Étiquette : « Mme Vve Paul Bonopéra »

  • Que sais-je à ce jour de  »Monsieur Paul Bonopéra », le futur défunt mari, le 18 janvier 1916, à Orléansville, de « Madame Veuve Paul Bonopéra » ?

    La destruction, lors des deux tremblements de terre d’Orléansville, en 1954, des archives d’Etat-civil, _ à laquelle s’ajoute l’interruption à l’année 1904 des données accessibles de l’Etat-civil de la France d’Outremer ; sur lesquelles ne figurent pas non plus, bien sûr, les archives d’Orléansville _, accentue les difficultés d’accès à la connaissance du devenir des citoyens d’Orléansville, et en particulier, en plus des familles Gentet et Rey, ainsi que Wachter, la famille Bonopéra.

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    Je dois donc m’efforcer de rassembler ici le maximum d’informations concernant le futur défunt mari, M. Paul Bonopéra, de la future _ à partir du 18 janvier 1916 _ « Madame Veuve Paul Bonopéra« ,

    voire « Madame Veuve Paul Bonopéra mère« , à la suite du décès, le 3 novembre 1930, de leur fils, boulanger à Orléansville, portant ce même nom de « Paul Bonopéra » que son père décédé, lui, en 1916… _ d’autres « Paul Bonopéra » porteront à leur tour ce même nom, tel Paul-Jean-Antoine Bonopéra, le fils aîné de Marcel Bonopéra (né à Renault, le 6 octobre 1907, et qui décèdera à Nice le 1er décembre 1992), né, lui, au mois de mai 1933 ; ou Paul-Pierre-Auguste Bonopéra, le fils aîné, né le 31 juillet 1926 (et qui décèdera à Toulon le 8 juillet 2000), de Georges-Paul Bonopéra (Rabelais, 25 juin 1902 – Toulon, 9 janvier 1977) …

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    Ce Paul Bonopéra qui m’intéresse ici en priorité,

    du fait, surtout, de l’importance de sa veuve (née Confex), au sein de la constellation familiale orléansvilloise autour de la famille formée par le mariage _ j’en ignore encore à ce jour la date, ainsi que le lieu : très probablement Orléansville où Amédée fut en poste _ de l’agenais Amédée Ducos du Hauron et de l’orléansvilloise Marie-Louise Rey ;

    ainsi, aussi, que du couple formée par la sœur de Marie-Louise, cette autre orléansvilloise qu’est Aimée-Laurence Rey, et son époux _ leur mariage a eu lieu à Orléansville le 9 mars 1905 _ Victor-Nicolas-Benjamin Gadel :

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    je veux parler des familles Gentet (l’orléansvilloise Adélaïde Gentet est la mère  de Marie-Louise et Aimée-Laurence ; dont le père est Anatole Rey) ;

    et Wachter, à partir de l’union le 26 mai 1857 de l’alsacien Jean-Baptiste-Antoine Wachter et de la marseillaise Elisabeth Confex,

    établis, au moins à partir le la naissance de leur fils Louis-Jules (né le 29 juillet 1866 à Orléansville), dans cette ville d’Orléansville, dans laquelle allaient vivre leurs enfants suivants : Emile Wachter ; Marie-Emélie Wachter, épouse d’Albert-Philippe-Joseph Ferrand ; ainsi que l’épouse née Wachter qui sera, le 9 août 1906, à Orléansville, la veuve de Louis Gentet, le tuteur de ses nièces Rey, filles de sa sœur Adélaïde née Gentet et de son beau-frère Anatole Rey : Marie-Louise et Aimée-Laurence Rey…

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    Paul Bonopéra _ qui décèdera à Orléansville le 18 janvier 1816 _ est né le 10 janvier 1856 à Miliana.

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    Ses parents, espagnols, mariés à Alger le 28 mars 1840 _ cf ici un lien capital à l’acte d’état-civil de leur mariage, à Alger, ce 28 mars 1840, dans lequel sont clairement spécifiés les état-civils des quatre parents des mariés, et tout spécialement celui du père du marié, Lluis (ou Luigi-Nicola) Bonopera, décédé à Alger le 19 août 1835, à l’Hôpital militaire du Dey (ajout du 14 février 2024)… _,

    sont Juan-Dionis-Francisco Bonopera, né à Tarragone le 9 mars 1814 _ déclaré maître-tailleur à la date de son mariag en 1840 ; soit la même profession que celle de son père ; plus tard, son prénom francisé en Jean, Juan-Dionisio-Francisco Bonopera sera mentionné  comme étant de profession « restaurateur » ou « aubergiste« , notamment à Miliana _, et fils de Luis-Nicola Bonopera, maître-tailleur _ en espagnol « sastre« … _, décédé à Alger le 19 août 1835, et Jacinta Minguella, son épouse _ décédée à Alger le 21 février 1841, et mentionnée de profession « restaurateur » (sic) sur son acte de décès… _ ;

    et Margalida Miguela Saura, née le 21 mars 1820 à Santa-Maria de Mahon (Île de Minorque) _ couturière _, et fille de Miguel Saura _ cultivateur _ et Maria Orfila, son épouse.

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    Paul Bonopéra a eu 7 frères et sœurs plus âgés que lui :

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    Antoinette-Eléonore, née à Alger le 16 juin 1841 (et décédée à Alger le 7 août 1845) ;

    Marie, née à Alger le 28 mars 1843 (et décédée à Alger en 1850) ;

    Michel, né à Blida le 19 décembre 1845 (et décédé à Miliana le 2 février 1846) ;

    Hyacinthe, née à Miliana le 2 février 1847 (et décédée à Miliana le 18 août 1848) ;

    Marguerite, née à Miliana le 22 janvier 1849 ;

    Jean-Baptiste-Nicolas, né à Miliana le 19 février 1851 ;

    et Marie, née à Miliana en 1853 (et décédée à Miliana le 6 juillet 1855).

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    Paul, né à Miliana le 10 janvier 1856, toute sa vie demeurera proche de sa sœur Marguerite et de son frère Jean-Baptiste-Nicolas _ dont j’ignore les lieux (à Orléansville, probablement, pour Marguerite) et dates de décès (entre 1892 et 1901 pour Marguerite)… ;

    et il me faut ajouter ici que le 6 juillet 1894, à Mustapha, Jean-Nicolas Bonopera, âgé de 43 ans, né à Miliana, et de profession « cuisinier« , est venu déclarer la naissance de son fils Auguste Bonopéra, né la veille, et dont la mère est son épouse Antoinette Mélisse, veuve Poulin, âgée de 35 ans ; sur cet avis de naissance de 1894, ont été ajoutées les mentions, d’une part, du mariage de cet Auguste Bonopéra, à Alger, le 5 mai 1921, avec Marie Renée Devoize, et, d’autre part, du décès de cet Auguste Bonopéra à Alger le 13 février 1946… (ajout du 16 février 2024)…

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    Et il faut aussi remarquer que, sur sa demande, Paul Bonopéra obtiendra, par décret présidentiel en date du du 23 avril 1889, sa naturalisation française (à consulter à la page 585 du Bulletin officiel du Gouvernement général de l’Algérie Tome XXIX) :

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    « Par décret présidentiel du 23 avril 1889, contresigné par M. le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, et rendu en conformité clu sénatus-consulte du 14 juillet 1865, ont été admis à jouir des droits de citoyen français les étrangers dont les noms suivent :

    DÉPARTEMENT D’ALGER

    Bonopera (Paul), cultivateur, né de parents espagnols, le 10 janvier 1856 à Miliana (Alger), demeurant à Orléansville« …

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    La vie affective et les paternités successives _ successivement le 18 juin 1877 à Pontéba (Jean), le 19 septembre 1878 à Pontéba (Paul), le 1er janvier 1881 à Charon (Alphonse), le 3 avril 1883 à Orléansville (Auguste), le 9 janvier 188 à Charon (Julien) et le 21 février 1892 à Rabelais (Georges), soient les 6 fils de sa première épouse Joséphine Girot (Ténès, ca. 1856 – Orléansville, 11 juillet 1892) ; mais aussi le petit Marie-André, né le 5 juin 1897 à Rabelais (et décédé à Rabelais 20 jours plus tard), le fils de sa seconde (brève) épouse, Marie-Jeanne-Virginie Claudet, dont Paul obtiendra le divorce le 26 juillet 1897  par un jugement du tribunal d’instance d’Orléansville « aux torts et griefs de Marie Claudet«  ; de sa troisième épouse, née Confex, et qui sera sa veuve, à Orléansville le 18 janvier 1916, Paul Bonopéra n’aura cette fois pas d’enfant… (ajout du 16 février 2024) _ de Paul Bonopéra offrent une certaine complexité qu’il est intéressant de d’ores et déjà relever…

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    À suivre donc…

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    Ce jeudi 11 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Madame Veuve Paul Bonopéra », sa belle-soeur Marguerite Bonopéra, sa nièce Augustine, et la famille des Morand de la Genevraye, à Orléansville

    En creusant un peu la composition de la famille orléansvilloise des Bonopéra, à partir du mariage d’une des demoiselles Confex _ j’ignore toujours son prénom : elle a bien su demeurer fort discrète ! Sœur, nous l’avons vu, de cette autre imposante orléansvilloise, « Mme Vve Wachter, née Confex« … _ avec Paul Bonopéra, qui allait faire de cette « Madame Bonopéra« , à partir du 19 janvier 1916 « Madame Veuve Paul Bonopéra« ,

    il a bien sûr fallu que je commence à m’intéresser à quelques tenants et aboutissants de cette famille Bonopéra, à partir de leur installation à Miliana, en 1846 _ lors de la déclaration de naissance (l’enfant est né le 16 décembre 1845, à Blida), à la mairie de Blida, du petit Michel Bonopéra, par la sage-femme, le père de l’enfant, absent (il se trouve à Miliana), est déclaré s’appeler Juan-Dionis-Francisco Bonopéra, et être « maître-tailleur » de profession. Or, le 3 février 1846, c’est cette fois à Miliana que le père du petit Michel Bonopéra, déclarant s’appeler Jean Bonopéra, être âgé de 31 ans et, maintenant, « restaurateur » de profession, et domicilié désormais à Miliana, qui vient déclarer le décès de son petit Michel, à l’âge de 45 jours.

    Tous les événements de cette famille de Jean Bonopéra, au moins jusqu’à la naissance du petit Paul Bonopéra le 10 janvier 1856, auront lieu désormais en cette ville de Miliana. Lors de la naissance à Miliana le 1er février 1847 de la petite Hyacinthe Bonopéra, le père déclare s’appeler Jean-Dionis-François Bonopéra, et être « débitant de boissons«  ; et le 19 août 1848, venant déclarer à la mairie le décès de sa petite Hyacinthe, cette fois le père déclare s’appeler Jean Bonopéra et être « limonadier«  de profession…

    Quant à cette date (10 janvier 1856) et ce lieu de naissance (Miliana) de Paul Bonopéra, c’est sur le site des naturalisations françaises ayant eu lieu en Algérie (ce fut en février 1889 pour le cas de ce Paul Bonopéra) que je l’ai appris...

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    Et j’ai bientôt découvert l’existence d’une Marguerite Bonopéra _ que j’ai fini par comprendre être la sœur aînée de ce Paul Bonopéra _, native, comme ses divers frères et sœurs Bonopéra désormais, à partir de 1847, de Miliana _ Marguerite Bonopéra est née, elle, à Miliana le 22 janvier 1849 ; son père a déclaré ce jour là s’appeler Jean Bonopéra, être âgé de 34 ans, et de profession « débitant« … _ ;

    et que celle-ci, Marguerite, avait eu d’abord une enfant hors-mariage, Augustine _ née, peut-être, au mois de janvier 1866 (ou en 1867) ; c’est difficile à confirmer _ de celui qui plus tard allait devenir maire _ par intérim, d’abord, de juillet 1883 au 15 mai 1884 ; puis, élu, le 3 janvier 1904 ; et réélu en mai 1904 _ d’Orléansville, je veux parler d’Auguste Morand de La Genevray (Varsovie _ lieu de naissance, déjà de sa mère, Marie-Scholastique Mayrot, en 1826 (son père, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye était né à Paris le 6 avril 1821 _, 11 septembre 1844 – Orléansville, 25 mai 1904). Avant d’avoir de son époux trois autres enfants, trois fils : Alphonse-Jean (Orléansville, 7 juin 1872 – Orléansville, 19 mars 1922) ; Jules-Charles (Orléansville, 16 juin 1881 – ?) ; et Georges Morand de La Genevraye (Orléansville, 21 février 1888 – Orléansville, 7 octobre 1935) _ « Mme Vve Paul Bonopéra mère« , toujours en vie à cette date du 7 octobre 1935, étant de la liste des faisant-part du décès de ce Georges Morand de La Genevraye, le plus jeune des trois fils de sa défunte belle-sœur Marguerite Bonopéra…

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    Je remarque aussi, au passage, que si Marie-Scholastique Mayrot est décédée à Aïn-Tedeles le 26 août 1860, son époux, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye _ né à Paris le 6 avril 1821  _, devenu veuf, est décédé à Miliana le 17 décembre 1876.

    J’ai relevé aussi que le 16 août 1859, lors de la présentation à la mairie de Aïn-Tedeles de son fils Charles-Auguste-Jules, né la veille, son père, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye, 38 ans, s’est déclaré « aubergiste – propriétaire« …

    Alphonse-Laurent-Auguste l’était-il encore à l’heure de son décès, le 17 décembre 1876 à Miliana ?.. 

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    À suivre…

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    Ce mercredi 10 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa