Étiquette : mélodie française

  • Ecouter « Les Nuits d’été » de Berlioz : le grand charme de la version Véronique Gens-Louis Langrée-Orchestre de l’Opéra National de Lyon

    L’écoute de la toute récente version des Nuits d’été par Stéphane Degout

    et Les Siècles,

    dirigés par François-Xavier Roth

    …

    m’a subjugué !

    …

    et a complètement bouleversé mon écoute de ce chef d’œuvre

    de la mélodie française (avec orchestre)…

    …

    …

    De divers côtés,

    on me disait (très) grand bien de la _ première _ version (en 2001) _ au CD,

    le CD Warner 7243 5 45422  2 0  _ de Véronique Gens,

    …

    avec l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon,

    dirigés par Louis Langrée ;

     

    …

    mais j’ai été très dèçu de sa seconde version _ in le CD Ondine ODE 1200-2 _,

    avec l’Orchestre National des Pays de Loire,

    dirigé par John Axelrod :

    voix trop aigüe à mon goût…

    …
    …

    Le récent très beau coffret de l’intégrale Berlioz chez Warner _ Warner 0190295614447 _, en 27 CDs,

    propose, au CD n° 9,

    par Véronique Gens et Louis Langrée,

    leur version de 2001, de La Mort de Cléopatre :

    …

    pas assez dramatique, à mon goût !

    …

    J’ai toujours à l’oreille la sublime version de Janet Baker,

    avec John Barbirolli, chez EMI… 

    …

    …

    Surtout en ré-écoutant,

    dans le CD n°9 de ce même coffret Warner,

    la magnifique version des Nuits d’été de Janet Baker,

    avec le New Philharmonia Orchestra, dirigés par John Barbirolli :

    …

    tout y est !!!

    …

    Et quel timbre !

    …

    …

    Ce jour, réception chez mon disquaire préféré,

    du CD Berlioz de Véronique Gens, avec Louis Langrée, chez Warner en 2001,

    …

    comportant cette fameuse première version gensienne des Nuits d’été, enfin !!!

    …

    …

    Eh bien,

    le charme opère pleinement pour ces Nuits d’été-là,

    abordés par la soprano dans leur pleine, douce

    et envoûtante intimité !

    …

    Infiniment poétiquement …

    …

    Ce que confirme la superbe interprétation, toute en douceur aussi,

    en suivant,

    de Zaïde,

    de La captive,

    et de La belle voyageuse…

    …

    …

    En musique,

    seule l’écoute attentive et ouverte !,

    compte

    et vaut !!!

    …

    …

    Une version à mettre à côté, donc,

    de celles de Régine Crespin, bien sûr _ quel charme pulpeux ! _,

    et de Janet Baker ;

    …

    et maintenant,

    de celle, bien différente _ quel art de dire et de chanter ! Et quel timbre, lui aussi ! _, de Stéphane Degout !!!

    …

    …

    Ce mardi 12 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De sublimes Nuits d’été ré-enchantées par un éblouissant Stéphane Degout, baryton, et Les Siècles du très grand François-Xavier Roth

    Dès leur parution, hier 18 janvier 2019,

    découvrant le CD Berlioz des Siècles, dirigés par le grand François-Xavier Roth

    _ le CD Harmonia Mundi HMM 902634 _

    avec à son programme Harold en Italie et Les Nuits d’été,

    …

    je m’empresse de me le procurer,

    et l’écouter, en jouir.

    …

    …

    En commençant par le cycle des six mélodies des Nuits d’été

    _ peut-être le sommet de toute la mélodie française !!

    …
    …

    Et recevant un courriel d’une amie

    juste à la fin de ma première écoute des mélodies

    (de Berlioz, en 1841,

    sur des poèmes de Théophile Gautier, extraits du recueil La Comédie de la mort, de 1838).

    …

    voici ce que que je réponds,

    à cette amie

    qui me disait avoir assisté la veille à une représentation

    _ en mode oratorio, heureusement ! _

    du Tristan und Isolde, de Wagner :

    …

    …

    Tristan, c’est en effet sublime !
    Quel poème musical !
    Et c’est même orgasmique…
    J’ai assisté à Bordeaux à une représentation _ proprement magique _ avec Margaret Price !!!
    …
    Là, je me trompais : Margaret Price n’a jamais chanté sur scène Tristan ;
    c’était dans l’Otello de Verdi que je l’avais vue-entendue ;
    et c’était le 7 mars 1991 ; la sublime Desdémone qu’elle incarnait si merveilleusement (ah ! l’air du saule !)
    répondait à l’Otello de Placido Domingo !
    Et Gabriel Bacquier était aussi de la distribution bordelaise ce soir-là…
    C’était somptueux !
    …
    Le Tristan de Wagner, j’y avais assisté peu auparavant, à Bordeaux, aussi _ c’était le 19 janvier 1991 _ ;
    mais je n’ai hélas pas gardé souvenir (ni trace écrite en mon agenda) des interprètes de ce Tristan,
    qui m’avait, lui aussi, très vivement impressionné !
    Le chef Alain Lombard disposait d’un merveilleux carnet d’adresses (des plus grands chanteurs et cantatrices) ;
    et le public averti du Grand-Théâtre et du Mai musical en a considérablementent joui, ces années-là !..
    …
    Et en ce moment, j’écoute avec ravissement Les Nuits d’été de Berlioz : un sommet que déjà j’idolâtre (notamment par Régine Crespin, mais aussi Janet Baker _ par exemple en un récital à Londres, dirigé par Carlo-Maria Giulini, et publié en CD par BBC Legends _, et quelques autres : Anne-Catherine Gillet, Brigitte Balleys, Véronique Gens…) ;
    et ici dans l’interprétation qui paraît aujourd’hui du baryton Stéphane Degout, avec Les Siècles et François-Xavier Roth.
    Quel chanteur ! Quel art et de chanter et de dire ! Quel timbre aussi. C’est à tomber par terre.
    …
    Je vais les ré-écouter sur le champ ;
    alors que je n’ai pas encore passé la première partie du CD, Harold en Italie, avec la grande Tabea Zimmermann à l’alto _ une œuvre qui, je dois le dire, ne m’a jamais, hélas pour moi, passionné !
    …
    Mon plus grand et beau souvenir de concert
    _ c’était au Grand-Théâtre de Bordeaux ; je n’arrive pas à en repérer la date ! Si, je l’ai retrouvée notée sur un de mes anciens agendas : c’était le dimanche 27 mai 1984 (ajout du dimanche 21 janvier 2024)… _
    est un immense et magique récital de Tatiana Troyanos,
    avec ces berlioziennes Nuits d’été, justement,
    le sublime air de concert (pour Nancy Storace) Chio mi scordi di te, de Mozart,
    les Fruhe Lieder d’Alban Berg, etc.
    Déjà, rien que des chefs d’œuvre !
    3/4 d’heures d’applaudissements de la salle debout !!!
    Tatiana Troyannos est décédée quelques années plus tard _ le 21 août 1993 _ d’un cancer.
    L’éternité est dans le temps, et au présent. A nous de la sentir _ saisir est trop brutal _ ;
    et de la reconnaître
    telle une grâce qui ici et maintenant, juste en passant, vient nous croiser et effleurer…

    …

    …

    Et après plusieurs ré-écoutes successives, depuis,

    de ces Nuits d’été de Stéphane Degout, Les Siècles, et François-Xavier Roth,

    …

    mon enthousiasme double à chaque audition !

    …

    Votre écoute de ces enchanteresses mélodies de Berlioz et Gautier

    va en être réenchantée !!!

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    …

    Ce samedi 19 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de Debussy mélodiste : écouter Stéphane Degout avec Alain Planès, et Sophie Karthaüser avec Eugène Asti

    A propos du Debussy mélodiste,

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    et en miroir _ et prolongement bienvenu _ à mon article du 3 octobre 2018 dernier,

    sur le double album Harmonia Mundi Harmonie du soir,

    …

    un album anthologique

    par Sophie Kartthaüser & Stéphane Degout, Eugène Asti & Alain Planès,

    l’album Harmonia Mundi HMM 902306.07

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    voici ce que dit ce jour sur son blog Discophilia d’Artalinna

    de ce double album d’anthologie de mélodies de Claude Debussy,

    …

    l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

    …

    en un article intitulé

    Les Voix de Claude :

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    …

    LES VOIX DE CLAUDE

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    La belle anthologie ! Les mélodies de Debussy, en dehors des Bilitis, ne sont pas si courus que cela, et il semblait impossible d’y réunir les deux sexes par des voix aussi versées dans cet univers.

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    Magnifique de bout en bout, Sophie Karthäuser distille l’érotisme des mélodies saphistes sans en charger les affects et sublime les Baudelaire : quel Jet d’eau, quelle Mort des amants dans le piano si caressant, si sonore d’Eugene Asti, bien plus qu’un accompagnateur, un peintre qui passe incontinent du crayon au pinceau. Et pour les quelques Vasnier, ce sens du mot qui fait les vers de Bourget enchanteurs sans être désuets. Elle vous sauverait toutes les mélodies de charme de Fauré avec le même art.

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    Mais c’est pourtant d’abord à la face sombre _ oui ! _ de cet album parfait que je retourne _ moi aussi… _ : Stéphane Degout est l’imagination même _ en effet ! _ dans les Verlaine, dans les Mallarmé, son chant noir donne aux Rondels de Charles d’Orléans, à ses Ballades de François Villon cette nostalgie ou cette gouaille _ les deux _ qui se sont perdus dans le chant français d’aujourd’hui sinon par sa voix _ en effet : splendide !

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    Son Promenoir des deux amants peut regarder droit dans les yeux ceux que nous aura laissés Bernard Kruysen. Alain Planès qui l’accompagne de toute sa science debussyste ajoute _ au piano seul _ les Images oubliées tandis que Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon sont dévolus à Asti : respirations nécessaires dans tant de perfections.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Harmonie du soir

    Claude Debussy (1862-1918)
    Nuit d’étoiles, L. 4
    Mandoline, L. 29
    Fêtes galantes, Livre I, L. 80
    3 Chansons de Bilitis, L. 90
    L’âme évaporée, L. 78
    Les cloches, L. 79
    Les Angélus, L. 76
    Dans le jardin, L. 78
    Beau Soir, L. 6
    Voici que le printemps, L. 52
    Paysage sentimental, FL 55
    Fleur des blés, FL 16
    La Belle au bois dormant, L. 74
    5 Poèmes de Charles Baudelaire, L. 64
    Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon, L. 150*
    Sophie Karthäuser, soprano
    *Eugene Asti, piano

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    3 Mélodies de Verlaine, L. 81
    Fêtes galantes, Livre II, L. 104
    3 Chansons de France, L. 102
    3 Ballades de François Villon, L. 119
    3 Poèmes de Stéphane Mallarmé, L. 127
    Le Promenoir des deux amants, L. 118
    3 Images oubliées, L. 87**
    Stéphane Degout, baryton
    **Alain Planès, piano

    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM902306.07
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    Photo à la une : Claude Debussy et sa femme Emma – Photo : © DR

     

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    C’est superbe !!!

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    Ce jeudi 3 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter chanter dans Fauré (et parler) la délicieuse et très fine Hélène Guilmette, soprano

    Le 21 juillet dernier,

    j’avais consacré un court article de mon blog

    au très beau et très réussi coffret de 4 CDs de Mélodies avec piano de Fauré

    proposé par le label québécquois Atma :

    …

    Atma ACD2 2741.

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    …

    Et ce lundi matin,

    l’invitée du jour des Matins de France-Musique est la délicieuse et très fine Hélène Guilmette,

    soprano,

    …

    dont les réponses (en 15′) aux questions de Saskia De Ville

    sont aussi intéressantes et justes

    …

    que son interprétation des Mélodies de Fauré

    est remarquablement belle.

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    Qu’on en juge par ce bref podcast de l’émission !

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    Une interprète assurément à retenir !

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    Le répertoire de la mélodie française  _ je le vénère ! _ le mérite !!!

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    Ce lundi 15 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa