Étiquette : miracle

  • Et à nouveau, et encore, Telemann : comme quoi même un CD pas top fait accéder au génie jubilatoire si singulier et multiforme de l’immense Georg Philipp Telemann, en particulier dans le registre somptueux de ses si inventives « Ouvertures » à la française…

    Mon désir de découvrir toujours de nouvelles interprétations de l’œuvre si riche – quasi inépuisable : on n’a jamais fait un tour complet… – qui nous est parvenue de Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 1767) – « 200 cantates sacrées, 50 cantates profanes, 50 passions, des centaines d’autres œuvre chorales, et près de 50 opéras sur trois décennies, outre plus de 700 œuvres instrumentales« … – , et qui me fait fouiller dans les rayons bien bien fournis de mon disquaire préféré,

    m’a fait me procurer, par exemple, le CD Talanton Tal 90012 « Georg Philipp Telemann – Bläsermusik für Hautboisten » de l’ensemble inconnu de moi jusqu’ici les hautboïstes de prusse – leur nom d’ensemble est en français… – , placés sous la direction de Georg Corall – un CD enregistré à Embsen du 27 au 30 novembre 2017, et publié en 2018 – , pour la raison, supplémentaire, que j’aime aussi beaucoup les bandes de hautbois : cet ensemble étant constitué ici de 4 hautboïstes (Georg Corall, Eva Griesshaber, Britta Hinrichs et Nikolaus M Broda) et 2 cornistes (Stephan Katte et Fabio Forgiarini) ;

    même si je me doutais bien qu’il ne s’agirait probablement pas là d’une interprétation indispensable, ni, peut-être même, seulement mémorable…

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    Et, de fait, l’interprétation est en effet plutôt poussive, et je dirais même ringarde…

    Mais l’extraordinaire est que cependant le génie fondamentalement jubilatoire de l’immensément généreux Georg Philipp Telemann, est bel et bien présent et tout à fait audible dans cette interprétation sans nul doute imparfaite par ces hautboïstes de prusse de 3 « Ouvertures » (TWV 55:F3 ; TWV 55:c1 et 55c2  ; TWV 44:F10) et 1 « Concerto à 5 » (TWV 44:D2)…

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    Car le miracle Telemann est bien présent là en ce CD quasi perdu, et en tout cas oublié,

    et il opère ! et resplendit !!! tout de même…

    Nous l’entendons, lui, avec sa joie, en dépit de la médiocrité poussive de l’interprétation…

    Et c’est bien là l’essentiel !!!

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    Voilà !

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    Ce jeudi 19 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…

    C’est avec grande impatience que j’attendais la sortie – un premier temps repoussée : « Et le désir s’accroit quand l’effet se recule« , avertissait Corneille… – du nouveau CD à quatre mains – le second, après la stupéfiante merveille absolue de leur premier CD à quatre mains « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov« , le CD Harmonia Mundi HMM 902716 enregistré à Dobbiaco en novembre 2023 ; cf l’enthousiasme de mon article en date du 19 juillet 2024 : « « …  – de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    le CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » – le CD Harmonia Mundi HMM 902752 enregistré à Montreuil en novembre 2024 – ,

    tant j’avais été subjugué par l’enchantement de leurs Schubert – le « Divertissement à la hongroise » D. 818, Op. 54, et la « Fantaisie en Fa mineur«  D. 940, Op. 103 : déjà, quels chefs d’œuvre ces deux œuvres à quatre mains !..

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    Au tout premier abord – a priori, donc, avant écoute… – , on pourrait s’étonner du choix de l’association de ces deux œuvres – aux univers a priori si opposés – comme programme de ce nouveau CD…

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    Mais voici la superbe justification que Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy en donnent à la page 4 du livret du CD :

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    « Mais qu’est-ce qui peut bien relier cette œuvre de terreur – qu’est le stravinskyen « Le Sacre du printemps »… – aux mondes oniriques -raveliens, carrément pour enfants : les dédicataires en sont les petits Jean et Mimi Godebski – de « Ma mère l’Oye » ? La réponse la plus facile peut sembler « rien » – mais elle recèle un paradoxe. La pureté se trouve aux extrémités de l’existence, et, en un sens, le processus de purification est toujours sacrificiel – il faut réduire et enlever. « Pureté » est ici le mot-clé. Du point de vue émotionnel et esthétique, les deux œuvres sont diamétralement opposées ; mais, dans les deux, les effets complexes et les sonorités luxuriantes – de départ – sont sacrifiées au profit de l’essentiel. (…) Ravel renonce – ici – à sa complexe magie pianistique, au profit d’une totale – minimale – transparence. Désormais, du fait de leur rareté, chacune des notes est comme un puissant élixir, une véritable explosion de couleur et d’émotion, un chef d’œuvre – paradoxal : less is more… – d’économie et de richesse« …

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    Mais l’écoute – de ceci, ou de cela… – est un nouvel enchantement, déjà – pour m’en tenir ici à ce volet – dans le Ravel.

    C’est prodigieux de naturel et d’évidence !

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    Quels artistes magiciens, et si uniment complices, sont Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy…

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    Ce samedi 14 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…

    Il y a déjà quelques jours que je m’apprête à célébrer, ré-écoutes après ré-écoutes émerveillées – et même carrément stupéfaites d’un tel « degré d’accomplissement » poétique et musical constaté ! – , le CD HMM 902747 « Franz Schubert – Licht und Schatten » – enregistré à Berlin au mois de mars 2024 – du baryton – né à Göttingen le 15 mai 1990 – Samuel Hasselhorn, et du pianiste – né à Jérusalemle 9 avril 1986  – Ammiel Bushakevitz,

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    tant « l’écoute réitérée de ce disque nous laisse – nous aussi, comme Sylvain Fort à la page 91 du n° 743 du Diapason de ce mois d’avril, qui décerne à ce CD un Diapason d’or archi-mérité ! – sans mots » d’admiration suffisants, à la hauteur de la performance extraordinaire d’interprétation de ce chanteur et ce pianiste d’exception – écoutez donc ici ce degré inouï de perfection !!!

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    Et voici que deux articles viennent, coup sur coup, ce vendredi 11 et ce samedi 12 avril, en renfort de cette sidération admirative…

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    Hier vendredi, celui de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Vers l’ombre« ,

    que voici :

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    VERS L’OMBRE

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    « Ombre et lumière » – « Licht und Schatten » – annonce la couverture, plus pourtant du côté ombre, la sélection – splendide de justesse – de grands lieder nocturnes ou tragiques l’atteste, le timbre même et où en est rendue la voix de Samuel Hasselhorn le confirment, baryton plus sombre – en effet – à mesure des albums – que je n’ai pas manqué de me procurer…

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    À cela s’ajoute que l’on chante ici moins qu’on ne dit, c’est le Schubert déclamatoire – voilà ! – qui pointe, manière de présenter quasiment l’envers d’une Schöne Müllerin (voir ici) où le chant était capiteux, ce qui permet à Samuel Hasselhorn de se faire diseur – magnifique ! – , ce qu’il faut pour le ton de ballade de Des Sängers Habe et Auf der Bruck, entre autres.

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    Dans ce voyage secret, Ammiel Bushakevitz ajoute – à son piano seul – Ländler et Deutsche Tänze, échappées tendres qui permettent de reprendre souffle avant de replonger dans les lieder, qui flirtent avec la ténèbre, où le pianiste nous guide – génialement ; je vais y revenir… – avec l’art qu’on lui connaît. Schubert est – en effet – son monde.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert 200. Volume 2
    Licht und Schatten

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Die junge Nonne, D. 828
    Auflösung, D. 807
    Die Allmacht, D. 852
    17 Ländler, D. 366 (2 extraits : No. 3 en la mineur – No. 4 en la mineur – No. 3 en la mineur)
    Der Einsame, D. 800
    Abendstern, D. 806
    Normans Gesang, D. 846
    Das Heimweh, D. 851
    6 Deutsche Tänze, D. 820 (3 extraits : No. 1 en la bémol majeur – No. 2 en la bémol majeur – No. 1 en la bémol majeur – No. 3 en la bémol majeur – No. 1 en la bémol majeur)
    Fülle der Liebe, D. 854
    Des Sängers Habe, D. 832
    Auf der Bruck, D. 853
    Im Abendrot, D. 799
    18 Deutsche Tänze & Ecossaises, D. 783 (5 extraits : No. 2 en ré majeur – No. 4 en sol majeur – No. 5 en si mineur – No. 6 en si bémol majeur – No. 7 en si bémol majeur)
    Lied des gefangenen Jägers, D. 843
    An mein Herz, D. 860
    Wandrers Nachtlied II, D. 768
    Wiedersehn, D. 855

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    Samuel Hasselhorn, baryton
    Ammiel Bushakevitz, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM902747

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    Photo à la une : le baryton Samuel Hasselhorn – Photo : © Nikolaj Lund

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    Et aujourd’hui, ce samedi,

    cet autre article-ci, dans ResMusica, sous la plume de Matthieu Roc, intitulé « Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz : Schubert au sommet » :

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    Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakewitz : Schubert au sommet

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    Il n’y a pas d’interprètes définitifs – certes ! – pour Schubert, et surtout pas dans le Lied, tant les potentialités d’interprétation sont variées – oui. Mais Schubert porté à un degré d’accomplissement pareil – voilà, voilà ! –  , c’est quand même bien rare – et cela bien sûr nous marque considérablement…

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    Tant en reconnaissant les talents et les très belles choses que peuvent faire ensemble ce baryton et ce pianiste, on avait formulé quelques réserves à propos du disque où ils donnaient La belle Meunière. Ici, toutes ces réserves tombent, et le bonheur est complet – voilà ! – d’entendre un Schubert aussi juste – oui, oui : c’est en effet cela ! – , aussi profond et aussi poétique – parfaitement ! Dès le premier Lied, Die Junge Nonne, on trouve la confirmation que nous sommes face à des interprètes d’exception – oui, oui. La violence des éléments déchaînés comme des émotions, l’épuisement de l’âme qui veut renoncer au monde (Wie das Grab allégé, blanchi jusqu’au murmure …), l’aspiration à l’union mystique, le bonheur du dernier Alleluja… Chaque mot, chaque inflexion, chaque nuance est délicate et porteuse du sens profond du texte – oui. Fera-t-on un jour à ces deux-là le reproche d’en faire trop, comme on l’a fait à Dietrich Fischer-Dieskau et Gerald Moore ? Ce n’est pas certain, car tout semble couler de source, comme une évidence d’authenticité – absolument : tant pour le chant que pour le piano. Il ne fait pourtant aucun doute que tout est extrêmement travaillé, mais cela ne se ressent absolument pas – non, en effet. Il n’y a que beauté, émotion et spontanéité qui apparaissent et nous submergent – voilà, voilà ! – , et ceci encore après une demi-douzaine d’écoutes – et je le confirme à mon modeste tour… Evidente, l’infinitude de ces roulements sur ätherischen Chöre dans Auflösung. Lumineux, le ciel scintillant d’étoiles évoqué dans Die Allmacht, et impressionnante, la posture de prophète adoptée sur les mots Gross ist Jéhovah. Tout est parfaitement réussi – tout simplement, c’est cela. Chaque Lied est un sommet – oui. Avouons une fascination toute particulière pour Im Abendrot, où les couleurs étirées jusqu’au bout du phrasé le plus long et le plus souple qui soient créent une prière d’une humilité totale. Redisons : un degré d’accomplissement pareil, c’est rarissime – je contresigne cette justissime impression ressentie.

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    Le programme compte quinze lieder qui sont entremêlés de pièces pour piano seul, comme on a pris l’habitude de le faire dans les concerts de Lieder de nos jours. Ce n’est pas en soi nécessaire dans un CD, mais il faut avouer que c’est très agréable. Cela permet de relâcher un peu – voilà – la tension de l’écoute, qui est forte – pour le cas de ces lider choisis ici – , et ce que fait Ammiel Bushakewitz de ces Ländler et Deutsche Tänze est délicieux de légèreté toujours dense de sens – c’est très exactement cela… La phraséologie éditoriale parle d’ombres et de lumière, « Licht und Schatten », ce qui est un peu passe-partout, mais c’est sans importance. Ce qui compte, c’est que ces deux artistes-là continuent – dorénavant – à nous graver des Lieder, et à un CD annoncé par année anniversaire de 1824 à 1828, cela nous amène à 2028. A défaut d’une intégrale Schubert, que mériterait un schubertien aussi remarquable que  (lauréat ICMA 2025), on est preneur !

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    Voilà, voilà.

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    Il faut donc écouter et ré-écouter à ce degré de perfection de plaisir ce CD-ci…

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    Mais je dois ajouter qu’en demandant à mon ultra-compétent – quelle justissime oreille ! – disquaire préféré ce qu’il pensait de la performance musicale assez bouleversante du piano d’Ammiel Bushakevitz,

    il est allé tout de suite me rechercher le récent CD « Franz Schubert – Fantasies » d’Ammiel Bushakevitz, le CD Hänssler classic HC 24025 – enregistré à Eppelheim du 8 au 11 janvier 2024 – , dont l’écoute et les ré-écoutes, à leur tour, totalement me subjuguent ;

    …

    et je n’ai encore rien lu nulle part sur ce miracle d’interprétation de la Sonate pour piano Op. 78, D. 894 « Sonate-Fantaisie » et de la Fantaisie Op. 15, D. 760 « Wanderer-Fantaisie » par Ammiel Bushakevitz en ce CD du paradis !

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    Mais écoutez donc ici :

    ce lumineux toucher schubertien d’Ammiel Bushakevitz est tout bonnement sublimissime !

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    Quel artiste !!!

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    Ce samedi 12 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elargir la connaissance de l’oeuvre musical d’Adriaen Willaert (suite 2) : de l’importance de l’interprétation, ainsi que du niveau de qualité de la performance dans l’interprétation elle-même, avec quelques exemples de concerts enregistrés, à Gand et à Venise, de l’excellentissime Ensemble Dionysos Now ! de Tore Tom Denys ; ou la transcendance ressentie d’une grâce miraculeuse…

    Toujours dans la continuité de mes précédents articles « « ,

    « « ,

    et «  » ,

    …

    je me propose de mesurer aujourd’hui, dimanche 6 août 2024,

    non seulement l’importance considérable de l’interprétation de cette musique d’Adriaen Willaert, en l’occurence tout particulièrement par l’excellentissime ensemble vocal Dionysos Now! dirigé par Tore Tom Denys _ que j’ai découvert tout récemment, et par hasard, par le CD « Adriano 4« , le CD Evil Penguin EPRC 0054, ainsi que je l’ai narré en mon article du 3 août dernier : c’est le seul nom du compositeur, Adriaen Willaert, qui a retenu alors mon attention, et m’a fait demander d’écouter le CD , écoute qui m’a aussitôt subjugué !.. _,

    mais aussi le caractère tout aussi crucial de la qualité éminemment singulière de la performance, lors de l’enregistrement live du concert _ ou en studio : ce qui n’était pas le cas jusqu’ici au moins pour cet Ensemble Dionysos Now ! : l’enregistrement de leurs programmes « Adriano 1«  (EPRC 0041), « Adriano 2 » (EPRC 0043) et « Adriano 3 » (EPRC 0047) étant seulement accessibles sur disques vinyles ; et « Adriano 4 » étant lui seul accessible jusqu’à présent en CD : il s’agit du CD Evil Penguin EPRC 0054… _,

    comme le fait si bien ressentir la comparaison entre les enregistrements _ outre, bien sûr, celui du CD « Adriano 4 » (EPRC 0054), comportant la « Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Joannem » et les Motets « Tristis est anima meaT« , « Ecce lignum crucis – Crux fidelis » et « Da pacem Domine« … _ accessibles sur le web de deux de leurs concerts

    donnés,

    le premier _ absolument magique d’intensité ! Acoustique et prise de son aidant !!! _, sans public, à l’église Saint-Jacques, à Gand, le 27 décembre 2020, de l’intégralité de la « Missa Mittit ad virginem » ; et dont la vidéo _ proprement sublimissime !!! _, accessible sur le web, est d’une durée de 26′ 14 ;

    et le second _ moins intense… _, avec public, à la Scuola Grande di San Rocco, à Venise, comportant plusieurs extraits de cette « Missa Mittit ad virginem« , divers Motets, et quelques Canzoni villanesche, dont « A quand’a quand’haveva una vicina« … ; la vidéo est d’une durée de 59′ 50.

    …

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    La différence d’intensité de la performance de ces deux concerts ainsi accessibles sur le web, ne me paraissant pas tenir à la qualité de leurs 7 interprètes, à Gand et à Venise, dont quatre des chanteurs sont identiques : Tore Tom Denys, ténor (et chef de l’ensemble) ; Bernd Oliver Frölich, altus-ténor ; Julian Podger, ténor ; et Tom Scott Whiteley, baryton-basse. Alors que se succèdent à Gand et à Venise : Terry Wey et Filip Damec, superius, ou contre-ténor ; Jan Petryka et David Munderloh, ténor ; Joachim Hölchbauer et Simon Whiteley, basse.

    Mais plutôt à ces variables que sont la présence ou non du public ; l’acoustique du lieu ; la prise de son ; et surtout le degré d’état de grâce, ces soirs-là, des chanteurs…

    …

    Le concert de Gand de ce 27 décembre 2020 étant d’une intériorité transcendante proprement sublime...

    …

    …

    Il en va d’ailleurs de même de l’enregistrement, en cette même église Saint-Jacques de Gand, et à nouveau apparemment sans public, mais lors d’un enregistrement ultérieur à celui de décembre 2020, de plusieurs Canzoni villanesche, accessibles sur les vidéos suivantes :

    « O dolce vita mia: villanesche » (5′ 35),

    « A quand’a quand’haveva una vicina » (2′ 42) : ces deux pièces étant présentes dans le vinyl « Adriano 2″…

    …

    Ou encore, mais cette fois-là avec public, et avec, à nouveau, beaucoup d’intensité, cette vidéo-ci :

    « Quando di rose d’oro » (3′ 13) : une pièce présente dans le vinyl « Adriano 3« …

    …

    …

    La qualité d’interprétation musicale, telle qu’elle peut être saisie au concert ou à l’enregistrement, atteint _ ou reçoit… _ parfois, en sa singularité même, une grâce _ difficilement répétable ! _ qui tient lieu, ou s’approche, alors du miracle… 

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    Ce dimanche 6 août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa