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  • L’enchantement inouï de la magique grâce féline du miraculeux « Rachmaninoff » du très jeune Vsevolod Zavidov : un miracle musical et discographique !

    Les mots simplement manquent pour dire l’enchantement inouï de la magique grâce féline du miraculeux CD Alpha 1212 « Vsevolod Zavidov plays Rachmaninoff«  – enregistré au studio Teldex à Berlin au mois de mai 2025 – du jeune Vsevolod Zavidov – il est né à Moscou en 2005 – , et après (ou plutôt d’après) son éblouissant magistral concert donné à La Roque d’Anthéron le 5 août 2023 – à l’âge alors de 17 ans ! –  : un miracle musical et discographique !

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    Voici, du moins, les mots que consacre à ce CD Serge Martin en son article du magazine Crescendo en date du 16 avril dernier, « Vselovod Zavidov : une révélation dans un programme Rachmaninoff inspiré » :

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    Vsevolod Zavidov : une révélation dans un programme Rachmaninoff inspiré

    par Serge Martin
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    Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Trois mouvements de la partita n°3 pour violon transcrits par Rachmaninoff, Etudes-Tableaux op.33, Variations sur un thème de Corelli op.42, Vocalise op.3 n°14 (transcrit par Zavidov).

    Vsevolod Zavidov, piano.

    Texte de présentation en anglais, français et allemand.

    61’39. Alpha 1212

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    Festival de La Roque d’Anthéron, 5 août 2023, le concert apéritif de 18h de cette journée anniversaire, devient en une heure trente l’événement – rien moins ! – de la saga Rachmaninoff à La Roque d’Anthéron. Au l’affiche, Vsevolod Zavidov, un jeune musicien de 17 ans qui affiche sans vergogne trois transcriptions de la 3e Partita de Bach par le compositeur, les Etudes-Tableaux op.33 et les Variations Corelli op.42. Ce programme, il l’a – ardemment ! – travaillé dans la datcha familiale aux environs de Moscou. Un endroit où il n’est plus retourné : il vit désormais en Occident où il est l’élève de Nelson Goerner – en personne ! –  à la haute Ecole de Musique de Genève.

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    C’aurait pu n’être que la démonstration brillante d’un jeune fort en thème. Ce fut un concert d’une maturité radicale – voilà ! Un moment d’exception – en quelque sorte miraculeux… – que le disque nous propose aujourd’hui complété par la fameuse Vocalise : non pas celle transcrite par Earl Wild qu’il avait joué à La Roque, mais bien sa propre transcription réalisée par la suite sur un piano de fortune dans un petit village de Toscane.

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    Et c’est parti pour une bonne heure – 61 ‘ 39 – d’un bonheur total. On savoure un Bach allant, à la fois fluide et rigoureux dont la légèreté reste sensible aux accents de danse. On monte d’un cran avec les Etudes-Tableaux op.33, des pièces qui deviennent des créateurs d’atmosphères : volontaire dans l’allegro non troppo initial, le piano de Zivadov passe de la fluidité volatile de l’Allegro ou à un Moderato sautillant et interrogatif. Il s’était fait réfléchi dans le Grave, il nous entraine dans le tourbillon évanescent du Presto ou la solidité obstinée de l’Allegro con fuoco. Dans le Moderato, le pianiste devient une tête chercheuse en charge de solutionner une musique énigmatique avant de magnifier la gravité conquérante du Grave final. Un véritable assaut d’atmosphères fugitives qui semblent créer à chaque coup un tableau imaginaire.
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    On passe ensuite à la page sans doute la plus dense de Rachmaninoff avec ces Variations Corelli dont on ne sait jamais trouver la clé mais qui nous emportent dans un torrent d’incitants tour à tour amusés, précipités, hésitants, interrogatifs ou conquérants pour terminer dans les trois dernières variations par une redoutable montée en puissance dans une agitation aussi folle que maîtrisée. Rarement cet imposant massif de variations ne nous aura paru aussi divers tout en respectant par ailleurs une cohérence dans les enchainements qui subjugue.

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    En complément, nous découvrons la transcription du pianiste de cette ensorcelante Vocalise que paradoxalement le compositeur – lui-même – ne réalisa jamais pour le piano. Zavidov semble ici avoir trouvé et créé son bis incontournable, instant d’absolu – voilà ! – dans une fluidité limpide – oui.

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    Le récital d’un grand esprit qui a les moyens techniques de ses exigences mais n’en abuse jamais. On n’a – assurément – pas fini de parler de Vsevolod Zavidov.

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    Son 10 Livret 10  Répertoire 10 Interprétation 10

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    Et regardez ici le trailer de présentation de ce CD par Svevolod Zavidov lui-même (4′ 14) ;

    ainsi que cette autre très brève vidéo-ci (de 1′ 27)…

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    Et surtout venez vous enchanter vous-même aux miraculeuses 61′ 39′ du CD de ce piano félin si exemplaire…

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    Ce dimanche 19 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    « Magnifique ! Un modèle de stabilité posturale procurant une optimale liberté des doigts«  :

    à mon envoi de cet article, vient ainsi de répondre, d’expert en posture de musiciens, l’ami Joël Dehais,

    rhumatologue et musicien.

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    Soit un parfait contre-exemple à l’imposture, et pas seulement posturale, Glenn Gould…

  • Découvrir un jeune interprète, le pianiste Alexander Malofeev, en un répertoire (russe) avec lequel je n’ai personnellement guère d’atomes crochus, sur la foi de la lecture de comptes-rendus enthousiastes : une expérience de la délicatesse féérique d’un toucher adamantin qui nous fait accéder au cœur préservé du plus secret et toujours à vif de l’intime à jamais nostalgique de Nikolai Medtner (1880-1951) et Serguei Rachmaninov (1873-1943)…

    œœDécouvrir un jeune interprète, le pianiste Alexander Malofeev – né à Moscou le 21 octobre 2001, et installé à Berlin depuis la fin de l’année 2022 – , en un répertoire (russe : Glinka (Novo Spasskoïe, 1804 – Berlin, 1857), Medtner (Moscou, 1880 – Londres, 1951), Rachmaninov (Semionov, 1873 – Beverley Hills, 1943), Glazounov (Saint-Pétersbourg, 1865 – Nelly-sur-Seine, 1936) – tous les quatre un jour expatriés de leur Russie natale... – ) avec lequel je n’ai personnellement guère d’atomes crochus, sur la foi de la lecture de comptes-rendus enthousiastes – de Bertrand Boissard aux pages 70-71 du numéro 753 de ce mois de mars 2926 (le double CD y est « Diapason d’or« ) ; et de Jean-Charles Hoffelé en son article « L’Élégiaque » en date su 17 mars dernier … – en son double CD Sony 19802936922 – enregistré à Berlin du 20 au 22 février et du 1er au 6 mars 2025, soient 9 jours ; et Alexander Malofeev a alors 24 ans… – :

    telle est l’expérience à laquelle je me livre ce dimanche matin 22 mars…

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    De l’article remarquable de justesse et précision de Bertrand Boissard, je retiens ici la forte conclusion :

    « Plus qu’un immense pianiste – « de ce nouveau maître du piano » qu’est magnifiquement déjà Alexander Malofeev, ainsi que l’annonce le titre de l’article, page 70 – Alexander Malofeev s’affirme comme une forte et originale personnalité artistique : ce premier album en offre l’éclatante démonstration, et nous rend impatients de le retrouver« …

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    L’ÉLÉGIAQUE

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    « forgotten melodies », j’attendais tout un album Medtner, mais non, Alexander Malofeev ouvre ici son carnet secret de la musique de son pays natal, qu’une certaine nostalgie d’exil aura transformé en élégie.

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    Le nouveau petit prince du piano russe aura pris à revers les récents virtuoses tapageurs du Conservatoire de Moscou, toucher adamantin – voilà ! – , goût de l’intime – oui ! – palette de couleurs subtile – des traits dont je suis pour ma part éminemment fervent !!! – , tout un art que je n’avais plus entendu depuis Feinberg ou Ginzburg, avec cela une volatilité soudain stupéfiante : le grand déploiement de l’envol de L’Alouette, quelle splendeur ailée !

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    Il commence chez Glinka, rapprochant la pincée de Mazurkas, la Valse ou la Polka de l’univers Chopin – dont il doit être déjà un interprète d’exception – et après Medtner la poursuivra chez Sergei Rachmaninoff pour une sélection de pièces secrètes entourant une Deuxième Sonate débarrassée de tout effet, soudain plus émouvante que spectaculaire, une sorte d’anti-Horowitz où la virtuosité ne se voit jamais – comme il se doit et se devrait toujours !

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    Ici, son clavier semble sans marteaux – wow ! – , tout en couleurs, en ondes, en irisations ou en fulgurances – re-wow !!! – , comme il le sera dans les quatre merveilles prises chez Alexander Glazounov dont l’œuvre de piano n’est décidément pas assez courue.

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    Fil rouge de ce voyage, la nuit, dont la Sonate, les danses et les canzonas des Mélodies oubliées – de Medtner, qui donnent son titre à ce double album – explorent l’univers, entre conte et fantastique.

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    Il faut être assez poète pour varier si subtilement le kaléidoscope où Nikolai Medtner fait tourner son petit motif tendre et nostalgique, le jeune homme en saisit chaque inflexion, cueillant l’émotion dans un toucher magique – wow !!! –  ; et de conclure – plage 14 du CD n°1 – hors du cycle par l’Elfenmärchen, irréel à force de caresses, musique de perles. Je crois bien que Medtner est son univers, qu’il y persévère !

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    La prise de son (Maximilien Ciup a posé ses micros dans la Jesus-Christus-Kirche – à Berlin, où réside désormais Alexander Malofeev… – ) fait un peu trop ! entendre le jeu de pédales.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Forgotten Melodies
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    Mikhail Glinka (1804-1857)

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    L’Alouette (No. 10, extrait du cycle « Adieu à Sant-Pétersbourg » ; version pour piano seul : Balakirev)
    Mazurka en ut majeur
    Mazurka en ut mineur
    Polka en ré mineur
    Abschiedwalzer en sol majeur

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    Nikolaï Medtner (1880-1951)

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    Vergessene Weisen I, Op. 38
    2 Skazki, Op. 48 (extrait : No. 2. Elfenmärchen)

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    Sergei Rachmaninoff (1873-1943)

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    5 Morceaux de fantaisie, Op. 3 (2 extraits : No. 2. Prélude en ut dièse mineur ;
    No. 1. Élégie en mi bémol mineur)

    Fragments (Andante semplice) en la bémol majeur
    Sonate pour piano No. 2 en si bemol mineur, Op. 36
    12 Romances, Op. 21 (extrait : No. 5. Lilas – version pour piano seul : Rachmaninoff)
    Études-Tableaux, Op. 33 (3 extraits : No. 3. Grave ; No. 7. Moderato ; No. 8. Grave)

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    Alexandre Glazounov (1865-1936)

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    Étude en mi majeur, Op. 31 No. 3 (La nuit). Allegretto quasi andantino
    Chant des Bateliers de la Volga, Op. 97 (version pour piano seul)
    Idylle en fa dièse majeur, Op. 103
    3 Miniatures pour piano, Op. 42 (extrait : No. 3. Valse. Allegretto)

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    Alexander Malofeev, piano

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    Un album de 2 CD du label Sony Classical 198029369229
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    Photo à la une : le pianiste Alexander Malofeev –
    Photo : © Evgeny Evtyukhov

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    Pour découvrir ici le toucher de ce piano magique d’Alexander Malofeev,

    regardez cette vidéo (de 6′ 52) de la « Canzona serenata » Op. 36 n°8 de Medtner, enregistrée en concert à Francfort le 15 septembre 2022…

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    Quel art magique de servir si idéalement – sans le moindre pathos sirupeux, ni encore moins la plus petite once d’histrionisme grandiloquent – l’art profondément méditatif et si subtilement délicat et profondément intérieur, intime et onirique, de Nikolaï Medtner et de Sergueï Rachmaninov, subtilement agrémenté de pièces nostalgiques elles aussi, de Mikhail Glinka et Alexandre Glazounov :

    tous des exilés de Russie…

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    Immense merci à la magie si touchante de cet interprète prodigieux qu’est Alexander Malofeev !!!

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    Ce dimanche matin 22 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un piano, et même mieux, deux pianos, qui crépitent et chantent : Sergei Babayan et Daniil Trifonov dans un éblouissant transcendant « Rachmaninoff for two » !

    Quand la performance virtuose des interprètes galvanise jusqu’aux auditeurs…

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    Et c’est exactement cela qui vient nous subjuguer-transporter-incendier avec le transcendant flamboyant double album Deutsche Grammophon 486 4805 « Rachmaninoff for two » de Sergei Babayan (Gyumri – Arménie, 1er janvier 1961) et Daniil Trifonov (Nijni-Novgorod – URSS, 5 mars 1991) _ le premier ayant été professeur du second, en 2009, au Cleveland Institute of Music, un lieu et une institution importants… _ enregistré à Vienne en mai et août 2023…

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    Voici ce que sur son constamment excellent site Discophilia, en un article sobrement intitulé « Fantaisies et danses« , nous en communique la décidément parfaite oreille (et plume) de Jean-Charles Hoffelé :

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    FANTAISIES ET DANSES

    L’oiseau sirine qui encorbelle de ses trilles mystiques la Barcarolle _ d’après des vers de Lermontov _ de la Suite « Fantaisie-tableaux » semble répondre sous les doigts de Sergei Babayan et de Daniil Trifonov _ écoutez ici le podcast de la sublimissime interprétation (!!!) de cette « Barcarolle«  (en 8′ 29) en ce « fabuleux CD« – ci de Babayan et Trifonov… _ à celui qu’inventèrent _ écoutez-le donc aussi ici (en un podcast de 7′ 27) par Ginzburg et Goldenweiser, en un enregistrement de 1948, disponible sous le label RDC (Russian Compact Disc) _ Grigory Ginzburg _ Nijni-Novgorod, 29 mai 1904 – Moscou, 5 décembre 1961 _ et Alexandre Goldenweiser _ Chisinau-Bessarabie, 10 mars 1875 – Moscou, 26 novembre 1961 : ce dernier professeur du précédent au conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, et un des fondateurs de l’école moderne russe de piano : « At age six, his talent (celui de Grigory Ginzburg) was recognized and in 1917, when he was 13, he became a student of Alexander Goldenweiser at the Moscow Conservatory. He remained close to Goldenweiser his whole life _ voilà ! _, becoming his assistant after graduation« , a signalé le 1er mai 2017 Maureen Buja en un article intitulé « Forgotten pianists : Grigory Ginzburg« …

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    Leur conte sélène _ en ce merveilleux CD-ci _ est simplement plus sombre, comme sera plus terrible _ oui, et sublimement véhément... _ de noirceur _ exaltée jusqu’au sublime, voilà ! _ jusque dans l’exaltation centrale La nuit… L’amour _ d’après des vers de Byron _ commencé par un rossignol éperdu _ écoutez-le aussi en ce podcast (d’une durée de 5′ 59) de ce génial CD de Babayan et Trifovov, et subissez-en vous aussi le charme absolu ! Quel génie _ assurément ! _ aura déployé le jeune Rachmaninoff _ l’été 1893, Rachmaninov (Semionovo, 1er avril 1873 – Beverly Hills, 28 mars 1943) a tout juste vingt ans… _ dans cet Opus 5, et comme les deux amis _ Babayan et Trifonov, si magnifiquement complices _ l’entendent _ et l’incarnent aussi splendidement ! _, y infusant des rêves et des contes, rappelant souvent l’univers _ de profonde poésie musicale _ de Nikolai Medtner _ Moscou, 5 janvier 1880 – Londres, 13 novembre 1951.

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    Ce sera le sommet poétique _ oui ! et je le pense aussi… _ de ces deux disques fabuleux _ absolument ! je partage pleinement cet avis… _ où ils se feront _ ensuite _ athlètes pour la Deuxième Suite, prenant des tempos fous _ sublimement tenus _ pour la Valse (même Vronsky et Babin _ Vitya Vronsky (Eupatoria-Crimée, 22 août 1909 – Cleveland, 28 juin 1992) et Victor Babin (Moscou, 13 décembre 1908 – Cleveland, 1er mars 1972  _ ne filent pas à ce point _ écoutez ici Vronsky et Babin en cette Deuxième Suite Op. 17  en un enregistrement du 22 janvier 1934, pour RCA : d’une durée de 19′ 24 _, ça tricote du diable _ oui _, sans oublier de chanter _ en effet et surtout, bien entendu ! quelle merveille sous ces doigts si inspirés de Babayan et Trifonov ! _, savourant la Romance en sonorités dorées (on croirait une scène d’un film hollywoodien), se déchaînant dans la Tarentelle à nouveau dans ce sombre menaçant qui empoisonnera _ aussi _ leur lecture paroxystique _ géniale… _ des Danses symphoniques.

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    Sous leurs doigts, l’orchestre ne manque _ en effet _ pas, tout comme pour la transcription inspirée _ oui _ de l’Adagio de la 2e Symphonie réalisée si proche de l’original par Daniil Trifonov, décidément chez lui ici _ oui, oui, oui _ : ses Concertos l’attestaient _ cf mon article « «  du 23 octobre 2019 à propos des deux merveilleux CDs « Departure » (DG 00289 483 5335) et « Arrival«  (DG OO289 483 6617), comportant les 4 Concertos pour piano op. 1, op. 18, op. 30 et op. 40 du compositeur (1873 – 1943) _, ce nouvel album le confirme _ somptueusement…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Sergei Rachmaninoff
    (1873-1943)

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    Symphonie No. 2, Op. 27 –
    III. Adagio (version pour deux
    pianos : Trifonov)

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    Suite pour deux pianos No. 2, Op. 17

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    Suite pour deux pianos No. 1, Op. 5 « Fantaisie-tableaux »

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    Danses symphoniques, Op. 45 (version pour deux pianos)

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    Daniil Trifonov, piano
    Sergei Babayan, piano

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    Un album de 2 CD du label Deutsche Grammophon 4864805
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    Photo à la une : les pianistes Daniil Trifonov (à gauche) et Sergei Babayan – Photo : © Julia Wesel 

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    Une musique _ quasi gratuite : de l’art pour l’art… _ et une interprétation _ phénoménale de virtuosité, mais bienheureusement dénuée du moindre narcissisme ; admirez (et écoutez !) aussi cette vidéo de 47′ 16 de ces Suites n°1 et n°2 pour deux pianos, lors d’un concert donné par Sergei Babayan et Daniil Trifonov à l’Auditorium de Radio-France, à Paris, le 21 mars 2023 : précédant donc de peu leurs enregistrements, à Vienne, de ce double album, aux mois de mai et août suivants… _ qui nous extirpent en toute beauté d’un présent morose, inquiétant, voire nauséabond…

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    Et sur la virtuosité en musique,

    relire les lumineux chapitres « Pour et contre la virtuosité » de Vladimir Jankélévitch, notamment aux pages 109 à 159 de son « Liszt et la rhapsodie _ Essai sur la virtuosité » ; qui comporte aussi cette phrase, à la page 151 : « Que sa marque propre soit le pathétique ou le brio, la virtuosité, chez Rachmaninov, est toujours somptueuse« …

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    Il est vrai, aussi, que contrairement à ma propre endémique absence de tropisme envers la musique russe _ en général : il y a aussi quelques heureuses exceptions… Mais c’est probablement d’abord par ignorance… _, j’aime beaucoup Rachmaninov.

    Cf le significatif aveu conclusif de mon article du 13 octobre 2018 «  » : « J’aime Rachmaninov, mais oui…« …

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    Ce samedi 15 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Continuer à explorer au CD l’oeuvre de Mieczyslaw Weinberg : ses mélodies Opp. 4, 57, 62 et 77

    En continuant à explorer, dans la production discographique, l’œuvre _ encore trop méconnue du grand public _ de Mieczyslaw Weinberg (Varsovie, 1919 – Moscou, 1996),

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    voici un nouveau CD Dux _ DUX 1874 _ comportant les Mélodies _ Songs _ Opp. 4 (de 1940), 57 (de 1956), 62 (de 1957-1958) et 77 (de 1962) _ des inédits jusqu’ici au disque… _,

    par un ensembble constitué de la soprano Aleksandra Kubas-Kruk, la mezzo-soprano Anna Bernacka et la pianiste Monika Kruk…

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    Ce lundi 24 avril 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa