Étiquette : Maurice Ravel

  • Recherches sur la présence d’un piano sur lequel a pu jouer Maurice Ravel au domicile de la famille Duplom, à Saint-Jean-de-Luz, rue de la République : les Duplom, Dasconaguerre, Laxalde, et les Fagalde…

    Lors de ma visite le jeudi 24 septembre dernier de l’exposition de Serge Labégorre à la Benoîterie d’Arbonne,

    André Eliçagaray, auquel je parlais de mes recherches sur les ancêtres basques Delouart de Ciboure de Maurice Ravel, m’a signalé que sa sœur Françoise Eliçagaray épouse Fagalde, domiciliée rue de la République à Saint-Jean-de-Luz, parle d’un piano – que peut-être même elle possède… – sur lequel aurait joué Maurice Ravel lors d’un de ses divers séjours en la cité luzienne, un piano ayant appartenu, en son domicile de la rue de la République, à la famille Duplom – a précisé André Eliçagaray, et je l’ai noté et retenu… – , longtemps propriétaire du lieu – et en cette occurrence, possiblement à André Duplom (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1883 – Bayonne, 4 novembre 1965)…

    …

    Si je remonte dans l’arbre généalogique de cette famille Duplom, et avec la présence de ses membres domiciliés à Saint-Jean-de-Luz – au moins depuis l’année 1809… – ,

    voici ce que cela donne :

    …

    _ André Jean Joseph Duplom (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1883 – Bayonne, 4 novembre 1965) ;

    _ Vincent Marie Léonce Duplom (Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1854 – ? – ?), époux, à Paris le 22 juillet 1879, de Célestine Marie Fautrier (?, 1859 – ?, ?) – le J.O. du 19 juin 1909 indique l’attribution à la veuve Duplom, née Fautrier, d’une contribution pour un décès d’accident de service de son époux ; et à la date de naissance, le 28 janvier 1883 à Saint-Jean-de-Luz, de leur fils André Duplom, Vincent Duplom était receveur d’enregistrement… – ;

    _ Jean Duplom (Maslacq, 29 mars 1809 – Saint-Jean-de-Luz, 16 février 1885), époux à Saint-Jean-de-Luz le 14 décembre 1853, de Catherine Dasconaguerre (Bayonne, 14 septembre 1820 – ?, ?) ;

    _ François Dasconaguerre (Bayonne, 18 avril 1772 – Saint-Jean-de-Luz, 30 août 1839), époux à Saint-Jean-de-Luz le 10 août 1814, de Catherine Laxalde (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1777 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1861) ;

    _ Pierre Laxalde (?, 1731 – Saint-Jean-de-Luz, 15 août 1811), époux – j’ignore à ce jour en quel lieu et à quelle date… – de Catherine Josèphe Haranisquidi (?, 1740 – Saint-Jean-de-Luz, 20 juillet 1809)…

    …

    Je remarque aussi, au passage, que Catherine Dasconaguerre, épouse de Jean Duplom, à Saint-Jean-de-Luz, le 14 décembre 1853 – leur mariage a pu être qualifié « de grande renommée« … – , est la sœur du notaire, écrivain, et homme politique basque, conseiller général et maire de Labastide-Clairence, Jean-Baptiste Dasconaguerre (Bayonne, 7 juin 1815 – Londres, 26 novembre 1899 ; ainsi que la nièce, par sa mère Catherine Laxalde, de Dominique Laxalde (Saint-Jean-de-Luz, 1768 – Saint-Jean-de-Luz, 7 avril 1748), qui a été maire de Saint-Jean-de-Luz de 1814 à 1816…

    Des familles de notables, donc…

    …

    Mais aussi que ce Jean-Baptiste Dasconaguerre (1815 – 1899) a épousé à Mouguerre le 19 octobre 1848, Marie-Caroline Fagalde (Mouguerre, 15 mars 1823 – ?, ?), fille de Dominique Bruno Fagalde (Hasparren, 6 octobre 1786 – Mouguerre, 27 septembre 1870), et son épouse, à Méritein le 9 novembre 1820, Catherine Marie Supervielle (Méritein, 1803 – ?, ?).

    Et en remontant dans la généalogie de Dominique Bruno Fagalde (1786 – 1870), on trouve son père Pierre Fagalde (?, 21 juillet 1753 – Mouguerre, 30 janvier 1831), époux, à Urkoi-Hasparren le 12 octobre 1785, de Marie de Saint-Bois (?, ? – Mouguerre, 11 décembre 1834) : les Fagalde, une famille de célèbres chocolatiers basques, installés d’abord à Cambo…

    …

    Or, en remontant dans la généalogie – des Fagalde – de l’époux de Marie Françoise Eliçagaray, Xavier Marie Maurice Fagalde (Saint-Pierre d’Irube, 23 novembre 1946 – Rueil-Malmaison, 9 février 1994),

    je trouve ces filiations successives-ci :

    …

    _ Gérard Maurice Fagalde (Saint-Pierre d’Irube, 15 octobre 1907 – Biarritz, 2 juillet 1991), époux à Poitiers le 21 octobre 1946, de Marie Madeleine Jacqueline Fliche (Paris, 1et janvier 1923 – Saint-Pierre d’Irube, 2 mars 2009) ;

    _ Hippolyte François Clément Fagalde (Cambo, 22 novembre 1855 – Saint-Pierre d’Irube, 24 janvier 1936), époux à Bayonne au mois d’avril 1902, de Marie-Thérèse Marguerite Guibert (Bayonne, 16 mars 1872 – Cambo, 19 avril 1961) ;

    _ Pierre Jean Fagalde (Cambo, 15 mars 1813 – Cambo, 10 avril 1901), époux à Saint-Vincent-de-Tyrosse le 25 novembre 1850, de Marie-Elisabeth Amanda de Gorostarzu (?, 24 novembre 1820 – ?, 5 décembre 1901) ;

    _ Jean Fagalde (Macaye, 25 septembre 1777 – Cambo, 28 janvier 1857), époux à Cambo le 27 avril 1803, de Françoise Alcuren (Cambo, 15 avril 1778 – Cambo, 16 septembre 1834) ;

    _ Jean Fagalde (Macaye, 1748 – Macaye, 1803), époux à Macaye le 19 novembre 1776, de Marie d’Artayet (Hasparren, 5 mai 1743 – Mendionde, 28 mai 1788) ;

    _ Jean Fagalde (Macaye, 6 octobre 1710 – Macaye, 29 juillet 1789), époux à Hasparren avant 1737, de Jeanne Duhart (Hélette, 1716 – Macaye, 3 novembre 1791) : les fondateurs de la dynastie des chocolatiers de Cambo…

    …

    Ce qui me permet de constater la présence du même Jean Fagalde (Macaye, 25 septembre 1777 – Cambo, 28 janvier 1857) à la fois dans la généalogie de l’époux, Xavier Marie Maurice Fagalde (1946 – 1994), de Marie-Françoise Eliçagaray, domiciliée à l’actuel n° 1 de la rue de la République à Saint-Jean-de-Luz, ainsi que dans la généalogie de Marie-Caroline Fagalde (1823 – ?), l’épouse de ce Jean-Baptiste Dasconaguerre (1815 – 1899) dont la sœur Catherine Dasconaguerre (1820 – ?) était l’épouse de Jean Duplom (1809 – 1885), les parents de Vincent Marie Léonce Duplom (Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1854 – ?) et grands parents d’André Jean Joseph Duplom (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1883 – Bayonne, 4 novembre 1965), le probable propriétaire du piano dont Françoise Eliçagaray Fagalde a entendu dire – et se souvient, comme me l’a rapporté son frère André Eliçagaray à Arbonne le 24 septembre dernier… – que Maurice Ravel aurait joué… 

    …

    À confirmer donc, et à suivre…

    C’est là une piste bien évidemment à creuser…

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    Ce dimanche 11 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réception d’une photo comportant peut-être Maurice Ravel, prise au Lac Blanc de Vallorcine le 29 août 1930, en compagnie de trois autres promeneurs…

    Ce mercredi 9 septembre, une amie mélomane luzienne vient de m’adresser gentiment une photo qu’elle affirme comporter Maurice Ravel, qui a été prise le 29 août 1930, sur les bords du Lac Blanc à Vallorcine, en Haute-Savoie, à la frontière de la Suisse, lors d’une randonnée en compagnie de trois autres randonneurs, un M. Pouzet, une Melle Jacquet et surtout M. Lucien Wolff (Paris 27 février 1880 – Toulouse, 12 décembre 1958), le grand-père paternel de la détentrice de la photo, et amie de ma correspondante luzienne, qui lui a montré cette photo…

    Certes la date de cette photo est bien proche – beaucoup trop même… – des mémorables grandioses festivités qui ont honoré Maurice Ravel à Ciboure et Biarritz le 24 août 1930 – soit à peine 5 jours auparavant… – ;

    mais qui sait ? Maurice Ravel aimait aussi beaucoup séjourner dans la Savoie de ses ancêtres paternels Ravel – même si rien, jusqu’ici, n’atteste pareil séjour de Maurice Ravel en Savoie à ce moment… Un doute important demeure donc.

    Et la détentrice de la photo, petite-fille de Lucien Wolff, se souvient aussi que sa propre mère à elle, née Odette Dengrées (Nantes, 27 janvier 1922 – Toulouse, 28 octobre 1988), aurait été, très jeune pianiste, entendue par Maurice Ravel…

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    Ajout avec rectificatif en date du samedi 3 octobre 2026 :

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    En fait, la pianiste qui, selon la mémoire familiale des Wolff, aurait connu Ravel n’est pas la mère – Odette Dengrées (Nantes, 27 janvier 1922 – Toulouse, 28 octobre 1988), épouse de Philippe Wolff (Montmorency, 2 septembre 1913 – Andorre-la-Vieille, 13 septembre 2001) : elle ne jouait pas du piano… – de la détentrice de la photo – Elisabeth Wolff, épouse Monraisse – , comme me l’avait affirmé son amie luzienne, mais bien sa grand-mère Gabrielle Dubois (Paris, 18 février 1887 – Pin-Balma, 11 octobre 1981), épouse – le 28 octobre 1912 – de Lucien Wolff – Paris 27 février 1880 – Toulouse, 12 décembre 1958 – , laquelle était bien, en effet, une bonne pianiste – mais pas de profession – ,

    vient de, très aimablement, me téléphoner ce vendredi 2 octobre 2026 Madame Elisabeth Monraisse, née Wolff, en personne…

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    Cependant Manuel Cornejo, auquel je m’étais empressé de transmettre cette photo prise au Lac Blanc de Vallorcine le 29 août 1930, m’a tout de suite répondu par retour de courriel, le 9 septembre dernier, que le cliché était bien trop flou pour qu’on y reconnaisse Maurice Ravel – pas lui en tout cas ! – , d’autant plus que la date, le 29 août 1930, et le lieu, Vallorcine, en Haute-Savoie, ne collent pas du tout avec ce que l’on sait jusqu’ici des déplacements de Maurice Ravel l’été 1930. En effet, Maurice Ravel était venu à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz du 21 au 31 août 1930 environ pour les grandes fêtes données en son honneur à Ciboure et Biarritz le 24 août 1930. Et si nous ignorons la date exacte de son retour à Paris, on sait du moins que le 5 septembre 1930 au plus tard il était de retour chez lui à Montfort-l’Amaury – cf les correspondances du compositeur du 15 août au 5 septembre données dans l’édition Gallimard 2025 de la Correspondance de Maurice Ravel, aux pages 1863 à 1865…

    Et Manuel Cornejo se déclarait donc plus qu’intrigué, tout à fait circonspect, sur ce qui lui paraît constituer une erreur d’identification de la personne de Maurice Ravel sur cette photo, et cela en raison de cette probable impossibilité tant chronologique que géographique.

    Il ajoutait cependant que, bien que n’ayant connaissance d’aucun lien avéré entre Maurice Ravel (1875 – 1937) et Lucien Wolff (1880 – 1958), si ceux-ci se sont vraiment connus, il aimerait en savoir davantage, avec preuves à l’appui, bien sûr ; tout en demeurant perplexe sur l’identification de la personne de Maurice Ravel sur cette photo prise à Vallorcine le 29 août 1930..

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    De fait, Vallorcine, situé en Haute-Savoie, à la frontière de la Suisse, est en effet très éloigné tant de Ciboure que de Monfort-l’Amaury ; et il  est assez peu probable que Maurice Ravel ait fait ces deux voyages pour gagner, depuis Ciboure, Vallorcine, puis, depuis Vallorcine, regagner son domicile  de Montfort-l’Amaury, dans une fenêtre temporelle si étroite, et géographique si large… Tout cela demeure bien sûr à vérifier et certifier…

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    Tel est donc mon ajout de ce 3 octobre 2026,

    suite à mes échanges téléphoniques d’hier en fin d’après-midi avec Madame Monraisse..

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    Est-ce bien Maurice Ravel qui est présent, à gauche, sur cette photo, prise à Vallorcine ? À confirmer, ou infirmer…

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    Ce mercredi 9 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper (suite) : cette fois dans son CD « Iberia y Francia » (de 2019), à l’occasion de l’adieu à la scène de cette superbe pianiste…

    En quelque sorte en forme de suite à mon article « Et découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper dans son CD « …Le Temps perdu… », de 2021… » du 25 juillet dernier,

    né de ma lecture de l’article « La latine » que sur son blog Discophilia, et à l’occasion de la récente annonce des adieux à la scène d’Imogene Cooper – née à Londres le 28 août 1947 – , le très fin Jean-Charles Hoffelé consacra à 2 excellents CDs de 2019 et 2021, « Iberia y Francia – Imogen Cooper plays Mompou Debussy Albéniz Ravel Falla » et « … Le Temps perdu… – Fauré Liszt Ravel Respighi« , de la pianiste britannique, qui m’ont fait commander ces 2 CDs Chandos CHAN 20219 et CHAN 20235,

    je prends ce vendredi mon écritoire pour présenter ma réception du CD de 2019, dans lequel Imogen Cooper ouvrait son récital discographique, aux plages 1 et 2 du CD, par la « Pavane pour une infante défunte » de 1899 – écoutez-la ici (6′ 24) – et  l’ »Alborada del gracioso » de 1904-1905 – écoutez-la ici (7′ 01) – de Maurice Ravel…

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    Eh bien, si Jean-Charles Hoffelé qualifie ces 2 Ravel-là d’Imogene Cooper de « Ravel espagnols parfaits« ,

    je dois proclamer que je lui emboîte assurément le pas : sereins, sans précipitation aucune, apolliniens dirai-je, ils sont d’une somptueuse délicieuse maîtrise sous les doigts parfaits d’Imogene Cooper…

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    Et j’ai aussi pris un très très grand plaisir aux deux merveilleux Mompou « Cancion y Danza N°1 » (de 1924) – écoutez-la ici (3′ 23) – et « Cancion y Danza N°6 » (de 1947) – écoutez-la ici (3′ 21) – dont Imogene Cooper nous gratifie aux plages 11 et 14 de ce magnifique récital franco-espagnol sur lequel ne manque pas de s’extasier Jean-Charles Hoffelé…

    Federico Mompou y Dencausse (Barcelone, 16 avril 1893 – Barcelone, 30 juin 1987 – ses grands-parents maternels, Dencausse, étaient tarbais… –), dont je vénère la musique aux franges moirées et impalpables, retenues, du silence lumineux…
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    Et je ne peux que reprendre à mon compte personnel la remarque de regret sur laquelle Jean-Charles Hoffelé conclut son article du 14 juillet dernier : « l’éther des deux Canciónes y danzas de Federico Mompou, lumière filtrée par ce toucher mystérieux dont la Música callada, la musique qui se tait – se retenant de parler… – , n’aura pas eu le temps de profiter – Imogene Cooper ne l’ayant pas, elle, enregistrée – … à moins qu’Imogen Cooper, pour retirée de la scène qu’elle soit, n’ait pas abandonné le studio d’enregistrement : je croise les doigts !« …

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    Imogene Cooper, dont l’art parfait sait très humblement se mettre au pur service des œuvres qu’elle nous donne, sous ses doigts, à partager...

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    Ce vendredi 31 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P.s. :

    vendredi 4 septembre prochain, je me rendrai aux Récollets, à Ciboure, écouter Jean-François Heisser servir la si délicate et intime « Musica callada » de Federico Mompou, pour cette session 2026 du Festival Ravel…

  • Et découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper dans son CD « …Le Temps perdu… », de 2021…

    Découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper dans son CD Chandos CHAN 20235 « …Le Temps perdu… – Fauré – Liszt – Ravel – Respighi » – enregistré à Dunwich du 19 au 22 février 2021…

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    C’est un tout récent article, en date du 14 juillet dernier, « La latine« , sous la plume de Jean-Charles Hoffelé, qui m’a fait connaître l’existence de ce CD d’une pianiste que j’apprécie beaucoup depuis longtemps : Imogene Cooper (Londres, 28 août 1949) – qui vient d’annoncer qu’elle se retirait de la scène… – ;

    un CD que me suis empressé de commander à mon disquaire préféré, et que je viens de recevoir ce samedi 25 juillet…

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    Voici donc cet article de Jean-Charles Hoffelé :

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    LA LATINE

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    La nouvelle est tombée abruptement : Imogen Cooper se retire de la scène, peu de temps après que Maria João Pires a annoncé le même éloignement.

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    Son dernier disque, qui vient de paraître, consacré aux trois dernières Sonates de Beethoven (avec en apostille, l’une des Hymnes funèbres, Op. 9a de Bartók), sacre son art d’abord dévolu à la trilogie viennoise : Mozart, Beethoven, Schubert furent ses Dieux au long d’un voyage pourtant plus divers qu’on le croit, même au disque.

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    Déjà de poétiques Miroirs – de Maurice Ravel – captés au Wigmore Hall m’avaient tiré l’oreille. Reprenant ses Chandos, j’y traque d’autres œuvres du compositeur de Montfort-L’Amaury, Valses nobles et sentimentales stylées mais pas sans fantômes, Alborada del gracioso sans pointe sèche mais pas sans caractère, Pavane pour une infante défunte qui ne traîne pas, plus émouvante qu’émue, Jeux d’eau fluides jusqu’à l’irréel, Sonatine sans ombre mais pas sans tension, tout un parcours Ravel qui me fait regretter de ne pas l’entendre – hélas ! trois fois hélas !!! – dans Le Tombeau de Couperin qui semble écrit pour son clavier si lumineux – voilà !

    …

    La lumière, voilà bien la qualité première de ce piano ailé et profond à la fois – oui. « Le temps perdu », qui nomme le premier récital, ne culmine pourtant pas chez Ravel, ou certains miroirs lisztiens qui leur sont tendus, mais bien dans ce Thème et variations de Gabriel Fauré au déploiement océanique, merveille absolue qui ne doit pas en cacher une autre, son opposé et peut-être plus surprenante encore, en tous cas moins attendue : les Réminiscences de Lucia di Lammermoor – de Liszt – , écoutez seulement. Et puis tentez une autre découverte : le sfumato obsessionnel du Notturno d’Ottorino Respighi.

    …

    Le second récital regarde de l’autre côté des Pyrénées, quelques Ravel espagnols parfaits – la Pavane pour une Infante défunte et l’Alborada del Gracioso… – cèdent pourtant le pas devant des Albéniz prodigieux d’espaces et de couleurs : Evocación semble fait de l’étoffe des songes, El puerto cache à peine son guitariste flamenco, la Fête-Dieu à Séville ébroue ses trois portées pour mieux créer de fabuleuses perspectives sonores, rappelant que l’art de timbrer – voilà ! – n’appartient pas à tous les virtuoses, Imogen Cooper peut sans crainte fréquenter Alicia de Larrocha, Claudio Arrau ou Luis Fernando Pérez.

    …

    Des Debussy espagnols joués en grand caractère, surtout une Isle joyeuse éclaboussée de ce clavier solaire, le piano transformé en guitare pour l’Hommage à Debussy de Manuel de Falla ne laissaient pas croire possible l’éther des deux Canciónes y danzas de Federico Mompou – que j’aime tant ! – , lumière filtrée par ce toucher mystérieux dont la Música callada – je la porte au pinacle ! – , la musique qui se tait, n’aura pas eu le temps de profiter … à moins qu’Imogen Cooper, pour retirée de la scène qu’elle soit, n’ait pas abandonné le studio d’enregistrement : je croise les doigts ! – moi aussi…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Le temps perdu

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    Maurice Ravel (1875-1937)
    Valses nobles et sentimentales, M. 61
    Sonatine, M. 40
    Jeux d’eau, M. 30

    …
    Franz Liszt (1811-1886)
    Les Jeux d’eaux à la Villa d’Este, S. 163/4
    Rhapsodie hongroise No. 13 en la mineur, S. 244/13
    Réminiscences de « Lucia di Lammermoor » de Donizetti, S. 397

    …
    Gabriel Fauré (1845-1924)
    Thème et variations, Op. 73

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    Ottorino Respighi (1879-1936)
    6 Pezzi, P. 44 (extrait : Notturno)

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    Imogen Cooper, piano

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    Un album du label Chandos CHAN 20235

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    Iberia y Francia

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    Maurice Ravel (1875-1937)
    Pavane pour une infante défunte, M. 19
    Alborada del gracioso, M. 43 (No. 4, extrait des “Miroirs”)

    …
    Manuel de Falla (1876-1946)
    Homenaje. Pièce pour « Le Tombeau de Claude Debussy » (version pour piano solo)

    …
    Claude Debussy (1862-1918)
    Estampes, CD 108 (extrait : II. La soirée dans Grenade)
    Préludes, Livre II, CD 131 (extrait : No. 3. La puerta del Vino)
    Préludes, Livre I, CD 125 (extrait : No. 9. La Sérénade interrompue)
    L’Isle joyeuse

    …
    Isaac Albéniz (1860-1909)
    Iberia (3 extraits : No. 7. El Albaicín ; No. 1. Evocación ; No. 2. El puerto ;
    No. 3. Corpus Christi en Sevilla)

    Rumores de la Caleta (No. 6, extrait des “Recuerdos de viaje”)

    …
    Federico Mompou (1893-1987)
    Canción y Danza No. 1
    Canción y Danza No.6

    …

    Imogen Cooper, piano

    …

    Un album du label Chandos CHAN 20119
    …

    Photo à la une : la pianiste Imogen Cooper – Photo : © Stephanie Berger

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    Bravissimo !, Madame…

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    P. s. :

    j’ai aussi commandé et reçu le CD Iberia y Francia, avec deux autres Ravel…

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    Ce samedi 25 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa