre ici l’accent sur la personne de Dominique Hiriart, car c’est bien lui qui, par son ascendance (les Delouart, via le mariage de sa mère la seconde Marie Delouart avec son père Jean Etcheverry) et sa descendance (les Gaudin, via le mariage de sa fille Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin), nous offre le maillon décisif (et non reconnu jusqu’ici par les rares auteurs qui se sont un peu intéressés aux liens familiaux de Maurice Ravel) permettant de justifier la parenté effective des actuels descendants Gaudin et Lenoir à Saint-Jean-de-Luz avec les ancêtres Delouart de Ciboure, dont descend aussi, et là c’est très clairement connu, Maurice Ravel... _) ;
    …
    et la troisième de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – ? _ elle vivait encore en 1856 ; et est peut-être décédée en 1872 _), 
    est la mère de Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890), marin ;
    lequel est le presque parrain _ le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent, de Ciboure _ de Maurice Ravel ;
    ainsi que la grand-mère paternelle de Paul Goyenague (Ciboure, le 19 août 1859 – Ciboure, le 8 mars 1929), capitaine au long cours, qui fut _ durablement : au moins du 10 mai 1908 au 17 mai 1925 _ conseiller municipal de Ciboure ; et qui fut aussi capitaine de port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure _ poste pour lequel il put faire valoir ses droits à la retraite le 1er décembre 1925 _ : une personnalité cibourienne _ que Maurice Ravel a pu rencontrer à Ciboure…
    …
    D’ailleurs, dans sa lettre _ un document singulièrement important pour nous ! _ à son amie Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 266 de la Correspondance), Maurice Ravel songe, parmi les divers propriétaires de logements possibles, à Ciboure, c’est spécifié (et pas à Saint-Jean-de-Luz !), pour sa mère, son frère Edouard et lui-même, les trois mois d’été qui viennent, à choisir plutôt divers parents cibouriens siens, dont, précisément « les Goyenague«  (au pluriel) ;
    et cela pour des raisons de commodité, surtout pour sa cibourienne de mère… :
    « Nous préférerions _ voilà ! _ que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin _ Sabine _ Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta _ Etiennette _ Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) _ qui peuvent-elles donc être ?.. Le mystère résiste pour le moment…  _, chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague… _ voilà ! _ ou bien autre part« .
    Marie Delouart-Ravel n’oublie certes pas ses parents-cousins cibouriens…
    Au final, ce sera chez les Anchochoury, sur le Quai.
    …
    Quant au dernier né de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, 
    Jean Delouart (Ciboure, le 27 août 1788 – Ciboure, 1872), marin lui aussi,
    il eut de son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, le 18 décembre 1798 – Ciboure, le 30 septembre 1844) au moins trois enfants :
    Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), épouse (à Ciboure, le 12 août 1852) de Bernard Cerciat (Ciboure, le 18 octobre 1824 – Ciboure, le 9 mars 1868) ;
    Marie Delouart (née à Ciboure, le 30 juin 1827), épouse (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Guilhen Etchepare (né à Ciboure le 8 juillet 1826) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _  ;
    et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833), époux (à Ciboure, le 13 novembre 1861) de Dominique Etchepare (née à Ciboure en 1831), et marin, lui encore _ à ce jour j’ignore également si ce couple eut une descendance, et, si oui, quelle elle est.
    …
    …
    Bien sûr, il est délicat de venir jeter ainsi un œil sur la généalogie d’une famille qui n’est pas la sienne.
    …
    Mon but est simplement de connaître et éclairer un peu mieux les cousinages (basques) de Maurice Ravel, 
    lui qui aimait tant les paysages de sa terre natale ; et dont j’aime tant la musique.
    …
    Découvrir un peu mieux l’ancrage familial
    _ même un peu lointain, pour lui, qui consacrait le plus clair de son temps, ici, à la musique (mais aussi à la baignade et à des promenades) _,
    d’un génie aussi singulier que Maurice Ravel,
    me paraît passionnant…
    …
    …
    Voilà.
    …
    …
    Ce mercredi 29 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La confirmation officielle du cousinage luzien de Maurice Ravel avec les Hiriart-Gaudin (et les deux Marie Etcheverry)

    En continuant mes recherches

    _ cf la synthèse du 16 mai dernier donnant accès à mes précédents articles :  _

    à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937),

    je viens de trouver la confirmation du cousinage effectif (au 3ème degré)

    entre Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) et Maurice Ravel,

    dans le faire-part de décès de la mère de Magdeleine, Madame Dominique Hiriart, née Marianne Imatz.
    …
    Dont le décès _ à l’âge de 87 ans : Marianne Imatz est née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, fille de Raphaël Imatz (né à Urrugne le 17 avril 1797 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 20 janvier 1869), charpentier, et Magdelaine Harispe (née à Saint-Jean-de-Luz, dans le quartier d’Acotz, le 10 mars 1802, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 28 février 1883) ; lesquels Raphaël Imatz et Magdeleine Harispe s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839 _ est survenu le samedi 9 juillet 1932, en son domicile du 30 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz.
    …
    …
    paru dans la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz datée du 9 juillet 1932 : https://www.retronews.fr/journal/gazette-de-bayonne-de-biarritz-et-du-pays-basque/9-juillet-1932/343/1257927/3
    …
    …
    Madame Veuve GAUDIN, née Hiriart ;
    Mademoiselle Marie HIRIART ;
    Monsieur Edmond GAUDIN ;
    Madame Veuve ZOZAYA, née Dargaignaratz ;
    Les parents et alliés
    Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de
    Mme Dominique HIRIART
    née Marianne IMATZ
    Leur mère, grand-mère et cousine, décédée, munie des sacrements de l’Eglise, le 9 juillet 1932, dans sa 88éme année, en son domicile, 30 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz.
    En vous priant de bien vouloir leur faire l’honneur d’assister aux Obsèques qui auront lieu le Lundi 11 courant, à 10 heures très précises, à l’église de Saint-Jean-de-Luz.
    On se réunira à la maison mortuaire à 9 heures trois-quart.
    …
    …
    comporte les _ décisives _ précisions suivantes :
    …
    …
    Marianne Imatz (veuve de Dominique Hiriart)
    _ a pour fille : Madame veuve Gaudin, soit Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, et veuve _ depuis l’automne 1910 _ de Charles Gaudin _ le mariage de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 _ ;
    _ pour sœur : Marie Hiriart (sans autre précision : célibataire et sans enfant) ;
    _ pour petit-fils : Edmond Gaudin : né à Saint-Jean-de-Luz le 30 juin 1903 _ et pas encore marié, ce jour de deuil de 1932 (à Angela Rossi), constatons-nous pour lors ; leur mariage aura lieu en 1935… _ ;
    _ et pour cousine Marie-Clotilde Dargaignaratz, veuve Zozaya ;
    celle-ci, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 (et qui décèdera à Urrugne, le 26 février 1943, à l’âge de 82 ans), est en effet la veuve de Martin Zozaya (né à Urrugne le 1er août 1856, et décédé à Urrugne le 5 avril 1932), rentier ; ils s’étaient mariés à Urrugne le 22 novembre 1905) ;
    et Marie-Clotilde est la fille de la seconde Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824, épouse, le 27 août 1851, à Saint-Jean-de-Luz _ puis veuve, le 29 janvier 1862 _ du luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900, à l’âge de 76 ans) ;
    laquelle seconde Marie Etcheverry est la sœur cadette de la première Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz, le 21 juin 1817 et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850 _ des suites des couches de son second fils, Jean-Charles Hiriart, né le 20 décembre 1850 (et frère cadet de Dominique Hiriart, né le 28 janvier 1849) _, à l’âge de 33 ans), épouse _ le 10 novembre 1846, à Saint-Jean-de-Luz _ de Jean-Baptiste Hiriart, tonnelier : soient les beaux-parents de Marianne Imatz.
    …
    …
    Marie-Clotilde Dargaignaratz veuve Zozaya, et Marianne Imatz veuve Hiriart, sont bien cousines germaines
    via la belle-mère de Marianne et la mère de Marie-Clotilde,
    soient les deux sœurs Marie Etcheverry _ nées à Saint-Jean-de-Luz, l’aînée le  21 juin 1817, et sa cadette le 20 novembre 1824 _, filles de la seconde Marie Delouart _ née à Ciboure le 17 juin 1784 et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842 : elle, cibourienne, avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le cibourien Jean Etcheverry, marin, le 17 août 1814 _ ; et se nommant toutes les deux Marie Etcheverry !
    …
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    Faute d’avoir découvert le faire-part du décès de Dominique Hiriart lui-même,
    j’ignore pour le moment la date de son décès _ il est décédé à Saint-Jean-de-Luz le 20 décembre 1926, ajout du 18 octobre 2024 _ ;
    j’ai appris seulement _ du Journal officiel _ que le 9 avril 1925 _ alors âgé de 76 ans : il est né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849 _ avait été décernée à Dominique Hiriart  une médaille d’or, en tant qu’administrateur de la succursale de la Caisse d’Epargne de Bayonne à Saint-Jean-de-Luz _ lors de son mariage, le 3 juin 1874, sa profession indiquée sur l’acte d’état-civil était celle de menuisier. C’est intéressant.
    …
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    Dominique Hiriart, né donc à St-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849, est le fils aîné de la première Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1817 et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850 _ à l’âge de 33 ans _) ;
    et le petit-fils de la seconde Marie-Baptiste Delouart (née à Ciboure le 17 juin 1784 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 _ à l’âge de 57 ans _ ),
    sœur de la première Marie-Baptiste Delouart (née à Ciboure le 29 juin 1782 et décédée à Ciboure en 1855) ;
    …
    laquelle _ l’aînée des quatre enfants de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague : les trois Marie Delouart (nées à Ciboure respectivement  les 29 juin 1782, 17 juin 1784 et 17 août 1786) et leur frère Jean Delouart (né à Ciboure le 27 août 1788) ; existe encore un cinquième membre de cette fratrie Delouart, en la personne d’un second frère, Baptiste-Jean Delouart, né en 1790, marin, lui aussi, et époux d’une Gracieuse Casabon : ce qui appert d’une généalogie des Delouart établie par Jean-Noël Darrobers, à laquelle je n’ai pas eu un accès complet jusqu’ici…  _ est
    la mère de Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 septembre 1809 et décédée à Ciboure le 22 décembre 1874),
    la grand-mère de Marie Delouart-Ravel (née à Ciboure le 24 mars 1840 et décédée à Paris le 5 janvier 1917),
    et l’arrière grand-mère de Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875 et décédé à Paris le 28 décembre 1937).
    …
    …
    Le lien de cousinage _ très clairement affirmé dans les lettres échangées le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine« , écrit Ravel) et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice« , « Votre cousine« , écrit Magdeleine Hiriart-Gaudin), comme on le lit aux pages 246 et 403 de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel, publiée par Manuel Cornejo, au Passeur éditeur – et pages 373-374 et 608-609 de la nouvelle édition de cette Correspondance, collection Tel – Gallimard – ; ces deux lettres sont des lettres (déchirantes, en la sobriété de leur pudeur) de condoléances ; sont-ce là les deux seules lettres qui demeurent de la correspondance entre les deux cousins ? On aimerait en apprendre davantage sur leurs liens… _ est donc parfaitement avéré
    entre Magdeleine Hiriart-Gaudin,
    la veuve _ en 1910 _ de Charles Gaudin,
    et fille _ en 1875 _ de Marianne Imatz-Hiriart, veuve de Dominique Hiriart _ le fils aîné de la première Marie Etcheverry, épouse (le 10 novembre 1846 à Saint-Jean-de-Luz) de Jean-Baptiste Hiriart _,
    et Maurice Ravel…
    …
    …
    Ce dimanche 26 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel

    En poursuivant mes recherches – cf mes articles :  ;  ; et  – sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel – et alors même que je m’interrogeais sur les divers cousinages, existant là, du compositeur, sur lesquels je poursuis mes recherches… – , je me suis trouvé aussi face à des questions sur l’ascendance maternelle directe du compositeur, en les personnes de la grand-mère maternelle de sa mère, Marie Ravel-Delouart (1840-1917), je veux dire Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), et de sa sœur cadette – du moins la seconde des deux autres portant ce même prénom de Marie : j’allais le découvrir bientôt ! – , née Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – après le 23 avril 1853 – où celle-ci assiste au mariage de son fils Jacques Goyenague (1823-1886) avec Catherine Larrea (1832-1895) – , et peut-être 1872 – date donnée par Jean-Noël Darrobers ; en fait cette dernière est effectivement décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) – ).

    …
    Car la Marie Delouart, veuve Etcheverry qui décède le 3 janvier 1842, à Saint-Jean-de-Luz –  ainsi que l’indique explicitement l’acte d’état civil dressé lors du mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851 de sa fille Marie Etcheverry, avec Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage), si elle bien, elle aussi, et c’est à relever ! (et important pour notre recherche…), fille de Gratien Delouart, marin, et Sabine Laxague – est née à Ciboure le 17 juin 1784 ;
    alors que la Marie Delouart, épouse puis veuve de Michel Goyenague, fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, est née, elle, à Ciboure le 17 août 1786.
    …
    …
    Existent donc bien – au moins : je deviens plus prudent... – trois sœurs Marie Delouart – Marie- Baptiste (née en 1782), Marie-Baptiste (née en 1784) et Marie (née en 1786) Delouart ; et c’est bien là une découverte majeure, qui a complètement échappé à Jean-Noël Darrobers, puis à son lecteur très fidèle Etienne-Rousseau Plotto !.. – , filles des mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    l’une (née en 1882, le 29 juin), épouse de Jacques Billac, marin – à Ciboure, le 14 septembre 1814 – ,
    la seconde (née en 1884, le 17 juin), épouse de Jean Etcheverry, mari – à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814 – ,
    et la troisième (née en 1886, le 17 août), épouse de Michel Goyenague, marin – à Ciboure, le 28 février 1821.
    …
    …
    Jusqu’ici – c’est-à-dire cette date du 7 avril 2019 – , je n’avais nulle part accédé à cette connaissance de l’existence de ces trois sœurs portant le même nom de Marie – ou Marie-Baptiste – Delouart.
    …
    Et leur frère, Jean Delouart, lui, est né à Ciboure le 27 août 1788, marin : il épousera Marguerite Larrea – à Ciboure, le 30 avril 1823.
    …
    …
    D’abord mère célibataire de sa fille aînée Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 mars 1809, de père inconnu), Marie-Baptiste Delouart épousa cinq ans et six mois plus tard, le 14 septembre 1814, toujours à Ciboure, Jacques Billac (né à Ciboure le 5 septembre 1772 –  le jour de son mariage, le 14 septembre 1814, à Ciboure, le marié, alors âgé de 42 ans, affirmait être âgé de 40 ans – ; et il est décédé à Ciboure le 11 mars 1839) ; son épouse, puis veuve, décèdera à Ciboure le 28 août 1855 – elle est une des victimes, de même que sa fille Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 17 août 1855), de l’épidémie de choléra qui a sévi alors au pays basque ; toutes deux sont décédées en la Maison Lamacenia, n° 137, quartier de la Place… (ajout du 9 juillet 2025) – ;
    …
    de son mari Jacques Billac, Marie-Baptiste Delouart eut au moins quatre enfants :
    _ Engrace Billac (née le 2 juin 1919, et décédée le lendemain – non ! c’est là une grossière erreur ! Engrace-Gachucha Billac est décédée le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, au domicile de ses employeurs Gaudin (ajout du 9 juillet 2025) – ),
    _ Pierre-Jacques Billac (peut-être né en 1821 – oui : le 25 juillet 1821 ! – ; à moins que ce ne soit le 29 mai 1818… _ mais peut-être s’agit-il là de deux frères portant le même prénom… _),
    _ Gracieuse Billac (la chère tante Gachuch de Maurice Ravel – non, ici j’avais confondu cette Gracieuse Billac avec son autre sœur Engrace Billac, celle que Maurice Ravel appelle « Tante Gachuch« , née elle à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 – ), née à Ciboure le 15 mai 1824,
    _ et aussi une autre sœur, Marie-Baptiste Billac – née à Ciboure le 17 novembre 1815, au n° 118 de la rue Pocalette – , décédée, célibataire, à Ciboure le 17 août 1855, onze jours avant sa mère Marie Delouart – toutes les deux, la fille et la mère, sont décédées au même domicile, Maison Lamacenia, n° 137, au quartier de la Place, à 6 jours de différence, lors de l’épidémie de choléra… : toutes ces données demandant à être étayées sur des sources objectives vérifiées ; mais elles le seront au fur et à mesure des avancées de la recherche !..
    …
    …
    Quant à Marie Delouart, la seconde des deux sœurs cadettes – et de ces trois sœurs Delouart – de Marie-Baptiste l’aînée, et future épouse Goyenague,
    certains documents d’état-civil la disent – en fait il s’agissait là d’une confusion de lecture avec la précédente de ses sœurs ! – avoir épousé à Ciboure le 17 août 1814 Jean Etcheverry (né à Ciboure le 6 août 1786 ; et marin – Jean, fils naturel de Jeanne Curutchet, et dit Jean Etcheverry, pour des raisons que j’ignore – ), dont elle aurait eu, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1824, une fille – mais pas seulement une seule fille : nous l’apprendrons bientôt… – : Marie Etcheverry – une précédente Marie Etcheverry étant née à Saint-Jean-de-Luz, aussi, le 21 juin 1817, et future épouse, le 10 novembre 1846, de Jean-Baptiste Hiriart… – ; laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; né, celui-ci, à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815 – un document explicitant cela, semble être demeuré inaperçu de la plupart des chercheurs qui se sont penchés sur la généalogie et les parentés cibouriennes de Maurice Ravel…
    Et les choses se compliquent, puisque, nous le verrons bientôt, de ce Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry, et de cette seconde Marie-Baptiste Delouart, est déjà née – voilà – , à Saint-Jean-de-Luz, une première Marie Etcheverry, le 21 juin 1817 ; ainsi, auparavant, qu’un premier fils, Jean-Baptiste Etcheverry, né le 15 juin 1815, mais décédé à l’âge de 5 ans, le 26 septembre 1819… La mortalité infantile faisait alors des ravages… Ce couple de Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, auront à Saint-Jean-de-Luz cinq enfants :
    Jean-Baptiste (1815 – 1819) ; Marie (née le 21 juin 1817 ; future épouse de Jean-Baptiste Hiriart le 10 novembre 1846 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850) ; Charles (né le 12 août 1819) ; Jean (né le 22 février 1822) ; et Marie (née le 20 novembre 1824 ; future épouse de Bernard Dargaignaratz le 27 août 1851 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900). Fin de l’incise.
    …
    …
    Mais une meilleure lecture des documents d’état civil indique que cette Marie Delouart-là – en fait la troisième des trois sœurs portant même nom, Delouart, et même prénom, Marie ; celle-ci était née à Ciboure le 6 août 1786 – épousa, à Ciboure le 28 février 1821, Michel Goyenague (fils de Simon Goyenague, marin, décédé à Ciboure le 12 novembre 1800, et de son épouse Catherine Dargaignaratz, décédée à Ciboure le 27 février 1814), marin, lui aussi, dont elle eut – au moins – trois enfants :
    _ Simon Goyenague (Ciboure, 21 novembre 1821 – Ciboure 18 avril 1890) – le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 ; et c’est bien sûr à remarquer ! – ,
    _ Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886),
    _ et Marie Goyenague (Ciboure, 26 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898 ; et future épouse de Martin Passicot).
    …
    …
    À Ciboure,
    Simon Goyenague épousa, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur – née à Fontarabie le 4 février 1828 – ;
    son frère Jacques épousa, le 23 avril 1856, Catherine Larrea – d’une vieille famille cibourienne – ;
    et leur sœur Marie épousa, le 17 juillet 1850, Martin Passicot – né à Urrugne, mais habitant Ciboure.
    …
    Michel Goyenague, leur père, né à Ciboure le 11 janvier 1790, était décédé à Ciboure le 20 novembre 1849.
    …
    Et parmi les témoins à ce mariage Delouart-Goyenague, à Ciboure le 28 février 1821,
    de Michel Goyenague et Marie Delouart,
    je note que figure un Jean Etcheverry, âgé de 24 ans selon ses dires, et forgeron – et non pas marin, lui…
    …
    Qu’en déduire ? Que le nom d’Etcheverry, assez répandu en pays basque, ne préjuge pas nécessairement de parentés…
    …
    Il nous revient donc de préciser de quels parents sont issus ces deux Jean Etcheverry, le marin (né à Ciboure le 6 août 1786), et le forgeron (né à Ciboure le 8 janvier 1797) :
    Jean Etcheverry le forgeron est fils de Betry Etcheverry et son épouse Jeanne Etcheverry, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec Jeanne Etchelouz, à la mairie de Ciboure le 25 novembre 1829 ;
    et Jean Etcheverry le marin, lui, est fils, sans père connu, de Gana Curutchet, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec notre Marie-Baptiste Delouart (née le 17 juin 1784), à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814… C’est dans un document (daté du 18 novembre 1842) d’attribution à sa veuve d’une pension (pour ses services de quartier maître de manœuvre, à 36 francs, que j’ai découvert la date de naissance (le 6 août 1786) de ce Jean (fils de Gana Curutchet), dit Jean Etcheverry… En remarquant, au passage, que cette Marie Delouart (n°2), veuve, venait elle aussi de décéder : le 3 janvier 1842 à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    Et le pére de la seconde Marie Etcheverry – en fait de ces deux sœurs toutes deux nommées Marie Etcheverry, nées le 21 juin 1817 et le 20 novembre 1824 (ajout du 9 juillet 2025) –
    dont une des trois Marie Delouart – la seconde des trois sœurs filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague – est la mère, le 20 novembre 1824, à Saint-Jean-de-Luz,
    Jean Etcheverry, marin, lui – et non pas forgeron – ,
    est décédé, noyé, au large d’Hendaye, dans la nuit du 14 au 15 novembre 1841…
    …
    Un sort assez fréquent parmi les ascendants et cousins masculins cibouriens de Maurice Ravel…
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    …
    Voilà donc quelques questions – à propos de la généalogie maternelle cibourienne de Maurice Ravel – qui demeurent encore pendantes, de même que celles qui concernent la grand-tante du compositeur, Gracieuse Billac.
    …
    …
    Bien sûr,
    on comprend que ces données factuelles de l’histoire familiale de Maurice Ravel soient demeurées – y compris pour le compositeur lui-même, qui de son propre aveu ne cherchait pas du tout  à approfondir la connaissance de la généalogie de sa mère, Marie Delouart (1840 – 1917) – dans l’ombre – même pour le chercheur patient et scrupuleux qu’a été le professeur de collège luzien le cibourien Jean-Noël Darrobers – ;
    et d’abord parce que tout cela concerne – pour les mélomanes et les musicologues – d’assez loin – mais qui sait? tellement sont complexes et riches les arcanes de l’imageance créative… – l’idiosyncrasie de sa musique…
    …
    …
    Pour le reste, je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur… – à la relecture ce lundi 14 juillet 2025, l’écriture de cet article m’apparaît terriblement lourde ; mais j’en étais, ce 7 avril 2019, au stade de mes premiers tâtonnements de recherche ; même si je compris immédiatement que cette découverte d’une troisième sœur Delouart, demeurée inaperçue de Jean-Noël Darrobers, m’ouvrait un champ fécond de découvertes généalogiques au sein de la parenté basque de Maurice Ravel que je désirais éclaircir…
    …
    …
    Ce dimanche 7 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel…

    En continuation de ma lecture de deux articles de Jean-Noël Darrobers (1910 – 2004)
    que m’a très gentiment adressés Manuel Cornejo :
    ...
    Darrobers, Jean Noël, Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, Ekaina. Revue d’Études Basques[Saint-Jean-de-Luz], n°22, 1987, p. 78-94.
    …
    Darrobers, Jean Noël, Les ancêtres maternels de Maurice Ravel, Cahiers de l’I.R.H.M.E.S. Mélanges savoisiens de l’Opera Seria à Maurice Ravel [Genève, Éditions Slatkine], n°4, 1997, p. 139-159.
    …
    …
    Bien sûr les deux articles de Jean-Noël Darrobers sont extrêmement intéressants ; j’y ai encore appris de nouveaux éléments factuels.
    Je les préciserai plus tard.
    …
    …
    Darrobers s’intéresse à préciser scrupuleusement l’ascendance Delouart de Ravel _ via sa mère, née Marie Delouart _,
    et s’amuse à contrer la partialité un peu aveugle du chanoine Narbaitz ;
    Pierre Narbaitz _ Ascarats, 25-3-1910 – Cambo-les-Bains, 16-8-1984 _ qui semble s’être opposé _ mazette ! _ à la publication d’une partie des travaux _ un peu plus objectifs que les siens _ de Jean-Noël Darrobers _ Bayonne, 25 décembre 1910 – 2004 _, ainsi que celui-ci le mentionne _ mais oui ! _ en son article récapitulatif de 1997.
    …
    Combien peuvent se révéler terribles, à l’occasion, ces ecclésiastiques si pleins de componction !
    …
    Et donc Darrobers se focalise essentiellement, lui aussi, à son tour, sur les ancêtres Delouart aux XVII et XVIIIèmes siècles.
    Et lui les montre, ceux de la branche aînée comme ceux de la branche cadette, un peu plus clairement _ sans hagiographie excessive _ tels qu’ils ont vraiment été, en leurs contextes historiques précis, souvent tragiques _ et c’est d’ailleurs passionnant : sur l’histoire de Ciboure et son port au XVIIIème siècle tout particulièrement.
    …
    …
    Alors que ma curiosité, ainsi que l’indique mon titre _  _, va, elle, aux « parentés cibouriennes » de Ravel, via sa mère, et au moment de ses séjours basques : à partir de 1901 et 1902 _ quand ceux-ci, du moins, sont avérés par la correspondance connue (à ce jour) de Maurice Ravel. D’autres les précédèrent, à suivre les témoignages, très précieux, des membres de la famille Gaudin.
    Fait hélas défaut la correspondance « basquaise«  de Maurice Ravel antérieure à sa lettre à Jane Gaudin du 2 août 1901 (pages 77-78 de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo.
    De même les premières photos de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure présentes dans le Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto ne sont pas antérieures à 1901 (?) – 1902 (pages 54 et 61). 
    …
    Et donc aux branches collatérales, aux divers cousins de Ciboure : dont bien des noms me parlent _ puisque depuis mon enfance je suis un familier attentif et curieux de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    C’est ainsi que le parrain _ effectif, le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent de Ciboure _ de Maurice Ravel, Simon Goyenague (21 novembre 1821 – 18 avril 1890), s’avère être le cousin germain de la grand-mère de Maurice Ravel, Sabine Delouart (11 mars 1809 – 24 décembre 1874),
    ainsi que de la demi-sœur de celle-ci _ et grand-tante de Maurice, en plus d’être sa marraine _, Gachucha Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée très âgée, mais on ne sait quand précisément _ probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant alors d’elle au passé, en une lettre (datée du 20 septembre 1916) à son amie luzienne Marie Gaudin… ; en fait, Engrace Billac est décédée à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 _) !
    …
    Puisque ce Simon Goyenague était le fils aîné de Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – 1872), épouse _ le 28 février 1821, à Ciboure _ de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – 20 novembre 1849) :
    c’est-à-dire le fils aîné de la seconde sœur cadette _ c’est-à dire en fait la troisième au sein de la fratrie des quatre enfants (repérés à ce jour) de Gratien Delouart et Sabine Laxague _ de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) ;
    laquelle était l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937),
    la grand-mère de sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917)
    et la mère de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874).
    …
    Marie Delouart ne tenait probablement pas trop _ me semble-t-il, du moins ; mais peut-être fais-je erreur… Et j’ignore à quelle(s) date(s), avant son séjour avéré de 1911, Marie Delouart-Ravel est revenue à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, après la naissance, en 1875, de son fils aîné, Maurice… _ à ce que son mari Joseph, ni non plus ses fils !, en sache(-ent) trop de ses attaches et parentés (un peu bancales) cibouriennes ;
    c’est, en effet, seule, sans son mari, que Marie Delouart-Ravel s’est rendue à Ciboure pour les obsèques et la succession de sa mère Sabine Delouart décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 ;
    et n’est rentrée à Paris rejoindre que son mari que trois mois après la naissance de Maurice, qui  avait eu lieu le 7 mars 1875…
    …
    …
    Et il faudrait aussi établir précisément si Joseph Ravel, le père de Maurice, est venu, ou pas, à Ciboure _ pour quelques brèves vacances _ avant son décès en octobre 1908 :
    la chose n’est pas très claire dans la Correspondance de Maurice, me semble-t-il  _ mais bien des lettres manquent ! _; mais je dois y regarder de plus près… Ainsi Joseph Ravel s’est-il rendu, ou pas, à Ciboure en 1901 et en 1902, lors des deux séjours que fit _ pour 1901, un doute semble-t-il demeure _ à Saint-Jean-de-Luz, chez les Gaudin _ 41 rue Gambetta _, son fils Maurice ?..
    …
    Cependant, il faut relever que des voyages vers Ciboure et Saint-Jean-de-Luz dans la voiture que possédait et conduisait Joseph étaient envisagés dans plusieurs lettres de Maurice Ravel à ses amies luziennes Jane et Marie Gaudin, ces années-là ! Mon hypothèse tombe donc ainsi…
    …
    …
    De même qu’existe une ambiguïté entre la date supposée de la rencontre de Joseph Ravel (qui avait 41 ans) et Marie Delouart (qui avait 33 ans), en Espagne, et peut-être à Aranjuez, en 1873 ;
    et leur mariage à Paris, le 3 avril 1873.
    …
    À quel moment Madame Feix _ ou plutôt Félix ? j’avais suivi la graphie erronée donnée par Etienne Rousseau-Plotto en son livre, page 30…_, l’amie modiste  parisienne _ au 15 rue du Faubourg-Saint-Honoré _ de la luzienne Annette Bibal _ ou plutôt de sa mère Victoire Dupous-Bibal. Étienne Rousseau parle, lui, toujours à la page 30 de son livre, de Catherine Goyetche, épouse de Martin Gaudin, mère d’Edmond Gaudin, et bientôt belle-mère d’Annette Bibal, mais seulement à partir du mariage le 27 janvier 1875, à Saint-Jean-de-Luz, de son fils Edmond avec Annette Bibal… _, a-t-elle donc, lors de son passage à Saint-Jean-de-Luz, emmené Marie Delouart avec elle _ en diligence _ à Madrid _ ou la modiste parisienne ouvrait une de ses succursales _ ? A préciser aussi… La chronologie affichée semblant un peu trop bousculée _ 1872 semblant plus vraisemblable, déjà, que 1873… 
    …
    Et qui s’en est jusqu’ici avisé ?.. _ les légendes hagiographiques (ou fake news) ont la peau assez résistante…
    …
    …
    Et encore _ et la question est bien intéressante _ :
    comment existait déjà ce lien, en 1872, entre la luzienne Annette Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845) et la cibourienne Marie Delouart (née à Ciboure le 24 mars 1840), au point que la première se fasse remplacer par la seconde pour le séjour espagnol à Madrid en compagnie de la modiste parisienne Madame Félix ?..
    …
    …
    D’autre part, Maurice qualifie la cousine _ pas directe, il est vrai ! Via les Larrea : le 31 juillet 1839, Jean Anchochury, marin, né à Ciboure le le 14 août 1804, avait épousé Claire Martina Larrea, née à Ciboure le 9 novembre 1811, et fille de Dominique Larrea, capitaine de navire, et son épouse Marie Legarralde ; alors que le 30 avril 1823, à Ciboure, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 avait épousé Marguerite Larrea, née à Ciboure le 18 décembre 1798 ; et que, à Ciboure, le 23 avril 1856, Jacques Goyenague (fils de la troisième sœur Marie Delouart) a épousé Catherine Larrea, née à Ciboure le 9 octobre 1832… Etc. Ces familles cibouriennes, du quartier de Pocalette, étaient la plupart d’entre elles, et par de nombreux liens, étroitement apparentées… _
    Dominica Anchochury de sa mère de « vieille amie » de celle-ci… _ en une lettre du 19 juillet 1911, page 267 de la Correspondance.
    …
    Maurice Ravel connaissait-il leur cousinage ? Ne serait-ce que par les sœurs Anchochury _ ou plutôt les belle-sœurs, Isabelle et Marie-Dominique : Isabelle Dithurbide, née à Ascain le 18 janvier 1858, avait en effet épousé le frère de Marie Dominique Anchochury, Grégoire Anchochury (né à Ciboure le 2 mars 1853) à Ciboure le 2 juillet 1878. Par conséquent, il s’avère que Marie Dominique Anchochury et Isabelle Dithurbide qui tenaient ensemble en 1911 la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure, n’étaient pas sœurs, mais bien belle-sœurs (ajout du 3 mars 2025)… _, chez lesquelles, en leur pension du 28 rue du Quai, Ravel et sa mère _ veuve depuis octobre 1908 _ ont logé, l’été 1911
    …
    …
    Ajout du lundi 3 mars 2025 :
    …
    Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et sa belle-sœur Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) tenaient donc, ensemble, la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile de ce 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’au pu établir lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024…
    …
    …
    Maurice Ravel lui-même avouera bien plus tard, dans une intéressante lettre _ de la fin des années vingt : une lettre à Henry Prunières du 7 septembre 1927 (page 1126 de la Correspondance) _, qu’il n’a jamais eu le temps de vraiment s’occuper à éclairer _ si peu que ce soit… _ ses parentés cibouriennes :
    …
    « Pour ce qui est de mon arbre généalogique, l’essence en est si complexe _ et surtout lacunaire et/ou escamotée _ que je n’ai jamais eu le loisir _ voilà ! _ de l’analyser : ma  mère est née à Ciboure d’une famille de marins _ pour ce qui concerne en effet tous les hommes de son ascendance Delouart _, comme presque tous les Basques de la côte _ à ces époques, en effet. Il y a dû y avoir de tout : des capitaines au long cours jusqu’à de simples pêcheurs _ en effet. La plupart _ beaucoup, en effet ! _ de ces ancêtres _ masculins _ sont partis pour « les Amériques » et n’en sont jamais revenus » _ et ce fut bien le cas, en une très grande proportion, entre les disparus, jamais revenus, les tués dans les combats navals de l’époque, et les simplement péris en mer, ou dans la rade de Saint-Jean-de-Luz, noyés…
    …
    Ses amies luziennes Marie et Jane Gaudin lui suffisaient amplement _ de même que la mer, la plage, le ciel, le vert profond et tendre de la campagne et de la montagne proches de ce qu’il nommait « son cher pays natal« .
    Et c’était surtout le travail musical qui ne lui manquait pas…
    …
    …
    Je poursuis mes recherches sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel, en me centrant plus précisément ici sur sa grand-tante Gracieuse Billac _ la demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart.
    …
    Celle que dans ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, Maurice nomme affectueusement

    « ma chère tante Gachuch » (lettre du 16 octobre 1902, page 82),
    puis _ serait-elle donc décédée entre temps ? C’est probable ! Elle était née en 1824… : oui, Engrace Billac est décédée au domicile des Gaudin le 17 décembre 1902, je l’apprendrai plus tard, aux archives d’état-civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz _ « ma pauvre tante Gachucha » (lettre du 20 septembre 1916, page 537) ;
    …
    ainsi que, plus largement, sur les Billac (tant ceux de Ciboure que ceux de Saint-Jean-de-Luz).
    …
    …

    Or, il se trouve que j’en suis bien vite venu à me demander si c’est bien à Gracieuse Billac
    _ probablement déjà décédée le 20 septembre 1916, alors qu’elle était bien vivante encore en octobre 1902 : elle décèdera le 17 décembre suivant… _
    que s’appliquent les expressions _ assurément familières _ de Maurice Ravel
    « je vous embrasse toutes les trois, ainsi que la tante Bibi » (lettre du 20 octobre 1921, page 764 de la Correspondance),
    « Qui est-ce qui sera en noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle, bien sûr… et encore !) » (lettre du 15 août 1930, page 1250),
    et « Je vous souhaite, à Madame Gaudin, à vous et à Bibi, toutes sortes de prospérités » (lettre du 3 janvier 1933, page 1300)
    dans ces trois lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin, en 1921, 1930 et 1933.
    …
    Et la réponse est non ! La « tante Bibi » n’est pas la « chère tante Gachuch« , Gracieuse Billac _ significativement devenue en 1916 « ma pauvre tante Gachucha »…
    …
    Les expressions « tante Bibi » de 1921, la « Bibi femelle » de 1930 et la « Bibi » de 1933
    de ces diverses lettres adressées à Marie Gaudin à Saint-Jean-de-Luz,
    ne pourraient-elle pas désigner, plutôt qu’une tante côté Ravel-Delouart _ le côté de Maurice, l’auteur de la lettre _, une tante côté Gaudin-Bibal _ le côté de Marie Gaudin, la destinataire ! _ :
    en l’occurrence la belle sœur _ côté Bibal, et non côté Gaudin, semble-t-il : l’épouse, non pas de l’oncle Charles Gaudin (le frère aîné d’Edmond Gaudin, le mari d’Annette), Louisa Schlaegel-Gaudin (Hasparren, 28 janvier 1850 – Hasparren, 19 août 1929), mais de l’oncle Pascal Bibal (le frère d’Annette) _ d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936) _ et tante, en effet, de Marie Gaudin, côté Bibal : puisque épouse de son oncle Pascal Bibal, le frère cadet de sa mère Annette _, alors probablement déjà veuve de Pascal Bibal _ dont j’ignore aussi jusqu’ici la date du décès _,
    Dorotea Bibal-Iburuzqueta,
    épouse (à Zarauz, le 23 janvier 1877 pour le mariage religieux) de Pascal Bibal (né à Saint-Jean-de-Luz en 1847),
    et née à Zarauz, en Guipuzcoa, en 1855 _ et je regrette de demeurer pour le moment dans l’ignorance des dates de décès et de Pascal Bibal, et de son épouse Dorotea. J’ignore encore alors l’existence de Bernardine Bibal, la petite sœur d’Annette, et benjamine de la fratrie des Bibal, qui est née le 22 août 1855…
    …
    Quant à la « Madame Gaudin » de la lettre à Marie Gaudin du 3 janvier 1933,
    il s’agit de la mère de la destinataire _ et maîtresse de la maison, héritée de ses parents Victoire Dupous et Pierre Bibal ; ainsi que, à la génération précédente, de la mère de Victoire Dupous (née le 9 juin 1822 à Saint-Jean-de-Luz), Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1786 – Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1855), elle-même fille du boulanger de la Grand’ Rue François Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 1746 – Saint-Jean-de-Luz, 17 avril 1728) _, soit Annette Bibal-Gaudin,
    née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845,
    fille de Pierre Bibal (maître en cabotage, Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de Luz, 12 septembre 1855 _ ce dernier était fils de Jean-Baptiste Bibal, armurier (né à Hasparren), et Catherine Geyre _,
    et de Victoire Dupous (née à Saint-Jean-de Luz le 9 juin 1822 _ j’ignore la date de son décès : il s’agit du 16 juin 1903 ; Victoire Dupous, veuve Bibal, décède en son domicile du 41 rue Gambetta (ajout du 11 octobre 2021)… _) ;
    au domicile de laquelle Victoire Dupous _ déjà veuve de Pierre Bibal, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855 _, au 41 de la Grand’ Rue _ plus tard rue Gambetta _, était décédé, le 12 avril 1865, son père Jean-Baptiste Dupous, boulanger _ né à Urrugne en juin 1800, fils de Jean-Baptiste Dupous (dont les parents étaient ardéchois, d’un village nommé Saint-Thomas) et Etiennette Berindoague (née à Hendaye, mais tôt réfugiée à Saint-Jean-de-Luz en raison de l’occupation d’Hendaye par les Espagnols en 1793…) ; le mariage de Jean-Baptiste Dupous-père et d’Etiennette (ou Estonta) Berindoague, avait eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 10 juin 1793, et les mariés avaient alors 26 et 27 ans. Jean-Baptiste Dupous, qui était cordonnier, est décédé à Gibraltar, en 1812 ; et son épouse Etiennette Berindoague est décédée chez elle, Dupousbaita, à Urrugne (au pas de Béhobie), le 7 janvier 1821. Fin ici de l’incise.
    Annette Gaudin-Bibal décèdera nonagénaire le 21 novembre 1936…
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    Je remarque qu’en ces échanges épistolaires de Maurice Ravel avec les Bibal-Gaudin _ en l’occurrence en la personne, ici, de son amie Marie Gaudin (1879 – 1976) _ du 41 rue Gambetta (à partir de 1923, ce sera de la maison « Mirentxu » de la toute proche rue du Midi) à Saint-Jean-de-Luz,
    les membres à demeure de la maisonnée sont, dès la fin décembre 1920, exclusivement des femmes :
    ou bien célibataires, comme Marie Gaudin _ mais aussi, je l’apprendrai un peu plus tard, Bernardine Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 12 août 1855) ; ou la jeune Annie Courteault (née le 26 septembre 1913) _ ;
    ou bien veuves, comme Annette Bibal-Gaudin _ son époux (depuis le 27 janvier 1875) Edmond Gaudin, né le 10 novembre 1844, est en effet décédé le 28 décembre 1920 _, ainsi que sa belle sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal : celle qui selon moi serait la vraie « tante Bibi » _ même si j’ignore le moindre détail de ce qui permet à Maurice Ravel de la désigner familièrement ainsi, sinon la coutume de ses amies Gaudin… Ici je fais erreur ! ; car j’ignore encore l’existence de Bernardine Bibal.
    De même que j’ignore, surtout, la date du décès du mari de Dorotea, Pascal Bibal, peintre (né en 1847 à Saint-Jean-de-Luz).
    Je note cependant qu’au mariage civil de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, le 13 juillet 1878 à Saint-Jean-de-Luz, parmi les témoins des mariés figurait un Léon Bibal, peintre lui-même ; né en 1849, il était frère et d’Annette et de Pascal Bibal ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1884, à l’âge de 35 ans. Ainsi Pascal Bibal, puis son fils François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944 _ non : Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 place Maréchal Foch : ajout du 11 octobre 2021 _), s’inscrivent-ils dans une lignée familiale Bibal d’artistes-peintres (dont fera aussi partie Grégoire Bibal, qui sera aussi et surtout architecte : à La Havane)… Même si dans sa correspondance connue à ce jour, Maurice Ravel n’en dit mot…
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    Avec, cependant, à l’occasion, lors de quelques vacances, la présence, aussi, dans cette maisonnée Bibal-Gaudin de Saint-Jean-de-Luz
    de la sœur _ devenue parisienne _ de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), Jane Courteault-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), et de sa fille Annie Courteault (Paris, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) _ non, Annie Courteault réside à Saint-Jean-de-Luz, auprès de da grand-mère Annette ; elle y poursuit sa scolarité.
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    Voilà donc qui serait la « tante Bibi » de la lettre de 1921 : Dorotea Iburuzqueta-Bibal _ non : il s’agit de Bernardine Bibal, la plus jeune sœur d’Annette…
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    Son époux, Pascal Bibal, peintre mieux que très estimable, a contribué à la restauration _ et c’est bien sûr à relever : qui sait cela aujourdhui à Saint-Jean-de-Luz ? _ de la voûte de l’église Saint-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz !
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    Mais ce n’est pas à lui, Pascal Bibal, que nous devons le seul portrait connu de la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart ; mais à Édouard Ravel (Versoix, 5 mars 1847 – Genève, 8 mars 1920), le frère, artiste-peintre lui aussi, de son mari Joseph Ravel…
    Oncle paternel de Maurice ; et qui, à sa mort, en 1920, fit de Maurice son légataire universel…
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    Mais de Pascal Bibal, on connait surtout le beau portrait suivant,
    d’une dame basque :
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    Résultat de recherche d'images pour "Pascal Bibal"
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    Et encore ce fascinant tableau de « groupe de famille en un intérieur » _ qui sont-ils donc ? Les Bibal-Gaudin ?  Peut-être…
    On aimerait en savoir davantage… ; j’ai découvert depuis que ce très beau tableau n’est hélas pas de Pascal Bibal ; mais d’un peintre belge, nommé Pierre van Caillie _ :
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    Résultat de recherche d'images pour "Pascal Bibal"
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    Et nous remarquerons aussi que Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta _ j’ignore hélas les dates de leurs décès à tous deux _
    sont les parents du peintre basque bien connu François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944) _ une rue de Saint-Jean-de Luz, dans le quartier d’Urdazuri, porte son nom…
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    Dont voici un lumineux Sur la terrasse au pays basque,
    probablement peint à Ainhoa _ le beau village labourdin où celui-ci passa les dernières années de sa vie _ :
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    sur la terrasse au pays basque by françois ignace bibal
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    Bien sûr, j’ai communiqué tout cela à Manuel Cornejo _ l’éditeur magistral (quelle somme !) de la Correspondance de Maurice Ravel _,
    qui me répond vite et très aimablement : et c’est ainsi aussi que la connaissance progresse.
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    Ce qui m’étonne un peu,
    c’est qu’à part le chanoine Narbaitz et Jean-Noël Darrobers
    _ centrés, les deux, sur les racines basques de Ravel (et les Delouart, quasi exclusivement) _,
    nul cibourien, ou luzien, n’ait mené _ du moins à ma connaissance jusqu’ici : mais celle-ci est forcément parcellaire… _ les recherches un peu pointues auxquelles je m’adonne présentement sur les cousinages cibouriens des Delouart-Ravel… _ même si Maurice Ravel, homme d’une parfaite discrétion, ne s’en revendiquait certes pas. C’est dans le « cher pays natal« , le paysage, surtout, qu’il venait retrouver des forces de concentration (et de joie !) pour sa création. Et personnellement (un peu basque via mes ancêtres béarnais Bioy ; j’ai des cousins Bioy à Hasparren…) je ressens cela dès que j’aperçois la silhouette de la Rhune, ou les rouleaux de l’océan vus du haut des falaises de schiste sur lesquelles ils viennent s’abîmer : sur la corniche d’Urrugne, ou à la pointe (bien-aimée) de Sainte-Barbe…
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    Bien des cibouriens, les descendants des Billac, des Goyenague, des Larrea, des Passicot, des Cerciat, des Etchepare, des Anchochury, etc., etc., disposent de savoirs que je n’ai pas sur leurs arbres généalogiques…
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    À suivre et à continuer de creuser, donc…
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    Ce mercredi 27 mars 2019, Titus-Curiosus – Francis Lippa